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mercredi 4 septembre 2013

Mafia: nouveau règlement de comptes à Colombes (PS)

Bilan à un an des promesses de Manuel Valls d'une police plus proche...

Une nouvelle fusillade a éclaté mardi 3 septembre à Colombes (Hauts-de-Seine)

moins de 24 heures après une tuerie du même type
Une source policière évoque "une recrudescence des règlements de compte entre bandes rivales".

Le ministre sécuritaire de l'Intérieur réplique par l'envoi de forces de police. 
Des effectifs de police supplémentaires "importants" vont être envoyés en renfort dans les prochains jours dans le quartier de Petit-Colombes, où ont eu lieu les deux fusillades.

Mardi, vers 19 heures, un groupe de jeunes a tiré sur le conducteur d'un véhicule. 
"Ce dernier a pris la fuite et n'a pas été retrouvé par la police. Il n'a pas été admis dans un hôpital et on ignore s'il est blessé. Les agresseurs n'ont pas pu être identifiés", explique la police.

En 2009, Philippe Sarre, maire (PS) de Colombes, avait mis un coup d'arrêt aux installations de caméras de vidéosurveillance: le réseau de la ville compte 61 appareils pour habitants, alors que les Verts radicaux d'EELV tiennent la délégation de l'urbanisme. Le maire socialiste soutenait que le dispositif était globalement efficace.
EELV soulignait alors la volonté du maire socialiste de se démarquer: " L'UMP fait de la sécurité son angle d'attaque. Philippe Sarre veut montrer qu'un maire de gauche ne lâche pas prise sur le sujet. Après la suppression des armes à feu dans la police municipale, il a dû penser que la diminution du nombre de caméras ferait beaucoup," déclarait Dominique Frager, le président des Verts.
Rama Yade avait aussi rappelé en septembre qu'en juin 2009, la ville était passée à côté d'une subvention d'environ 100.000 € du Conseil général pour la vidéosurveillance, parce que les conseillers généraux socialistes, communistes et verts avaient décidé de s'abstenir.


Mais, dans la nuit de lundi à mardi, un homme d'une trentaine d'années a été blessé par balles. Il souffre de plusieurs fractures aux jambes, mais ses jours ne sont pas en danger.

La veille, un homme d'une trentaine d'années avait déjà été blessé par balle à Colombes
. Selon une source policière évoquant un probable règlement de comptes vers 01H00 du matin, dans le quartier du Petit-Colombes, la victime a été blessée par une arme de calibre 9 mm et souffre de plusieurs fractures au niveau des jambes. Ses jours ne sont pas en danger, a précisé ce matin cette même source. L'enquête a été confiée au service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Marseille, petits gros bras en matière de grande délinquance ?

"
Les règlements de compte entre bandes rivales de la cité Gabriel-Péri et de la cité des Côtes-d'Auty à Petit-Colombes repartent de plus belle sur fond de trafic de stupéfiants", déplore-t-on à la police.
"La situation semblait quelque peu apaisée depuis le début de l'année. Mais le contexte reste difficile. Il y a eu plus de vingt affrontements de ce type depuis deux ans" dans cette partie de la ville.
Le maire (PS) de Colombes tente de banaliser la situation locale. 
"Toutes proportions gardées, nous connaissons dans certains quartiers une situation comparable à Marseille". "Si la violence est moins élevée, la logique maffieuse de conquête de territoire et de maîtrise des marchés parallèles est à l'œuvre", a estimé l'édile.

L'idéologie de la prévention aurait-elle échoué ?

Il y a un an, en août 2012, Manuel Valls clamait que la gauche "peut faire mieux que la droite" en matière de sécurité.
Le ministre de l'Intérieur de Hollande disait sa détermination à s'appuyer sur des zones de sécurité prioritaires (ZSP), où les policiers devaient être plus présents, plus visibles en tout cas. Bref, on allait retrouver une espèce de police de proximité et on allait voir ce qu'on allait voir..

Le laxisme de la ministre de la Justice est-il incitatif ?

