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vendredi 1 juillet 2016

Violence d'un garde du corps de Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement

Un déçu du PS violemment plaqué au sol devant Stéphane Le Foll à Bordeaux 

Le porte-parole du gouvernement et ses camarades socialistes ont été accueillis par  des sifflets et des huées
.

Des parlementaires socialistes girondins organisaient une réunion qui ne s'est pas déroulée comme prévu à Bordeaux. Des spectateurs se sont fait évacuer manu militari dans une ambiance très tendue.
"Nous avons voulu montrer que nous sommes réunis et mobilisés autour de l’action du Gouvernement et la nôtre au Parlement, affirme la député, avant le début de la réunion. On raconte que le parti est tout émietté et en difficulté. Pourtant la gauche est là. Nous sommes pour le dialogue et nous n’avons aucune crainte."
Or, la réunion "Pour la France, pour la Gauche" a vite viré à la bagarre. A son arrivée avec une demi-heure de retard à l'Athénée municipal, Stéphane Le Foll, le ministre intermittent de l'Agriculture a récolté une moisson de sifflets et de huées, comme le raconte le Rue89 local. "Cette société, on n'en veut pas. C'est vous les casseurs, c'est vous la racaille", a notamment scandé un petit comité d'accueil de dix personnes. En guise de dialogue, les forces de l'ordre ont chassé la vingtaine de militants du comité d’accueil et les chants se sont vite transformés en " allez les Bleus", quand les forces de l’ordre se sont lancées sur eux pour les éloigner de l’entrée.
Devant une salle à peine remplie qui patientait depuis plus d’une demi-heure, rapporte Rue89, le porte-parole du gouvernement en campagne répondait à l'appel de treize socialistes girondins, dont l'ex-ministre de Hollande et députée PS Michèle Delaunay qui salua l’invité, "porteur d’énergie positive et éternellement renouvelable". Stéphane Le Foll affirma en écho qu'il était venu "donner une impulsion à la gauche pour remonter le moral", alors qu’au fond et sur les côtés, ça toussait bruyamment avec des "hé bé !" et des "ha oui ?" accompagnés d’applaudissements ironiques pour ponctuer les évocations des valeurs de la gauche. 

"Ta gueule"

La présence du ministre a provoqué la colère de quelques-uns
Après de nouvelles huées, le service d'ordre évacue trois personnes en cinq minutes. Les membres de la sécurité se sont vite retrouvés dépassés, notamment quand Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle Aquitaine, s'est présenté au pupitre comme celui qui a incarné "la dernière victoire du parti chez nous". "Ah ça oui, ça sera sans doute la dernière !", réplique une femme. "Ta gueule !," lui a répondu une autre en écho. "Ta gueule", lui oppose un spectateur, déclenchant une nouvelle évacuation musclée. "On ne compte plus les évacuations manu militari de la salle", écrit Rue89 Bordeaux.

Quand le ministre s'avance sur la tribune, les huées fusent, appelant au retrait de la Loi Travail. Parmi les expulsés, une dame venue réclamer la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais condamné en France à la réclusion à la perpétuité pour des actes terroristes.

"Ministre des pesticides" et "ministre de la souffrance"
Un photographe (Kami, ci-contre) situé sous l'estrade, s’agace et s’en prend à Rousset et Le Foll qu’il traite de "ministre des pesticides", comme Brigitte Bardot traite Le Foll de "ministre de la souffrance " (animale). Il se fait dégager  à l’extérieur où il est remis comme les autres, aux forces de l’ordre pour un contrôle d’identité.

Les propos de Le Foll sont alors parasités par un discours enregistré diffusé simultanément dans la salle venant des rangs du milieu. Le service d’ordre ne trouvera pas le perturbateur, mais l’effet est réussi: la diffusion détournera l’attention des auditeurs, alors que le ministre croyait de rallier l'assistance en rappelant l’héritage de Jean Jaurès, de Léon Blum et du Front populaire.

Quand Le Foll fait de la provocation, imperméable au climat survolté, en déclarant que
"il ne suffit pas de manifester, ni de passer des nuits à discuter, il faut de l’action !", les militants de Nuit Debout, se hérissent. L’un d’eux quitte la salle criant à la démagogie. "Nous avons des arguments quand les autres ont des slogans", rétorque le ministre. Avec un président à 12% de popularité, il fallait oser...
Dans la salle, certains sont debout et menacent de quitter la réunion en signe de contestation. Quand le service d’ordre s’apprête à les y aider, Alain Rousset intercède : "laissez, laissez, ça peut aller". Les pour et les contre dans le public en viennent aux insultes. " Tu vas pas me faire ta rebelle avec ta gueule de bourgeoise". "Chut ! Doucement" interviennent les membres de l’organisation, inquiets de l’image de la rencontre qui vire mal, très mal et donne le ton de la campagne à venir. 

En fin de conférence, alors qu'aux protestations se mêlent des applaudissements, un vieux militant PS s'est retrouvé violemment plaqué au sol par le service d'ordre.

