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dimanche 14 avril 2019

Dépenses publiques, c'est aussi quand Macron prend l'avion de la présidence pour faire 110 kms

"Le président français a préféré utiliser l'avion présidentiel pour effectuer un court trajet de 110 kilomètres"

Le jeudi 14 juin 2018, Macron s'est transporté en biréacteur Falcon de La Roche-sur-Yon en Vendée à Rochefort en Charente-Maritime.

Le Falcon, un avion d'affaires produit par l'entreprise Dassault.
Le Falcon, un avion d'affaires produit par l'entreprise Dassault




35 minutes de vol en Falcon ou 1h30 en voiture Pour faire le trajet entre la Roche-sur-Yon (Vendée) et Rochefort (Charente-Maritime), soit un peu plus de 100km, le président Emmanuel Macron a choisi de prendre le jet de la présidence, jeudi 14 juin 2018. 

La veille, il avait déjà fait Paris-Montpellier et Montpellier-La Roche-sur-Yon avec le Falcon qui est affecté à la présidence. 
Résultat de recherche d'images pour "Falcon presidentiel"A Montpellier (Hérault), il a prononcé un discours sur des réformes sociales à venir. Il s'est ensuite rendu à un hommage à Clemenceau en Vendée. A Rochefort, il va notamment se rendre à la Maison Pierre-Loti, site prioritaire pour son projet de Loto du patrimoine. Selon les trajets empruntés et les conditions de circulation, le trajet La Roche-sur-Yon-Rochefort met 1h40 en voiture.

Alors que de nombreuses réformes, qui réclament des économies dans presque tous les secteurs, étaient promises depuis l'arrivée de Macron à l'Elysée, ce voyage passe mal. Il intervient deux jours après les déclarations du président de la République sur les aides sociales. Dans une opération de communication diffusée sur son compte Twitter, on entendait un très compassionnel Emmanuel Macron s'irriter : "on met un pognon de dingue dans des minima sociaux et les gens ne s'en sortent pas", dans une vidéo du 13 juin.

Dans cette vidéo tweetée par sa directrice de la communication, l'illustre Sibeth Ndiaye, dont il fera la porte-parole "brut de décoffrage", Macron résume sa philosophie devant ses collaborateurs dans un langage relâché, à quelques heures d'un discours "stratégique" sur sa politique sociale prévu à Montpellier, mercredi 13 juin vers 11h30. "Je vais faire un constat qui est de dire: on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c'est qu'on doit mieux prévenir - ça nous coûtera moins, ensemble - et mieux responsabiliser tous les acteurs", avait clamé le "président des riches". 

"Le Président? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu'il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot !", a tweeté sa conseillère en postant la vidéo, S. Ndiaye.
  
L'ancien banquier pérore alors sur le social et les difficultés des autres, les "gueux". "Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir. Par l'éducation...", lance Emmanuel Macron. "Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté. Et sur la santé c'est pareil. Tout le système de soins que je veux repenser, c'est aller vers plus de prévention pour responsabiliser, y compris les acteurs de soins", insiste le chef de l'Etat.

"La solution la plus économique" pour l'Elysée.
BFMTV a tendu la perche à l'Elysée  sur la pertinence de ce voyage en jet. "C'est la solution la plus économique, qui permet de se poser en sécurité, qui permet l'extraction rapide du président et de mieux gérer les heures de vol de l'équipage", affirme l'entourage d'Emmanuel Macron, qui choisit la facilité contre le coût. Et de souligner l'exposition du chef de l'Etat : "le président n'est pas une personnalité comme tout le monde. Il y a un impératif de sécurité et un impératif de temps"
"Le Falcon aurait de toutes façons dû aller de la Roche-sur-Yon à Rochefort pour être au plus près du président, tente d'expliquer le Château. Plutôt que de voler à vide pour ce faire, il a volé avec le président et une partie de sa délégation", ajoute cette source. 

