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dimanche 12 avril 2015

Rafale: Dassault vole au secours de l'économie socialiste

Le député UMP Serge Dassault, maire de Corbeil-Essonnes, crée de l'emploi

Trois choses à savoir sur la vente attendue de 36 avions Rafale à l'Inde


Le Rafale de Dassault Aviation va apporter environ 4 milliards d'euros, selon l'AFP. Moins de deux mois après l'annonce de la vente de 24 appareils à l'Egypte, l'annonce est une deuxième bonne nouvelle pour les locataires socialistes de Bercy, après une ouverture des négociations en février 2012. Le Premier ministre indien Narendra Modi a profité de sa visite à Paris, vendredi 10 avril, pour officialiser l'achat de 36 de ces avions de chasse français. 

Ce n'est pas le contrat attendu
Depuis trois années
 pleines, Paris et New Dehli négocient âprement un accord portant sur la vente de 126 avions, dont 108 fabriqués en Inde, pour un montant initialement évalué à 12 milliards d'euros. Ce coût serait en fait plus proche des 20 milliards d'euros, en raison des frais supplémentaires liés à un transfert partiel de technologie pour sa production.

a précisé que Ce nouveau contrat porte sur "36 Rafale, clé en mains", c'est-à-dire fabriqués en France et livrés à New Dehli, a précisé Modi vendredi, en conférence de presse. Une solution qui a l'avantage de donner un sérieux coup de fouet à l'activité aéronautique dans notre pays

presque entièrement "made in France", l'avion Dassault fait travailler près de 500 PME dans plusieurs régions françaises", précise Le Parisien. Le montant du contrat n'a pas été officiellement dévoilé, mais la somme avoisinant les 4 milliards d'euros circule.

La vente des 126 avions n'est pas enterrée
Cette vente ne marque pas la fin des négociations du premier contrat, promet-on à Paris. Le ministre de la Défense a ainsi indiqué que "les négociations sur l'accord initial (entre la France et l'Inde) continuent". Côté indien, on explique que ce nouveau contrat se justifie par un "besoin opérationnel crucial" des forces aériennes locales.

Narendra Modi a de toute manière intérêt à poursuivre les pourparlers concernant la vente initialement prévue. Samedi, la presse de son pays a jugé que les 36 Rafale étant assemblés en France, le pouvoir actuel est le seul gagnant de l'affaire.

 
Ce premier contrat devrait ouvrir la voie à des accords avec d'autres pays
Après une série d'échecs à l'export, la vente officialisée vendredi constitue un deuxième succès en quelques semaines pour le constructeur français Dassault. Trois autres acquéreurs potentiels au moins sont maintenant sur les rangs pour s'offrir l'avion de chasse : le Qatar - avec lequel des discussions se poursuivent pour 36 appareils - les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie, qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.


Gérard Longuet: "Je suis très satisfait de voir ce nouveau contrat pour Rafale"

VOIR et ENTENDRE Gérard Longuet, sénateur UMP et ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, s'exprimer notamment sur les 36 Rafale commandés par l'Inde:

Du dénigrement à la flagornerie pour le "savoir faire de l'exécutif"
Les media sont vraiment extraordinaires
De même que - au nom de la protection des libertés individuelles - la gauche (Martine Aubry, en 2011, à l'inverse de Manuel Valls, alors maire d'Evry) se flattait de faire trébucher la video-surveillance 
lorsqu'elle fit ses premiers pas dans nos villes, mais fait aujourd'hui le dos rond face à la loi liberticide sur le renseignement, de même cette même gauche vante-t-elle en 2015 le "savoir faire de l'exécutif" en matière de vente du Rafale de Dassault, après n'avoir eu de cesse que de le dénigrer pendant près de dix ans, depuis 2006.

A la vérité, le succès socialiste doit beaucoup au terrorisme, notamment à Daesh. Les acheteurs du Rafale sont en première ligne et les terroristes islamistes les poussent désormais à signer en urgence leurs contrats d'achat du Rafale, seul avion polyvalent de combat au monde. L'Inde doit se protéger contre la pression permanente exercée par les Taliban afghans et du Pakistan, outre la Chine ? Elle achète 36 avions Rafale, non pas à la France mais à Dassault Aviation. L'Egyte doit s'armer contre les djihadistes sur sa frontière avec la Lybie au Maghreb, fragilisée par le "printemps arabe" et l'élimination de M. Kadhafi ? Elle achète 24 appareils , après une ouverture des négociations en février 2012.