A Clamart, ville socialiste
des Hauts-de-Seine, à 15 kms de Colombes, trois personnes ont en outre été blessées par balles, dont une gravement, dimanche soir dans une fusillade. "Il y a un blessé grave et deux blessés légers. Leur pronostic vital n'était pas engagé cette nuit", a expliqué, ce lundi 2 septembre, une source policière. La fusillade s'est déroulée peu avant 23h, avenue Henri-Barbusse. 
Selon les premiers éléments de l'enquête, un accrochage entre deux voitures a précédé les coups de feu. Les opérations de secours ont mobilisé une trentaine de pompiers sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Le sénateur-maire PS, Philippe Kaltenbach a été mis en examen le 1er août.
Le magistrat a retenu le motif de "corruption passive par personne détentrice de l’autorité publique". Philippe Kaltenbach est suspecté d’avoir attribué des logements sociaux dans sa commune en échange de pots-de-vin.

Clairement, Marseille est injustement montrée du doigt.


samedi 13 décembre 2008

L’ancien ministre Jean-Pierre Fourcade s’élève contre Le Point

Le sénateur UMP soutient Rachida Dati
"Toutes ces calomnies m'écoeurent et je tiens à m'élever contre tous ces ragots", a déclaré Jean-Pierre Fourcade, l’ancien ministre de l'Economie de Valéry Giscard d'Estaing.
A cet égard, lire PaSiDupes qui fait un bref rappel des titres de gloire de Denis Demonpion, le pseudo journaliste d’investigation au cœur d’une vilaine affaire de diffamation, sous couvert de libertés d’expression, de la presse , d’insulter et de diffamer....

La politique n’est pas aussi sale qu’on le dit

Le sénateur UMP des Hauts-de-Seine, Jean-Pierre Fourcade, a apporté ce samedi son "soutien" à Rachida Dati, après la parution dans Le Point d'un article selon lequel la proche du Président de la République pourrait mettre à profit sa connaissance des "histoires de familles" dans le département des Hauts-de-Seine, l'ancien fief de Nicolas Sarkozy.

Billiard à deux bandes

> Sans vergogne, ni crainte de mettre au jour ses propres turpitudes enfouies, Denis Demonpion a prêté à la ministre des intentions qui ont cours dans une certaine presse.

> Selon lui, et sous couvert d’un odieux anonymat sur des sources supposées, le journaliste perdu imagine que "des âmes charitables affirment qu'à l'heure de la curée, Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et pour s'être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler au bon soin de son protecteur" (Nicolas Sarkozy).

> Notons au passage que Demonfion Demonpion fait décidemment une fixation sur Sarkozy : il a en effet co-écrit un petit bouquin dans lequel il prétend révéler la face cachée de l’ex-première dame, Cécilia, alors Sarkozy. Une idée fixe ?


Voir aussi ce que dit PaSiDupes de la biographie , non autorisée, de Houellebecq, par 'Denis Demorpion'...

> Le journaliste pompeusement proclamé d’investigation a découvert ce que sait tout le canton. Parce que "l'extravagante Mme Dati" a en effet été en charge, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, l’honorable journaliste a cru pouvoir insinuer que Rachida Dati pourrait toujours, le cas échéant, se rappeler au bon soin de son protecteur".
On se prend à penser que la presse papier n’a rien à envier à la presse du Net…

Qu’a donc fait la presse de ses libertés ?

>
L’emploi des temps et des verbes est révélateur de la volonté de nuire du journal, dont l’hebdomadaire Marianne prétend sans doute, avec Bayrou, qu’il fait partie de la longue liste des media serviles !
« Pourrait » aurait suggéré une éventualité, « saurait » resterait dans le domaine de l’incertain et de l’imaginaire, mais saura, à l’indicatif, est une projection douteuse sur l’avenir, à peine modérée d’un piètre ‘le cas échéant’. Le journaliste prête donc gratuitement de mauvaises intentions à la fidèle ministre qui représenterait une authentique menace si elle était jamais susceptible de chantage. (reprise d'un précédent article de PaSiDupes)
Cette analyse est probablement inspirée des pratiques de la presse, mais n’honore évidemment pas le journaliste qui se vautre dans la fange professionnelle.

