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vendredi 3 février 2012

La TVA sociale expliquée aux nuls du socialisme archaïque

TVA sociale : Bercy table sur 100.000 emplois créés

La TVA sociale sent le soufre

Annoncée dimanche dernier par Nicolas Sarkozy, la hausse de la TVA de 1,6 point à 21,2% sera présenté ce mercredi 8 février dans le cadre d'un collectif budgétaire exceptionnel.
Un texte qui proposera aussi des mesures d'urgence sur l'emploi des jeunes (la formation en alternance), la création d'une « banque de l'industrie » autour d'Oséo et le vote d'une " taxe sur les transactions financières " (en fait le simple rétablissement d'un impôt de bourse, supprimé en 2008...).

Un effort de pédagogie s'impose

La TVA est réputé l'impôt le plus impopulaire qui soit.
Une large majorité de 80% des personnes interrogés par Harris Interactive pense au contraire que la hausse de la TVA entraînera une augmentation des prix. Et 57% ne croient pas vraiment que cette réforme globale améliorera la compétitivité des entreprises françaises.
Les socialistes brouillent les esprits
Manuel Valls , qui y était favorable pendant les primaires du PS, participe désormais à la caricature développée par le candidat Hollande dont il est devenu membre de l'équipe de campagne. Quant aux Français, ils sont renforcés dans l'idée que " hausse de la TVA sociale " signifie "prendre dans leur poche".

Le dispositif, qui s'appliquerait à compter du 1er octobre 2012, consiste à basculer 13 milliards d'euros de cotisations patronales sur la branche famille vers un double financement, assis d'une part sur la consommation (hausse du taux normal de TVA de 1,6 point) et sur les revenus du capital (2 points de CSG supplémentaires sur les produits d'épargne, les revenus fonciers et les plus-values mobilières et immobilières). La CSG " capital " passerait ainsi de 13,5 à 15,5% et la TVA de 19,6% à 21,2%.

Certains députés UMP gardent un mauvais souvenir de la 'TVA sociale', annoncée entre les deux tours des législatives de 2007.
"Depuis, on a l'impression que le terme de TVA sociale porte malheur", confiait le ministre des Transports, Thierry Mariani, se faisant l'écho de ses amis Christian Vanneste (Nord) ou Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), qui préfèrent parler de "TVA de préférence nationale". "La TVA sociale, on aurait dû la faire en 2007." "On n'en aura pas les résultats aujourd'hui", renchérit Alain Gest (Somme).

D'autres, comme Jean-Paul Garraud (Gironde), jugent que c'est tout le mérite de Nicolas Sarkozy de faire preuve de "courage politique".
Pour Éric Ciotti (Alpes-Maritimes), "l'enjeu est beaucoup plus vaste qu'une hausse de TVA et il n'y a pas de taux arrêté". Le libéral Hervé Mariton (Drôme) demande au gouvernement de "détailler le contenu" de la réforme pour "dépasser la peur que ce mot suscite".
Proche de François Fillon, Jérôme Chartier (Val-d'Oise) souligne que "le premier ministre réunira un groupe de travail sur le sujet la semaine prochaine". Pour Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques), parler de TVA sociale "c'est un contresens absolu. Attendez de voir les modalités."

Le relèvement de la TVA n'aura " pas d'impact significatif " sur les prix, assure le ministère de l'Economie dans le rapport d'évaluation de la réforme.


Impact de la TVA sociale sur la création d'emplois


L'évaluation préalable de l'article de loi sur la TVA sociale, qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres dans le cadre du collectif budgétaire, dévoile l'objectif chiffré de l'exécutif sur cette réforme qui vise à diminuer le coût du travail. " Certaines estimations se situaient à 70.000 ou 80.000 emplois créés, d'autres à nettement plus de 100.000, nous avons pris une moyenne ", indique-t-on à Bercy.
La mesure visant à éviter les délocalisations
, sont également compris dans ce total les emplois sauvegardés. L'objectif de 100.000 emplois est un objectif de moyen terme, indique-t-on encore à Bercy, soit environ trois ans.


