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jeudi 13 septembre 2018

La nouvelle ministre des Sports occupe un logement social à Clamart

Roxana Maracineanu compte-t-elle libérer les lieux pour une famille dans la pauvreté

L'ex-Roumaine n'a pas rendu les clés : elle ne se savait pas fichée par la presse

La nouvelle ministre des Sports loue un logement social à Clamart (Hauts-de-Seine) depuis 2012, selon le site Médiacités. L'ancienne championne de natation l'avait obtenu grâce à l'ancien maire socialiste de la ville, Philippe Kaltenbach.
Interrogée par le "média d'investigation", la ministre a assuré qu'elle allait déménager.

L'appartement est de type PLUS (prêt locatif à usage social), en gestion auprès de l'office HLM de Clamart. Elle y vit avec son mari, Frank Ballanger, journaliste à Radio France (service public) et leurs trois enfants. L'ancienne médaillée olympique, âgée de 43 ans, aurait obtenu ce logement grâce à l'ancien maire socialiste de ville (2001-2014), Philippe Kaltenbach, auprès duquel elle avait commencé sa carrière en politique en 2010. 
Philippe Kaltenbach a fait l'objet d'une information ouverte  dans une affaire de corruption consistant à recevoir une somme d'argent en échange de l'attribution d'un logement HLM, filmée et mise en ligne sur YouTube en janvier 2012. L'intéressé affirme être la victime d'un coup monté. Mis en examen en 2013, il est condamné. en octobre 2015par le tribunal de Nanterre à deux ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption passive, ainsi qu'à une inéligibilité de 5 ans et 20.000 euros d'amende. Le 30 juin 2017 il est condamné par la cour d'Appel de Versailles (Yvelines) pour "corruption" à deux ans de prison, dont un an ferme, 20.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Il est reconnu coupable de "corruption passive" pour avoir accepté de l'argent liquide de la part d'un de ses adjoints lorsqu'il était maire de Clamart (Hauts-de-Seine), contre une promesse d'attribution de logement social à un tiers. Le même jour, il annonce par la voix de son avocat qu’il formera un pourvoi en cassation...
"Elle correspondait à l'époque aux critères d'attribution", il y a six ans

Résultat de recherche d'images pour "roxana maracineanu franck ballanger""Le nom de Maracineanu et celui de son mari Franck Ballanger, journaliste à Radio France, figurent bien sur la boîte aux lettres. Tout comme celui des deux associations de la ministre ( "J'peux pas, j'ai piscine" et Educateam) et celui de son entreprise de conseil, Anaide", écrit le site. Roxana Maracineanu été conseillère régionale d'Île-de-France, apparentée PS, de mars 2010 à décembre 2015. 

Enfant de réfugiés fuyant la Roumanie sous le joug du dictateur soviétique Ceaucescu, Roxana Maracineanu a été naturalisée française en 1991 à l'âge de 16 ans. Elle s'est vite révélée excellente nageuse en dos pour devenir la reine de la natation française avec notamment une médaille d'or mondiale et une médaille d'argent aux Jeux olympiques en 2000.

Dès mars 2007, elle était ensuite devenue consultante pour la télévision et la radio, à l'occasion des JO de Melbourne (Australie) et tenait également une chronique dans L'Equipe. Elle disposait donc de revenus confortables.

Le 21 mars 2010, candidate sur la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon (section des Hauts-de-Seine), elle est élue au conseil régional d'Ile-de-France, ce qui lui assure encore des compléments de revenus jusqu'au renouvellement du conseil régional en décembre 2015. 
C'est dans cette phase politique de sa vie qu'elle n'hésite pas à demander un logement social... Avec le journaliste sportif de France Inter, Franck Ballanger, il ont leur premier enfant en 2009.

Fin 2014, elle avait présenté un projet à la Fédération française de natation (FFN) pour briguer le poste de directeur technique nationale, mais elle n'avait pas été choisie.
Effrayée par les nombreuses noyades, elle avait également crée une association "J'peux pas, j'ai piscine". Cet été, elle avait remis un rapport au Premier ministre Edouard Philippe préconisant des initiations à la nage plus poussées et critiquant "les méthodes actuelles" en France.

