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samedi 14 décembre 2019

La ministre des Sports de Macron, exfiltrée sous les huées d'opposants à la réforme des retraites

Maracineanu s'est fait chahuter par des supporteurs de foot

"Ici, il n'y a personne pour Macron; alors tu prends la voiture et tu t'en vas", lui signifie un mécontent

Vendredi soir, à Saint-Ouen - ville de Seine-Saint-Denis prise par l'UDI au PCF (depuis 1945) -, elle était venue assister à la rencontre entre le Red Star et Quevilly. Mais Roxana Maracineanu a été contrainte de quitter le stade Bauer, sous les cris hostiles des supporteurs. 

Ex-candidate sur la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon (élue des Hauts-de-Seine, au 15e rang), l'ex-championne est élue au Conseil régional d'Ile-de-France le 21 mars 2010. Mais elle s'est ralliée à Macron et a découvert que les électeurs n'ont pas la mémoire courte. La ministre des Sports a dû quitter le stade sous la pression de locaux, après avoir "bu un coup avec des amis". 

VOIR et ENTENDRE la scène, dont Le Point - propriété de la famille Pinault - censure le son:
A l'information pleine et entière, Le Point substitue son propre commentaire...

"Tout le monde déteste la ministre"

Une vidéo
- non expurgée - circulant sur les réseaux sociaux donne à voir des supporteurs prenant à partie l'ancienne nageuse la ministre de Macron. 

BFMTV produit le document sans en dissimuler les invectives lancées à la ministre du gouvernement...


Maracineanu avait déjà été interpellée par un supporteur dans les travées du stade à la mi-temps de la rencontre, avant qu'un attroupement ne se forme. 

En dépit des cris de haine essuyés, la ministre a malgré tout montré son intention de revenir à Bauer dans le futur. 
"J'étais venue pour une prise de contact avec un club qui défend des valeurs dans lesquelles je me reconnais. [sic] Il est situé à quelques pas du cœur des prochains JO de Paris 2024 et j'ai envie de le soutenir. Je reviendrai...", a défié la ministre.

mercredi 11 septembre 2019

Foot et homophobie: Macron navigue à voile et à vapeur

L'homophobie dans les stades, nouvelle ligne floue de l'idéologie macronienne

L'homme à la "pensée complexe" - comme ses préférences sexuelle, selon la rumeur - appelle à la "clarté" et au "discernement"






Macron s'est exprimé ce mardi sur la polémique née des chants et banderoles dits "homophobes"
qui ont provoqué des réactions vertueuses d'arbitres: ils ont sifflets des arrêts de rencontres en Ligue 1 de football pour chants homophobes et injures diverses, pensant ainsi répondre à l'attente du président de la république. 
Or, celui-ci a surpris en réaffirmant la nécessité de lutter contre les discriminations, tout en laissant toute latitude aux supporters et aux autorités pour faire preuve de... "discernement", aucun n'étant requis, en revanche, en matière de racisme supposé

Trois joyeux drilles à Saint-Martin
En même temps, Macron a soutenu Roxana Maracineanu, sa ministre des Sports, qui s'était clairement déclarée en faveur de sanctions et qui avait sèchement répondu au président de la FFF, défenseur des moeurs actuelles de supporteurs au langage provoquant : "On ne saurait accepter ce qu'il se passe, la ministre est dans son rôle.," a commenté Macron, mécontentant les deux équipes à la fois. Ces dernières semaines, Noël Le Graët s'était exprimé contre ces arrêts dans des propos qui ont fait polémique dans les milieux bien-pensants.

La ministre et le patron du foot se livrent une bataille médiatique dans laquelle Macron est donc venu ajouter la confusion là où les lignes étaient opposées, mais sans ambiguïté. 

"Que la LFP et les clubs prennent leurs responsabilités," délègue Macron


Résultat de recherche d'images pour "penis captivus"Insondable spécialiste en manipulation de l'opinion, Elabe est fin prêt à nous sortir un sondage pour nous dire que Jupiter est mort et que le Macron nouveau est arrivé. Avant le Beaujolais... Macron veut faire avancer les luttes contre les discriminations mais, en même temps, Manu ne valide pas totalement les nombreux arrêts de rencontres. "C'est une question de discernement. C'est le rôle de l'arbitre, c'est le rôle de la Ligue avec les clubs. Il faut que la LFP et les clubs prennent leurs responsabilités, parlent aux supporters. Il ne faut pas éditer une règle fixe." Dans ce dossier, c'est encore un message remanié et  flou qu'il fait passer aux autorités sportives : à elles de se débrouiller, en attendant la prochaine volte-face.