A la fin du discours du ministre de la propagande gouvernementale, les uns tentent de couvrir la contestation des autres. Certains réclament le débat qui leur est refusé. Au pied de la scène, une dame accuse le gouvernement de ne pas écouter son peuple. Sous les projecteurs des caméras, Stéphane Le Foll la rassure autant qu’il peut, entouré de son équipe resserrée en garde prétorienne.Un homme s’approche brandissant une feuille sur laquelle il a inscrit à la hâte "Valls démission" et le service d’ordre croit bon de le jeter au sol.

VOIR et ENTENDRE
la scène de "dialogue" gouvernemental avec le peuple 
à Bordeaux :

L’homme aux cheveux blancs, sous le choc, peine à se relever. Il crie au scandale tandis que le ministre lui tourne le dos et décide de quitter la salle : " C’est ça la démocratie ? On n’a même pas le droit de poser des questions."

C'est comme les débats ("participatifs", selon Ségolène Royal) socialistes, depuis près de cinq ans.


samedi 10 mai 2014

Hollande recase ses "losers": Moscovici à l'Europe et Feltesse à l'Elysée

Vincent Feltesse nommé conseiller à l'Élysée

Les dépenses de Hollande, hors "pacte" de stabilité de Valls


Battu à la mairie de Bordeaux, l'ex-député PS de Gironde Vincent Feltesse, a été nommé vendredi conseiller "spécial" à l'Élysée. 
Vincent Feltesse, 47 ans, avait été le directeur de la campagne numérique de François Hollande en 2012. 
Il était devenu député mi-2012, étant le suppléant de la socialiste Michèle Delaunay, dont le patrimoine est (officiellement) évalué à 5,4 millions d'euros, sortie du gouvernement avec l'arrivée de Manolo Valls.
Feltesse lui a rendu son siège au Palais Bourbon le 2 mai et s'est retrouvé perdant de tous côtés, Gros-Jean comme devant.

L'Elysée devient un asile pour chiens battus

Feltesse ne fera pas d'ombre à Hollande. Battu aux dernières élections municipales à Bordeaux par le maire UMP sortant Alain Juppé, l'ancien maire de Blanquefort de 2001 à 2012 a perdu dans la foulée la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), qu'il détenait depuis 2007. "Il est très intelligent (et ça se voit aux photos), mais n'a pas tellement de réseau au sein du groupe socialiste", jugeait récemment un parlementaire anonyme du PS.

Salle d'attente pour Moscovici qui se fait attribuer une ..."mission" 

En dépit de son bilan calamiteux, l'ancien ministre de l'Économie vise un poste à la Commission européenne. 
En attendant, Hollande lui attribue une mission-bidon -et probablement bénévole - dont on ne sait encore rien. Ce n'est en fait qu'une astuce pour lui permettre de transmettre son siège à son suppléant sans passer par une législative partielle. Comme si l'ex-locataire de Bercy n'était pas demandeur, ceux qui mettent des mots dans la bouche de Hollande assurent qu'avant son départ du gouvernement François Hollande aurait "confié" à Pierre Moscovici: "Tu ne seras plus ministre, tu seras commissaire européen". Un échange que Pierre Moscovici confirme "à demi-mots" sur LCI lundi, évoquant des "responsabilités européennes" à venir, comme, justement, il le souhaitait.

L'ancien ministre de l'Économie retrouve aujourd'hui son fauteuil de député du Doubs.
 
Un fauteuil qu'il devrait logiquement remettre en jeu dans une élection législative partielle lors de son hypothétique départ pour Bruxelles, prévu en novembre. Le poste de commissaire européen ne rentre en effet pas dans les conditions lors desquelles un député peut transmettre son mandat à son suppléant (conditions énoncées dans l'article LO-176 du code électoral). 
Mais, au vu des résultats des élections municipales dans la circonscription de l'ancien ministre, tout porte à croire qu'une telle élection aurait été perdue par le PS. Or, avec le retour de Cécile Duflot à l'Assemblée, la majorité absolue du PS ne tient qu'à un siège: avec le départ de Moscovici, elle risquait donc d'être perdue.

Sachant que les ministres sortants sont nommés dans les commissions parlementaires, le changement de gouvernement ne leur imposera pas un retournement douloureux. Jean-Marc Ayrault siégera dans la commission des Affaires étrangères, Moscovici aux finances, Philippe Martin au Développement durable, sans les conflits d'intérêts assortis à un recyclage dans le privé, mais avec un bonus sur leur rémunération de représentant du peuple laborieux. 
Moscovici, ministre socialiste
en montre Jaeger Lecoultre,
a réussi sa vie...
Soit 7.100,15 € brut mensuel (quelques fois le SMIC), avec les avantages en nature, les indemnités (de fonction ou de résidence, par exemple), les prestations familiales et allocations diverses, les régimes spéciaux de sécurité sociale, de prêts et de retraite (à 62 ans en 2016: 2.700 euros nets par mois, en moyenne), et les budgets liés à la fonction.