Dissiper les craintes

Contrairement aux expériences passées de réductions des charges patronales (allégements dits Fillon) qui ciblaient les bas salaires pour avoir un effet direct sur l'emploi, l'accent est mis cette fois sur les salaires moyens
(avec la suppression totale des charges patronales " familles " jusqu'à 2,1 SMIC et partielle jusqu'à 2,4 SMIC), afin que la baisse du coût du travail profite surtout aux secteurs industriel et agricole " les plus exposées à la concurrence " . " 80 % des salariés de l'industrie perçoivent un salaire inférieur à 2,4 SMIC ", indique Bercy. Et dans le secteur agricole, ce sont 920.000 contrats de travail qui bénéficieront du nouveau barème, et 94 % des entreprises du secteur.

Bercy s'emploie également à dissiper les craintes des Français quant à la hausse des prix liée à l'augmentation de 1,6 point de la TVA . Le gouvernement affirme qu'il n'y aura " pas d'impact significatif sur les prix ".

D'une part, car le taux normal de TVA (le seul relevé) concerne 'seulement' 40 % des biens et services consommés.
D'autre part, car Bercy ne croit pas que les entreprises françaises profiteront de la baisse de leurs coûts de production pour restaurer leurs marges.

Si bien que le prix TTC " devrait baisser " pour les produits non concernés par le relèvement de TVA
et rester globalement stable pour ceux concernés par la hausse de TVA.

Au final, seuls les prix des biens importés (touchés par la hausse de TVA mais non bénéficiaires des baisses de charges) seraient " susceptibles " d'augmenter. Mais dans un contexte de faible croissance et de forte concurrence, " les entreprises n'ont pas intérêt à augmenter leurs prix de vente sous peine de perdre des parts de marchés ", met en garde Bercy.


Pas d'estimation en termes de gains à l'exportation

Comme sur l'emploi, l'impact dépendra étroitement du comportement de marge des entreprises. Les économistes de Natixis estiment que l'impact sur les prix à la consommation se limitera à 0,5 point d'inflation, essentiellement concentré sur 2013. Bercy juge que cela conforte son raisonnement.

Si la mesure poursuit un objectif de compétitivité, le gouvernement ne donne pourtant aucune estimation chiffrée en termes de gains à l'exportation et d'évolution de part de marché par rapport à nos voisins de la zone euro. Pas plus qu'il ne se risque à une estimation de l'impact de la réforme sur la croissance.


"La TVA sociale, c'est aujourd'hui une vraie piste de réflexion pour accroître la compétitivité dans notre pays
, a estimé Dominique de Villepin, mais c'est une mesure. Moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on ait une stratégie", a ajouté l'ancien Premier ministre, lors de l'émission C Politique sur France.

Selon lui, "une stratégie de compétitivité c'est bien sûr abaisser le coût du travail mais c'est plus que ça", comme "recentrer les pôles de compétitivité, en limiter le nombre, leur permettre d'agir en fédérant l'action des PME comme des grandes entreprises".

(avec Frédéric Schaeffer, journaliste Les Echos)

Impact de la TVA sociale sur notre compétitivité et l'emploi

Expliquer ce que la gauche refuse de comprendre

Les nouveaux allégements de charges favorisent la compétitivité et la création d'emploi


Si les allégements de charges actuels étaient supprimés, entre 400.000 et 1,1 million d'emplois seraient détruits, indique une nouvelle étude du Trésor et de la Dares publiée hier. La baisse des charges patronales dans le cadre de la TVA sociale ne maximisera pas l'effet emploi.


Jusqu'à présent, les allégements de charges financés par l'Etat, c'est 22 milliards d'euros. Avec la décision qui sera votée par le Parlement au mois de février, nous passerons à 35 milliards d'euros. C'est 50 % d'allégements de charges en plus pour l'entreprise France, pour vous dans la compétition. » En faisant la pédagogie de la réforme de la TVA sociale auprès des chefs d'entreprise, mercredi au Salon des entrepreneurs, Nicolas Sarkozy a rappelé que la baisse des cotisations familiales va s'inscrire dans une politique publique qui fêtera l'an prochain ses vingt ans, comme le détaille une étude publiée hier par la direction du Trésor et la Dares (ministère du Travail).