En juin 2015, Manuel Valls, alors premier ministre, avait déclenché une vive polémique autour de l'utilisation du Falcon par le gouvernement. 
Image associée
Officiellement, il s'était rendu en Falcon à une "réunion de travail" avec l'UEFA à Berlin, rappelle BFMTV. Mais la chaîne macronienne omet d'indiquer qu'en vérité, ce qui motivait Valls pour le Falcon, le 7 juin 2015, était de transporter deux de ses enfants de Poitiers à Berlin pour assister au match de Ligue des champions, dans lequel leur équipe de coeur était engagée, la finale FC Barcelone-Juventus Turin à l'invitation du président de l'UEFA, le Français Michel Platini. 
A l'époque, le magazine Challenges avait calculé que le coût horaire moyen d'un Falcon 2000 était de 4.251 euros en 2013, selon les derniers chiffres fournis sur le sujet par le ministère de la Défense. Face au scandale, le Catalan s'était engagé à rembourser 2.500 des 14.200 euros.

Quant à lui, le président Macron avait déjà fait polémique avec le jet de la République en juin 2017, pour les élections législatives. Il l'avait utilisé pour faire un Paris-Touquet (environ 250 km) et retour, pour aller voter. Il lui en aurait coûté environ 9 euros en "car Macron"...

Alors que l'Elysée se défend déjà du budget destiné à la vaisselle du Palais, ces 35 minutes de vol sont aujourd'hui jugées irresponsables et irrespectueuses du contribuable.

lundi 17 septembre 2018

Suppression de 1.800 postes de fonctionnaires de l'Education : priorité à la jeunesse ou aux économies ?

1.400 postes d'enseignants retirés au secondaire: Macron "dégraisse le mammouth"...

"Au moins 400 postes administratifs" sont concernés par les économies du pouvoir macronien

Selon Macron, on n'est pas encore à l'os...
Blanquer aborde ainsi l'austérité de manière trompeuse et méprisante. Les 1.800 suppressions de postes dans l'Education nationale annoncées dimanche soir ne sont pas tous des postes d'enseignants. Ainsi, d'une part, la précision apportée lundi par le ministre Jean-Michel Blanquer sur France Inter sous-entend que les personnels administratifs de l'Education sont quantité négligeable, et d'autre part, que la disparition massive de 1.400 enseignants du cycle secondaire ne devrait en rien affecter la qualité de l'enseignement.

"Il y a au moins 400 postes administratifs en moins, et probablement davantage. C'est des choses qui doivent s'affiner avec le temps et même avec la discussion budgétaire", a lâché le ministre de l'Education nationale, interrogé sur la répartition des 1.800 suppressions de postes, annoncées dimanche dans un entretien avec Le Figaro.

Le ministre a expliqué avoir "négocié avec Bercy (...), sachant qu'on vise l'intérêt général de tous les Français: réduire le déficit de l'Etat"Ces suppressions de postes ne concerneront que le second degré, c'est-à-dire les collèges et les lycées, ainsi que les services administratifs. 

Le privé et le public seront aussi mal lotis
"Il y a aussi les suppressions que nous ferons dans l'enseignement privé, 20% (...) Cela touche dans cette proportion-là l'enseignement privé", a-t-il ajouté.
L'Education nationale compte "un peu plus d'un million de fonctionnaires pour 12 millions d'élèves", a-t-il rappelé.

Parallèlement à ces suppressions, le budget du ministère sera augmenté de 850 millions d'euros, soit 1,7%.

Déshabiller Pierre pour habiller Fatima ?
Il s'agit, selon Blanquer, d'être en "capacité d'augmenter le pouvoir d'achat des professeurs, puisque tout le monde dit bien aujourd'hui que le problème, c'est l'attractivité du métier de professeur".
Le ministre vise ainsi "1.000 euros de plus sur une année en début de carrière" pour un professeur débutant. Rapidement, les victimes de ce miroir aux alouettes verront leur carrière stagner avec le gel des points d'indices, donc des fins de carrières problématiques avec de grands enfants à charge.

Le ministre a par ailleurs annoncé la création d'un gadget, un "observatoire du pouvoir d'achat des professeurs", afin, a-t-il expliqué, de "nourrir le dialogue social et avoir une vision à l'échelle du quinquennat des augmentations que nous allons faire". Fera-t-il bouillir la marmite ?

