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lundi 14 décembre 2009

Le grand emprunt de 35 milliards: ses cinq domaines prioritaires sont définis

Le président Sarkozy a rendu ses arbitrages

Les cinq domaines prioritaires du grand emprunt: enseignement supérieur, formation et recherche, industrie et PME, numérique et le développement durable, ont été dégagés par le président de la République, ce lundi 14 décembre.

L'Etat investira 35 milliards d'euros dans des secteurs stratégiques

Il espère porter ses investissements à 60 milliards d'euros
grâce à la contribution de fonds privés
, a annoncé lundi Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat attend de ces investissements un effet de levier pour mobiliser 25 milliards d'euros de fonds privés, locaux et européens supplémentaires, au service des mêmes objectifs, au nombre de cinq.
"Aujourd'hui, nous devons préparer la France aux défis de l'avenir pour que notre pays puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu'il soit plus fort, plus compétitif, pour qu'il créé davantage d'emplois", a indiqué le chef de l'Etat. "Il nous faut investir pour rattraper le retard dû à la crise. C'est de l'investissement que naît le progrès technique, moteur de la croissance", a insisté Nicolas Sarkozy, déplorant que la part des investissements dans la dépense publique ait chuté depuis 1974 de 12,5% à 7,5%. "Nous avons constamment sacrifié l'investissement, c'est une faute", a-t-il insisté.

-> Un commissaire général à l'investissement sera chargé de mettre en place ce dispositif. Nicolas Sarkozy a demandé à l'ex-médiateur du crédit René Ricol d'exercer cette fonction.->
-> Les 35 milliards d'euros mis au pot par le gouvernement seront distincts du budget de l'Etat et confiés à des organismes "bien identifiés" qui signeront des contrats avec l'Etat.

  • La France aura "les meilleures universités du monde", avec le grand emprunt, tel est l'objectif du chef de l'Etat. L'Elysée consacrera ainsi 11 milliards d'euros à l'enseignement supérieur et à la formation. Nicolas Sarkozy a également indiqué qu'il souhaite voir émerger une dizaine de campus de dimension internationale en France.
  • 6,5 milliards d’euros seront alloués au volet industrie et PME. "Notre compétitivité s'est érodée", a estimé le président, en faisant valoir que la part des exportations françaises avait "reculé de 20% au cours des dix dernières années" dans la zone euro. "On a perdu des parts de marchés, non pas sur les nouveaux émergents, non pas sur le Brésil, l'Inde, la Chine, mais sur nos voisins européens", a souligné Nicolas Sarkozy, rappelant avoir déjà fourni un "effort massif sur l'industrie" depuis 2007. Le grand emprunt visera à "aider les filières d'excellence à préparer l'avenir" comme l'aéronautique, le spatial, l'automobile, le ferroviaire et la construction navale.
  • Côté recherche, ce sont 8 milliards d'euros du grand emprunt qui doivent lui être destinés.
    L'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation, auxquels il a ajouté la formation professionnelle, se taillent la part du lion - 19 milliards d'euros au lieu des 16 milliards recommandés dans le rapport de la commission.
  • Pour le numérique, l'Etat investira 4,5 milliards d'euros. "Un schéma de déploiement du haut débit sera arrêté par l'Etat", a annoncé le président. Il a ajouté que "le plan sera présenté par le gouvernement dans les prochains jours".
  • Le chef de l'Etat a évoqué "5 milliards d'euros d'investissement public supplémentaires, consacré au développement durable grâce au grand emprunt, qui s'ajouteront au 7 milliards d'investissement de l'Etat prévus chaque année jusqu'en 2020 dans le cadre du Grenelle de l'environnement", soit 2,5 milliards pour les énergies renouvelables. "Nous allons donc lancer le développement des réacteurs nucléaires de quatrième génération, un milliard d'euros, qui recycleront l'uranium et le plutonium et produiront beaucoup moins de déchets", a-t-il détaillé.un pour lancer le développement des réacteurs nucléaires de quatrième génération et

    L'opposition condamne


    Le Parti socialiste a estimé que les priorités retenues "paraissent correspondre à des investissements nécessaires, longtemps oubliés, y compris par ce gouvernement depuis 2007", mais il ne stigmatise pas les faiblesses du gouvernement Jospin. Il a en revanche a jugé "contestables les modalités d'un emprunt qui", selon lui, "s'ajoute à une dette non maîtrisée".
    Des propos qui n'apportent aucun élément nouveau ni critique que l'opposition n'ait déjà énoncés. Ainsi, François Hollande en reste aux formules de salons. Il a le sentiment que "le grand emprunt, c'est le grand impôt"‎. Lapidaire !

    Indigence des propos de Didier Migaud
    (responsable socialiste à l'Economie), puis de Hamon

    Lancement de l'emprunt

    VOIR et ENTENDRE plutôt la conférence de presse du Président Sarkozy

    Discours de Nicolas Sarkozy sur le grand emprunt
    envoyé par publicsenat

    Le lancement sera effectué au début 2010 et il aura en revanche pour effet immédiat d'augmenter encore un peu plus la dette et le déficit public, attendu en 2010 au niveau record de 8,5% du PIB.
    Pour Nicolas Sarkozy, les intérêts payés par l'Etat pour le grand emprunt seront intégralement compensés par des réductions de ses dépenses courantes.

