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dimanche 12 avril 2015

Rafale: Dassault vole au secours de l'économie socialiste

Le député UMP Serge Dassault, maire de Corbeil-Essonnes, crée de l'emploi

Trois choses à savoir sur la vente attendue de 36 avions Rafale à l'Inde


Le Rafale de Dassault Aviation va apporter environ 4 milliards d'euros, selon l'AFP. Moins de deux mois après l'annonce de la vente de 24 appareils à l'Egypte, l'annonce est une deuxième bonne nouvelle pour les locataires socialistes de Bercy, après une ouverture des négociations en février 2012. Le Premier ministre indien Narendra Modi a profité de sa visite à Paris, vendredi 10 avril, pour officialiser l'achat de 36 de ces avions de chasse français. 

Ce n'est pas le contrat attendu
Depuis trois années
 pleines, Paris et New Dehli négocient âprement un accord portant sur la vente de 126 avions, dont 108 fabriqués en Inde, pour un montant initialement évalué à 12 milliards d'euros. Ce coût serait en fait plus proche des 20 milliards d'euros, en raison des frais supplémentaires liés à un transfert partiel de technologie pour sa production.

a précisé que Ce nouveau contrat porte sur "36 Rafale, clé en mains", c'est-à-dire fabriqués en France et livrés à New Dehli, a précisé Modi vendredi, en conférence de presse. Une solution qui a l'avantage de donner un sérieux coup de fouet à l'activité aéronautique dans notre pays

presque entièrement "made in France", l'avion Dassault fait travailler près de 500 PME dans plusieurs régions françaises", précise Le Parisien. Le montant du contrat n'a pas été officiellement dévoilé, mais la somme avoisinant les 4 milliards d'euros circule.

La vente des 126 avions n'est pas enterrée
Cette vente ne marque pas la fin des négociations du premier contrat, promet-on à Paris. Le ministre de la Défense a ainsi indiqué que "les négociations sur l'accord initial (entre la France et l'Inde) continuent". Côté indien, on explique que ce nouveau contrat se justifie par un "besoin opérationnel crucial" des forces aériennes locales.

Narendra Modi a de toute manière intérêt à poursuivre les pourparlers concernant la vente initialement prévue. Samedi, la presse de son pays a jugé que les 36 Rafale étant assemblés en France, le pouvoir actuel est le seul gagnant de l'affaire.

 
Ce premier contrat devrait ouvrir la voie à des accords avec d'autres pays
Après une série d'échecs à l'export, la vente officialisée vendredi constitue un deuxième succès en quelques semaines pour le constructeur français Dassault. Trois autres acquéreurs potentiels au moins sont maintenant sur les rangs pour s'offrir l'avion de chasse : le Qatar - avec lequel des discussions se poursuivent pour 36 appareils - les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie, qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.


Gérard Longuet: "Je suis très satisfait de voir ce nouveau contrat pour Rafale"

VOIR et ENTENDRE Gérard Longuet, sénateur UMP et ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, s'exprimer notamment sur les 36 Rafale commandés par l'Inde:

Du dénigrement à la flagornerie pour le "savoir faire de l'exécutif"
Les media sont vraiment extraordinaires
De même que - au nom de la protection des libertés individuelles - la gauche (Martine Aubry, en 2011, à l'inverse de Manuel Valls, alors maire d'Evry) se flattait de faire trébucher la video-surveillance 
lorsqu'elle fit ses premiers pas dans nos villes, mais fait aujourd'hui le dos rond face à la loi liberticide sur le renseignement, de même cette même gauche vante-t-elle en 2015 le "savoir faire de l'exécutif" en matière de vente du Rafale de Dassault, après n'avoir eu de cesse que de le dénigrer pendant près de dix ans, depuis 2006.

A la vérité, le succès socialiste doit beaucoup au terrorisme, notamment à Daesh. Les acheteurs du Rafale sont en première ligne et les terroristes islamistes les poussent désormais à signer en urgence leurs contrats d'achat du Rafale, seul avion polyvalent de combat au monde. L'Inde doit se protéger contre la pression permanente exercée par les Taliban afghans et du Pakistan, outre la Chine ? Elle achète 36 avions Rafale, non pas à la France mais à Dassault Aviation. L'Egyte doit s'armer contre les djihadistes sur sa frontière avec la Lybie au Maghreb, fragilisée par le "printemps arabe" et l'élimination de M. Kadhafi ? Elle achète 24 appareils , après une ouverture des négociations en février 2012.