"Les taux d'encadrement dans tous les départements de France, ruraux et urbains vont s'améliorer à l'école primaire," promet le ministre : moins d'élèves par classe dans toutes les écoles primaires de France au cours des années qui viennent".

Fidèle à l'objectif fixé par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de supprimer 120.000 postes dans l'ensemble des trois versants de la fonction publique au cours du quinquennat, le premier ministre Edouard Philippe avait déclaré au mois d'août que 4.500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d'État en 2019 et plus de 10.000 en 2020.

samedi 8 septembre 2018

Faut-il taxer les transferts des sportifs professionnels pour financer le sport amateur?

Un sénateur propose de taxer les transferts des sportifs pro pour financer le sport amateur

Incohérence des choix politiques et budgétaires de Macron

L'obtention des Jeux Olympiques d'été à Paris en 2024 n'a pas dissuadé le gouvernement de Macron d'annoncer la suppression de 1.600 postes au ministère des Sports d'ici 2022,. Vendredi 7 septembre, le sénateur Union centriste (UDI) du Doubs et soutien d'Alain Juppé à la primaire présidentielle des Républicains de 2016, Jean-François Longeot, a donc dû interpeller la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, pour lui proposer une taxe sur les transferts de sportifs professionnels, rapporte France Bleu Besançon.

Résultat de recherche d'images pour "macron porte coupe du monde juillet 2018"Après avoir récupéré la victoire surprise des Bleus au Mondial de football, s'exhibant aux côtés des joueurs, Macron n'a pas hésité à frapper au portefeuille les clubs qui ont formé les champions du monde. 

La lettre de cadrage de Matignon est assortie de la décision d'une baisse de 30 millions d'euros de son budget pour faire supporter des économies budgétaires par la jeunesse et leurs encadrants sportifs
Résultat de recherche d'images pour "macron JO ete 2024"Seuls les clubs les plus fortunés pourront désormais supporter la charge budgétaire constituée par leurs CTS (conseillers techniques sportifs d'Etat, CTS), dès lors que l'Etat se sera déchargé sur les collectivités territoriales déjà privées par le gouvernement des subventions nationales leur permettant de faire face aux nouvelles dépenses qu'il leur délègue.

Jean-François Longeot propose ainsi de taxer les transferts entre clubs professionnels à hauteur de 5%

Le mouvement sportif doit trouver des financements nouveaux.
"Il appartiendrait au Parlement de déterminer" le montant des taxes sur les transferts de joueurs, "dès lors qu'ils dépassent un certain montant".
 
L'argent récolté serait ensuite reversé au Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Le sénateur, un ex-attaché territorial principal, estime que cette taxe apporterait "une masse d'argent importante pour les clubs amateurs".

Cette manne permettrait de soutenir les clubs amateurs, confrontés à des difficultés budgétaires croissantes, "notamment en milieu rural", se désole l'élu. Jean-François Longeot affirme qu'il ne veut pas "se lamenter en disant qu'on ne trouve plus d'argent pour alimenter les clubs amateurs et pour les aider".

Quel parlementaire proposera de taxer les super-revenus des stars du foot ?
Résultat de recherche d'images pour "macron et les Bleus juillet 2018"
Les députés et sénateurs acceptent de reverser une partie de leurs salaires d'élus à leur parti. Il est donc étrange que l'idée d'appeler les gros salaires du sport - notamment dans le foot ou le tennis - à contribuer à l'effort de formation dont ils ont bénéficié, grâce à la solidarité nationales des contribuables.

Benzema (7,92 millions de livres sterling (2016) paie-t-il ses impôts en France ?


 
Avec 22,2 millions de salaire annuel, le footballeur Paul Pogba, qui s'est délocalisé au Manchester United, est le sportif français le mieux payé. 

mardi 7 novembre 2017

Vives contestations des avantages exorbitants des ex-présidents de l'Assemblée

Indécent bras de fer en temps de votes d'économies demandées aux institutionnels

Président en exercice, François de Rugy prône le statu quo...