Dassault espère bientôt vendre des Rafale aux Emirats arabes unis.
Laurent Fabius s'active maintenant pour retirer, pour Hollande, tout le bénéfice de contrats en négociations depuis plus de trois ans. Evoqué il y a déjà plusieurs années, le projet d’achat de 60 Rafale par les Emirats arabes unis semblait pourtant au point mort. La récente vente de 24 exemplaires de l’avion de chasse conçu et fabriqué par Dassault à l’Egypte et de 36 autres appareils à l’Inde, annoncée le 10 avril, pourrait avoir réactivé l’intérêt des émirats du Golfe, engagés dans une guerre avec le Yémen au sein d’une coalition sunnite et confrontés à une montée des menaces inter-religieuses régionales.
 

jeudi 7 février 2013

Le conflit au Mali, c'est déjà 70 millions d'euros au débit de la France

Le Mali est-il la danseuse de Hollande ?

Le ministère de la Défense confirme cette estimation provisoire

Les frais ne sont pas le mêmes...
Le Parisien a révélé le montant de la facture militaire française au Mali 
Commencée le 11 janvier, elle aurait déjà coûté au moins 70 millions d'euros à la France, affirme le Parisien/Aujourd'hui-en-France dans son édition de jeudi.

Un chiffre que ne dément pas le ministère de la Défense ce matin
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a confirmé hier le volet financier de l'opération Serval lors d'une audition parlementaire fermée à la presse. Il a chiffrés à 70 millions d'euros les sommes déjà dépensées par les Français pour financer cette opération, selon le quotidien. 

Le 23 janvier dernier, Jean-Yves Le Drian avait communiqué les premiers chiffres officiels du coût de l'intervention française au Mali à 30 millions d'euros, en 12 jours.


Acheminement et primes de guerre

Notre "chef de guerre" est
passé par une salle de shoot
Et le journal d'expliquer : "Ce qui coûte le plus cher, c'est l'acheminement des troupes et de leur matériel sur place: 50 millions d'euros ont été dépensés pour transporter les 4.000 soldats et leur équipement en Afrique." Une fois arrivées, autant donc qu'elle restent pour ...amortir les frais !
"Nous avons acheminé 10.000 tonnes de matériel en quinze jours. C'est autant que ce que nous avons transporté en un an, lors du retrait d'Afghanistan", précise le ministère de la Défense au journal.

"Autre grande dépense, poursuit le Parisien/Aujourd'hui-en-France, les primes de guerre touchées par les soldats [professionnels]. Lorsqu'ils sont en opération, les militaires doublent, voire triplent leur solde. Résultat: ces rémunérations supplémentaires ont déjà couté 5 millions aux contribuables."

Plus cher que la Libye ou l'Afghanistan

Pour le quotidien, "la France débourse par jour 2,7 millions d'euros. 
Une facture sensiblement plus élevée que celle de la Libye (1,6 million d'euros par jour) ou de l'Afghanistan (1,4 million d'euros)". Mais pour le ministère de la Défense: "Ce calcul n'est pas pertinent. On ne peut pas comparer des conflits de durée et de nature différents", a précisé le ministère au quotidien.

Le président François Hollande a confirmé mercredi en Conseil des ministres que les effectifs du contingent français au Mali "devraient diminuer" à partir de mars, a rapporté la porte-parole du gouvernement Najet Vallaud-Belkacem.

La veille, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait préparé l'opinion à cette même échéance.


Opération prestige, mère porteuse

La France restera "le temps qu'il faudra" au Mali, avait-il lancé au début du mois. 
Une semaine plus tard, le 'renard du désert' rappelle que le "terrorisme n’a pas encore été vaincu".