Dassault espère bientôt vendre des Rafale aux Emirats arabes unis.
Laurent Fabius s'active maintenant pour retirer, pour Hollande, tout le bénéfice de contrats en négociations depuis plus de trois ans. Evoqué il y a déjà plusieurs années, le projet d’achat de 60 Rafale par les Emirats arabes unis semblait pourtant au point mort. La récente vente de 24 exemplaires de l’avion de chasse conçu et fabriqué par Dassault à l’Egypte et de 36 autres appareils à l’Inde, annoncée le 10 avril, pourrait avoir réactivé l’intérêt des émirats du Golfe, engagés dans une guerre avec le Yémen au sein d’une coalition sunnite et confrontés à une montée des menaces inter-religieuses régionales.
 

mercredi 20 mars 2013

PSA : les grévistes d'Aulnay mettent Montebourg en fuite

Montebourg, ministre indésirable, se fait refouler

Montebourg reste sur le quai du train de l'Industrie 

Une centaine de cégétistes  de PSA d'Aulnay 
a empêché l'inauguration du 
Train Industrie et Innovation 
par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg,
mardi après-midi à la gare de Lyon

Le Train Innovation et industrie était censé quitter la gare de Lyon à Paris vers 16h30 pour un tour de France d'un mois. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a finalement dû renoncer son point presse, face à une centaine de grévistes de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ces derniers ont fait irruption vers 16 heures, réclamant bruyamment une entrevue avec le ministre.

Le dialogue interrompu 
Montebourg, le ministre de la gauche du PS
que les travailleurs conspuent
 
"On voulait lui poser une simple question : pourquoi le gouvernement a-t-il refusé de nommer un médiateur dans le dossier PSA ? Il a refusé de nous répondre", accuse Jean-Pierre Mercier, délégué CGT
Les tractations ont  duré près de deux heures, Arnaud Montebourg s'étant replié "dans une salle à part".

L'entourage du ministre prétend qu'il était prêt à recevoir une délégation
"Il n'a pas fui, assure-t-il. Il s'est installé là, parce que le dialogue n'est pas possible sur un quai de gare. 
Il a proposé de recevoir une délégation, mais les grévistes ont refusé," reproche-t-il.
Jean-Pierre Mercier affirme pourtant avoir proposé de constituer une délégation, mais souhaitait également que des journalistes soient témoins à l'échange.
Le ministre du Redressement productif a préféré quitter les lieux, sans avoir amorcé de dialogue. Le mouvement de grève dure pourtant depuis deux mois à l'usine d'Aulnay (2550 salariés) qui doit fermer ses portes en 2014.

Pas de croissants pour le bon à rien

Il pue le populisme sournois
Malgré les plans sociaux qui touchent toujours plus d'entreprises, Arnaud Montebourg continue de fantasmer. Dans le JDD dimanche, le ministre fanfaron ne laisse à personne le soin de dresser un premier bilan de son action depuis qu'il est à Bercy. "Depuis mon arrivée, nous avons sauvé 59.961 emplois sur 70.909 postes menacés", affirme-t-il. 
"Nous rebâtissons, comme à l'époque des grands plans pompidoliens. On renforce tous nos points forts et on unifie les forces par filières autour de projets d'avenir", délire le ministre,  qualifiant sa politique de ..."colbertisme participatif"
Il rappelle que le gouvernement a mobilisé "20 milliards d'euros en faveur des entreprises pour qu'elles investissent et recrutent". C'était début novembre 2012 et nous sommes quatre mois plus tard, quand Nicolas Doze commente la situation du chômage:

Si le bouffon avait sauvé 60.000 emplois, comme il le proclame, il ne serait pas autant détesté

Le ministre du Redressement productif  incrimine d'ailleurs la hausse de l'euro : "Il ne faudrait pas que la hausse de l'euro efface tout cela. Sinon, nous aurons fait cet effort pour rien", prévient-il...