L’odeur de la charogne attire les hyènesIl n’a pas suffi que Rachida Dati qualifie vendredi de "totalement faux" cet article diffamant du Point.
Dans la « république du respect », je demande le PS…
Les élus socialistes du Conseil Général des Hauts-de-Seine ont demandé de leur côté l'ouverture d'une "enquête judiciaire" sur "les informations dont disposerait" l'actuelle ministre de la Justice.
Les responsables socialistes, conseillers généraux signataires de cette demande, sans éléments, pour voir, comme au poker, sont :
- Michèle Canet, Châtenay-Malabry,
- Martine Gouriet, Châtillon (avec Nono-le-Gommeux),
- Gilles Catoire, 59 ans, Clichy (grisonnant),
- Guy Janvier, 60 ans,Vanves (à lunettes),
- Philippe Sarre, 56 ans, Colombes N-O,
- et Pascal Buchet, 47 ans, Fontenay-aux-Roses , ensemble de gauche à droite sur la photo)

Le Verts Vincent Gazeilles, Clamart Noël Mamère n’a-t-il donc une petite fringale qu’il ne s’est pas encore joint aux charognards ?

Jean-Pierre Fourcade a en outre souligné "les réformes courageuses" entreprises par la Garde des Sceaux, qui est, souligne-t-il, "une femme de très grande qualité" et "loyale".

samedi 1 mars 2008

Municipales 2008: Rama Yade fait l'expérience du racisme de la gauche

La gauche hystérique, terroriste et raciste veut-elle tondre Rama Yade?
Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, numéro 3 sur la liste de l'UMP dans le bastion communiste de Colombes (Hauts-de-Seine), avait stigmatisé "cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis noire". Elle aurait pu ajouter que la gauche la cible aussi parce qu'elle est de sensibilité socialiste mais désireuse de construire plutôt que de casser et qu'elle s'est donc associée à l'UMP.
Les coups bas pleuvent, car la maire sortante est Nicole Goueta, UMP, Vice-Présidente du Conseil Général des Hauts-de-Seine, victorieuse en 2001 de la coalition de gauche.
(Lien: mairie
)
Le candidat de la gauche à la municipale de Colombes, Philippe Sarre, a annoncé vendredi avoir déposé plainte pour diffamation contre la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade, qui a menacé à son tour de riposter par une attaque en dénonciation calomnieuse.
Qui est Philippe Sarre?
Né en 1951, il est marié et père dedeux enfants. Ce responsable syndical est membre de la FEN puis de la CFDT et on comprend qu'il soit donc devenu directeur d'école à Nanterre, bien que dénonçant l'absence de statut de la fonction: cohérent !Il persiste néanmoins à Colombes depuis 1990 en ZEP où on gagne plus de points… Entrée au PS 0 40 ans, il est maire adjoint à l'Enfance de 1995 à 2001, mais conseiller municipal depuis 2001 avec l'arrivée de l'UMP: il suit plus particulièrement les dossiers Sport/jeunesse, Education, Politique de la Ville, LogementConseiller Général du canton Colombes Nord-Ouest en 2004
Officiellement venu pour vanter les résultats de la ville en matière de sécurité, François Fillon s'est déplacé le 28 janvier à Colombes, dans les Hauts de Seine, pour soutenir la maire sortante UMP, Nicole Goueta, qui brigue un nouveau mandat pour les municipales de 2008 et sa Secrétaire d'Etat, Rama Yade, qui figure sur la liste de la majorité.
Le candidat de la gauche, Philippe-Sarre, a dénoncé la venu du premier ministre, prétextant que « ce sont les moyens de l'Etat qui sont mobilisés en soutien à Mme Goueta » Et de la population ! Les moyens de l'Etat doivent-ils être retirés à Colombes sous le prétexte que ses électeurs ont voté majoritairement pour l'UMP? Staline se terre-t-il à Colombes?
Sarre anime l'opposition avec Maurice Lobry, 62 ans, enseignant aussi qui, après avoir milité au sein de la LCR, adhéra au Parti socialiste en 1979 et est élu pour la première fois en 1983, adjoint au maire dès 1984, élu au Conseil régional en 1998.
BFMTV, dans un souci probable d'équité, accorde quelque 4 mn à la défense du candidat de la gauche, qui éprouve le besoin de se justifier et ressasse. (lien BFMTV)
Philippe Sarre, le candidat de la gauche, a déclaré vendredi en portant plainte par courrier vendredi au parquet de Nanterre : "Je m'étais engagé à porter plainte si je n'obtenais pas d'explications et d'excuses de Rama Yade. Il n'y en a pas eu depuis dix jours".
"N'ayant aucun goût pour la polémique, je suis tout à fait disposé à retirer cette plainte si, comme elle l'a fait suite aux déclarations d'Argenteuil (sur le spray anti-SDF Malodore), Madame Yade revient sur ses accusations", a-t-il ajouté dans un communiqué. L'affichage d'un PS contre le racisme est flouté par la réalité des faits.
Rama Yade a contre-attaqué par un communiqué envisageant contre Ph. Sarre d'une action en justice pour dénonciation calomnieuse. Estimant que le candidat PS "serait (...) bien en peine de trouver dans les propos visés la moindre évocation de sa personne", elle ajoute que "cette procédure" lui "laissera peu de chances de faire juger cette affaire un jour."
Rama Yade a dénoncé le procédé de la gauche: "Faire savoir qu'il envisage de me poursuivre est un effet d'annonce que je pourrais moi-même lui
retourner en lui annonçant que toute poursuite de sa part aurait pour riposte une dénonciation calomnieuse".
Lors d'une réunion publique à Colombes le 16 février, dont des extraits avaient été diffusés par le site internet du Parisien, Rama Yade était revenue sur sa visite improvisée en septembre dernier auprès de squatteurs expulsés par le maire PCF avant que la justice ne veille à les reloger.
"Je suis allée voir et j'ai découvert que le maire qui avait fait ça, c'était un maire communiste", avait dit la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme.
"Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi, qui ne suis que numéro 3 de la liste, je le rappelle, qui s'en prend à moi parce que je suis noire", avait-elle ajouté.
Jugeant cette empiètement intolérable sur son fonds de commerce, le PS, par son porte-parole Julien Dray, avait exigé que Mme Yade s'excuse après ses accusations de racisme, faute de quoi il avait promis des suites judiciaires. Où en est-il ?