L'intendance peut-elle suivre ?
Les fonds de réserve suffiront-ils ? Faudra-t-il que la "gauche sociale" sacrifie  les retraités et personnes dépendantes de la banque alimentaire à la lutte contre les islamistes ?

mardi 5 février 2013

Mali: des graffitis menacent la France sur une école à Tunis

Hollande battra-t-il en retraite devant les représailles ?
L'Elysée prend au sérieux les graffitis

Peints dans la nuit de dimanche à lundi, sur l'un des murs d'enceinte d'une école française à Tunis, ils menacent les Français de représailles en raison de l'intervention militaire de notre chef de guerre au Mali .
"Je viens vous égorger mécréants" et "Vous tuez nos frères au Mali, attendez les jours qui viennent, adorateurs de la croix". Des menaces inscrites à la peinture noire sur l'un des murs de l'école Robert Desnos, dans le quartier cossu El Omrane de Tunis, selon des témoins  et des media  tunisiens. Dans l'après-midi, les graffitis ont été éffacés et l'enceinte on été repeinte.

Le président va-t-en-guerre venait tout juste de quitter le sol malien

Hollande venait de s'attirer une ovation en lâchant une de ses phrases qui puent la démagogie, mais ravit la populace: "Je veux vous dire que je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique."

Sans qu'il y paraisse d'abord, cette phrase, prononcée le 2 février à Bamako lors de son discours à l'adresse du peuple malien clôturait une visite éclair au Mali constitue une vraie faute politique.
La satisfaction d'être aimés passée, le chef de l'État, comme les trois ministres de la Défense, des Affaires étrangères et du Développement de son escorte, face à la ferveur populaire des maliens, doit maintenant assumer ces paroles prononcées sous le coup de l'émotion et du soleil: les Maliens d'Afrique, mais aussi de France, tous attendent de "Papa Hollande",  "El Farouk des temps", qu'il finisse le travail et assure leur libération.

L'Afrique ne bouge pas seulement comme le souhaiterait Hollande
L'ambassade de France a confirmé ces dégradations mais n'a pas souhaité faire de commentaire. Nos media ne disent pas toute la vérité et, le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, pour sa part, occupe la galerie en indiquant : "Une enquête judicaire est en cours sur ces inscriptions. Le directeur de l'école a officiellement porté plainte".
"A chaque fois que c'est exigé pour un établissement national ou étranger, le dispositif de sécurité est renforcé. Cela se fait naturellement lorsque c'est nécessaire", a-t-il ajouté, sans donner de détails sur un éventuel renforcement de la protection des écoles françaises dans la capitale tunisienne
En revanche, c'est étrangement la sécurité autour des représentations de plusieurs intérêts français en Tunisie qui a été renforcée après l'intervention française au Mali contre des islamistes et à la suite de la prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas, en Algérie.


L'agence de presse française glisse aussi sur la menace d'Aqmi qui dès septembre dernier reprocha à Paris "d'appeler à envahir" le Mali, alors qu'un déploiement était encore seulement à l'étude. L'Elysée a-t-il bien évalué le prestige que Hollande retire de sa visite et de ses bombardements aériens sur le nord Mali en contrepartie des risques qu'il fait courir sur la vie des otages détenus par des terroristes depuis plus de deux ans ?


Tunis tente de rassurer


Quelque 25 000 Français, dont 70% de binationaux, sont exilés en Tunisie. 
Les établissements scolaires français y accueillent 7 500 élèves d'une quarantaine de nationalités, dont une large part de Tunisiens, plutôt aisés. 
Les autorités tunisiennes reconnaissent l'existence de certains groupes salafistes hostiles à l'Occident, mais tentent par tous les moyens de rassurer en matière de sécurité et pour freiner la baisse -déjà sensible en 2011 après la révolution du Jasmin- des réservations touristiques, une des principales sources de l'économie locale.