"Lorsque l'euro prend 10 centimes face au dollar, cela se traduit pour EADS par une perte de 1 milliard de profitabilité", fait-il valoir à titre d'exemple. Plus généralement, le ministre stigmatise encore la monnaie unique ne correspond pas aux fondamentaux économiques de la plupart des pays européens".
Or, le 26 février, Montebourg doit se rendre à l'évidence. "Je suis content de la baisse de l'euro", a déclaré ce mardi le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef). Il ne peut que s'en prendre à lui-même et les salarié d'Aulnay le lui rappellent.


Dans ce contexte macro-économique dégradé, il dénonce 
une Europe "maison de ...redressement" et émet le souhait que "soient entendues les objurgations du FMI et des prix Nobel d'économie contre les excès de dogmatisme de l'UE qui conduisent à la récession partout en Europe".
Et dogmatique, Montebourg, quant à lui,  ne l'est vraiment pas !
A l'entendre, il serait même lucide et consensuel...

 

vendredi 29 juin 2012

Industrie: le ministre Montebourg appelle les patriotes au secours


Nono Montebourg appelle au "patriotisme économique"

Et avec la langue, le "gommeux" ne fait plus rien ?

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a appelé jeudi au "patriotisme économique", en particulier par la solidarité entre grands groupes et PME, pour reconstituer l'industrie française et s'attaquer au déficit commercial

"Les Etats qui ont réussi à passer la crise avec des plus et non pas des moins" sont ceux "qui ont réalisé cette alliance entre grands groupes, Etat, systèmes de financement plus écosystème de PME sur les territoires", a-t-il déclaré dans un discours prononcé au salon Planète PME, organisé par la Confédération générale des Petites et moyennes entreprises (CGPME).
Le ministre a bien parlé
A. Montebourg a dit vouloir "retrouver l'ADN historique de ce qu'a été le capitalisme français, c'est-à-dire d'abord un modèle entrepreneurial innovant et d'essence patriotique", appelant à une "entraide patriotique" entre grandes entreprises et PME.En France, "c'est une bataille culturelle", a-t-il estimé. "Car combien de grands groupes considèrent dans la sous-traitance, le mot 'sous' avec beaucoup plus d'importance que +traitance+ quand ce n'est pas 'maltraitance'", a-t-il ironisé dans une allusion à certains abus de grandes sociétés vis-à-vis des PME, concernant les délais de paiement notamment.
Sur ce dernier point il a encore estimé nécessaire d'"améliorer le comportement de la commande publique, de faire en sorte que les grands groupes ne fassent pas leur trésorerie sur le dos de leurs petites entreprises sous-traitantes".
A l'exportation, il a appelé à "chasser en meute" comme le font les grandes entreprises allemandes avec leurs PME compatriotes. Après avoir fustigé le couple Merkozy, l'Allemagne jouit décidément d'un regain d'intérêt
Il a fustigé "la compétition déloyale" contre laquelle les Européens doivent selon lui se "protéger". "Beaucoup de pays, de grandes nations: le Canada, l'Inde, la Chine, les Etats-Unis, l'Amérique du Sud n'ont pas Bruxelles pour réglementer les aides d'Etat, empêcher des pratiques déloyale de se produire (parmi) leurs propres entreprises tout en laissant prospérer celles des autres", a-t-il lancé.
Il a par ailleurs rappelé le projet de voir le crédit impôt recherche, qu'il a qualifié de "bonne mesure", davantage orienté vers les PME.
Enfin, Nono Montebourg n'a pas manqué de critiquer à nouveau "les excès de la finance", qui sont, a-t-il ironisé, "comme le cholestérol: il y a le bon et le mauvais".

Ainsi, à part une bonne dose d'auto-satisfaction et pas mal de mauvaises excuses, de bons et de mauvais points et de vagues intentions, le grimacier a encore parlé pour ne rien dire. 
Pour trouver la pensée de Nono, il faut aller "en creux", et même en profondeur... 

mercredi 16 mai 2012

Ayrault, premier ministre attendu au tournant des promesses

Des promesses aux actes ?