Les allégements ont déjà connu trois grandes périodes : 1993-1998 pour réduire le coût du travail, 1998-2002 pour compenser le surcoût lié aux 35 heures et enfin 2003-2005 pour neutraliser la convergence vers le haut des différents SMIC. Sur les 22,2 milliards d'euros d'allégements consentis en 2009,12,9 milliards correspondaient au final à la mise en oeuvre de la réduction du temps de travail et à ses conséquences, estime l'étude. L'an dernier, l'exécutif avait rappelé que les allégements n'étaient plus liés qu'au niveau de salaire, afin de sanctuariser des aides que l'UMP poussait à remettre en cause (« Les Echos » du 10 janvier 2011). Depuis, rigueur oblige, l'exécutif y a néanmoins apporté quelques coups de canifs (lire ci-dessous).

L'effet des allégements de charges sur l'emploi est massif, rappelle l'étude du Trésor : pour les allégements de la première vague, le coût net par emploi créé (qui tient compte des cotisations générées par l'emploi et des moindres dépenses sociales) est évalué entre 8.000 et 28.000 euros. Cette politique « présente une grande efficacité en termes de coût par emploi créé dans les conditions actuelles de fonctionnement de notre marché du travail », estime l'étude. Les allégements ont ainsi permis, peu ou prou, de stabiliser la part de l'emploi non qualifié.


Effets incertains sur les salaires


S'ils étaient totalement supprimés, les conséquences seraient massives.
L'étude envisage deux scénarios (selon le niveau de coût par emploi créé retenu), qui font état d'un risque de perte de 600.000 à 1,1 million d'emplois dans un cas, de 400.000 à 800.000 dans un autre. Les effets sur les salaires ou la productivité sont plus incertains.

Avec la TVA sociale envisagée, le gain via les baisses de charges sera maximal entre 1,6 et 2,1 SMIC, mais positif dès une rémunération supérieure au SMIC (voir graphique), et jusqu'à 2,4 SMIC.
Cette nouvelle baisse de charges pourrait donc avoir un nouvel effet sur l'emploi, mais sans doute pas aussi fort que si les allégements avaient été concentrés sur les bas salaires (" Les Echos " du 9 janvier). L'exécutif assume : il vise davantage les gains de compétitivité dans l'industrie via la baisse des prix de production.

(écrit par V. L. B. dans Les Echos)

dimanche 26 juillet 2009

Restauration: accords d'augmentation des salaires et des embauches

C'est la résultante de la baisse de TVA à 5,5%

Dénigrez, il en restera toujours quelque chose...
C'est entre autres le cas, malgré la chute la TVA de 19 à 5,5% dans la retauration: les restaurateurs, de 'mauvais Français', ne l'auraient pas répercutée, aucnjornalite n'en aurait noté le début d'une amorce d'effet sur son addition. La profession resterait-elle les "bras ballants" ?
Deux des cinq syndicats de salariés de la restauration et de l'hôtellerie en France, la CFDT et la CGC, ont pourtant signé un accord de revalorisation salariale avec le patronat.

Un relèvement des salaires est l'un des trois engagements du "contrat d'avenir", passé entre la profession et les pouvoirs publics en échange de la baisse de la TVA à 5,5%, entrée en vigueur le 1er juillet.
L'accord salarial signé vendredi établit le salaire de base à 1.671,75 euros, "avantages en nature et nourriture compris", contre 1.337,70 euros pour le smic de droit commun.
A la CGC, on précise que le salaire horaire de niveau 1 dans la profession sera désormais de six centimes supérieur au smic normal, à 8,88 euros.
"On décolle du smic. C'est une bonne nouvelle particulièrement pour l'hôtellerie puisque la baisse de la TVA ne concernait que la restauration", a déclaré Didier Chastrusse, vice-président de la fédération hôtellerie et restauration du syndicat.