L'ex-championne de natation a été salariée pendant de nombreuses années à un poste de consultante à la radio sur Europe 1 et à la télévision, dans le groupe France Télévisions. Son mari, Franck Ballanger, y était lui-même journaliste sportif. Il assure maintenant que désormais il ne couvre plus le sport, dans le souci d'évité un "confloit d'intérêts."

Mais, marié à la championne depuis des années, Ballanger a des revenus qui ne justifient pas l'occupation d'un logement social avec deux salaires de haut niveau, le couple bénéficiant de surcroît d'un régime fiscal privilégié de journalistes.

mercredi 4 septembre 2013

Mafia: nouveau règlement de comptes à Colombes (PS)

Bilan à un an des promesses de Manuel Valls d'une police plus proche...

Une nouvelle fusillade a éclaté mardi 3 septembre à Colombes (Hauts-de-Seine)

moins de 24 heures après une tuerie du même type
Une source policière évoque "une recrudescence des règlements de compte entre bandes rivales".

Le ministre sécuritaire de l'Intérieur réplique par l'envoi de forces de police. 
Des effectifs de police supplémentaires "importants" vont être envoyés en renfort dans les prochains jours dans le quartier de Petit-Colombes, où ont eu lieu les deux fusillades.

Mardi, vers 19 heures, un groupe de jeunes a tiré sur le conducteur d'un véhicule. 
"Ce dernier a pris la fuite et n'a pas été retrouvé par la police. Il n'a pas été admis dans un hôpital et on ignore s'il est blessé. Les agresseurs n'ont pas pu être identifiés", explique la police.

En 2009, Philippe Sarre, maire (PS) de Colombes, avait mis un coup d'arrêt aux installations de caméras de vidéosurveillance: le réseau de la ville compte 61 appareils pour habitants, alors que les Verts radicaux d'EELV tiennent la délégation de l'urbanisme. Le maire socialiste soutenait que le dispositif était globalement efficace.
EELV soulignait alors la volonté du maire socialiste de se démarquer: " L'UMP fait de la sécurité son angle d'attaque. Philippe Sarre veut montrer qu'un maire de gauche ne lâche pas prise sur le sujet. Après la suppression des armes à feu dans la police municipale, il a dû penser que la diminution du nombre de caméras ferait beaucoup," déclarait Dominique Frager, le président des Verts.
Rama Yade avait aussi rappelé en septembre qu'en juin 2009, la ville était passée à côté d'une subvention d'environ 100.000 € du Conseil général pour la vidéosurveillance, parce que les conseillers généraux socialistes, communistes et verts avaient décidé de s'abstenir.


Mais, dans la nuit de lundi à mardi, un homme d'une trentaine d'années a été blessé par balles. Il souffre de plusieurs fractures aux jambes, mais ses jours ne sont pas en danger.

La veille, un homme d'une trentaine d'années avait déjà été blessé par balle à Colombes
. Selon une source policière évoquant un probable règlement de comptes vers 01H00 du matin, dans le quartier du Petit-Colombes, la victime a été blessée par une arme de calibre 9 mm et souffre de plusieurs fractures au niveau des jambes. Ses jours ne sont pas en danger, a précisé ce matin cette même source. L'enquête a été confiée au service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Marseille, petits gros bras en matière de grande délinquance ?

"
Les règlements de compte entre bandes rivales de la cité Gabriel-Péri et de la cité des Côtes-d'Auty à Petit-Colombes repartent de plus belle sur fond de trafic de stupéfiants", déplore-t-on à la police.
"La situation semblait quelque peu apaisée depuis le début de l'année. Mais le contexte reste difficile. Il y a eu plus de vingt affrontements de ce type depuis deux ans" dans cette partie de la ville.
Le maire (PS) de Colombes tente de banaliser la situation locale. 
"Toutes proportions gardées, nous connaissons dans certains quartiers une situation comparable à Marseille". "Si la violence est moins élevée, la logique maffieuse de conquête de territoire et de maîtrise des marchés parallèles est à l'œuvre", a estimé l'édile.