Résultat de recherche d'images pour "penis captivus"Macron justifie ses postures incertaines, dont la dernière qui désapprouve maintenant toute décision systématique de faire arrêter les rencontres. L'arrêt brutal d'une activité peut avoir un effet pervers - sans doute l'effet "penis captivus" -, estime-t-il pour l'heure: "Il faut du bon sens car si j'étais supporter, j'insulterais si j'étais à cinq minutes d'un match que je suis en train de perdre", a-t-il avoué, tout en réaffirmant la nécessité d'être "intraitable sur le fond", car "il faut que les comportements racistes et homophobes cessent". Ici, les deux mêlés, si on ose dire.

"Panem et circenses" (du pain et des jeux), une pratique populiste plus que jamais valable dans le "monde nouveau" macronien
Résultat de recherche d'images pour "Macron LGBT"
Fan de football et notamment de l'OM, Macron a rappelé les valeurs qu'il prête à ce sport. "Le football doit réconcilier tout le monde. Il doit porter les valeurs de notre pays. Il n'y a pas de polémiques à avoir. Il faut de la clarté sur les principes et du discernement dans l'application. Je souhaite que tout le monde travaille ensemble."
"Je suis moi-même amateur de football, a-t-il poursuivi. Je ne suis pas naïf et on sait que ce qu'est un stade qui s'embrase. Et parfois, des noms d'oiseaux volent. Je ne suis pas en train de dire que tout cela doit se terminer mais on ne peut pas expliquer tous les jours à nos jeunes et moins jeunes qu'il faut mettre de la décence dans le pays, qu'il faut enlever de la violence, et dire qu'il faut accepter les pires choses. Chacun doit un peu bouger."

"Le football doit réconcilier tout le monde" ?

Le doigt menaçant de Macron (index pointé) est-il "friendly"?
 Noël Le Graët semble le sentir passer, le doigt de la "réconciliation"
L'affrontement entre Macron et Noël Le Graët ne renforce pas le gouvernement. Alors qu'une controverse oppose Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, à Noël Le Graët, le président de la Fédération Française de Football (FFF), Macron s'est à nouveau exprimé sur l'homophobie dans le football. A la sortie d'un débat sur la lutte contre la pauvreté à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), sans aucun rapport avec ce qui le taraude, il a souhaité que "tout le monde travaille ensemble", "sans fausses polémiques".

Il n'y a ni "actif", ni "passif" : "Chacun doit un peu bouger"
"Je ne suis pas non plus naïf, a commenté le chef de l'Etat. On sait ce qu'est un stade qui s'embrase et parfois les noms d'oiseaux, pour dire le moins, qui volent. Donc, je ne suis pas en train de dire que tout ça doit se terminer."

Quand Macron était favorable à l'arrêt des matches de football, en cas de cris homophobes ou racistes

Pas plus tard qu'en juillet dernier, Macron soutenait encore clairement sa ministre des Sports, Roxana Maracineanu. 

Résultat de recherche d'images pour "stade banderole homophobe"
Le dimanche 7 juillet, Macron s'était dit favorable à l'arrêt des matches de football en cas d'incidents racistes ou homophobes. "On ne peut pas s'habituer à l'homophobie et au racisme sous prétexte que l'on serait dans un stade de football", avait estimé le président de la République, lors d'un entretien avec franceinfo, effectuant un grand retournement.
Résultat de recherche d'images pour "joueurs de foot gestes gays""Il n'y a aucun sport dont l'ADN, dont les racines, dont l'esprit, c'est le discours de haine", avait expliqué le chef de l'Etat. "On ne peut pas s'habituer à l'homophobie et au racisme sous prétexte que l'on serait dans un stade de football", avait-il ajouté dans un entretien accordé quelques minutes avant la finale de la Coupe du monde à France Info.
"Il n'y a rien qui justifie et qui devrait nous faire dire que c'est une culture de haine. On se bat partout dans la société contre l'homophobie et le racisme. On l'accepterait dans nos stades? Bien sûr que non", avait insisté le président, intarrissable.