Une misère par rapport au traitement du président de l'Assemblée nationale à hauteur de 14. 270,65 € brut. Et pour le socialiste Bartolone, représentant de la très défavorisée Seine-Saint-Denis, ce n'est pas le Pérou: ce n'est que "justice sociale"... Les dealers du 9.3 ne sont même pas envieux !


jeudi 5 décembre 2013

France, terre d'asile des malades étrangers

AME: la hausse des dépenses pour les patients étrangers devient insupportable 

Les contribuables râlent à la mort

Nos médecins peuvent se targuer d'une excellente réputation internationale et de revenus confortables, les Français se plaignent d'une baisse de leur prise en charge inversement proportionnelle à celle accordée aux étrangers. 

L'AME est pointée du doigt. 
C'est en effet une aide médicale de couverture maladie de base équivalente pour les étrangers à la couverture maladie universelle (CMU) pour les nationaux. Tout étranger résidant en France de manière ininterrompue depuis plus de trois mois, sans remplir la condition de régularité mentionnée à l'article L. 380-1 du code de la sécurité sociale et dont les ressources ne dépassent pas le plafond mentionné à l'article L. 861-1 de ce code a droit, pour lui-même et les personnes à sa charge au sens de l'article L. 161-14 et des 1° à 3° de l'article L. 313-3de ce code, à l'aide médicale de l'Etat, sous réserve, s'il est majeur, de s'être acquitté, à son propre titre et au titre des personnes majeures à sa charge telles que définies ci-dessus, du droit annuel mentionné à l'article 968 E du code général des impôts. Ce droit annuel est d'un montant de 30 € par bénéficiaire majeur.


Le meilleur système de soins au monde doit-il attirer toute la misère du monde ?

"Les Sénégalais débarquent en charter à Roissy pour suivre une chimiothérapie à l'hôpital Saint-Louis, les Chinois viennent se faire enlever la prostate, les insuffisants rénaux des pays de l'Est affluent en car pour profiter d'une dialyse... Et qui finance tout ça ? La France." Si le Dr Didier Legeais, chirurgien urologue à Grenoble et vice-président de l'UCDF (Union des chirurgiens de France), affirme ne jamais refuser de soigner un patient, quelle que soit sa nationalité, il déplore que les pays d'origine ne prennent pas en charge ces opérations, souvent extrêmement coûteuses. "Que les étrangers réclament nos compétences, c'est une excellente nouvelle, explique-t-il. Mais que les Français financent la santé de leurs voisins, n'est-ce pas stupéfiant ? Notre pays est devenu une véritable vache à lait médicale." 

Multiples dénonciations des dérives de l'AME 
À l'Assemblée nationale, le député UMP de Paris Claude Goasguen a jeté un pavé dans la mare avec son rapport sur le projet de loi de finances de 2014 relatif à la santé. "Le système actuel de l'AME est totalement à bout de souffle", déclara-t-il début novembre dans l'hémicycle à ceux qui conservent toutes leurs facultés sous le règne de la la démagogie. "Des adaptations marginales ne suffiront pas; il convient de repenser globalement le dispositif en s'interrogeant sur sa philosophie même."
VOIR et ENTENDRE que "la tentation est de sélectionner les pathologies les plus légères pour que la durée de séjour hospitalier soit la plus courte" et la moins coûteuse.

Les premières sacrifiées sont les personnes âgées dépendantes.

"Pourquoi se priver ?"

En cause, la "philosophie de supermarché", dénoncée par de nombreux médecins, où l'on se porte candidat à une greffe "comme l'on fait la queue chez le boucher". Pour bénéficier de l'AME, soit de la prise en charge à 100 % des soins médicaux et d'hospitalisation sans avoir à avancer les frais, il suffit de justifier d'une résidence ininterrompue de trois mois en France et d'un revenu inférieur à 634 euros par mois. "C'est très facile, confie Mounia, Marocaine de 32 ans, à la veille d'une opération de l'appendicite. Vous pensez bien qu'on ne laisse pas dans la rue ceux qui ne remplissent pas les critères. Les soins sont gratuits, alors pourquoi se priver ? Certains en profitent pour dépenser quelques milliers d'euros en chirurgie esthétique ou pour des opérations qui ne relèvent plus de l'urgence..." 

Résultat, au chapitre des dépenses, de janvier à septembre, l'AME aurait déjà coûté 613 millions d'euros, ce qui revient à 818 millions en 2013, contre 700 millions les années précédentes (+ 16,4 %). "Et même 897 millions, calcule Claude Goasguen, si l'on inclut la perte de recettes liée à la réforme de tarification voulue par le gouvernement Ayrault."
 
Les bénéficiaires de l'AME, "ce sont 500.000 personnes, avance le Dr Legeais. Il chiffre son  déficit à un 1,7 milliard,  payé par l'État français [et l'Etat, c'est le contribuable: seulement 50% des Français], "pour les seuls soins des non-cotisants." 
À gauche comme à droite, on en appelle à davantage de contrôle et de transparence.
Pour éviter les déficits, des services hospitaliers rechignent à admettre certains patients nationaux qui sont obligés de patienter aux urgences ou d'attendre de longues semaines pour des examens et la libération  d'un bloc  opératoire, tandis que, pour des raisons humanitaires et idéologiques, des étrangers prennent rang prioritaire.