L'idéologie de la prévention aurait-elle échoué ?

Il y a un an, en août 2012, Manuel Valls clamait que la gauche "peut faire mieux que la droite" en matière de sécurité.
Le ministre de l'Intérieur de Hollande disait sa détermination à s'appuyer sur des zones de sécurité prioritaires (ZSP), où les policiers devaient être plus présents, plus visibles en tout cas. Bref, on allait retrouver une espèce de police de proximité et on allait voir ce qu'on allait voir..

Le laxisme de la ministre de la Justice est-il incitatif ?

A Clamart, ville socialiste
des Hauts-de-Seine, à 15 kms de Colombes, trois personnes ont en outre été blessées par balles, dont une gravement, dimanche soir dans une fusillade. "Il y a un blessé grave et deux blessés légers. Leur pronostic vital n'était pas engagé cette nuit", a expliqué, ce lundi 2 septembre, une source policière. La fusillade s'est déroulée peu avant 23h, avenue Henri-Barbusse. 
Selon les premiers éléments de l'enquête, un accrochage entre deux voitures a précédé les coups de feu. Les opérations de secours ont mobilisé une trentaine de pompiers sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Le sénateur-maire PS, Philippe Kaltenbach a été mis en examen le 1er août.
Le magistrat a retenu le motif de "corruption passive par personne détentrice de l’autorité publique". Philippe Kaltenbach est suspecté d’avoir attribué des logements sociaux dans sa commune en échange de pots-de-vin.

Clairement, Marseille est injustement montrée du doigt.


mercredi 14 août 2013

Clamart: et un mis en examen PS de plus !

En attendant Trierweiler, le sénateur-maire Philippe Kaltenbach est poursuivi

Le cumulard PS de Clamart est soupçonné de corruption 
dans l'attribution d'un logement social.

Le sénateur-maire des Hauts-de-Seine s'est dit indigné, vendredi. "Je suis stupéfait par cette décision. Toutes les investigations menées ces derniers mois ne me mettent jamais en cause et concluent à l'absence de corruption. Il s'agit d'un complot politique à l'approche des municipales".

Vidéos compromettantes

Une enquête préliminaire avait été ouverte au printemps 2011 à la suite d'un signalement de Philippe Pemezec, un adversaire politique: il est maire UMP du Plessis-Robinson, une commune voisine, et n'apprécie guère Philippe Kaltenbach. 
Un ex-adjoint du mis en examen non plus. Il avait déclaré avoir réalisé deux vidéos sans trucage pour dénoncer "le fait qu'à Clamart on doit voter et être adhérent au PS pour avoir le droit de se loger, ce qui est inadmissible".

Soutien de Aubry à
la primaire PS de 2011
En janvier 2012, l'un de ses anciens adjoints l'avait pris la main dans le sac et avaient mis deux vidéos en ligne. Dans une scène, on voit Philippe Kaltenbach recevoir, dans son bureau, de l'argent liquide de cet ancien collaborateur. Pendant la remise de fonds, le maire et son interlocuteur discutent de ce qui semble être l'attribution d'un logement à un tiers, sans que rien ne permette formellement d'établir un lien entre l'échange d'argent liquide et cette conversation, selon le socialiste. Mais le juge tient néanmoins à en savoir plus.

Niant toute corruption, cet ex-collaborateur de Jean Poperen, un ancien instituteur anarcho-syndicaliste, avait été entendu en février en tant que témoin assisté dans ce dossier. Philippe Kaltenbach affirme qu'il s'agit d'un remboursement de prêt consenti à son ex-adjoint, Mohamed Abdelouahed, qui connaissait des difficultés financières. Ce que conteste l'intéressé, outre que les documents video ont été authentifiés: "Les enquêteurs ont désormais la certitude que la vidéo n'a pas été trafiquée et n'a pas fait l'objet d'un montage à l'issue d'un examen technique", confirme une source proche de l'enquête.