Fin mars, Roxana Maracineanu avait jugé "inadmissibles" les chants homophobes entendus lors du dernier clasico PSG-OM au Parc des Princes, où des supporteurs parisiens avaient assimilé les Marseillais à "des rats", des "péd**" ou des "enc****". 
"Je salue la responsabilité de la ministre, l'engagement de plusieurs joueurs", avait applaudi Macron, prenant notamment l'exemple d'Antoine Griezmann. L'attaquant des champions du monde 2018 s'est exprimé à plusieurs reprises contre l'homophobie. Fin mai, il a fait la Une du magazine Têtu, clamant: "Maintenant ça suffit!" à propos de l'homophobie dans le football.

DJ Kiddy Smile, star du 'voguing',
style de danse urbaine né dans les clubs 
gays des années 1970, à l'Elysée en juin
"Dans nos écoles, nos classes emmènent nos enfants regarder du théâtre. Et on n'apprend pas aux jeunes à aller regarder du sport. Ça s'apprend de devenir supporter [supporteur, en "français"]", a ajouté le président de la République.



Vous n'avez pas manqué un épisode : tout le monde semble avoir perdu Macron, comme à Saint-Martin, lors de sa virée en milieu "délinquant" ("pour dire le moins").
Fête afro-techno-LGBT à l'Elysée


jeudi 13 septembre 2018

La nouvelle ministre des Sports occupe un logement social à Clamart

Roxana Maracineanu compte-t-elle libérer les lieux pour une famille dans la pauvreté

L'ex-Roumaine n'a pas rendu les clés : elle ne se savait pas fichée par la presse

La nouvelle ministre des Sports loue un logement social à Clamart (Hauts-de-Seine) depuis 2012, selon le site Médiacités. L'ancienne championne de natation l'avait obtenu grâce à l'ancien maire socialiste de la ville, Philippe Kaltenbach.
Interrogée par le "média d'investigation", la ministre a assuré qu'elle allait déménager.

L'appartement est de type PLUS (prêt locatif à usage social), en gestion auprès de l'office HLM de Clamart. Elle y vit avec son mari, Frank Ballanger, journaliste à Radio France (service public) et leurs trois enfants. L'ancienne médaillée olympique, âgée de 43 ans, aurait obtenu ce logement grâce à l'ancien maire socialiste de ville (2001-2014), Philippe Kaltenbach, auprès duquel elle avait commencé sa carrière en politique en 2010. 
Philippe Kaltenbach a fait l'objet d'une information ouverte  dans une affaire de corruption consistant à recevoir une somme d'argent en échange de l'attribution d'un logement HLM, filmée et mise en ligne sur YouTube en janvier 2012. L'intéressé affirme être la victime d'un coup monté. Mis en examen en 2013, il est condamné. en octobre 2015par le tribunal de Nanterre à deux ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption passive, ainsi qu'à une inéligibilité de 5 ans et 20.000 euros d'amende. Le 30 juin 2017 il est condamné par la cour d'Appel de Versailles (Yvelines) pour "corruption" à deux ans de prison, dont un an ferme, 20.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Il est reconnu coupable de "corruption passive" pour avoir accepté de l'argent liquide de la part d'un de ses adjoints lorsqu'il était maire de Clamart (Hauts-de-Seine), contre une promesse d'attribution de logement social à un tiers. Le même jour, il annonce par la voix de son avocat qu’il formera un pourvoi en cassation...
"Elle correspondait à l'époque aux critères d'attribution", il y a six ans

Résultat de recherche d'images pour "roxana maracineanu franck ballanger""Le nom de Maracineanu et celui de son mari Franck Ballanger, journaliste à Radio France, figurent bien sur la boîte aux lettres. Tout comme celui des deux associations de la ministre ( "J'peux pas, j'ai piscine" et Educateam) et celui de son entreprise de conseil, Anaide", écrit le site. Roxana Maracineanu été conseillère régionale d'Île-de-France, apparentée PS, de mars 2010 à décembre 2015. 

Enfant de réfugiés fuyant la Roumanie sous le joug du dictateur soviétique Ceaucescu, Roxana Maracineanu a été naturalisée française en 1991 à l'âge de 16 ans. Elle s'est vite révélée excellente nageuse en dos pour devenir la reine de la natation française avec notamment une médaille d'or mondiale et une médaille d'argent aux Jeux olympiques en 2000.

Dès mars 2007, elle était ensuite devenue consultante pour la télévision et la radio, à l'occasion des JO de Melbourne (Australie) et tenait également une chronique dans L'Equipe. Elle disposait donc de revenus confortables.

