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vendredi 7 septembre 2018

Le ministère des Sports devra bien faire avec 1.600 suppressions de postes d'ici 2022

Le budget des sports sera amputé de 30 millions dès 2019

Matignon a demandé au ministère des Sports de faire mieux avec moins: c'est l'effet Coupe du monde ! 

Cette lettre de cadrage, envoyée le 26 juillet à Laura Flessel lorsqu'elle était encore ministre, fixe le budget des sports pour la loi de finances 2019 à environ 450 millions d'euros, en baisse de 30 millions.
"Dans le cadre du processus 'Action publique 2022', vous serez appelés à appliquer un schéma d'emplois de moins 1.600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022", ajoute le courrier, qui rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50.000 postes de fonctionnaires.

Matignon compte "sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés".
Rémunérés par l'Etat, les CTS, au nombre de 1.600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s'agit par exemple des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d'autres conseillers. Leur rôle est d'aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l'Etat.

Or, le total des agents du ministère se situe entre 3.000 et 3.500. Les agents du ministère travaillent aussi dans les directions régionales ou départementales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale qui seront lourdement impactées.

"C'est un effort démesuré, extravagant et injustifié"

"La part de ce qui est demandé aux sports ne représente pas du tout sa part réelle. On organise la disparition du ministère des Sports", a réagi le député Nouvelle gauche Régis Juanico, coprésident à l'Assemblée du groupe de travail sur les JO de Paris-2024.

"C'est un signal clair que l'Etat se désengage clairement du sport en tant que politique publique nationale", a-t-il aussi dénoncé, faisant valoir que le chiffre de 1.600 représentait la moitié des effectifs. Il a aussi souligné "l'importance" des CTS dans le système actuel: "beaucoup de fédérations n'ont pas les moyens de les prendre en charge".

"Le modèle", qui "ne répond plus aux enjeux actuels", est en "transformation" pour "laisser un espace" aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l'Etat "souhaite donner davantage la main," assure Matignon.

Une partie du mouvement sportif réclame en effet plus d'autonomie, mais pas moins de financement pour autant. Le mille-feuille va s'épaissir : une nouvelle Agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter çà la fois le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.

Dans ce contexte, "un repositionnement des personnels est une évidence", etime Matignon: "il ne s'agit pas de remettre en cause l'action des CTS, mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations".

Les "orientations", la "méthode" et le "calendrier" seront précisés "dans les prochaines semaines" par le premier ministre et la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a conclu Matignon. 
Une nageuse, ça tombe à pic, pour la brasse coulée...

vendredi 27 avril 2018

Bilan du gouvernement à un an, pire que médiocre : 60% des Français mécontents

Les Français ont une mauvaise opinion des ministres et de l'action du  gouvernement 

Près d'un an après son entrée en fonction, le gouvernement est peu apprécié

Les soldats inconnus de Macron : il devra ranimer leur flamme !
De surcroît, l'action de l'exécutif n'est pas non plus bien perçue par plus de la moitié des Français, observe un sondage Odoxa publié jeudi. 
Au total, environ six Français sur dix se disent mécontents de l'action du gouvernement. Seulement 40 % (- 1) des personnes interrogées se disent " satisfaites" du gouvernement, contre 59 % (=) d'un avis contraire, soit quasiment le même niveau que lors d'une précédente enquête en novembre 2017.

Les sympathisants de La République en marche sont les plus satisfaits (92 %), mais  seulement 41 % des proches du Parti socialiste et 43 % de ceux du parti Les Républicains se disent satisfaits du gouvernement

Non pas du fait de sa politique intérieure, mais plutôt de son déploiement médiatique en Europe et à l'international et encore le sont-ils moins qu'en novembre (54 %, - 1), devant la sécurité (46 %, - 9), l'éducation (45 %, - 7) et les questions économiques et sociales (35 %, =), selon cette enquête avec Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. 
Si 31 % (+ 7) des Français ont en moyenne une "mauvaise opinion" des ministres dans leur ensemble et 23 % (+1) une "bonne", 46 % (- 8) des personnes interrogées avouent ne toujours pas connaître les membres du gouvernement.