    Le président a confirmé, en outre, la tenue en janvier d'une conférence nationale sur les déficits et indiqué qu'il souhaitait notamment à cette occasion un débat sur l'opportunité d'une règle budgétaire, comme en Allemagne, pour réduire les déficits publics.

    -> Un comité de surveillance composé de personnalités qualifiées et de parlementaires, auquel les partenaires sociaux seront associés, sera chargé du suivi et de l'évaluation. Il devrait être coprésidé par Michel Rocard et Alain Juppé.
  • mercredi 28 janvier 2009

    Tous ensemble : 30.000 emplois sauvés par le médiateur du crédit

    Combien la grève en détruit-elle ?
    L’INSEE nous chiffrera-t-elle les dégâts occasionnés par la grève de jeudi ?

    Pendant que l’opposition entrave et détruit

    Instauré en octobre 2008, le dispositif de médiation du crédit aux entreprises a permis de préserver près de 30.000 emplois en France, précise un rapport d'activité rendu public lundi.

    Dans 64% des cas, la médiation s'est soldée positivement.

    Selon ce rapport, établi au 19 janvier, 4.439 entreprises ont saisi la structure, 4.054 dossiers ont été acceptés en médiation et près de la moitié (1.869) ont été instruits.
    Au total, la médiation du crédit a permis de préserver 29.878 emplois, en confortant 1.198 entreprises dans la poursuite de leurs activités, indique le rapport d'activité.

    Les banques prêtent, n'en déplaise à la gauche

    > "Les banques jouent le jeu", a déclaré René Ricol, le médiateur du crédit nommé fin octobre par Nicolas Sarkozy, sans attendre le contre-plan de relance du PS..., même s'il a fait état d'"îlots" et de "poches" de résistance.
    "Il y a des collaborateurs qui ont du mal à rentrer complètement dans le système", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

    >
    Il a toutefois appelé (l’opposition et les media alignés) à ne pas "jeter l'opprobre" sur les banquiers, faisant état de "tensions" persistantes dans les relations entre les établissements bancaires et les entreprises.
    "Nous avons des tensions du côté des entreprises qui ont du mal à comprendre que, certes il y a eu des pertes liées à la crise financière, mais que ça n'ouvre pas un droit absolu à crédit", a ajouté René Ricol.

    Le rapport précise que 95% des entreprises en médiation ont moins de 50 salariés et 77% ont au plus dix salariés. Elles relèvent principalement des secteurs des services (28%), du commerce (31%), du BTP (22%), de l'industrie (16%) et de l'agriculture et de la pêche (3%).
    Les encours de crédit traités en médiation sont inférieurs à 50.000 euros dans 61% des cas. Dans 13% des cas, ils sont compris entre 50.000 et 100.000 euros et, dans 7% des cas, ils sont supérieurs à 500.000 euros.

    "Abus du ‘soutien abusif’…"

  • René Ricol s'est félicité par ailleurs de l'engagement des banques à ne pas invoquer, "sauf cas exceptionnel qui impliquerait un risque anormal pour l'établissement", la notion de "soutien abusif" pour justifier leur refus d'accorder un crédit.
    Une banque peut en effet être tenue responsable par la loi d'avoir soutenu une entreprise en perdition et être assignée pour "soutien abusif".
    "Nous avons tous décidé qu'en période de crise il fallait prendre plus de risques. Parce que quand on prend moins de risques, ça va moins bien", a déclaré René Ricol.
    "Si on pense qu'une entreprise a un vrai potentiel et que nous serons heureux en France de l'avoir à la sortie de crise parce qu'elle sera une source de développement et d'emplois, évidemment on va la sauver. La notion de soutien abusif ne fait pas sens", a-t-il ajouté.
  • De son côté, Georges Pauget, président de la Fédération bancaire française (FBF), a réaffirmé que les banques jouaient "clairement le jeu du financement de l'économie", faisant valoir un "accroissement d'encours de 9%" en novembre 2008 par rapport à novembre 2007.
    "Si on regarde ce qui se passe dans le reste de l'Europe, on s'aperçoit que les banques françaises ont une progression de leurs crédits à l'économie supérieure de 1% par rapport aux autres pays", a-t-il dit.

    Les assureurs se mobilisent aussi

    René Ricol a en outre annoncé la signature d'une convention de partenariat entre le médiateur du crédit et les principaux assureurs-crédit avec pour objectif de faciliter l'accès à l'assurance-crédit aux entreprises et permettre un traitement efficace des dossiers en médiation.

    Encore des accords socio-professionnels

    Enfin, un accord a été conclu entre l'ensemble des organisations socio-professionnelles d'une part - la CGPME, le Medef et l'Union professionnelle artisanale - et les chambres de métiers et de commerce d'autre part sur l'instauration d'un réseau de "tiers de confiance".
    Ces personnes seront chargées au niveau local d'aider les entreprises à préparer leurs dossiers de médiation et devront s'assurer que celles-ci tiennent leurs engagements en échange des aides des banques, a précisé René Ricol.

    L’opposition ne réussira à saboter les efforts entrepris que si les Français se laissent berner par la gauche, qu'elle soit politique, syndicale ou médiatique.
    A commencer en résistant aux appels à la grève jeudi 29.