VOIR et ENTENDRE une synthèse des dossiers dont le "peuple de gauche" attend la réalisation:




Sans compter la détresse humaine des salariés de Florange ou la souffrance des travailleurs d'Iveco


Le constructeur de camions de pompiers Camiva, filiale d'Iveco, a annoncé aujourd'hui la fermeture de son usine de Saint-Alban-en-Leysse (près de Chambéry, Savoie) à ses 171 salariés réunis mardi pour étudier un plan de reclassement, a indiqué la CGT. 

C'est Nono Montebourg qui devrait être l'interlocuteur du gouvernement

Comment les syndicats feront-ils pour supporter le gommeux en négociateur des destructions d'emplois ? 

IVECO se délocalise en Allemagne

Entartée et foudroyée, la "gauche molle" est-elle donc particulièrement bien placée pour faire plier Angela Merkel ?...

mardi 31 janvier 2012

Dassault redécolle vers l'Inde en Rafale

L'Inde achète 126 Rafale à Dassault: chasseur aux 7.000 emplois

L'entreprise française était en compétition avec le consortium européen Eurofighter

L'Inde a décidé d'acquérir 126 avions de chasse Rafale de l'avionneur français Dassault, qui remporte ainsi à la fois un colossal appel d'offres estimé à 12 milliards de dollars et son premier succès à l'exportation pour cet appareil, a annoncé mardi une source gouvernementale indienne.
Dassault était en compétition avec le consortium européen Eurofighter, qui proposait son Typhoon. "Il est confirmé que Dassault a remporté le contrat. Étant donné qu'il n'y avait que deux groupes (en compétition) et c'est celui qui est le moins-disant", a déclaré cette source indienne anonyme.

Cet appel d'offres, lancé en 2007, est l'un des plus importants jamais lancés par la troisième puissance économique d'Asie et l'un des plus importants du moment dans le secteur de la défense aérienne.
Il avait attiré les géants mondiaux du secteur qui s'étaient livrés une féroce compétition. Le Rafale et l'avion d'Eurofighter avaient été présélectionnés en avril, plaçant hors jeu les poids lourds américains du secteur, Boeing et Lockeed Martin, le suédois Saab Gripen et le russe MiG.

En Inde, le candidat le moins-disant remporte généralement le contrat.
Ce contrat stipule que l'Inde achètera directement 18 avions d'ici à 2012 tandis que les 108 autres seront construits en Inde.
Marianne 2 avait bavé sur le Rafale
Pour des raisons de prix, le confédération helvétique lui a préféré le Gripen, un avion qui ne vole pas. Le brésilien Lula a choisi d'acheter suédois, ce Gripen de Saab, bien qu'il ne soit encore qu'à l'état de projet. Dassault et les Emirats ont négocié pendant trois ans la vente de 60 avions de combat multi-rôle Rafale en service dans l'armée française mais qui n'a jamais trouvé acheteur à l'étranger. La France a multiplié les efforts diplomatiques pour convaincre Abou Dhabi d'acheter cet appareil, mais les Emirats l'ont déclaré trop cher au bout du compte. Alors, les Nicolas Domenach de Marianne et autres détracteurs patents en avaient fait des gorges chaudes. "Décidemment, le Rafale n'a pas de chance," ricanait l'un de ses "experts"...

C'était l'un de ces nombreux lieux communs colprtés avec gourmandise par les commentateurs de la désinformation, plus ou moins bien informés, plus ou moins bien intentionnés. Le Rafale est trop cher, donc il ne se vend pas, clamaient les détracteurs, faisant les importants ! Or, le Rafale restera en service sans doute une quarantaine d'années. Traduisez : en 2050, il volera encore. Et Marianne ?


Un grand bol d'air pour Dassault

Cet avion de chasse est le résultat d'un programme, lancé au milieu des années 1980.
Mis en service le 18 mai 2001, le Rafale est resté à l'écart des ventes à l'export, et Dassault Aviation avait échoué dans plusieurs négociations depuis.
Le 18 novembre 2010, 180 appareils au total ont été commandés (132 Air + 48 Marine) et 93 ont été livrés (62 Air + 31 Marine). En 2011, l'État a acquis 11 appareils supplémentaires plus tôt que prévu, afin d'honorer une clause du contrat, signé avec l'avionneur, qui oblige l'État à garantir une cadence minimale de la chaîne de production, compte tenu du fait que le Rafale n'a pas encore trouvé d'acheteur ferme à l'export.

