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mardi 25 février 2020

La dernière bulle de Macron humilie le Cameroun

"M. Macron, le Cameroun n'est pas un Dom-Tom", réplique Yaoundé 

Macron promet de faire pression sur son homologue camerounais sur la question des droits de l'homme.

Son arrogance enflamme la toile en Afrique.
Ils étaient plusieurs centaines à manifester le 24 février 2020 devant l’ambassade de France à Yaoundé, brandissant des drapeaux camerounais et des pancartes hostiles au président français Emmanuel Macron.
Monsieur Macron, le Cameroun n'est pas un Dom-Tom (département français d'Outre-mer). Monsieur Macron, mêle-toi de tes oignons (Sur les pancartes des manifestants camerounais)
"Nous sommes ici pour protester aux propos de Macron, parce qu’il a manqué de respect à notre président. Nous ne sommes pas une province de la France. Le Cameroun est un Etat souverain, indépendant depuis 1960", explique Souley Aboubakar, président d’une association de jeunes partisans de Paul Biya, à l’origine de ce rassemblement.

Cette légitime colère a été déclenchée par les propos tenus par un Macron en crise de supériorité colonialiste face à un Camerounais qui l’avait interpellé, le 22 février à Paris, sur la violation des droits de l’Homme dans son pays, en marge d’une visite au Salon de l’agriculture. Le président français lui a promis de mettre "le maximum de pression sur le président Paul Biya pour que cessent des violences intolérables au Cameroun".

Le 14 février, des hommes armés portant des uniformes de l’armée et certains masqués avaient attaqué le village de Ntumbo en zone anglophone faisant de nombreuses victimes parmi lesquelles des enfants, dont neuf âgés de moins de cinq ans. L’armée camerounaise a évoqué "un malheureux accident " au cours d’échanges de tirs entre forces de sécurité et rebelles sécessionnistes. L’ONU a demandé une enquête indépendante et impartiale. Paris avait déjà condamné ces violences et demandé que "les responsables répondent de leurs actes".

Dès le 23 février, le gouvernement camerounais assurait qu’il voulait "rester maître de son destin". La présidence camerounaise est revenue à la charge lundi 24 février, elle s’est offusquée de "propos surprenants".

Le président est comptable de son action devant le seul peuple camerounais souverain et non devant un dirigeant étranger, fut-ce un ami. 

Il n'a pas besoin de pression extérieureFerdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général à la présidence (communiqué de la présidence de la République)
Depuis la publication sur les réseaux sociaux de la vidéo de l’échange entre Macron et le Camerounais connu sous le pseudo de Calibro Calibri, nombre d'internautes ont salué le courage de ce citoyen africain. Ce n’est pas de sa faute si le Cameroun se vend mal sur le plan international, peut-on lire sur le site d’information Camer.be

"S’est-on jamais préoccupé de savoir combien l’image et la notoriété du Cameroun sont écornées à l’international par des détournements systématiques et séculaires des deniers publics, de la corruption généralisée à ciel ouvert, du musèlement des partis politiques ? " Le Cameroun n’a qu’à s’en prendre à lui-même, il doit redorer son blason et retrouver sa place dans le concert des nations, écrit Camer.be

Pour le site d’information Cameroonvoice, "c’est le Macron profond qui a parlé. Celui qui avait promis un autre destin aux jeunes Africains", plaide la rédaction du site .

"Une communication paternaliste et infantilisante"

Mais la majorité des internautes africains se sont déchaînés contre "le ton discourtois" de cet échange jugé "indigne" à l’égard de leur président. Dans la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, Macron a aussi révélé avoir déjà fait pression sur le président Paul Biya pour obtenir la libération de son principal opposant Maurice Kamto.

"Après, on va nous demander de respecter les présidents africains. Suite à cette fanfaronnade de Macron, si Biya était autre chose qu’un laquais, l’ambassadeur de France au Cameroun aurait déjà été convoqué et l’ambassadeur du Cameroun en France rappelé" : rien de tout ça n’a été fait, s’insurge une internaute.

"C’est une communication paternaliste et infantilisante", analyse le politologue camerounais Mathias Eric Owona Nguini sur le site de RFI. Alors que la presse camerounaise dénonce "une conversation surréaliste". Certains n’hésitent pas à pointer "une mise en scène pure et simple, pour ternir l’image du président camerounais".

Macron a bien cherché cette explosion de colère. 

Dans son échange avec l’acteur camerounais qui sollicitait son intervention, le président français avait tenu à lui expliquer que la France a un rôle compliqué en Afrique.
"Quand la France dit que tel dirigeant n’a pas été démocratiquement élu, les Africains nous disent : 'De quoi vous mêlez-vous' ?...Moi, je mets la pression sur chacun et je travaille avec l’Union africaine" pour le faire, a-t-il insisté avant de rappeler qu’il ne revient pas à la France de faire la démocratie au Cameroun à la place des citoyens de ce pays.