Le 21 mars 2010, candidate sur la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon (section des Hauts-de-Seine), elle est élue au conseil régional d'Ile-de-France, ce qui lui assure encore des compléments de revenus jusqu'au renouvellement du conseil régional en décembre 2015. 
C'est dans cette phase politique de sa vie qu'elle n'hésite pas à demander un logement social... Avec le journaliste sportif de France Inter, Franck Ballanger, il ont leur premier enfant en 2009.

Fin 2014, elle avait présenté un projet à la Fédération française de natation (FFN) pour briguer le poste de directeur technique nationale, mais elle n'avait pas été choisie.
Effrayée par les nombreuses noyades, elle avait également crée une association "J'peux pas, j'ai piscine". Cet été, elle avait remis un rapport au Premier ministre Edouard Philippe préconisant des initiations à la nage plus poussées et critiquant "les méthodes actuelles" en France.

L'ex-championne de natation a été salariée pendant de nombreuses années à un poste de consultante à la radio sur Europe 1 et à la télévision, dans le groupe France Télévisions. Son mari, Franck Ballanger, y était lui-même journaliste sportif. Il assure maintenant que désormais il ne couvre plus le sport, dans le souci d'évité un "confloit d'intérêts."

Mais, marié à la championne depuis des années, Ballanger a des revenus qui ne justifient pas l'occupation d'un logement social avec deux salaires de haut niveau, le couple bénéficiant de surcroît d'un régime fiscal privilégié de journalistes.

dimanche 9 septembre 2018

Sports : Maracineanu secouée par la suppression prévue de 1.600 postes dans son ministère

La nouvelle ministre dénonce "une annonce très brutale"

Ministre des Sports depuis quelques heures, Roxana Maracineanu s'est demandée ce qu'elle était allée faire dans ce grand bassin macronien

Macron lui avait-il caché ses intentions ?
Elle n'a pas tardé à réagir vivement à la suppression prévue de 1.600 postes auprès de la jeunesse et des espoirs du sport national. La ministre des Sports doit faire face à d'importantes coupes budgétaires dans la loi de finances 2019.
"C'est une annonce très brutale et ce ne sont pas les bons mots qui ont été employés", a lancé Roxana Maracineanu, la nouvelle ministre des Sports, dimanche 9 septembre. 

A peine l'a-t-il eut nommée en remplacement de Laura Flessel, démissionnaire surprise (du fait probable de sa situation judiciaire incertaine), Matignon a demandé au ministère des Sports de sabrer dans le personnel d'encadrement  d'ici 2022. Il estime à environ 30 millions l'économie à réaliser dès 2019, sur un budget tombé à 450 millions d'euros.

"C'est un objectif qui vient d'en haut; je vais commencer à travailler le sujet," se résigne la ministre

Résultat de recherche d'images pour "Roxana Maracineanu""J'ai déjà eu le temps d'y réfléchir quand c'est arrivé vendredi", poursuit Roxana Maracineanu. L'ancienne championne va-t-elle s'exécuter ?
La compétitrice a annoncé une série de rendez-vous avec les acteurs du secteur, avant de rencontrer le premier ministre pour "plaider notre cause et nous en sortir par le haut le mieux possible".
Déjà la tête sous l'eau ?

samedi 8 septembre 2018

Faut-il taxer les transferts des sportifs professionnels pour financer le sport amateur?

Un sénateur propose de taxer les transferts des sportifs pro pour financer le sport amateur

Incohérence des choix politiques et budgétaires de Macron

L'obtention des Jeux Olympiques d'été à Paris en 2024 n'a pas dissuadé le gouvernement de Macron d'annoncer la suppression de 1.600 postes au ministère des Sports d'ici 2022,. Vendredi 7 septembre, le sénateur Union centriste (UDI) du Doubs et soutien d'Alain Juppé à la primaire présidentielle des Républicains de 2016, Jean-François Longeot, a donc dû interpeller la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, pour lui proposer une taxe sur les transferts de sportifs professionnels, rapporte France Bleu Besançon.

Résultat de recherche d'images pour "macron porte coupe du monde juillet 2018"Après avoir récupéré la victoire surprise des Bleus au Mondial de football, s'exhibant aux côtés des joueurs, Macron n'a pas hésité à frapper au portefeuille les clubs qui ont formé les champions du monde. 