Autour des chiffres du dossier AME le gouvernement entretient le flou  
Claude Goasguen, en qualité de rapporteur spécial de la commission des Finances, dénonce "des chiffres très incomplets". "Il n'est pas acceptable qu'un ministre de la République ne transmette pas les informations demandées par le Parlement afin d'éclairer son vote sur le budget. Faut-il en déduire que le gouvernement cache des chiffres et la vérité aux Français ?" s'est interrogé le député en remettant son rapport. 

La Guyane pose particulièrement problème, parmi les incohérences pointées du doigt. Le département de Christiane Taubira déclare à lui seul plus de 17.000 bénéficiaires de l'AME, majoritairement originaires du Suriname. Mais pour Goasguen, la réalité se situe bien au-delà. Citant la chambre régionale des comptes, il estime localement "la population immigrée en situation irrégulière entre 30 000 et 35 000 personnes". Certes, tous les immigrés en situation irrégulière n'ont pas vocation à recourir au système de santé, "mais ces données montrent les potentielles hausses du nombre de bénéficiaires". 

"Que font les politiques ?"

Le Dr Legeais dénonce la politique consistant à dépouiller les uns pour habiller les autres. "Je comprends parfaitement ces étrangers qui viennent bénéficier gratuitement des performances de notre système de santé. Ils auraient tort de s'en priver. Mais que font les politiques ? 
Michèle Delaunay revendique l'augmentation des dépenses au nom de l'objectif à la fois "sanitaire et humanitaire" de l'AME. La ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, une millionnaire du gouvernement socialiste et cancérologue bordelaise, se justifie par l'objectif de ne pas laisser s'aggraver les maladies, pour que leur coût de prise en charge ne "devienne pas excessif". 
"En attendant, il est temps d'envoyer l'addition aux principaux pays concernés," Maroc, Sénégal, pays de l'Est, Turquie, Canada... insiste le Dr Legeais.  "Ces pays ont des passeurs, révèle-t-il, parfois des associations loi de 1901, qui aident les malades à choisir le meilleur hôpital pour l'opération prévue et à organiser le voyage." 

Les partis politiques interpellent les contrôles de la Sécurité sociale.

Tandis que le FN demande "la suppression pure et simple de l'AME", tout irait pour le mieux, selon Caroline Izambert.
Cette chercheuse à l'EHESS (connue pour ses orientations politiques) et spécialiste (partisane et militante) de la santé des étrangers en France. "Dans l'hôpital où j'étais chercheuse, en banlieue parisienne, confie-t-elle, il y avait à peu près quinze assistantes sociales qui veillaient à ce que les dossiers soient complets et qui contrôlaient les bénéficiaires. Les vérifications sont donc bien effectuées." se félicite-t-elle pour conclure.
 
Claude Goasguen s'indigne 
"Si l'État continue de payer, pourquoi respecterait-on les réglementations ?"   
Mais  la sociologue confirme son point de vue partisan: "On fait délibérément de l'AME une usine à gaz à des fins idéologiques : "Les politiques veulent s'approprier le dossier. Que voulez-vous, un sujet de santé qui parle d'immigration, ça fonctionne toujours," polémique-t-elle.
Que voulez-vous, quand l'évaluation d'un sujet de santé qui parle d'immigration est placé entre les mains de militants, ça fonctionne toujours sans abus...
Les patients nationaux sont simplement d'un avis opposé, mais trop vulnérables pour se faire entendre des idéologues en bonne santé de l'humanitaire.

vendredi 12 juillet 2013

Une octogénaire retrouve son appartement occupé par des Bulgares

"Ils sont dans mon lit": même pas solidaire! Xénophobe ?

U
ne octogénaire bordelaise a retrouvé son immeuble occupé par deux familles de Bulgares




Échange  entre l’avocat 
d’O. Lagrenaudie (au centre) et Raphaëlle Reix, 
militante de Droit au logement,
sur le trottoir...


Quand Odette Lagrenaudie, 84 ans, est rentrée chez elle avant-hier à Bordeaux, la serrure de l’entrée de son immeuble avait été changée. Deux familles de Bulgares occupaient désormais les étages de son appartement, sans même qu’elle en ait été informée. "Au début, je n’ai rien compris", explique l’octogénaire, interdite, qui n'avait pas appris les secrets de la langue bulgare à l'école. 

Ce sont des voisins de la rue Planterose qui l'ont prévenue d’une possible occupation, il y a quelques semaines, alors qu’elle séjournait encore chez son fils, à Cherbourg, après avoir subi une opération. "Mais, aujourd’hui, ça me rend malade de me dire qu’ils dorment dans mon lit", lâche-t-elle, les yeux fixés sur les fenêtres, d’où les nouveaux occupants surveillent la rue, imperturbables: j'y suis, j'y reste !


Pour son avocat, Odette Lagrenaudie est victime de DAL 

Droit au logement est une association militant pour les sans-logis et les réfugiés, clandestins ou non.
Désormais soutenus parle ministère du Logement, ce seraient eux qui auraient décidé de "réquisitionner" l'appartement de la vieille dame, d'autorité, pour y installer les deux familles bulgares sans logis ni titres de séjour. 
L’avocat dispose même de témoignages pour accuser DAL d’avoir forcé la porte de l’appartement pour y installer les sept personnes, tout en négligeant les preuves de son occupation. "Il restait tous les meubles de ma cliente, ainsi que de la vaisselle dans les placards."