Dans le détail, la ministre des Sports Laura Flessel reste la plus populaire avec 41 % (- 4) de bonnes opinions, mais elle doit cette médaille d'or davantage à sa notoriété de championne qu'à son action très confidentielle. 
Elle devance le premier ministre Edouard Philippe (38 %, - 4) et Jean-Yves Le Drian (38 %, - 1), Nicolas Hulot s'effondre (36 %, - 11), tandis que Gérard Collomb se maintient (31 %, - 1). Jean-Michel Blanquer gagne 3 points à 28 %. 

Mais plus d'un Français sur deux sont des inconnu(e)s, telles les ministres des Armées, Florence Parly, de la Culture, Françoise Nyssen, ou de la Justice, Nicole Belloubet. Trois femmes...


mardi 8 octobre 2013

Paris, hôtesse d'accueil des Gay Games en 2018

J.O. 2012 pour Londres, mais F. Hollande marqué au fer rose

Hollande et Taubira s'enorgueillissent de l'élection de Paris ville hôtesse de la Xe édition des Gay Games


La Fédération internationale des jeux internationaux homosexuels a privilégié le dossier français par rapport à celui de Londres, lundi à Cleveland (Etats-Unis), récompensant la persévérance de la candidature tricolore.

Candidate peu enthousiaste aux Gay Games 2010 finalement attribués à Cologne (Allemagne), Paris bénéficiait désormais d'un dossier technique méticuleusement peaufiné depuis, au point de dépasser les attentes mêmes des électeurs dont le détail du vote ne sera connu que dans un an, réglement des Gay Games oblige.

Huit ans après son premier échec,
le dossier parisien a profité d'un transfert de compétences de toute une classe politique mobilisée en 2010 sur le soutien de la capitale aux JO-2012.

C'est ainsi qu'à Cleveland, face à Londres et Limerick (Irlande), les organisateurs ont pu, lors de leur grand oral, s'appuyer sur la ministre des sports, Valérie Fourneyron, qui avait fait le voyage pour promouvoir la candidature, accompagnée d'une délégation de la Ville de Paris dont le maire rose est Bertrand Delanoë et du Conseil régional d'Ile de France présidé par le socialiste JP Huchon, qui twitte:
alors que le "mariage pour tous" a durablement fracturé le pays tout entier.
Porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Olympiques de Londres, l'ancienne escrimeuse Laura Flessel était marraine de la candidature. 
"C'est une victoire attendue et méritée", a commenté la ministre. "Paris et le France sauront offrir une grande fête ouverte à toutes et tous sans exclusion ni discrimination." Aux J.O. de Londres, la dite-ministre croyait la porte-drapeau française judoka, alors qu'elle est escrimeuse...

Fondés en 1982 à l'initiative d'un décathlonien américain, Tom Waddell, les Gay Games se veulent en effet une manifestation sportive et culturelle "inclusive", ouverte à tous les individus quelle que soit leur orientation sexuelle, et "promotrice de valeurs de tolérance".

Sélection indépendante de critères sportifs, la participation aux Gay Games se fait sur la base d'inscriptions et rassemble à chaque édition plus de 10.000 concurrents, soit plus que les Jeux Olympiques.
A la dictée de Pivot, le milliardaire rose n'aurait pas décroché la médaille de guimauve pour sa maîtrise des accents...


"Fou de joie"  ? Ce pratiquant de la théorie du "gender" n'aurait pas non plus la palme des accords en genre.


Le tiroir-caisse de Paris en frémit

"Nous espérons fédérer plus de 15.000 participants", indiquait ainsi avant le vote Michel Geffroy, co-président du comité de candidature des Jeux de 2018 qui devraient avoir lieu du 4 au 12 août, de la cérémonie d'ouverture au Stade Jean Bouin à celle de clôture à la Villette.

La ville de Paris s'est félicitée dans un communiqué de cette attribution qui "contribue à faire de Paris une ville toujours plus ouverte, respectant ainsi la tradition d'une ville aux valeurs humanistes, universelles, de partage et de liberté".