La majorité présidentielle au Sénat risque d'être un peu plus affaiblie.


lundi 4 février 2008

Législatives partielles: match nul 1 partout

Chartres au PS et Clamart à l'UMP
Le PS n'a pas ravi le siège UMP des Hauts-de-Seine , fief du président, à la législative partielle . Les socialistes voulaient en faire un enjeu national, mais devront se contenter de Chartres. Fort d'une poussée de la gauche dans les deux circonscriptions au 1er tour, le PS a vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Hollande était allé parader dans les Hauts-de-Seine, mais repart la queue de l'ours entre les jambes. La gauche avait appelé à faire du second tour de ces deux législatives partielles "une message fort" envoyé au gouvernement. Mais de coup de tonnerre local et national il n'y a pas eu, le 'jeune' PS Philippe Kaltenbach (né en 1966, conseiller depuis 1995 seulement et maire de Clamart depuis 2001), venu du sud-est (né dans les Alpes Maritimes et diplômé de l'IEP d'Aix-en-Provence), collaborateur de Jean Poperen, il est battu, bien que soutenu par Montebourg en décembre 2007 et malgré le déplacement de Hollande, qui s'était engagé personnellement, comme Fabius, Huchon et Jospin: un forcing inutile de 'people' dépréciés. Pour couronner le tout, le positionnement du MoDem en faveur du candidat PS avait provoqué la désapprobation de la direction nationale.
Les deux scrutins étaient organisées à la suite de l'invalidation de deux sortants UMP, dont l'un, inéligible pour un an, ne pouvait se représenter. Le candidat invalidé, Philippe Pemezec (92), fut donc remplacé par son suppléant, Jean-Pierre Schosteck, qui conserve le siège à l'UMP, à qui les électeurs ont donc confirmé leur confiance. C'est donc le maire UMP de Chatillon, Jean-Pierre Schosteck, qui l'emporte pourtant dans les Hauts-de-Seine.

Le PS a en revanche gagné son pari en Eure-et-Loir, où l'enjeu était bien moindre. Françoise Vallet l'a emportée face au député-maire sortant UMP, Jean-Pierre Gorges.
Dans son commentaire, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, faisait contre bonne fortune mauvais cœur, en interprétant le basculement de Chartres comme "la désillusion des Français vis-à-vis de la prétendue 'rupture' du président de la République". Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, moins polémique et plus objectif, a analysé les deux résultats à l'aune de la proximité avec Nicolas Sarkozy. Dans les Hauts-de-Seine, a-t-il relevé, "les élus sont des proches du président de la République". Comparant les deux législatives partielles de dimanche, il a souligné "le travail de terrain et l'engagement sans faille derrière Nicolas Sarkozy ont permis ce succès".
Il convient assurément de relativiser la victoire de Françoise Vallet, car la ville de Chartres au cœur de la circonscription était encore socialiste en 1995, quand Jean-Pierre Gorges l'emporta sur le PS Georges Lemoine.
Mais depuis l'opposition en 2001 du nouveau maire à la liste officielle RPR-UDF, J.-P. Gorges porte dans la circonscription la part la plus lourde de la responsabilité de l'échec à la législative. Elu député en 2002, il fut invalidé en 2007 pour sur-médiatisation locale du maire dans ses fonctions à l'approche de la législative, remportée au final avec 29 voix d'avance. La législative partielle d'hier dimanche était donc très incertaine et disputée. La municipale de 2008 constitue par conséquent pour la droite un nouvel enjeu lié à la personnalité du candidat.
"A Chartres, l'échec du candidat doit être compris comme un avertissement salutaire adressé à la majorité, qui ne peut espérer l'emporter que dans la loyauté et la cohésion autour du président de la République", a encore déclaré le responsable du parti majoritaire, dans un reproche implicite à M. Gorges, candidatà la mairie, en mars prochain.