Le président Hollande s'est entretenu avec Moncef Marsouki, son homologue tunisien, à la préfecture de Strasbourg.  
Le chef de l'Etat a annoncé mardi qu'il se rendrait "en mai" prochain en Tunise, "un exemple des printemps arabes".

lundi 4 février 2013

Hollande est rentré du Mali sans les otages français

Les otages français enlevés au Niger probablement vivants dans le nord du Mali

Hollande, si proche des Maliens, mais si loin des otages français

Les quatre otages français enlevés au Niger en septembre 2010 "sont vivants" et restent privés de liberté a affirmé dimanche le président nigérien.
"Les informations que l'on a, c'est qu'ils sont vivants. Probablement, ils sont au Nord Mali, vers la frontière avec l'Algérie dans les montagnes des Ifoghas, selon les informations dont on dispose actuellement", a déclaré Mahamadou Issoufou, le chef de l'Etat nigérien sur TV5 Monde.

Hollande monopolisa les forces armées françaises à son seul profit
Les otages enlevés en 2010 à Arlit, un site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger attendent toujours. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait revendiqué leur enlèvement.

Cinq Français, un Togolais et un Malgache, avaient été pris en otage le 16 septembre 2010. Parmi ces collaborateurs du groupe nucléaire public Areva et de son sous-traitant Satom, la Française Françoise Larribe, malade, un Malgache et un Togolais ont été relâchés le 24 février 2011.

Les Français Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret restent détenus.

Ils ne sont pas à encore deux ans près !
Les forces françaises au Mali en sont désormais "tout près"
"Le moment est venu de libérer les otages" enlevés au Sahel, a estimé le président François Hollande, samedi à Bamako. Au nombre de sept, ajoutant que .

Le président nigérien a dit avoir le sentiment "que ces jihadistes ne sont pas des musulmans", en réponse à une question de journaliste sur les terroristes armés qui occupent le nord du Mali depuis plusieurs mois malgré l'intervention militaire française du 11 janvier dernier.

"Ce sont des trafiquants de drogue, des trafiquants d'armes, pour la plupart des repris de justice. L'islam prêche la modération et n'est pas pour l'extrémisme. Ils (les jihadistes) sont en train de dévoyer l'islam, de l'instrumentaliser, de salir notre religion", a estimé le président Issoufou, feignant de croire qu'un musulman ne peut être trafiquant et voyou.

Le président nigérien a également remercié le président François Hollande pour avoir décidé l'intervention française au Mali. 
"Si la France n'était pas intervenue, aujourd'hui les jihadistes seraient à Bamako. Jamais, jamais une intervention étrangère en Afrique n'a été aussi populaire que celle de la France au Mali", a-t-il dit.


Le soutien occidental au "printemps arabe" avait été pareillement loué, mais nous savons quoi en penser aujourdhui, de la Tunisie du président Moncef Marzouki, sous la surveillance de son premier ministre, ancien secrétaire général du parti islamiste Ennahda, à l'Egypte des Frères musulmans de M. Morsi, en passant par la Lybie les autorités s'inquiètent d'appels à une "deuxième révolution..."


Au Mali, le  retour des terroristes islamistes à Bamako n'est pas non plus à exclure. 
Hollande, le "sauveur" du Mali, a failli sauver les otages français.

samedi 2 février 2013

Tartarin Hollande mène une douteuse opération "prestige" au Mali

Hollande, sa tartarinade et le mirage islamiste au Mali
Tartarin Hollande terrassant
les groupes islamistes armés
Le "chef de guerre" est apparu samedi 2 février au centre du Mali

Le président de Françafrique est en visite-éclair:   quelques heures de propagande après le déclenchement d'une opération militaire française destinée à déloger les terroristes islamistes armés qui n'ont opposé aucune résistance et se sont évaporés dans le désert.

Une telle puissance militaire impressionne, semble-t-il, l'équipe Obama
Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a dit son admiration pour le chef militaire et commente l'intervention de la France au Mali.  "Les forces françaises ont progressé de façon spectaculaire. Je salue leur travail. Elles ont progressé beaucoup plus vite que ce que nous avions anticipé." 


Mais le défi à venir, s'assurer que les pays africains puissent prendre le relais, est immense.

Hollande avait d'ailleurs affirmé vendredi sa volonté de "dire à nos soldats tout notre soutien", car leur présence sur le sol malien pourrait durer encore, non pas trois heures après le départ de Tartarin, ni trois semaines, mais plutôt trois mois peut-être, mais plus probablement trois ans au moins, car les islamistes ne se déroberont pas encore longtemps au combat.