"Les Gay Games sont ouverts à toutes et tous", insiste le texte.
Anne Hidalgo, la première adjointe de Bertrand Delanöe, candidate à sa succession, a fait part de "son immense fierté": le mot s'imposait, en effet...

"Je me réjouis que nous puissions accueillir cet événement international majeur, ouvert à toutes et tous, fédérant des athlètes du monde entier et consacrant les valeurs d'égalité, de solidarité et de tolérance. Paris sera au rendez-vous de ce grand moment sportif et convivial", a-t-elle indiqué.

Plus mesurée, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP pour les municipales de mars 2014, a réagi sur Twitter: "Les #GayGames à Paris ! Félicitations à toute l'équipe de @ParisGames2018 et rendez-vous en 2018 pour une grande fête du sport !"

Peu avant l'annonce de la victoire de la capitale française,
Charles-Henri Jamin, président du Parti chrétien-démocrate, fondé par Christine Boutin, avait exprimé son opposition au projet dans un entretien à Metro, jugeant qu'il instrumentalise les Jeux olympiques. "Ces jeux portent des valeurs universelles qui n'ont rien à voir avec le fait que l'on défende tel ou tel communautarisme ou particularisme, aussi respectable soit-il", soulignait-il.

A l'annonce de la candidature parisienne,
le journaliste et fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard avait dénoncé de son côté ce qui n'est, à ses yeux, qu'une "dérive communautaire".

Il ne manque plus que les battements de mains de Caroline Fourest ou de Bruno Julliard...

lundi 30 juillet 2012

La ministre des Sports prend l'épéiste Laura Flessel pour une judoka

Cette ex-prof de sport parle sans savoir avec aplomb

T'as le look, coco !
Mais c'est tout...




V. Fourneyron, l'une des incompétentes du gouvernement Zayrault

Interrogée lundi 30 juillet dans les "4 Vérités" sur France 2, Valérie Fourneyron, la ministre des Sports, a détaillé le programme de sa visite du jour à Londres, en compagnie de François Hollande. 

COUAC: Elle compte notamment aller "au judo pour voir notre porte-drapeau Laura Flessel"
Le problème, c'est que Laura Flessel est épéiste...
Les championnes ne concernent la ministre que dans ses débats d'idées sur la condition de la femme !

La ministre n'a pas assimilé les fiches qui lui sont servies, puisque l'escrimeuse dispute bien "ses cinquièmes Jeux". 
Elle s'est juste trompée de sport. On ne sait pas encore si elle a trouvé Laura Flessel dans le dojo olympique. La grande bourgeoise rouennaise sait-elle que Laura est digne d'intérêt, puisque née à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe ?


Ainsi la diversité perd-elle encore une de ses illusions socialistes: entre deux élections, le PS ne connaît plus ses enfants de couleur... 

Les femmes de Hollande sont - visiblement - les égales des hommes

Mais la parité n'a rien à gagner de leur participation à ce gouvernement socialiste: l'arithmétique ne résout pas tout !

Chaque jour, la malheureuse aggrave son cas
Fourneyron avait encore trop parlé: au Journal du Dimanche du 21 juillet 2012, elle avait assuré que la France allait se passionner pour les J.O.: tous, sauf la ministre des Sports !


Fourneyron est la bienvenue au club de M. Delaunay, une autre ministre de Zayrault n'est pas plus heureuse à l'écrit, à en juger par ses tweets imbéciles:


Lien PaSiDupes

mardi 29 avril 2008

JO de Pékin : Tony Estanguet, porte-drapeau tricolore

Estanguet, un sportif intelligent et non un porte-parole d'une quelconque cause...
L'avis de Fabien Lefèvre, champion olympique de kayak à Athènes en 2004 : «Tony le mérite»
Fabien Lefèvre est ravi de voir son ami, Tony Estanguet, désigné porte-drapeau de l’équipe de France olympique pour Pékin.
«C’est assez incroyable dans le sens où le canoë-kayak slalom n’est pas une discipline très exposée médiatiquement. Mais de par nos palmarès, c’est quelque chose que l’on mérite, surtout Tony car il a été deux fois champion olympique. Je pense qu’il s’investit beaucoup dans la communication sportive en général et pas seulement pour le canoë. C’est très important pour notre sport, pour montrer au monde ce dont on est capable et aussi faire partager notre passion aux gens», nous a confié Fabien Lefèvre cet après-midi au CNOSF.
VOIR et ENTENDRE l'annonce de la nouvelle:

Tony Estanguet porte drapeau aux JO 2008 envoyé par fullhdReady


VOIR et ENTENDRE - Portrait de Tony, déjà deux fois champion du monde,
26 ans (et non 30…):


Tony Estanguet - Portrait envoyé par labovideo

Laura Flessel, battue, aurait-elle moucheté son fleuret ? Elle va pouvoir se consacrer à son sport...

vendredi 4 avril 2008

Fallait-il adresser un message hostile au peuple de Chine ?

Le CIO milite pour la modération et l’amitié entre les peuples
Les Jeux Olympiques ne peuvent être le lieu de la condamnation d’un régime, si dur soit-il, d’autant que le peuple tibétain, qu’il s’agit théoriquement de soutenir, n’est qu’un prétexte au total assez peu pris en considération.

"Pour un monde meilleur": c'est le message que les athlètes français enverront au monde lors du passage de la flamme olympique à Paris, lundi. Ils attendent l'avis du CIO pour pouvoir aussi porter ce badge à Pékin.
David Douillet, double champion olympique de judo et co-président de la commission des athlètes du CNOSF, a précisé au cours d'une conférence de presse que "Henri Sérandour (président du CNOSF, le Comité national olympique et sportif français) a validé ce projet et le porte". D’ailleurs, "Il est actuellement en Chine et discute avec le CIO (Comité international olympique) pour que nous puissions également le porter à Pékin", a-t-il ajouté.
Stéphane Diagana, ancien champion du monde du 400 mètres haies, a souligné que les sportifs français ne souhaitaient pas qu'il s'agisse d'une initiative "franco-française". "Il s'agit d'un geste de solidarité pour le peuple chinois", a-t-il assuré. Qu’est devenue la notion politique des droits de l’homme ?
Qu'ils soient en activité ou à la retraite, enfin raisonnables, de nombreux athlètes étaient présents au siège du CNOSF pour porter ce message de paix et de solidarité, à l'image de Laura Flessel, championne olympique d'escrime.
"Nous voulons faire les Jeux car nous travaillons depuis quatre ans pour ça mais on veut également faire passer un message et l'équipe de France olympique veut montrer de la cohésion", a dit la sportive antillaise.
Soucieux de démontrer, ce dont personne ne doute pourtant, qu’un athlète est un être pensant, voire politique, elle a insisté sur la notion d’engagement serein. "Dans cette équipe, nous sommes tous d'origine différente mais nous sommes tous dans la cohésion et la fraternité. Il y a le Tibet, certes, mais il y a aussi d'autres conflits, comme celui du Darfour. C'est ce que nous voulons dire." On notera en effet que le Soudan, responsable de la tragédie du Darfour, possède actuellement un régime autoritaire et pro-chinois qui milite contre le boycottage.
Pourquoi -comment- donc soutenir le Tibet et négliger le Darfour ?

Romain Mesnil, champion du monde de perche, a été l'un des premiers militants de cette protestation concertée sur la situation des droits de l'homme ciblée sur la Chine, mais inconsciente du génocide de la population du Darfour.
Les athlètes sont certes des êtres pensants, mais qu’ils se gardent de toute manipulation … partiale ?
VOIR et ENTENDRE Romain Mesnil parmi d'autres êtres pensants

Mesnil avait proposé la semaine passée le port d'un signe distinctif pour faire part de l'opposition des athlètes à cette situation et il a finalement été entendu, puis, après approfondissement du sujet, abandonné.
"Les principes fondamentaux des Jeux olympiques sont les plus beaux et on va aller dans un pays qui ne respecte pas ces valeurs. Ce message, on doit le porter et partout dans le monde. Il faut remettre ces valeurs au coeur de l'olympisme", a dit cet enthousiaste perchiste …syndicaliste. N’a-t-il pas ajouté "
Il faut vaincre l'inertie de l'institution (le CIO)".
Compte-til s'engager pareillement pour le Darfour ?