RFI

✔@RFI

Au #SalonAgriculture le président français #Macron a été interpellé par un visiteur sur la situation au #Cameroun.
► Il a dénoncé des violations des droits de l’homme «intolérables»
► Il appellera le président camerounais Paul #Biya
Ecoutez cet échange #RFImatin

11:37 - 24 févr. 2020


samedi 21 novembre 2015

Cameroun: quatre femmes kamikazes islamistes font cinq morts civils

Le Cameroun, en proie aux exactions de la secte islamiste nigériane de Boko Haram

Quatre femmes kamikazes se sont fait exploser samedi 21 novembre

Un première attentat suicide a été perpétré par une femme kamikaze qui a actionné sa charge explosive dans la maison d'un chef traditionnel de Leymarie, petit village camerounais situé en périphérie de Fotokol, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, tout près de la frontière avec le Nigeria, tuant l'homme sur le coup avec quatre membres de sa famille.
La première explosion aurait par ailleurs fait au moins 10 blessés.
Dans les minutes qui ont suivi, trois autres femmes kamikazes ont déclenché leurs explosifs à proximité, sans toutefois faire de victimes.

"La première kamikaze s'est fait exploser chez le chef. Les trois autres progressaient vers l'intérieur de la ville de Fotokol lorsqu'elles ont été repérées par des membres du comité de vigilance", groupe d'autodéfense composé d'habitants de la ville, a expliqué cette source. Les trois jeunes femmes se sont alors "fait exploser à leur tour, mais aucun civil n'a été tué", a confirmé cette source, qui fait état de 10 blessés lors de la première explosion.

Les quatre kamikazes étaient "des jeunes filles âgées d'une quinzaine d'années," d'après les forces de sécurité camerounaises et l'AFP, tandis que Reuters rapporte la présence de seulement trois femmes kamikazes.

Boko Haram est "en train de changer de stratégie"

Le gouverneur local assure que "l'armée s'est déployée très vite dans la zone". "Dès la première explosion, nos militaires [stationnés à Fotokol] ont tiré en l'air.Cela a dû décourager les trois autres kamikazes", estime Midjiyawa Bakari. Selon lui,
"c'est la première fois qu'une kamikaze se fait exploser dans une chefferie".

Le dirigeant pense que Boko Haram est "en train de changer de stratégie" à causes des "mesures drastiques" prises pour sécuriser les lieux de forte affluence qui étaient ciblés par les kamikazes", à savoir les écoles, les marchés, les mosquées et les buvettes. "Nous allons devoir changer de stratégie face à cette nouvelle méthode," conclue-t-il.


samedi 18 octobre 2014

Hollande: l'annonce précipitée de la libération des lycéennes enlevées par Boko Haram

Le pathétique Hollande est tombé dans la panneau du pathos

Le président s'est empressé de publier l'information encore non confirmée 
de la libération des lycéennes nigérianes enlevées par le groupe terroriste.

Alors que le Nigeria annonce avoir trouvé un accord avec la secte armée Boko Haram concernant la libération des 219 lycéennes enlevées en avril dernierFrançois Hollande déclare avoir "des informations" sur leur prochaine libération.
"Boko Haram a annoncé que les jeunes filles allaient être libérées. Nous avons des informations qui laissent penser que ça pourrait venir dans les heures ou dans les jours qui suivent", a-t-il déclaré lors d'une intervention au siège de l'OCDE à Paris.

VOIR et ENTENDRE
la vidéo de Boko Haram montrant les lycéennes enlevées pour servir d' esclaves sexuelles:

Une annonce prématurée de plus des branquignols à la tête de l'Etat

Après s'être emballé, François Hollande rectifie et admet que "pour l'instant, nous n'avons pas encore confirmation qu'elles ont été libérées, mais l'engagement a été pris". 

Dans un premier temps, le président avait pourtant clamé comme finalisé que "les jeunes filles au Nigeria avaient été libérées", affirmant que leur libération était déjà effective. Mais il semblerait que le chef de l'État ait fait cette déclaration de façon un peu prématurée... 
En fait, il voulait juste parler de l'accord aboutissant à leur libération, s'est empressé de rectifier son entourage : "Pour l'instant, il y a un accord qui a été signé qui doit aboutir à leur libération". François Hollande s'est donc repris et a piteusement ajouté : "L'engagement a été pris, et nous espérons que Boko Haram tiendra son engagement".