Les restaurateurs ont également promis d'embaucher 40.000 personnes et de baisser les prix, ce qui, de l'avis du gouvernement et des associations de consommateurs, ne va pas assez vite.

  • Côté syndical
    L'accord s'appliquera à l'ensemble de la profession à une double condition : que les trois autres syndicats de salariés du secteur - CFTC, FO et CGT - n'y fasse pas objection et que le ministère du Travail fasse une "extension" de l'accord aux restaurateurs non syndiqués.

  • Côté patronal
    Pour Christine Pujol, présidente de l'UMIH, premier syndicat patronal de la restauration, "la signature de cet avenant par la CFDT et la CGC témoigne clairement de la volonté de la profession de tenir les engagements du 'contrat d'avenir'".
    "C'est aussi la preuve que le dialogue social est renoué", note-t-elle.
  • Le Synhorcat, deuxième syndicat patronal, se félicite également de cette future nouvelle grille des salaires.
    "Le 'contrat d'avenir' est en bonne voie. Il n'y a plus de smicards dans le secteur de l'hôtellerie-restauration", écrit le président du Synhorcat, Didier Chenet.

    L'agence de presse R****** parle sans enthousiasme de « revalorisation » pour une augmentation des salaires, alors qu'il s'agit d'une avancée arrachée de haute lutte à l'Union Européenne par le gouvernement.
  • Banaliser, c'est déjà dénigrer. Et en période de crise, le dénigrement systématique n'est pas 'insolent' mais carrément anti-républicain.

    jeudi 4 juin 2009

    La France conserve son 2e rang européen en terme d'attractivité

    La France résiste bien à la crise et au dénigrement par son opposition

    Les grèves à répétition ne se remarquent-elles donc pas non plus à l’étranger ? La politique gouvernementale ne serait-elle donc pas aussi mauvaise que le prétend l’opposition ?

    Agoravox boude sa joie ?


    Le site anti-libéral cherche à nuire à la collectivité en critiquant systématiquement et à tour de bras les mesures gouvernementales et en jetant le doute sur les appréciations positives qui émergent. Il titre : « La France championne des investissements étrangers : mythe ou réalité ? »

    Prière de ne pas se réjouir

    « La France se classe au troisième rang mondial et au deuxième rang européen des Investissements directs étrangers. La qualité des infrastructures, de la formation, de la recherche et des ressources humaines sont les facteurs favorisant l’implantation des grands groupes étrangers sur notre territoire ». Voilà à peu de chose près le discours aseptisé [ ! ] que tous ceux qui suivent de près la politique ont entendu à maintes reprises. [Trop souvent ?]

    Vous n’alliez pas en douter, certains en France en cherchant bien, trouvent des problèmes, quand l’étranger n’en voit pas.
    « Le seul problème, c’est que nous, simples citoyens, ne voyons ni n’entendons jamais concrètement trace de ces implantations miraculeuses. Pourtant, il paraît difficile de croire [les extrémistes sont décidemment bien incrédules…] que les médias ne les relayeraient pas [ils devraient lire le Nouvel Observateur ou fréquenter LePost ?] avec fracas [le cumulard de Libération, Laurent Joffrin, ou l'omniprésent Nicolas Domenach, de Marianne serait-il trop discret sur tous les chaînes de radio et de télévision qui l’accueillent chaque jour?]» […]

    Définition d’un Investissement direct étranger
    Avant de passer aux choses croustillantes, commençons par une définition (Wikipédia) de ce qu’est un Investissement direct étranger (IDE). « L’IDE est une activité par laquelle un investisseur résidant dans un pays obtient un intérêt durable et une influence significative dans la gestion d’une entité résidant dans un autre pays. Cette opération peut consister à créer une entreprise entièrement nouvelle ou, plus généralement, à modifier le statut de propriété des entreprises existantes (par le biais de fusions et d’acquisitions) ».