"On est dans une phase de négociation exclusive" a t-il précisé à BFM.
Mardi, le ministre indien de la Défense a déclaré que New Delhi ne se prononcerait pas avant fin mars sur l'attribution du contrat. De son côté, Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur a bien précisé que le contrat "était confirmé mais qu'il reste à finaliser".
Le Rafale de Dassault est presqu'à 100 % made in France

Et fait travailler près de 500 PME dans de nombreuses régions françaises.

En Bourse, le titre Dassault Aviation s'envole de 20%.

lundi 14 décembre 2009

Le grand emprunt de 35 milliards: ses cinq domaines prioritaires sont définis

Le président Sarkozy a rendu ses arbitrages

Les cinq domaines prioritaires du grand emprunt: enseignement supérieur, formation et recherche, industrie et PME, numérique et le développement durable, ont été dégagés par le président de la République, ce lundi 14 décembre.

L'Etat investira 35 milliards d'euros dans des secteurs stratégiques

Il espère porter ses investissements à 60 milliards d'euros
grâce à la contribution de fonds privés
, a annoncé lundi Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat attend de ces investissements un effet de levier pour mobiliser 25 milliards d'euros de fonds privés, locaux et européens supplémentaires, au service des mêmes objectifs, au nombre de cinq.
"Aujourd'hui, nous devons préparer la France aux défis de l'avenir pour que notre pays puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu'il soit plus fort, plus compétitif, pour qu'il créé davantage d'emplois", a indiqué le chef de l'Etat. "Il nous faut investir pour rattraper le retard dû à la crise. C'est de l'investissement que naît le progrès technique, moteur de la croissance", a insisté Nicolas Sarkozy, déplorant que la part des investissements dans la dépense publique ait chuté depuis 1974 de 12,5% à 7,5%. "Nous avons constamment sacrifié l'investissement, c'est une faute", a-t-il insisté.

-> Un commissaire général à l'investissement sera chargé de mettre en place ce dispositif. Nicolas Sarkozy a demandé à l'ex-médiateur du crédit René Ricol d'exercer cette fonction.->
-> Les 35 milliards d'euros mis au pot par le gouvernement seront distincts du budget de l'Etat et confiés à des organismes "bien identifiés" qui signeront des contrats avec l'Etat.

  • La France aura "les meilleures universités du monde", avec le grand emprunt, tel est l'objectif du chef de l'Etat. L'Elysée consacrera ainsi 11 milliards d'euros à l'enseignement supérieur et à la formation. Nicolas Sarkozy a également indiqué qu'il souhaite voir émerger une dizaine de campus de dimension internationale en France.
  • 6,5 milliards d’euros seront alloués au volet industrie et PME. "Notre compétitivité s'est érodée", a estimé le président, en faisant valoir que la part des exportations françaises avait "reculé de 20% au cours des dix dernières années" dans la zone euro. "On a perdu des parts de marchés, non pas sur les nouveaux émergents, non pas sur le Brésil, l'Inde, la Chine, mais sur nos voisins européens", a souligné Nicolas Sarkozy, rappelant avoir déjà fourni un "effort massif sur l'industrie" depuis 2007. Le grand emprunt visera à "aider les filières d'excellence à préparer l'avenir" comme l'aéronautique, le spatial, l'automobile, le ferroviaire et la construction navale.
  • Côté recherche, ce sont 8 milliards d'euros du grand emprunt qui doivent lui être destinés.
    L'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation, auxquels il a ajouté la formation professionnelle, se taillent la part du lion - 19 milliards d'euros au lieu des 16 milliards recommandés dans le rapport de la commission.
  • Pour le numérique, l'Etat investira 4,5 milliards d'euros. "Un schéma de déploiement du haut débit sera arrêté par l'Etat", a annoncé le président. Il a ajouté que "le plan sera présenté par le gouvernement dans les prochains jours".
  • Le chef de l'Etat a évoqué "5 milliards d'euros d'investissement public supplémentaires, consacré au développement durable grâce au grand emprunt, qui s'ajouteront au 7 milliards d'investissement de l'Etat prévus chaque année jusqu'en 2020 dans le cadre du Grenelle de l'environnement", soit 2,5 milliards pour les énergies renouvelables. "Nous allons donc lancer le développement des réacteurs nucléaires de quatrième génération, un milliard d'euros, qui recycleront l'uranium et le plutonium et produiront beaucoup moins de déchets", a-t-il détaillé.un pour lancer le développement des réacteurs nucléaires de quatrième génération et