La bataille des municipales à Colombes entre la maire sortante UMP Nicole Goueta et Philippe Sarre s'annonce comme la plus serrée des Hauts-de-Seine. Avant la victoire en 2001 de Nicole Goueta, une ancienne du RPF (Rassemblement pour la France), la ville était gérée par les communistes. Colombes avait arbitré en faveur de la droite.
Pour preuve de la bonne foi affichée de la gauche, mais de ses sentiments à caractère racistes, on peut suivre l'émission controversée -car partisane- En Aparté (12' 48'') , alors présentée par la journaliste Pascale Clark...

VOIR et ENTENDRE:
"un petit tam-tam" (sans connotation raciale/raciste) sur Rama Yade. Vous noterez en particulier que la jeune (33 ans) Secrétaire d'Etat est présentée comme 'femme, noire, musulmane', quand elle aurait pu être belle et intelligente,
Que sa progression est qualifiée de 'fulgurante et troublante': "un alibi", entend-on, seulement pour les racistes…
"Discrimination positive" à la française mise en accusation avec une obsession suspecte pour Avéroès et défense du blanc Thomas Hugues qui a été accueilli par
Canal+
Fixation raciale
avec l'introduction du noir Lilian Thuram ("alibi" du PS?) dans l'entretien, interrompu, ici.

Rama-yade1 envoyé par segolhaine_royal

Averroès?
Averroès est un philosophe, un théologien islamique, un juriste, un mathématicien et un médecin arabe du XIIe siècle né en Andalousie. Il est devenu symbole d'ouverture d'esprit à l'humanité entière, sans barrières culturelles ni préjugés communautaires.
Le premier lycée privé musulman de France métropolitaine, ouvert à Lille en septembre 2003 le réhabilite en portant son nom. Le cinéaste Youssef Chahine met en scène Averroès dans son film Le Destin en 1997 et il a inspiré à Jorge Luis Borges une de ses nouvelles.
Créées en 1994, les Rencontres d’Averroès se proposent de penser la Méditerranée des deux rives en invitant à Marseille des personnalités autour de tables rondes.
VOIR et ENTENDRE: BondyBlog, pour ou contre le pouvoir noir?
BondyBlog: "Mercredi 30 janvier, le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) organisait son 3e dîner annuel depuis sa création […] L’approche des élections municipales aiguise les appétits et le « black power » hésite encore entre les différentes « demandes de mariage ». […Rama Yade n'a pas la bonne nuance de noir] J’avais toujours cru que le langage ordurier était réservé à la banlieue. Ici, à quelques mètres de l’Opéra, au cœur du Paris de la culture, se rejoue la géographie d’une révolte qui pourrait devenir une révolution. J'entends de beaux noms d’oiseaux contre le chef de l'Etat aux tables voisines. Rama Yade est visiblement à « cran », mais elle garde son calme, esquisse même un sourire tandis que Nicolas Sarkozy est l’objet d’une bronca."

