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mercredi 28 janvier 2009

Tous ensemble : 30.000 emplois sauvés par le médiateur du crédit

Combien la grève en détruit-elle ?
L’INSEE nous chiffrera-t-elle les dégâts occasionnés par la grève de jeudi ?

Pendant que l’opposition entrave et détruit

Instauré en octobre 2008, le dispositif de médiation du crédit aux entreprises a permis de préserver près de 30.000 emplois en France, précise un rapport d'activité rendu public lundi.

Dans 64% des cas, la médiation s'est soldée positivement.

Selon ce rapport, établi au 19 janvier, 4.439 entreprises ont saisi la structure, 4.054 dossiers ont été acceptés en médiation et près de la moitié (1.869) ont été instruits.
Au total, la médiation du crédit a permis de préserver 29.878 emplois, en confortant 1.198 entreprises dans la poursuite de leurs activités, indique le rapport d'activité.

Les banques prêtent, n'en déplaise à la gauche

> "Les banques jouent le jeu", a déclaré René Ricol, le médiateur du crédit nommé fin octobre par Nicolas Sarkozy, sans attendre le contre-plan de relance du PS..., même s'il a fait état d'"îlots" et de "poches" de résistance.
"Il y a des collaborateurs qui ont du mal à rentrer complètement dans le système", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

>
Il a toutefois appelé (l’opposition et les media alignés) à ne pas "jeter l'opprobre" sur les banquiers, faisant état de "tensions" persistantes dans les relations entre les établissements bancaires et les entreprises.
"Nous avons des tensions du côté des entreprises qui ont du mal à comprendre que, certes il y a eu des pertes liées à la crise financière, mais que ça n'ouvre pas un droit absolu à crédit", a ajouté René Ricol.

Le rapport précise que 95% des entreprises en médiation ont moins de 50 salariés et 77% ont au plus dix salariés. Elles relèvent principalement des secteurs des services (28%), du commerce (31%), du BTP (22%), de l'industrie (16%) et de l'agriculture et de la pêche (3%).
Les encours de crédit traités en médiation sont inférieurs à 50.000 euros dans 61% des cas. Dans 13% des cas, ils sont compris entre 50.000 et 100.000 euros et, dans 7% des cas, ils sont supérieurs à 500.000 euros.

"Abus du ‘soutien abusif’…"

  • René Ricol s'est félicité par ailleurs de l'engagement des banques à ne pas invoquer, "sauf cas exceptionnel qui impliquerait un risque anormal pour l'établissement", la notion de "soutien abusif" pour justifier leur refus d'accorder un crédit.
    Une banque peut en effet être tenue responsable par la loi d'avoir soutenu une entreprise en perdition et être assignée pour "soutien abusif".
    "Nous avons tous décidé qu'en période de crise il fallait prendre plus de risques. Parce que quand on prend moins de risques, ça va moins bien", a déclaré René Ricol.
    "Si on pense qu'une entreprise a un vrai potentiel et que nous serons heureux en France de l'avoir à la sortie de crise parce qu'elle sera une source de développement et d'emplois, évidemment on va la sauver. La notion de soutien abusif ne fait pas sens", a-t-il ajouté.
  • De son côté, Georges Pauget, président de la Fédération bancaire française (FBF), a réaffirmé que les banques jouaient "clairement le jeu du financement de l'économie", faisant valoir un "accroissement d'encours de 9%" en novembre 2008 par rapport à novembre 2007.
    "Si on regarde ce qui se passe dans le reste de l'Europe, on s'aperçoit que les banques françaises ont une progression de leurs crédits à l'économie supérieure de 1% par rapport aux autres pays", a-t-il dit.

    Les assureurs se mobilisent aussi

    René Ricol a en outre annoncé la signature d'une convention de partenariat entre le médiateur du crédit et les principaux assureurs-crédit avec pour objectif de faciliter l'accès à l'assurance-crédit aux entreprises et permettre un traitement efficace des dossiers en médiation.

    Encore des accords socio-professionnels

    Enfin, un accord a été conclu entre l'ensemble des organisations socio-professionnelles d'une part - la CGPME, le Medef et l'Union professionnelle artisanale - et les chambres de métiers et de commerce d'autre part sur l'instauration d'un réseau de "tiers de confiance".
    Ces personnes seront chargées au niveau local d'aider les entreprises à préparer leurs dossiers de médiation et devront s'assurer que celles-ci tiennent leurs engagements en échange des aides des banques, a précisé René Ricol.

    L’opposition ne réussira à saboter les efforts entrepris que si les Français se laissent berner par la gauche, qu'elle soit politique, syndicale ou médiatique.
    A commencer en résistant aux appels à la grève jeudi 29.