    […] « En d’autres termes, un IDE est soit une création d’entreprise, soit un rachat de tout ou partie d’une entreprise. Notez bien le « plus généralement, à modifier le statut de propriété des entreprises existantes », car comme nous allons le voir c’est un euphémisme. » Agoravox se garde bien de déplorer qu'il ne se trouve pas d'entreprises françaises pour être ‘repreneuses’.

    Les chiffres que l’on entend et lit souvent

    « Les flux d’IDE entrant en France ont bondi en 2005 à 65 milliards d’euros, cela après deux années creuses en 2003 et 2004, et ils se maintiennent au même niveau en 2006. Ces niveaux sont les plus élevés jamais enregistrés en France
    65 milliards d’euros, rendez-vous compte de la chance que nous avons
    ! [C’est tellement drôle !] D’autant plus qu’un organisme a bien entendu été spécialement affrété pour étudier le phénomène et en rendre compte au gouvernement : il s’agit de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII). »
    On y apprend qu’en 2007 on estime que 34 517 emplois ont été créés ou maintenus grâce aux IDE. Et la première douche froide est de rapprocher ce chiffre avec les 65 milliards d’euros annoncés... L’explication est simple, l’immense majorité des IDE est un rachat de société, une simple transaction boursière qui ne crée aucun emploi. [Si elle en sauve, est-ce tellement dérisoire : ‘rendez-vous donc compte de la chance que nous avons !’] « Ceci dit me direz-vous, 34 517 ce n’est pas énorme mais c’est toujours ça... [ah, la bonne heure !] Eh bien non, perdu ! [gasp !…]

    Quelques exemples « d’implantation »

    Le domaine manufacturier, c’est-à-dire la production au sens large (automobile, logiciels, surgelés...), est celui que la qualité de nos infrastructures, de nos ingénieurs et autres chercheurs devraient attirer en masse. Je cite : « Parmi les opérations les plus importantes de cette année, on peut mentionner : l’extension de Renault Trucks à Bourg-en-Bresse (363 emplois créés) ; la reprise de la société de fonderie Florence & Peillon, située en Rhône-Alpes à Vaulx-en-Velin, par le groupe italien Garro Spa (420 emplois sauvegardés) ; la reprise extension du fabricant de produits de la mer surgelés Pickenpack-Gelmer par l’Islandais Iceland Group (290 emplois sauvegardés et 100 emplois créés).»
    Résumons tout cela : notez donc que l’on appelle « investissement étranger » les emplois créés par une filiale de Renault cédée à Volvo par échange de capital... Pourquoi pas, mais le moins que l’on puisse dire c’est que c’est tiré par les cheveux. » [Les 363 familles de salariés de Bourg-en-Bresse qui conservent leur emploi par ce tour de magie trouvent-elles à redire ?]

    « Notez également la « création de 100 emplois » et les « 420 emplois sauvegardés » de Pickenpack-Gelmer. C’est formidable, malheureusement on parle d’une cession qui a été annulée, l’investisseur providentiel ayant jeté l’éponge ! [Agoravox ne semble pas mécontent…] Et, pour couronner le tout, signalons qu’il s’agit au départ déjà d’un groupe islandais qui souhaite se débarrasser de deux encombrantes usines en les vendant à un des cadres islandais du groupe... [L’important, n’est-ce pas l’humain et la préservation des emplois ?] Qui finalement a donc refusé. Ça c’est de l’IDE, et du vrai ! En caricaturant [mais non, pas un instant !], une entreprise qui changerait de main chaque année de groupe étranger en groupe étranger serait chaque année considérée comme un IDE ! » [les militants d’Agoravox créent-ils plus d’emplois qu’ils n’en détruisent ?]

    « Quant à Florence & Peillon, la société était en liquidation et le tribunal de commerce a attribué sa reprise à un groupe italien, qui contrairement à ce qui est dit par l’AFII a d’emblée annoncé des suppressions de 10 % d’emploi !! [Et Agoravox, site militant optimiste qui fait sa litière sur le fumier de la misère sociale, d’ajouter :] Pour commencer... [C’est positif et compassionnel ?]