Rama Yade envoyé par Bondy_Blog
Démonstration de racisme politique. Et la diversité politique ?

mercredi 20 février 2008

Municipales 2008 - Rama Yade estime que le racisme inspire les attaques du PS

La gauche s’en prend à elle «parce qu’(elle est) noire»
Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, présente sur la liste UMP à Colombes (Hauts-de-Seine), lors d’une réunion publique, stigmatise «cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis noire». Des propos dénoncés par le candidat PS Philippe Sarre.

Lors de cette réunion tenue samedi à Colombes, dont des extraits sont visibles sur le site internet du Parisien, Rama Yade évoque sa visite improvisée en septembre dernier à des squatteurs qui avaient monté un campement en plein air à Aubervilliers, et qui en avaient été expulsés par le maire. A la suite de sa visite, Ils avaient obtenu de la justice d'être délogés.«Je suis allée voir et j'ai découvert que le maire qui avait fait ça était un maire communiste», explique la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme. «Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi, qui ne suis que numéro 3 de la liste, je le rappelle, qui s'en prend à moi parce que je suis noire», ajoute Rama Yade. La tête de la tête de liste ne leur suffit pas?

Philippe Sarre change de terrain et ne s'en tient pas aux faits. Il ne se défend pas d'attaques inspirées par le racisme. Il verse dans le subjectif et le jugement. Il dénonce des propos d'une «rare violence» et «trouve désolant que l'UMP en soit rendue à ce niveau et qu'un membre du gouvernement de la République n'ait pas d'autres arguments à faire valoir en direction des Colombiens».
Quand il passe aux faits, il fait appel à des témoignages de" personnes" anonymes. «Il m'a par ailleurs été rapporté par des personnes présentes à cette réunion que Mme Yade s'était plainte du fait que la gauche à Colombes mettait en cause la validité de ses diplômes parce qu'elle était noire et que la gauche n'aimait pas que les noirs réussissent», ajoute encore Philippe Sarre. Il reconnaît donc que la rumeur court. Et le candidat PS de conclure : «En l'absence d'excuses publiques, nous nous réservons la possibilité de poursuivre en justice ces propos diffamants et souhaitons que chacun et chacune revienne à une attitude digne et responsable.» Il est prudent d'évoquer une "possibilité" en effet, mais est-ce un chantage bien raisonnable?

La dirigeante communiste Marie-George Buffet a elle aussi réclamé des "excuses publiques du gouvernement" suite aux propos de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme. Le stalinisme a la vie dure et Marie-George occulte les propos d'un ancien secrétaire général communiste. Le 20 février 1981, Georges Marchais réclama « l’arrêt de l’immigration », dénonce « le risque de ghettos dans les communes ouvrières ». Il demande aussi plus de sévérité contre la drogue et la délinquance. Violemment attaqué par le PS et l’extrême-gauche, il s'emporte: « Quelle idée lamentable se font ces gens-là des travailleurs : Bornés, incultes, racistes, alcooliques, brutaux, voilà comment seraient les ouvriers et les ouvrières! De telles attaques ne déshonorent que leurs auteurs et ne méritent que le mépris »."
VOIR et ENTENDRE

Communistes expulsant des immigrés

Passage des paroles aux actes. Le 24 décembre 1980, les élus PC de Vitry saccagent à coups de bulldozer un foyer de travailleurs immigrés maliens et, en février 1981, le si "démocrate" et "débonnaire" secrétaire général précédent, Robert Hue, organise une manifestation dans sa commune de Montigny-lès-Cormeilles pour faire expulser une famille marocaine sur laquelle il a fait courir la fausse rumeur qu'elle se livrait à du trafic de drogue.



Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, le mercredi 20 février, a apporté son soutien à Rama Yade, estimant qu'il n'était "pas si facile d'être engagé en politique en portant son histoire, qui est l'histoire d'un parcours de la diversité".
Benjamine du gouvernement français à 31 ans, proche du président Nicolas Sarkozy, Rama Yade est aussi une des volontaires de l'ouverture. Elle est présentée par le chef de l'Etat comme l'un des symboles de la diversité de son gouvernement.