DAL choisit son camp et conteste.

Pour l’association, il suffisait que l’immeuble présente tous les signes d’un logement abandonné. "La porte d’entrée du bâtiment était ouverte depuis plusieurs semaines, et il ne restait presque aucun effet personnel à l’intérieur. Il n’y avait pas de vêtements dans les penderies et les pièces à vivre portaient de nombreuses marques de vétusté", se justifie Raphaëlle Reix, militante de Droit au logement. 
Assez pour que l'association décide souverainement d’y installer ces familles en situation pourtant illégale. 
Un empressement dont la militante s’excusera tout de même face à Odette Lagrenaudie, lui assurant ne pas l’avoir fait "à son encontre", persuadée que l’immeuble était abandonné.

Mais l’octogénaire en situation régulière doit séjourner à l’hôtel, depuis son retour à Bordeaux. Un comble pour cette ancienne vendeuse au marché des Capucins qui a vécu près de cinquante-cinq ans dans cet immeuble.

Malaise à la préfecture 

Maire-adjoint du quartier, 
Fabien Robert préfère mettre en cause la préfecture plutôt que de pointer l'association et de se la mettre à dos.  Il estime que ce serait une conséquence directe du manque de cohérence des autorités préfectorales, qui a choisi de ne pas accorder de titre de séjour à cette famille, créant un état de fait en ne l’expulsant pas du territoire français.
"On les condamne à l'errance. Dans ce conflit privé, la mairie ne peut rien faire c'est la responsabilité de l'État", se défend-il.

L'octogénaire, le regard perdu, semble dépassée par ces polémiques politiciennes. 
Elle sait que ce n’est encore pas ce soir qu’elle dormira chez elle.

Pour rendre son lit à la vieille dame, la ministre déléguée aux Personnes âgées, Michèle Delaunay - ex-députée PS de la 2e circonscription de Gironde et candidate à la mairie de Bordeaux - qui a déclaré un patrimoine de 5,4 millions d'euros, dont 3,1 millions d'immobilier, aura bien un petit coin à céder aux Rom bulgares, avec deux maisons à Bordeaux, une à Arcachon (Gironde), une à Hossegor (Landes)...

Non sans avoir sécurisé ses meubles, tableaux anciens et 15.000 euros de bijoux.

Bonnes vacances: 
DAL veille sur vos maisons et appartements...

Et Cécile Duflot, ministre du Logement, a-t-elle de la compassion pour la vieille dame ?


vendredi 2 novembre 2012

Lâcher de ministres pour nier les couacs du gouvernement !

Le gouvernement tente de couvrir la voix des media


"La presse abuse du mot 'couac'", 'élément de langage' colporté par les ministres



Le mot "couac" irrite sérieusement l'exécutif.

Plusieurs ministres ont fait la tournée des chaînes de radio et de télévision pour reprendre les journalistes en main. Ils auraient un peu trop monté en épingle les cafouillages et contradictions des ministres, dont le Premier d'entre eux, ainsi que les ratés de la communication du gouvernement. Les organes de presse seraient tous à mettre dans le même paniers, analystes distingués, experts émérites et décrypteurs éminents, tous autant qu'ils sont, n'en déplaise à Libération, ne seraient  que des incapables tout juste bons à  relater "l'écume des choses". 
Voilà-t-il comment ce gouvernement intolérantescompte faire taire les canards, d'une pluie de coups sur le bec ? Une véritable chasse aux journalistes, une sorte de ratonnade, quouac ! 



Ce tir groupé est une riposte à une polémique déclenchée mardi 30 octobre par une phrase "idéologiquement incorrecte" prononcée sur les 35 heures dans un moment d'égarement mental par Jean-Marc Ayrault, vite corrigée à regret par le premier ministre lui-même, soucieux de se fabriquer une image de briseur de tabous, mais qui a suscité de nombreuses railleries à droite, d'effarement à gauche et de confusion dans la presse embarrassée.

Lire PaSiDupes : "35 heures: Ayrault et Sapin s'affrontent sur le pédalo ivre "
Lien PaSiDupes : "
Revue de presse: Ayrault fait du Cresson"



Najat Vallaud-Belkacem soupçonne les journalistes d'analphabétisme




"Je n'ai rien contre le mot 'couac' dans l'absolu. J'aimerais simplement que vous preniez le temps de réfléchir à la définition du mot 'couac', ce que, à mon sens vous ne faites pas toujours suffisamment", a lâché  la porte-parole du gouvernement, qui a pris le melon, lors du compte rendu du conseil des ministres (voir à partir de 9 minutes).