Budget fleurs excessif
Le serrage de vis budgétaire épargnera-t-il les serviteurs de la République au Palais Bourbon ?  La fonction de président de l'Assemblée nationale n'est pas bénévole... Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a engagé un bras de fer avec le Premier questeur de l'Assemblée nationale, son grand argentier, Florian Bachelier : conflit d'intérêts ? 
Théoriquement d'accord sur la nécessité de reviser à la baisse les dépenses de la Chambre basse pour faire des économies, les deux macroniens divergent dans la pratique sur l'usage des fonds dégagés.
Florian Bachelier a soulevé un vent de colère en affirmant sa volonté de restituer  à l’Etat "une partie des sommes économisées".
Ce week-end, le député d'Ile-et-Villaine, un avocat d'affaires, a réservé à la presse (JDD/ Le Parisien) l'annonce de son intention de revoir à la baisse le budget annuel de 550 millions d’euros de l’Assemblée, mettant ainsi le feu aux poudres.
"Je n’ai pas été élu sur un mot d’ordre de baisse des dotations de l’Etat", rugit Rugy dans Libération. Et de prétendre : "Il suffit de comparer avec les Parlements de nos voisins pour comprendre que l’Assemblée n’est pas surdotée."

Un vif désaccord sur fond de lutte d'influences.
Primo-député d’Ille-et-Vilaine, Florian Bachelier, est un protégé de Richard Ferrand, marcheur de la première heure et patron des députés LREM, lequel a le plus grand respect des deniers de l'Assemblée, lui qui y a embauché son propre fils comme collaborateur parlementaire (Émile Ferrand, durant cinq mois pour 2.222 euros, quand le SMIC s'élevait à l'époque à environ 1.133 € par mois ). Selon France Info, le cabinet du père le justifia en ces termes: "En Centre-Bretagne, ce n'est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet"...

Richard Ferrand caresse l’espoir qu'à mi-mandat, il remplacera au perchoir un Rugy supposé élu pour la totalité de la législature…
Mercredi, le bureau de l’Assemblée devrait donc être le théâtre d’une passe d’armes à fleurets mouchetés.
  
La chasse au gaspi est ouverte

Résultat de recherche d'images pour "questeurs de Assemblee"
Solère penche au centre?
pour ne pas être coupé sur la photo ?
Composé notamment des représentants des groupes, des questeurs et des vice-présidents et du président, le Bureau est décisionnaire sur les règles financières internes à l'Assemblée. Les trois questeurs (qui ont en charge le suivi du budget de l’Assemblée), Bachelier, 38 ans, Thierry Solère (46 ans, Les Constructifs) et Laurianne Rossi (33 ans, LREM) s'affronteront à l’occasion d'un point sur les économies réalisées et davantage encore lors du débat sur celles à engager. En épluchant les comptes de l’Assemblée, le trio mis au jour nombre de dépenses à ses yeux superflues, voire injustifiées.

Des dépenses injustifiées sont visées.
Citons une division par deux du coût de l’arbre de Noël de l’hôtel de Lassay (120.000 euros), 
la suppression des billets SNCF gratuits ou à prix réduit pour les ex-députés (800.000 euros d’économies), 
ou la limitation aux seuls élus d’outre-mer d’un crédit de transport (et non plus à leur conjoint et leurs enfants)… "Nous pensons parvenir à 1 million d’économies sur 2017", estime Bachelier. Qui ne compte pas s’arrêter là : "Notre but est de réduire les dépenses de 10 millions d’euros en 2018 et de 15 millions par an sur le reste de la mandature", avance-t-il, avec des cibles bien identifiées pour y parvenir. 

Les questeurs sont tombés sur deux gisements d’économies aussi prometteurs que sensibles. "On a découvert que les avantages accordés pour dix ans à ses anciens présidents - une voiture avec chauffeur, un bureau et un collaborateur - coûtent 330.000 euros par an à l’Assemblée, indique Bachelier. Moi, je ne sais pas expliquer cela à nos concitoyens." 