Son ministre, Kader Arif, a déjà commis une grosse bourde sur les otages au Cameroun
Le 13 février 2013, devant l'Assemblée nationale, le ministre délégué aux Anciens combattants de Hollande avait annoncé la libération des sept Français enlevés par le groupe islamiste Ansaru au Cameroun, sans attendre de confirmation officielle, juste par prudence élémentaire... "Je viens d'avoir comme information, à confirmer, mais il semble qu'elle est confirmée, que nos otages au Cameroun ont été libérés", a en effet déclaré ce proche du président, devant les députés. Une nouvelle qui a provoqué les applaudissements sur tous les bancs... 
Mais quelques minutes plus tard, après avoir fébrilement consulté son téléphone, il a repris la parole: "Il s'agissait d'informations transmises par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade" de la libération, a déclaré le ministre aux représentants de la nation. 
Le ministre camerounais de l'Information, Issa Tchiroma Bakary, a pour sa part parlé de "folle rumeur". 
L'ancien ministre de la Défense Défense Hervé Morin (UDI) avait souligné que Kader Arif n'était tout simplement "pas dans son rôle" et estimé que face à "un ministre délégué aux Anciens combattants qui veut se la jouer et annoncer une nouvelle, il faut que le Premier ministre mette de l'ordre dans son gouvernement". Or, Hollande a conservé l'éjaculateur précoce dans les deux gouvernements Valls suivant et le président "qui veut se la jouer" accomplira son quinquennat, quoi qu'il arrive et quoi qu'il fasse ou dise...

Les sept otages français de la famille Moulin-Fournier, trois adultes et quatre enfants, kidnappés le 19 février 2013 et détenus au Nigéria par le groupe islamiste Boko Haram, en lien avec l'intervention de Hollande au Mali, ont été libérés contre rançon le 19 avril 2013, deux mois après l'annonce intempestive de ce membre du gouvernement.

samedi 26 avril 2014

Révélation: Hollande a menti sur la rançon des otages de Syrie

18 millions de dollars de rançon, malgré les assurances officielles

Les "fonds" ont été acheminés en Turquie par Jean-Yves Le Drian

Hollande jurait ses grands dieux que la France ne verse jamais de rançon. Or, l'hebdomadaire allemand Focus contredit le pouvoir socialiste, précisant même ce samedi que la France a versé 18 millions de dollars, soit 13 millions d'euros, pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière.

Leurs ravisseurs appartiennent à un groupe djihadiste lié à al-Qaida, EILL, et présenté comme ayant "des liens particuliers avec le régime syrien" de Bachar al-Assad, qui le soutient contre les rebelles de l’Armée syrienne libre et d’autres factions islamistes.

La presse a la consigne de ne pas parler de rançon mais de " fonds"
Ils ont été convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, écrit Focus, citant des sources proches de l'OTAN à Bruxelles
Proche de F. Hollande, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé sa visite en Turquie "il y a plusieurs semaines", un déplacement "discret" au cours duquel il a rencontré les autorités politiques turques et les services "pour permettre de réaliser ce qui est arrivé", avait confirmé, en son temps, une source "proche du dossier", mais anonyme.

Selon des experts de l'OTAN, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais n'a entrepris aucune intervention armée pour les libérer, en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

Hollande a affirmé ne pas "payer de rançon"

Le président de la République française, François Hollande, a affirmé le 20 avril que la France "ne paie pas de rançon" dans les affaires d'otages.
"L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait-il assuré.
VOIR et ENTENDRE François Hollande affirmer que la France ne verse pas de rançons pour la libération de ses otages, à l'occasion de la libération, le 27 avril 2013, de la famille Moulin-Fournier, dont quatre enfants, enlevés au Cameroun   et retenus deux mois au Nigeria. 
La France "ne cède pas sur les principes", le "non versement par la France de rançons", a déclaré le président français. "C'est en étant le plus discrets possible que nous pouvons être le plus efficaces", a ajouté Hollande. "Nous ne pouvons pas tout dire, mais nous ferons tout".
Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

VOIR  et ENTENDRE
mentir, outre Laurent Fabius, J-Yves Le Drian:
Les otages de Syrie ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est). 
En vérité, on sait maintenant que les quatres otages n'ont pas été "retrouvés" mais échangés par EILL avec les autorités turques contre  13 millions d'euros.

Quant aux
quatre otages d’Arlit au Niger libérés le mercredi 30 Octobre 2013, ils avaient déjà manifesté leur malaise -et leur désapprobation de l'instrumentalisation de leurs épreuves, en faisant vivre un grand moment de solitude au président Hollande venu se montrer à l’aéroport militaire de Villacoublay.