"Un différend politique n'est pas un 'couac', une divergence d'interprétation n'est pas un 'couac', un couac c'est une fausse note", a soutenu la benjamine du gouvernement, ex cathedra. "Or, en l'occurrence, dans ce gouvernement, j'ai le sentiment que le premier ministre est le chef d'orchestre, d'un orchestre qui marche plutôt bien", a poursuivi la sujette de Hollande, sombrant dans la subjectivité. Selon le Littré (lexicographe mort en 1881), un couac "s'emploie surtout pour désigner une fausse note en musique". Le Robert parle de maladresse, voire même de difficulté. Même Bruno Roger-Petit, si ignare soit-il, le sait. Peut-être.



De nombreux conseillers et membres du gouvernement se sont déployés dans  la presse 


Le gouvernement ne supporte pas d'être accusé d'amateurisme ou qu'on lui fasse un procès en manque de cohérence politique. 

"Par ailleurs, je trouve que dans la façon dont vous observez, vous commentez l'activité du gouvernement, vous faites beaucoup de mousse avec peu de savon", a encore vanné la porte-parole du gouvernement, avant de pousser le bouchon vraiment trop loin. 
"Sans doute les Français gagneraient à ce que vous leur présentiez plus en détails les réformes de fond que nous entreprenons, ce qu'elles changent à leur vie quotidienne [puisqu'ils ne s'aperçoivent de rien et ont besoin que la binationale leur dise), plutôt que l'écume des choses". 
Le jour de la "bourde" du Premier Z-Ayrault sur les 35 heures, le gouvernement voulait communiquer sur les premiers emplois d'avenir, hasarde Le Monde, bien que le lancement ne soit en rien une mise en oeuvre encore.

Opération commando

Revenant mardi sur ses passes d'armes avec l'opposition, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait abandonné la critique socialiste des opposants qui "salissent" pour la dénonciation de polémiques qui "ne servent pas à grand-chose" ou d'une politique qui "se caricature elle-même".

Trois autres ministres ont aussi manifesté leur méchante humeur, deux insistant toujours sur le même mot : "Il y a un mot qui commence à me hérisser le poil : c'est le mot 'couac', a grondé Pierre Moscovici (économie), sur BFM TV. On le met vraiment à toutes les sauces, à propos de n'importe quoi." (sic) Sauf votre respect, Monsieur le Premier ministre !...

La ministre déléguée aux personnes âgées, Michèle Delaunay, a également participé à la mobilisation d'intimidation de la presse dans un billet publié mercredi sur blog. "Ça commence à faire, chaque matin, chaque midi et chaque soir, et même quelquefois au cœur de la nuit de tomber sur un énervé de droite, un hypomane de gauche, un médiocrate de partout ailleurs, qui n'a d'autres soucis que de traquer, dénoncer, fustiger l'erreur dans la virgule, l'intonation douteuse ou le mauvais horaire de n'importe quelle prise de parole d'un membre de notre gouvernement", écrit-elle, méprisante de la presse qui a porté à l'Elysée le succédané de Dominique Strauss-Kahn, F. Hollande.
Malgré sa séparation avec X. Cantat, une autre "hypomane" socialiste a dit son irritation outragée. Cécile Duflot (logement) est en effet allée brûler quelques calories en mettant en demeure le journaliste de RTL, Jean-Michel Aphatie, brandissant l'élément de langage redondant de ses collègues : "Vous allez me définir ce que c'est qu'un couac parce que c'est devenu une espèce de leitmotiv..." Bel exemple de leitmotiv, avant de laisser entendre, comme Najat Vallaud-Belkacem, que la presse ne se préoccupe que de "la mousse". Celle visiblement de la bière surtaxée !

Le gouvernement avait ainsi distribué le polycopié de l'argumentaire officiel et ses petits soldats avaient défilé au pas cadencé par le tambour des génériques d'émissions télévisées amies. Il comptait afficher une image d'unité aussi retouchée que celle de la franche camaraderie du week-end dernier à la braderie des postes fédéraux du Parti socialiste à Toulouse. En fait de reconquête de l'opinion, les petits soldats de plomb de Ayrault-la-bavure ont certes marché du même pas, mais en rond. 

Ce piètre spectacle d'une armée mexicaine, après des semaines de dégringolade de la confiance en ce président et son Premier sinistre dans les sondages, ajoutait le ridicule au foutoir. L'impréparation et l'improvisation de l'exécutif sur la compétitivité, la dépénalisation du cannabis, le droit de vote des étrangers ou encore le mariage homosexuel ont nourri des articles sur la cacophonie dans la communication gouvernementale. Le Monde admet en titre au passage que la cacophonie est faite de couacs... 



VOIR et ENTENDRE l'outrecuidance du petit Cazeneuve, sous-ministre aux Affaires étrangères plein d'auto-suffisance et de morgue ce matin sur BFMTV,  face à son hôte,  Christophe Jakubyszyn qui n'a pas droit à la parole: 






lundi 30 juillet 2012

La ministre des Sports prend l'épéiste Laura Flessel pour une judoka

Cette ex-prof de sport parle sans savoir avec aplomb

T'as le look, coco !
Mais c'est tout...




V. Fourneyron, l'une des incompétentes du gouvernement Zayrault

Interrogée lundi 30 juillet dans les "4 Vérités" sur France 2, Valérie Fourneyron, la ministre des Sports, a détaillé le programme de sa visite du jour à Londres, en compagnie de François Hollande. 