    L'opposition condamne


    Le Parti socialiste a estimé que les priorités retenues "paraissent correspondre à des investissements nécessaires, longtemps oubliés, y compris par ce gouvernement depuis 2007", mais il ne stigmatise pas les faiblesses du gouvernement Jospin. Il a en revanche a jugé "contestables les modalités d'un emprunt qui", selon lui, "s'ajoute à une dette non maîtrisée".
    Des propos qui n'apportent aucun élément nouveau ni critique que l'opposition n'ait déjà énoncés. Ainsi, François Hollande en reste aux formules de salons. Il a le sentiment que "le grand emprunt, c'est le grand impôt"‎. Lapidaire !

    Indigence des propos de Didier Migaud
    (responsable socialiste à l'Economie), puis de Hamon

    Lancement de l'emprunt

    VOIR et ENTENDRE plutôt la conférence de presse du Président Sarkozy

    Discours de Nicolas Sarkozy sur le grand emprunt
    envoyé par publicsenat

    Le lancement sera effectué au début 2010 et il aura en revanche pour effet immédiat d'augmenter encore un peu plus la dette et le déficit public, attendu en 2010 au niveau record de 8,5% du PIB.
    Pour Nicolas Sarkozy, les intérêts payés par l'Etat pour le grand emprunt seront intégralement compensés par des réductions de ses dépenses courantes.

    Le président a confirmé, en outre, la tenue en janvier d'une conférence nationale sur les déficits et indiqué qu'il souhaitait notamment à cette occasion un débat sur l'opportunité d'une règle budgétaire, comme en Allemagne, pour réduire les déficits publics.

    -> Un comité de surveillance composé de personnalités qualifiées et de parlementaires, auquel les partenaires sociaux seront associés, sera chargé du suivi et de l'évaluation. Il devrait être coprésidé par Michel Rocard et Alain Juppé.
  • dimanche 1 février 2009

    Le Monde : Dans la crise, le modèle français retrouve des couleurs

    Mais où va l’opposition si Le Monde ne fait pas de l’opposition politique primaire ?

    Voici l’analyse du Monde qui fâche :

    Dans la crise, le modèle français,
    naguère décrié, retrouve des couleurs

    La crise brouille les repères.
    Qui eût cru, avant, que Nicolas Sarkozy serait prêt à défendre le 'plus d'Etat' ? Qui eût imaginé ses ministres convertis aux vertus d'un modèle français qu'ils accusaient, il y a peu, d'être trop coûteux, de brider l'esprit d'entreprise, de faire obstacle à la modernisation du pays ? Et que dire de la spectaculaire conversion de la presse anglo-saxonne qui moquait, dans The Economist du 31 mars 2006, l'aveuglement du coq gaulois ? [L’occasion manquée par Le Monde, en ces temps de sectarisme, de louer le pragmatisme du Chef de l’Etat et l’Economist].

    Depuis l'automne et la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, qui a mis à mal tant de certitudes, l'impensable s'est produit. Christine Lagarde elle-même, qui n'est pas la moins libérale des ministres du gouvernement, vante dans le dernier numéro de Newsweek le caractère 'équilibré' de l'économie française, le poids de nos dépenses de protection sociale, les bienfaits de l'assurance-chômage. Le système français, résume-t-elle, a été souvent critiqué pour sa lourdeur, mais 'en période de crise, il nous aide à résister au ralentissement'.
    [Le ‘pensable’ n’a en revanche pas manqué d’arriver : le PS a mis 5 mois pour réagir et jeter sur la scène politique son contre-projet’ dogmatique et donc archaïque, de surcroît démagogique]

    La ministre de l'économie a raison [ !]
    La France est mieux armée que les Etats-Unis ou certains de ses partenaires européens pour affronter la récession parce que son modèle limite les dégâts sociaux. En ces temps où, selon une enquête de PricewaterhouseCoopers publiée dans La Tribune du 28 janvier, les patrons français sont les plus pessimistes de la planète, Le Monde passe en revue ses atouts qui étaient naguère considérés comme des handicaps.