    Ne perdez pas de vue qu’il s’agit-là des trois (seuls) exemples de production mis en avant par l’AFII dans son rapport ! Et sur les 1 278 emplois portés par ces 3 exemples, seuls ceux de Renault, entreprise étrangère au demeurant, sont des créations d’emplois. Tous les autres, soit 70 %, sont des emplois qui seront dans le meilleur des cas maintenus. [Et en période de crise économique internationale, le maintien des emplois n’est donc pas pour Agoravox une bonne de satisfaction] Etait-ce là l’idée que vous vous faisiez, chers lecteurs [et salariés sauvés du chômage], de la France championne des investissements étrangers ? [La gauche extrémiste ne dénigre pas : elle éclaire les difficultés du monde du travail de sa lumière noire].

    Agoravox perd les investisseurs de vue
    Agoravox trompe ses lecteurs. Disserter sur ‘emplois créés’ et ‘emplois maintenus’ est hors sujet. Il est en effet question d’IDE (Investissement direct étranger) sans lesquels ni les uns ni les autres ne peuvent subsister. Pour en parler avec si peu d’humanité, les intervenants d’Agoravox ne semblent pas connaître le monde du travail en dehors des livres et des meetings et n’avoir jamais été frappés par le chômage.

    Il faut en effet oser ajouter : « Alors sur les 34 517 emplois que l’on nous annonce, combien sont réellement des créations... 30 % ? 20 % ? Probablement moins, même si le domaine des services est un peu moins sinistré [ou un peu plus résistant !] (KPMG en tête avec +800 personnes), ainsi que celui du tourisme (en tête de liste on apprend la création d’un hôtel par un groupe chinois, +360 personnes)... »

    Agoravox fait un amalgame

    Parti du rapport de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII), voyons à quoi en arrive Agoravox…
    Pour le lecteur qui ne serait pas encore tout à fait convaincu qu’il est manipulé par Agoravox les chiffres de nos bienfaiteurs politiques
    [reconnaissance probablement sincère…], précisons que les « sauvegardes » d’emploi par rachat de groupes étrangers sont calculées en brut, pas en net. [les salariés sauvés du chômage apprécieront cette approche comptable d’un sujet aussi humain ! ] Qu’est-ce que cela veut donc bien dire ? Vous allez tout de suite comprendre [enfin un peu d’optimisme : merci de nous faire confiance…]: souvenez-vous de l’usine Arcelor-Mittal rachetée par un groupe indien et son PDG charismatique, que Sarkozy avait promis de sauver. Eh bien, les 600 emplois seront bel et bien supprimés, retrouvez un article ici.» [Bel et bien ! Chaque emploi supprimé apporte de l’eau trouble au moulin grinçant d’Agoravox.]

    Résultat des courses : la cession de l’usine a été comptabilisée dans les investissements étrangers (là encore, je vous laisse apprécier la notion d’investissement), mais les 600 emplois supprimés ne sont bien sûr pas déduits des 34 517 « emplois créés / sauvegardés par les IDE » !!! Génial non ? Ou comment faire dire aux chiffres ce que l’on a envie d’entendre...

    Enfin, la dernière perle de ce fameux rapport concerne les aménagements fiscaux censées favoriser les IDE. En tête de liste on trouve, je cite : « suppression dès 2008 de la taxe sur les transactions boursières ». Une transaction boursière, Messieurs, Dames, voilà ce qui est pour nos gouvernants un investissement.

    Quelle conclusion ?

    Le danger de cet argument d’investissement étranger, c’est qu’il est extrêmement fondateur : « si les groupes étrangers viennent investir ici plus qu’ailleurs, c’est que nous sommes sur la bonne voix
    [voie ?], plus blanc que blanc, continuons ». Dans certains cas cela peut être vrai. Mais dans celui de la France, il signifie simplement que les capitaux des ex-entreprises françaises se promènent de main en main plus qu’ailleurs au gré des fluctuations.[Agoravox se soucie soudainement du grand capital !...]
    Et il est honteux d’utiliser cela comme argument politique en détournant complètement le sens des chiffres. La passivité des « journalistes » [ainsi ceux de La Tribune, ci-dessous] quand ils sont confrontés à ce sujet ou à son petit frère, "les Français ont un des taux de productivité les plus élevés au monde" est encore plus écœurante. [Agoravox a un petit cœur] Retenez un peu de tout cela, aidez nos politiciens à ne plus nous mentir. » [Pouvons-nous souhaiter qu’Agoravox cesse d’instrumentaliser la crise et les salariés ?]