COUAC: Elle compte notamment aller "au judo pour voir notre porte-drapeau Laura Flessel"
Le problème, c'est que Laura Flessel est épéiste...
Les championnes ne concernent la ministre que dans ses débats d'idées sur la condition de la femme !

La ministre n'a pas assimilé les fiches qui lui sont servies, puisque l'escrimeuse dispute bien "ses cinquièmes Jeux". 
Elle s'est juste trompée de sport. On ne sait pas encore si elle a trouvé Laura Flessel dans le dojo olympique. La grande bourgeoise rouennaise sait-elle que Laura est digne d'intérêt, puisque née à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe ?


Ainsi la diversité perd-elle encore une de ses illusions socialistes: entre deux élections, le PS ne connaît plus ses enfants de couleur... 

Les femmes de Hollande sont - visiblement - les égales des hommes

Mais la parité n'a rien à gagner de leur participation à ce gouvernement socialiste: l'arithmétique ne résout pas tout !

Chaque jour, la malheureuse aggrave son cas
Fourneyron avait encore trop parlé: au Journal du Dimanche du 21 juillet 2012, elle avait assuré que la France allait se passionner pour les J.O.: tous, sauf la ministre des Sports !


Fourneyron est la bienvenue au club de M. Delaunay, une autre ministre de Zayrault n'est pas plus heureuse à l'écrit, à en juger par ses tweets imbéciles:


Lien PaSiDupes

dimanche 29 juillet 2012

Les trucs langagiers de la bande à Hollande

De combien de mots dispose le gouvernement ?


Après la "bravitude", la "hollanditude"...
le nombre de mots est inchangé,
alors ils les font se télescoper

La stratégie sémantique de Hollande se veut originale

Pour un président "normal", c'est en soi une contradiction suspecte. 

La rupture est nette après  "l'hyperprésidence" de Nicolas Sarkozy, mais  dans la maîtrise de la langue, le socialiste vient loin, très loin derrière François Mitterrand ou Georges Pompidou mais le général de Gaulle ne peut pour autant dormir en paix: une esbroufe lexicale ne marque pas un siècle littéraire !
La litanie de François Hollande avait déjà marqué les esprits lors de son unique débat télévisé d'entre-deux tours avec son rival. Sa désormais célèbre anaphore: "Moi président de la République", répétée 16 fois face à la caméra,  ne pouvait resservir. Elle marqua sa volonté de (se) convaincre de cette incongruité: la méthode Coué fonctionne, si relou  lourde soit-elle.  Depuis,  à défaut d'activité politique, il n'a eu de cesse que de faire illusion avec un rideau de fumée ...sémantique pour tout changement. Elle a trouvé à s'exprimer sans frais dès l'attribution des maroquins.
Obligation de réussite
Nicolas Sarkozy a davantage marqué les esprits que ne veut l'admettre la gauche.
L'obligation de résultat imprègne la  nouvelle gestion publique et notamment en France à l'initiative de Nicolas Sarkozy, au Ministère de l'Intérieur, à partir de 2002.
La ministre chargée de lutter contre l'échec scolaire s'est vu ainsi attribuer "la réussite éducative". 
Plutôt que de la "dépendance" des personnes âgées, la ministre déléguée Michèle Delaunay a pour mission de réussir leur "autonomie". 
Arnaud Montebourg n'a pas reçu le portefeuille de l'Industrie, mais celui du "Redressement productif", terminologie à la tonalité soviétique, qui peut séduire la CGT, mais inquiète tous ceux qui ont entendu parler de l'affaissement du Mur de Berlin et du collectivisme.
Malgré l'annonce de nombreuses hausses d'impôts pour tenir le budget 2012, jamais le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n'a en revanche osé les mots d'austérité ou de rigueur et les journalistes qui les utilisent se font vertement rabrouer. 
Dès sa composition, ce gouvernement a porté les stigmates des interdits les plus hypocrites: au jeu du ni oui, ni non, les socialistes sont maîtres, mais, en se figeant, la sémantique y gagne-t-elle ?

Les éléments de langage

Tout ce que promet le gouvernement "exemplaire" est "juste" !

Le gouvernement ne se renouvelle pas: en termes d'innovation sémantique, il semble avoir atteint ses limites. Avant eux, la droite salissait ou abîmait tout, mais désormais et depuis la campagne présidentielle, répétés en boucle lors de ses interventions, ce sont les termes "redressement dans la justice" ou "effort juste" qui définissent leur action. 

La bavure de la sexagénaire Marylise LebranchuL'une des rares à s'être prise les pieds dans le tapis, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a fait sensation début juillet en avertissant les fonctionnaires qu'ils devaient se préparer à "un grand moment de rigueur". L'ancienne ministre de la Justice a dû rétropédaler, alors qu'au même moment Jean-Marc Ayrault déployait des trésors de ruse pour convaincre que son discours de politique générale ne pouvait pas être assimilé à de l'austérité.