L'intervention française est-elle désintéressée ?

Le Mali a de l'or à vendre à Hollande

et, à Canfin, de l'arachide...
Tartarin Hollande est accompagné de plusieurs ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Jean-Yves Le Drian (Défense), ce qui paraît naturel, mais la présence d'un troisième, Pascal Canfin (Développement) est plus discutable et révélatrice, voire insolente

Car ce Canfin est ancien député européen altermondialiste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et que ce conseiller économique de la candidate Eva Joly à la présidentielle soit chargé de ramasser des contrats avec le Mali en échange de l'intervention militaire désintéressée du président jette la soupçon sur le prétendu désintéressement de la France socialiste.
Ancien journaliste à Alternatives économiques, magazine d'information économique et sociale, Canfin développe la pensée économique keynésien qu'apprécie le mouvement altermondialiste. Ne le voilà-t-il donc pas "sali" par la mission mercantile de son ministre-délégué ?

Accueilli à sa descente d'avion par le président malien par intérim Dioncounda Traoré, Tartarin devait se rendre ensuite à Tombouctou et à Bamako, notamment pour appeller les pays africains à prendre le relais de la France auprès de l'armée malienne. 
"Je vais au Mali aussi pour qu'il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le [pays], après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l'esprit de concorde", avait-il déclaré. Comme on lui demandait quand pourrait être envisagée une baisse du dispositif militaire français dans ce pays, il avait répondu : "Je vous le dirai demain"...

Le gouvernement français estime que jusqu'ici son intervention militaire a "réussi"

A Tombouctou,  Hollande et Traoré doivent rendre visite aux forces françaises et maliennes, puis se rendre la grande mosquée Djingareyber et au centre culturel Ahmed Baba, où des manuscrits anciens ont été détruits par les islamistes. 
Le martial chef de guerre,
héros du Mali reconnaissant

Une nouvelle phase s'ouvre 

Le Mali et son ancienne puissance coloniale d'occupation vont devoir traquer les djihadistes qui ont opéré un repli tactique dans les zones désertiques.

Le président intérimaire reconnaît lui-même qu'il ne sait pas encore "si le plus dur est fait".

"Je vous rappelle qu'on est dans une aire géographique où la France a été, dans l'ancien temps, colonisateur, et la présence de soldats français sur le sol de cette région sahélienne n'était peut-être pas la meilleure chose à envisager", a jugé Alain Juppé, le maire UMP de Bordeaux.

Des troupes française au sol, malgré les engagements
Au sixième jour de l'opération Serval, l'armée française a entrepris une offensive terrestre contre les groupes islamistes, mais cette option avait été exclue par le chef de l'Etat: François Hollande disait limiter l'assistance française à un soutien aérien  aux troupes maliennes. 

"Maintenant, nous sommes passés à une autre phrase de l'opération, qui n'était pas prévue, qui avait été même exclue par le président Hollande, qui avait expliqué qu'il n'y aurait pas de troupes françaises au sol", a poursuivi l'ancien ministre.La France est peut-être allée "un coup trop loin" en engageant des troupes au sol au Mali, a estimé l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, le 16 janvier.

4.600 soldats français – dont l'essentiel, 3 500, sur le sol malien – sont en effet actuellement  engagés dans l'opération lancée le 11 janvier.Sans combattre, elle a permis la reprise, notamment, des villes de Gao et de Tombouctou. 

Du côté des forces africaines, plus de 3 000 soldats ont été finalement annoncés, dont 1 900 dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), auxquels il faut ajouter les soldats de pays comme le Tchad qui ne font pas partie de la mission. A terme, il devraient être plus de 7 000. 

Les donateurs internationaux réunis mardi à Addis-Abeba ont promis de débourser quelque 450 millions de dollars pour financer la Mission internationale de soutien au Mali, qui pourrait à terme céder la place à une force d'interposition de l'Organisation des Nations unies.


L'ONU pointe des exactions 

Vendredi soir, l'ONU a appelé l'armée malienne à "protéger l'ensemble des populations" après des informations qui l'accusent de "représailles contre les civils de souche touareg et arabe", notamment "des exécutions sommaires et desdisparitions" imputées aux forces maliennes.