    Malgré la crise, l'Hexagone reste une "valeur refuge" des investisseurs étrangers

    La Tribune.fr du 04/06/2009 se fait l’écho d’une étude du cabinet Ernst and Young, selon laquelle " l'Hexagone est toujours une "valeur refuge" des investisseurs étrangers" même en temps de crise économique. La France conserve donc son deuxième rang européen en terme d'attractivité.

    Une bonne nouvelle pour l'économie française. Selon une étude du cabinet Ernst and Young publiée ce jeudi, la France est restée une "valeur refuge" des investisseurs étrangers en 2008, et ce malgré la crise. L'Hexagone a ainsi conservé son deuxième rang européen en terme d'attractivité derrière le Royaume-Uni, mais devant l'Allemagne.

    L'année dernière, 523 projets d'implantation dans l'Hexagone ont été recensés, contre 541 l'an passé, d'après l'étude qui conclut que la France peut être "soulagée d'avoir évité une chute importante des implantations internationales". Les 206 "décideurs" interrogés dans le cadre de l'étude "reprennent en partie leurs jugements antérieurs (sur la France) et reconnaissent un modèle économique et social qui permet d'amortir les chocs".

    Néanmoins, le nombre de créations d'emplois lié aux investissements directs étrangers (IDE) a continué à reculer dans l'Hexagone (-11% en 2008) même si la chute a été plus forte sur l'ensemble de l'Europe (-16%). La baisse est particulièrement sensible dans le tertiaire (-16% de créations d'emplois par rapport à 2007) après quatre années de progression constante, tandis que les emplois liés aux implantations industrielles ont mieux résisté (-4%).

    Les investisseurs étrangers ont surtout intensifié leur implantation dans le secteur des services internet, des éco-technologies et de la logistique. L'industrie pharmaceutique a aussi fait figure de "secteur attractif", avec 711 créations d'emplois liées aux IDE contre 228 l'an passé.

    L'étude a donc de quoi réjouir le gouvernement d'autant plus que les trois quarts des investisseurs sondés se déclarent "confiants" dans les capacités de la France à affronter la crise, un niveau sans précédent depuis 2002. Les décideurs pointent parmi les atouts de la France l'indépendance énergétique du pays, l'esprit d'entreprise et un secteur bancaire qui offre des "preuves" de stabilité après avoir été jugé "moins dynamique" que d'autres.

    Résultat: 80% des entreprises interrogées n'envisagent pas de délocaliser une partie de leur activité hors de France cette année, contre 69% qui y songeaient en 2008. La France est même considérée comme le deuxième pays en Europe après l'Allemagne qui dispose du "plus d'atouts pour sortir de la crise". Seul bémol, l'Hexagone reste perçu comme un pays "compliqué" pour 70% des sondés.
    (Source latribune.fr)

    mercredi 28 janvier 2009

    Tous ensemble : 30.000 emplois sauvés par le médiateur du crédit

    Combien la grève en détruit-elle ?
    L’INSEE nous chiffrera-t-elle les dégâts occasionnés par la grève de jeudi ?

    Pendant que l’opposition entrave et détruit

    Instauré en octobre 2008, le dispositif de médiation du crédit aux entreprises a permis de préserver près de 30.000 emplois en France, précise un rapport d'activité rendu public lundi.

    Dans 64% des cas, la médiation s'est soldée positivement.