"Cela me fait penser au jeu du ni oui ni non auquel on joue avec les enfants : le premier qui dit le mauvais mot a perdu", s'amuse Abel Lanzac, le nom de plume du scénariste des bandes dessinées à succès Quai d'Orsay. Ce succès de librairie s'inspire de son expérience de responsable du "langage" au cabinet de Dominique de Villepin, lorsque ce dernier était le chef de la diplomatie française. "Quand vous jouez à ni oui ni non, les gens ont toujours des phrases très ampoulées; c'est un peu le même phénomène avec les hommes politiques, il y a des mots qu'ils ne peuvent pas prononcer parce qu'immédiatement on leur tombe dessus." 
Exemple ? Le mot "diversité" et le couac de l'amère Royal qui s'en est prise à la franco-marocaine Vallaud-Belkacem, porte-parole prolixe du gouvernement, pour lui rappeler ses origines et son parcours. Selon la présidente de Région, la porte-parole prolixe du gouvernement  ne "serait peut-être pas là" si elle s'appelait "Claudine Dupont"...
Mais la "gauche molle" n'a pas évité le vocabulaire scabreux, puisque "des media arabophones ont été obligés d'adapter la transcription du nom du nouveau Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, pour éviter que chaque citation du chef du gouvernement socialiste ne se transforme en histoire graveleuse. En effet, la transcription en arabe du nom  prononcé à la française - "Aïro" - signifie "pénis" dans le langage familier de nombreux pays du Proche-Orient. (…) Le ministère français des Affaires étrangères a transmis à la presse une transcription officielle, retenant l'option de transcrire toutes les lettres de son nom comme si elles se prononçaient, y compris le L et le T."  En France, le nom de Ayrault continuera à décoiffer les femmes voilées, à moins qu'elle ne l'appellent Zayrault...
 La langue de bois est morte; désormais la gauche"tourne autour du pot"

Au niveau européen,
le gouvernement a aussi cultivé l'euphémisme quand était évoqué le "grand saut fédéral" lors du sommet européen de juin. Alors qu'était avancé le concept d'union budgétaire, la France e décollait pas de la notion d' ..."intégration solidaire". "Souvent le mot vient compenser le manque, on parle de redressement productif au moment où il y a un problème de production. On ne veut pas employer le mot de fédéralisme parce que justement on doit aller vers le fédéralisme", analyse Abel Lanzac.Sinon, l'important est que le flou et l'abscons prévalent sur la transparence.Ce qui est plutôt comique sachant que le grotesque Nono Montebourg emploie le mot "impétrant" à tort et à travers. Lien Libération

François Hollande a aussi été critiqué pour avoir lancé un débat sur l'euthanasie en évoquant pudiquement la "fin de vie". Cette prudence était déjà celle du candidat socialiste, se rappelle Mathieu Sapin, l'auteur du reportage en bande dessinée Campagne présidentielle, 200 jours dans les pas du candidat François Hollande. "Je me rappelle que sur l'euthanasie, pendant la campagne, effectivement on tournait autour du pot. François Hollande est très fort pour contourner quelque chose qui peut être problématique, on comprend ce qu'il veut dire, mais ce n'est pas la formule qui fâche."

Vraie stratégie sémantique

François-Gilles Egretier, qui fut chargé des éléments de langage auprès de l'ancienne ministre des Finances Christine Lagarde, explique que François Hollande a gardé une cohérence entre sa campagne et sa présidence. "Ce qui me frappe, c'est la continuité du discours entre la campagne et maintenant : il y a là une vraie stratégie sémantique", note cet universitaire, qui enseigne la sémantique politique à l'Institut d'études politiques de Paris, mais qui omet de souligner la totale subjectivité du critère d'évaluation. "Je pense notamment aux thèmes du redressement dans la justice, la volonté d'être jugé à l'aune de ce qui aura été juste et le discours du gouvernement actuel."
Le "politiquement correct", qui transforme les sourds en malentendants, les aveugles en non-voyants, les immigrés en personnes issues de la diversité et les femmes de ménage en techniciennes de surface, frappe aussi. La créativité sémantique de certains membres du gouvernement a quelquefois fait le "buzz" et la joie des internautes. La ministre déléguée aux Personnes âgées a peur de vieillir: en interdisant le vieillissement, Michèle Delaunay est devenue la risée du réseau social Twitter en proposant à ses homologues européens de bannir le mot vieillir: casser le thermomètre n'a jamais fait baisser la température, Mme la ministre. Même autoritairement. Et pourquoi pas par décret ?
"J'ai donc proposé avancer en âge et, à ma surprise, un accueil très favorable des francophones a été fait à ma proposition", prétend la ministre sur son blog. "Encore un effort, et un jour on ne dira plus tomber amoureux mais monter, qui convient mieux à l'esprit de légèreté et à l'énergie de cette circonstance favorable", s'emballe-t-elle. 
Elle fait mieux dans le maniement des mots : "Et peut être aussi renoncera-t-on au désespérant tomber enceinte, qui fleure mauvais la fille-mère et la femme abusée." 
Il est clair que cet esprit fécond a du mal à remplir ses 35 heures au ministère: soumise à l'ISF, et 
son personnel domestique aidant, elle arrive non seulement à joindre les deux bouts, mais aussi à accomplir une double journée, l'esprit libre.