Le zèle des questeurs dépasse les bornes, selon Rugy.
"Les anciens présidents de la République, les anciens Premiers ministres et même les anciens ministres de l’Intérieur bénéficient de ce type d’avantages", fait valoir l’ancien Vert converti aux ors de la République et futur bénéficiaire. A ses trois prédécesseurs sur dix ans, le LR Patrick Ollier, le LR Bernard Accoyer et le PS Claude Bartolone,  Rugy a donc assuré qu'une telle mesure n’est pas prête d’être inscrite à l’ordre du jour du bureau de l’Assemblée, seul décisionnaire en la matière…

Le rachat par l’Assemblée de l’hôtel de Broglie est une autre pomme de discorde. 
Décidé en 2016, mais non finalisé encore, le bâtiment classé aux Monuments Historiques, 7.158 m2 situés Rue Saint-Dominique, Paris 7e, à deux pas du Palais-Bourbon, ce rachat inopportun est aussi dans le collimateur des questeurs. Bien qu'il ait hébergé le ministère de la Ville et, à partir de 2012, le ministère des Droits des femmes occupé par Laurence Rossignol (PS) et l'Observatoire de la laïcité), puis par le secrétariat d’État chargé du Numérique, un réaménagement des bureaux serait à nouveau nécessaire, sans doute pour satisfaire Mounir Mahjoubi, mais Bachelier a failli rouler en marche dans le fossé : "Cela s’élève à 40 millions d’euros, soit 360.000 euros par bureau double installé ! s’étrangle le questeur. Comme l’Assemblée doit encore verser 63 millions à l’Etat pour l’achat de cet hôtel particulier, l’addition s’élève à 100 millions !" Pour Bachelier, aucun doute, il faut annuler l’opération : "Au moment où le chef de l’Etat envisage de diminuer d’un tiers le nombre de députés, un tel investissement est disproportionné."

Vendredi, son entrevue avec le ministre du Budget a fini de le convaincre : une décision de renoncement au rachat ne gênerait pas l’Etat, qui a d’autres acheteurs potentiels en vue… Quant à Rugy, qui veut étendre son emprise, il ne l’entend pas ainsi : "L’opportunité de mettre la main sur des locaux proches de l’Assemblée nationale ne se présente pas tous les jours, insiste-t-il. 
L’Assemblée loue chaque année 2,5 millions d’euros un immeuble de bureaux 3, rue Aristide-Briand (Paris 7e). L’hôtel de Broglie pourrait donc être amorti sur trente ans…" Pas question donc de céder à "l’immédiateté" : les élus de la société civile peineraient-ils, malgré leur jeune âge, à se projeter ? 
"On en discutera devant le bureau avant la fin de l’année : il faut lancer les travaux de réaménagement au plus vite", clame Rugy. Et de tacler Bachelier : "Il ne faut pas laisser entendre que les choses sont faites [réglées] alors qu’elles ne le sont pas !". Rugy veillera à atteindre en 2018 l'"objectif une rénovation thermique écologique exemplaire" de l'Hôtel de Broglie...

jeudi 24 août 2017

La peau de Macron n'a pas de prix, pour l'Etat

26.000 euros en trois mois : l'incroyable facture de maquillage d'Emma­nuel Macron

Les économies, c'est pour les électeurs...

Manucuré, maquillé et photoshoppé
Brigitte n'aime pas les vieilles peaux et le trentenaire a visiblement peur de vieillir.
Le Point révèle où passe le budget de l'Elysée en publiant la facture de 26.000 euros de frais de maquillage pour les trois derniers mois de prési­dence de Emma­nuel Macron. A raison de 92.000 euros par an, à la fin du quinquennat, la bonne oxygénation de sa peau nous aura coûté 460.000, le prix d'une belle maison de province... 