    Selon ce rapport, établi au 19 janvier, 4.439 entreprises ont saisi la structure, 4.054 dossiers ont été acceptés en médiation et près de la moitié (1.869) ont été instruits.
    Au total, la médiation du crédit a permis de préserver 29.878 emplois, en confortant 1.198 entreprises dans la poursuite de leurs activités, indique le rapport d'activité.

    Les banques prêtent, n'en déplaise à la gauche

    > "Les banques jouent le jeu", a déclaré René Ricol, le médiateur du crédit nommé fin octobre par Nicolas Sarkozy, sans attendre le contre-plan de relance du PS..., même s'il a fait état d'"îlots" et de "poches" de résistance.
    "Il y a des collaborateurs qui ont du mal à rentrer complètement dans le système", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

    >
    Il a toutefois appelé (l’opposition et les media alignés) à ne pas "jeter l'opprobre" sur les banquiers, faisant état de "tensions" persistantes dans les relations entre les établissements bancaires et les entreprises.
    "Nous avons des tensions du côté des entreprises qui ont du mal à comprendre que, certes il y a eu des pertes liées à la crise financière, mais que ça n'ouvre pas un droit absolu à crédit", a ajouté René Ricol.

    Le rapport précise que 95% des entreprises en médiation ont moins de 50 salariés et 77% ont au plus dix salariés. Elles relèvent principalement des secteurs des services (28%), du commerce (31%), du BTP (22%), de l'industrie (16%) et de l'agriculture et de la pêche (3%).
    Les encours de crédit traités en médiation sont inférieurs à 50.000 euros dans 61% des cas. Dans 13% des cas, ils sont compris entre 50.000 et 100.000 euros et, dans 7% des cas, ils sont supérieurs à 500.000 euros.

    "Abus du ‘soutien abusif’…"

  • René Ricol s'est félicité par ailleurs de l'engagement des banques à ne pas invoquer, "sauf cas exceptionnel qui impliquerait un risque anormal pour l'établissement", la notion de "soutien abusif" pour justifier leur refus d'accorder un crédit.
    Une banque peut en effet être tenue responsable par la loi d'avoir soutenu une entreprise en perdition et être assignée pour "soutien abusif".
    "Nous avons tous décidé qu'en période de crise il fallait prendre plus de risques. Parce que quand on prend moins de risques, ça va moins bien", a déclaré René Ricol.
    "Si on pense qu'une entreprise a un vrai potentiel et que nous serons heureux en France de l'avoir à la sortie de crise parce qu'elle sera une source de développement et d'emplois, évidemment on va la sauver. La notion de soutien abusif ne fait pas sens", a-t-il ajouté.
  • De son côté, Georges Pauget, président de la Fédération bancaire française (FBF), a réaffirmé que les banques jouaient "clairement le jeu du financement de l'économie", faisant valoir un "accroissement d'encours de 9%" en novembre 2008 par rapport à novembre 2007.
    "Si on regarde ce qui se passe dans le reste de l'Europe, on s'aperçoit que les banques françaises ont une progression de leurs crédits à l'économie supérieure de 1% par rapport aux autres pays", a-t-il dit.

    Les assureurs se mobilisent aussi

    René Ricol a en outre annoncé la signature d'une convention de partenariat entre le médiateur du crédit et les principaux assureurs-crédit avec pour objectif de faciliter l'accès à l'assurance-crédit aux entreprises et permettre un traitement efficace des dossiers en médiation.

    Encore des accords socio-professionnels

    Enfin, un accord a été conclu entre l'ensemble des organisations socio-professionnelles d'une part - la CGPME, le Medef et l'Union professionnelle artisanale - et les chambres de métiers et de commerce d'autre part sur l'instauration d'un réseau de "tiers de confiance".
    Ces personnes seront chargées au niveau local d'aider les entreprises à préparer leurs dossiers de médiation et devront s'assurer que celles-ci tiennent leurs engagements en échange des aides des banques, a précisé René Ricol.

    L’opposition ne réussira à saboter les efforts entrepris que si les Français se laissent berner par la gauche, qu'elle soit politique, syndicale ou médiatique.
    A commencer en résistant aux appels à la grève jeudi 29.