La lettre de cadrage de Matignon est assortie de la décision d'une baisse de 30 millions d'euros de son budget pour faire supporter des économies budgétaires par la jeunesse et leurs encadrants sportifs
Résultat de recherche d'images pour "macron JO ete 2024"Seuls les clubs les plus fortunés pourront désormais supporter la charge budgétaire constituée par leurs CTS (conseillers techniques sportifs d'Etat, CTS), dès lors que l'Etat se sera déchargé sur les collectivités territoriales déjà privées par le gouvernement des subventions nationales leur permettant de faire face aux nouvelles dépenses qu'il leur délègue.

Jean-François Longeot propose ainsi de taxer les transferts entre clubs professionnels à hauteur de 5%

Le mouvement sportif doit trouver des financements nouveaux.
"Il appartiendrait au Parlement de déterminer" le montant des taxes sur les transferts de joueurs, "dès lors qu'ils dépassent un certain montant".
 
L'argent récolté serait ensuite reversé au Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Le sénateur, un ex-attaché territorial principal, estime que cette taxe apporterait "une masse d'argent importante pour les clubs amateurs".

Cette manne permettrait de soutenir les clubs amateurs, confrontés à des difficultés budgétaires croissantes, "notamment en milieu rural", se désole l'élu. Jean-François Longeot affirme qu'il ne veut pas "se lamenter en disant qu'on ne trouve plus d'argent pour alimenter les clubs amateurs et pour les aider".

Quel parlementaire proposera de taxer les super-revenus des stars du foot ?
Résultat de recherche d'images pour "macron et les Bleus juillet 2018"
Les députés et sénateurs acceptent de reverser une partie de leurs salaires d'élus à leur parti. Il est donc étrange que l'idée d'appeler les gros salaires du sport - notamment dans le foot ou le tennis - à contribuer à l'effort de formation dont ils ont bénéficié, grâce à la solidarité nationales des contribuables.

Benzema (7,92 millions de livres sterling (2016) paie-t-il ses impôts en France ?


 
Avec 22,2 millions de salaire annuel, le footballeur Paul Pogba, qui s'est délocalisé au Manchester United, est le sportif français le mieux payé. 

vendredi 7 septembre 2018

Le ministère des Sports devra bien faire avec 1.600 suppressions de postes d'ici 2022

Le budget des sports sera amputé de 30 millions dès 2019

Matignon a demandé au ministère des Sports de faire mieux avec moins: c'est l'effet Coupe du monde ! 

Cette lettre de cadrage, envoyée le 26 juillet à Laura Flessel lorsqu'elle était encore ministre, fixe le budget des sports pour la loi de finances 2019 à environ 450 millions d'euros, en baisse de 30 millions.
"Dans le cadre du processus 'Action publique 2022', vous serez appelés à appliquer un schéma d'emplois de moins 1.600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022", ajoute le courrier, qui rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50.000 postes de fonctionnaires.

Matignon compte "sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés".
Rémunérés par l'Etat, les CTS, au nombre de 1.600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s'agit par exemple des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d'autres conseillers. Leur rôle est d'aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l'Etat.

Or, le total des agents du ministère se situe entre 3.000 et 3.500. Les agents du ministère travaillent aussi dans les directions régionales ou départementales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale qui seront lourdement impactées.

"C'est un effort démesuré, extravagant et injustifié"

"La part de ce qui est demandé aux sports ne représente pas du tout sa part réelle. On organise la disparition du ministère des Sports", a réagi le député Nouvelle gauche Régis Juanico, coprésident à l'Assemblée du groupe de travail sur les JO de Paris-2024.

"C'est un signal clair que l'Etat se désengage clairement du sport en tant que politique publique nationale", a-t-il aussi dénoncé, faisant valoir que le chiffre de 1.600 représentait la moitié des effectifs. Il a aussi souligné "l'importance" des CTS dans le système actuel: "beaucoup de fédérations n'ont pas les moyens de les prendre en charge".

"Le modèle", qui "ne répond plus aux enjeux actuels", est en "transformation" pour "laisser un espace" aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l'Etat "souhaite donner davantage la main," assure Matignon.

Une partie du mouvement sportif réclame en effet plus d'autonomie, mais pas moins de financement pour autant. Le mille-feuille va s'épaissir : une nouvelle Agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter çà la fois le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.

Dans ce contexte, "un repositionnement des personnels est une évidence", etime Matignon: "il ne s'agit pas de remettre en cause l'action des CTS, mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations".

Les "orientations", la "méthode" et le "calendrier" seront précisés "dans les prochaines semaines" par le premier ministre et la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a conclu Matignon. 
Une nageuse, ça tombe à pic, pour la brasse coulée...