  • La France est, devant la Suède, le pays de l'Union européenne qui dépense le plus pour sa protection sociale [une référence pour les socialistes] . 'Le tiers du revenu moyen des Français provient de la redistribution. Cela lisse la consommation et amortit les chocs', observe l'économiste Mathilde Lemoine (HSBC France). Cette année, de surcroît, de nombreuses prestations sociales seront indexées sur une inflation 2008 élevée. C'est le cas, notamment, des prestations familiales, dont 6,6 millions de familles ont bénéficié en 2006, et des pensions. Selon Bercy, 12 milliards d'euros supplémentaires seront versés aux retraités, du seul fait de la revalorisation des pensions du régime général, des régimes complémentaires et du minimum vieillesse.
  • Le système de retraite français présente l'avantage d'être pour l'essentiel fondé sur la répartition : les cotisations prélevées sur les actifs sont versées aux retraités. Contrairement aux Américains, aux Britanniques et à tous ceux qui comptaient sur la capitalisation et les fonds de pension pour assurer leurs vieux jours, les Français ne verront pas leurs retraites fondre avec la tempête boursière.
  • Le déficit budgétaire, fortement critiqué en période de prospérité, n'a pas que des inconvénients en période de crise. En choisissant de le laisser filer et de faire jouer "les stabilisateurs automatiques", le gouvernement amortit le choc de la crise. Les rentrées fiscales baissent - donc in fine la ponction sur les revenus des ménages et des entreprises s'atténue -, et les prestations sociales sont davantage sollicitées. Or, observe Mme Lemoine, "dans une étude de 2007, l'INSEE a montré que les stabilisateurs automatiques permettaient de réduire de 10 % la baisse du PIB la première année et de 25 % la deuxième, de stabiliser le revenu disponible brut des ménages à hauteur de 42 %. On évite ainsi la destruction de 17 000 emplois la première année et de 67 000 la deuxième".

    Aux amortisseurs de crise classiques s'ajoutent quelques points forts.
  • Avec plus de deux enfants par femme, la France est restée en 2008 championne d'Europe de la natalité.
    Sa population, y compris sa population active, continue de croître, contrairement à ce qui se passe en Allemagne. Cette vitalité, souligne Mme Lemoine, "nourrit une dynamique de consommation différente et soutient la croissance de court terme".
  • Grand pays agricole, la France n'a pas renoncé à être une nation industrielle.
    De ce point de vue, elle est en meilleure posture que le Royaume-Uni. La variété de son tissu économique, le relatif "équilibre" entre le poids du public et du privé ne peuvent que l'aider à traverser une année 2009 redoutable.
  • Malgré une dette publique élevée, l'Etat peut encore emprunter dans des conditions jugées "très favorables" par Bercy.
    Un peu moins que celles offertes à l'Allemagne mais bien meilleures que celles proposées à l'Italie, à l'Espagne ou au Portugal. Les ménages et les entreprises sont moins endettés, ce qui limite les risques notamment en matière immobilière.
  • Malgré les difficultés qu'il traverse, le système bancaire est plus solide.
    "La crise sonne la revanche des banques universelles, celles qui ont un portefeuille d'activités aux cycles différents : la banque de détail d'un côté, la banque de financement et d'investissement de l'autre, note l'économiste Olivier Pastré. La structure de bilan des banques françaises est assez équilibrée, et le niveau de concentration du secteur satisfaisant, avec sept grands réseaux."
    Tenue pour excessive en pleine bulle immobilière, la prudence d'un Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, retrouve, comme le modèle social français, des vertus pendant la crise.

    Claire Guélaud
    Article paru dans l'édition du 31.01.09.

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