Bien que l'ancien conseiller de Hollande ait décidé de se démarquer de lui en n'embau­chant que des pres­ta­taires privés, la note atteint un niveau stratosphérique d'autant plus indécent que l'Etat macronien est en période d'économies imposées aux collectivités territoriales

On se rappelle encore du scandale de la note de coif­fure du président François Hollande. Il avait à l'époque déclen­ché réac­tions scan­da­li­sées et moque­ries. Le coif­feur, à l'époque embau­ché pour près de 10.000 euros par mois pour être dispo­nible jour et nuit pour le président, n'a rien à envier à la maquilleuse d'Emma­nuel Macron. 

Trois factures maquillage, pour un total de 26.000 euros, couvri­raient les trois premiers mois de prési­dence d'Emma­nuel Macron

Macron hypertendu,
comme une peau de tambour
Déjà attachée au candidat de la prési­den­tielle comme un point noir sur une peau d'adolescent bouton, la maquilleuse d'Emma­nuel Macron n'a pas lâché l'affaire. Elle a la garde offi­ciel­le­  du teint bronzé et reposé en toutes circons­tances du souverain républicain.
Une perle plus rare que la maquilleuse de Nico­las Sarkozy, Marina Miche­net, qui ne touchait que 8.000 euros par mois à l'époque. L'épouse sexagénaire ne supporte pas le teint fripé d'Emmanuel au réveil.
François Hollande justifiait ses frais de coif­fure par l'extrême dispo­ni­bi­lité de son coif­feur atti­tré. Quelle sera donc celle d'Emma­nuel Macron à l'ère des efforts que le président de la Répu­blique impose aux Français ? 

Résultat de recherche d'images pour "macron profil barbe"
C'est Brigitte Macron soi-même qui se serait occu­pée de faire embau­cher la fée des soins du visage

Après le metrosexuel (homme urbain, soucieux de son apparence -amateur de mode, beauté, déco…- et l’übersexuel (barbe de trois jours, à défaut de poils dépassant de la chemise "sans cravate"), Macron nous annonce l’arrivée du spornosexuel (homme à l’allure "photoshopée", ci-contre) ?

jeudi 27 juillet 2017

Avec Brigitte Macron, ce n'est pas la fin des emplois familiaux...

Cohérence: les députés votent pour l'interdiction de leurs emplois familiaux

Les députés français ont voté jeudi l'interdiction des emplois familiaux pour les ministres, parlementaires et élus locaux

Emploi fictif et favoritisme pour Brigitte.
Certains ministres du cabinet Macron
sont écartés, au même motif
Cette mesure phare des deux projets de loi de moralisation de la vie publique débattus par l'Assemblée nationale, est la conséquence des affaires d'emplois fictifs présumés dont le député PS Edouard Ferrand et le ministre socialiste Bruno Le Roux auraient fait profiter leurs proches, épouses ou enfants mineurs.

Par un vote à main levée, les députés ont successivement adopté les articles du premier projet de loi qui interdit les emplois familiaux pour les ministres, puis celui pour les parlementaires et enfin celui pour les élus locaux.

La version votée par le Sénat
 est complétée par un amendement adopté de la commission des Lois de l'Assemblée. Il crée une distinction entre emplois familiaux pour "la famille proche" qui seront interdits et emplois pour les personnes du second cercle (liens hors familiaux, ancienne famille) qui devront faire l'objet d'une déclaration.

Le député d'extrême gauche
Eric Coquerel s'insurge en outre contre l'incohérence du distinguo en faveur des ministres mais pointant les députés.


Le même député s'élève également contre la faveur accordée aux lobbies
par les apprentis députés de la majorité :


La majorité présidentielle a mis le désordre dans les débats parlementaires
 

Du retard a été pris dans l'examen de ces deux projets de loi du fait de nombreux incidents en séance provoqués par les cafouillages de vices-présidentes en apprentissage d'une fonction exigeant des compétences que n'ont pas acquis les élu(e)s novices de la société civile (liens PaSiDupes 1-  2 - ), et aussi du fait du flot d'amendements suscités. Il restait mercredi à examiner près de 750 amendements aux deux textes.

La fin des débats et des scrutins prévus initialement jeudi soir devraient avoir lieu vendredi soir ou samedi matin.
Le gouvernement a décidé d'utiliser la procédure accélérée - expéditive, selon l'opposition - qui permet de réduire le nombre de navettes entre les deux assemblées, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée dans la foulée pour tenter de mettre au point des textes communs aux deux chambres.
Les deux textes devraient être définitivement adoptés début août par le Parlement, l'Assemblée ayant constitutionnellement le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.

L'épouse du président réclame pourtant un emploi familial

C'est une promesse du candidat trentenaire à son épouse retraitée
C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, ce qui n'empêche qu'accorder un statut et un budget à une Première dame provoque des remous aussi bien dans la classe politique que dans l'opinion, laquelle ne supporte pas plus Brigitte Macron que Valérie Trierweiler.

Certains parlementaires de la majorité présidentielle y sont aussi opposés. "Je serais d’avis qu’on reste comme avant et qu’il n’y ait pas vraiment d’enveloppe budgétaire pour elle", a ainsi déclaré Géraldine Bannier, députée MoDem de la Mayenne et rivale de l'attachée parlementaire de Jean Arthuis, qui avait été officiellement annoncée comme candidate LREM et est désinvestie. Cette professeur agrégée de lettres classiques est pourtant une collègue de la première dame putative.

Le député PS Luc Cavournas, lui, va plus loin
: "Je ne vois pas pourquoi la femme du chef de l'État aurait un budget sur de l'argent public. On est en train de nous dire qu'il faut recruter des centaines d'administrateurs à l'Assemblée pour contrôler tous nos tickets de caisse et on va allouer un budget à la femme du chef de l'État. Je ne suis pas d'accord".

Même désapprobation du député de la France Insoumise, Eric Coquerel : "Brigitte Macron serait donc une collaboratrice ? Pourtant on va interdire aux députés d'employer leur famille non ?"

Une décision qui a également indigné l'opposition de droite. Le député LR Thierry Mariani a twitté sur l'arrogance du couple présidentiel :



Le président n'a que faire de moralisation de sa pratique.
Le couple Macron ne craint pas de susciter la polémique à l'heure où le Parlement débat de la moralisation de la vie politique qui vise à imposer des économies sur les budgets des différents ministères et notamment à interdire les emplois familiaux.
Dessin de Régis Hector
La majorité ne s'interroge pas sur l'inutilité de la fonction de Première dame. 
Et donc de son statut. Mais des défenseurs 'cohérents' des deniers publics qui soutiennent parallèlement la création de son statut prétendent qu'officialiser la fonction permettrait davantage de "transparence" et de "réguler son budget", assure la députée LREM Olivia Grégoire qui passe à côté de la question du gaspillage à la tête de l'Etat. Cette élue de la nouvelle majorité est une professionnelle des cabinets ministériels: à 38 ans, elle n'a aucune expérience de la vraie vie, puisqu'elle fut successivement collaboratrice du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin (2002-2005) et de Xavier Bertrand (2005-2007), mais n'a jamais voté, ni géré un budget public 

Le personnel qui fait le travail de Brigitte Macron sera-t-il bénévole ?
Brigitte Macron s'est attribué un emploi qui n'existe pas. Elle n'a aucun statut offiiel mais "les Français la sollicitent sur des centaines de courriers par jour", raconte l'Elysée. "Elle ne va pas dire: "Je vais arrêter; je vais m’occuper des nappes et des fleurs à l’Élysée' ". Ce qui ne serait pas non plus dégradant.
La princesse consort squatte déjà un bureau de l'Elysée, entourée de deux à quatre collaborateurs, selon les sources. Elle "traite" en particulier de sujets liés à l'éducation et au handicap.

Dans le cadre de cette réforme, qui pourrait entrer en vigueur d'ici à la rentrée le président Emmanuel Macron se serait résolu à ce que son épouse ne soit pas rémunérée par l'Etat. Il était en effet moralement difficile de demander aux armées en guerre dans plusieurs zones du monde d'accepter des coupes budgétaires qui mettent en péril leur sécurité et de rétribuer une épouse non élue
Pour Brigitte Macron, ce n'est pas la fin des emplois familiaux :  c'est le début...