Laurent Fabius a nié toute livraison d’armes.
Attendons que la vérité éclate à nouveau...


mardi 31 décembre 2013

31 décembre, miracle de Hollande: le père Georges Vandenbeusch est libre

Ce soir, l'élu marche sur les ondes !

Conte de Noël : l
'ex-otage Georges Vandenbeusch est arrivé à Yaoundé
Hébergé par un monastère du Cameroun situé à la frontière avec le Nigeria, le prêtre français avait été kidnappé  au Cameroun en novembre par le groupe islamiste armé Boko Haram. Il a été escorté en début d'après-midi à la résidence de l’ambassadrice de France.
Le prêtre français Georges Vandenbeusch, 42 ans, est arrivé mardi à la résidence de l’ambassadrice de France à Yaoundé, en présence de la presse: l'AFP était au rendez-vous. Escorté de plusieurs véhicules de l’armée camerounaise, le prêtre, portant un tee-shirt blanc, a salué le secrétaire général de la présidence camerounaise, Ferdinand Ngohngoh, qui l’accompagnait, avant d’être accueilli par l’ambassadrice de France, Christine Robichon.
Selon le Quai d’Orsay, le père Vandenbeusch "a été libéré aux premières heures de la matinée dans le nord du Cameroun". "Il se trouve actuellement dans un avion avec l’armée camerounaise et va être remis à l’ambassadeur de France au Cameroun." Il serait en bonne santé.

Les conditions de la libération du prêtre  ne sont pas encore connues 
Rançon versée ou non ? Et par qui ? 
Le Premier ministre est formel, vendredi 26 avril. La France n'a payé aucune rançon pour obtenir la libération le 19 avril, après 60 jours de captivité, des sept otages français enlevés au Cameroun, la famille Moulin-Fournier. I-Télé, la chaîne de télévision du groupe Canal+ affirma que les ravisseurs de la famille Moulin-Fournier avaient reçu une rançon. Une information déjà diffusée par l'hebdomadaire camerounais L'œil du Sahel et reprise ici. Le journal expliquait assez précisément qu'une rançon de 5 à 7 millions de dollars (3,8 à 5,4 millions d'euros) avait été versée par le Cameroun.

Le prêtre avait également été enlevé par le groupe islamiste Boko Haramune quinzaine de personnes venues "sans voiture" en plein milieu de la nuit du 13 au 14 novembre, selon l’évêque de Nanterre, Mgr Gérard Daucourt. "Les ravisseurs "sont d’abord allés dans la maison des sœurs pour trouver de l’argent, il n’y en avait pas, et le père Georges a eu le temps de prévenir l’ambassade".
Les principaux mouvements terroristes en Afrique. arc de crise jihadiste ok

Le président François Hollande avait préparé l'opération médiatique

L'enlèvement du prêtre est lié à l'engagement de la France au Mali, d'après François Hollande. "Nous en payons le prix, des soldats, sept, sont morts au Mali, d'autres ont été blessés, nous en payons encore le prix lorsque deux journalistes sont lâchement assassinés parce qu'ils sont des journalistes et parce qu'ils sont Français", a admis François Hollande lors d'un congrès de maires francophone à Paris. "Nous en payons encore le prix quand il y a un prêtre, qui se fait enlever au nord du Cameroun et est emmené, on peut l'imaginer, au Nigeria par un groupe", a-t-il ajouté.


Depuis quand le prêtre est-il effectivement libre ?
Le 19 février 2013, la France était devenue le paysqui comptait le plus d’otages au monde, après l’enlèvement de sept personnes au Cameroun.

Le 15 avril, à en croire son site Al Andalous, al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) qui a organisé une " conférence tweet"  afin, assure l’organisation islamiste, d’établir un "contact direct" avec les media, avait estimé à propos des autres otages français que "leur sort est entre les mains du président François Hollande et 
la porte est toujours ouverte pour trouver une solution juste".

La date de l'annonce semble avoir été
programmée entre la publication des mauvais chiffres du chômage et les voeux de fin d'année.

Depuis l'Arabie saoudite, Hollande n'a laissé à personne le soin d'annoncer la libération de Georges Vandenbeusch. Il a "remercié tous ceux qui ont travaillé sans relâche à cette issue, notamment les autorités du Cameroun et du Nigeria" et "particulièrement le président Paul Biya pour son implication personnelle". Des termes à l'identique de ceux précédemment employés lors de la libération des quatre français détenus dans le Sahel par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaeda. 
Il a aussi précisé avoir "demandé au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de se rendre à Yaoundé pour accueillir le père Vandenbeusch et le ramener en France dans les meilleurs délais".

Au Vatican, le porte-parole de la papauté s’est félicité mardi de la libération du prêtre français, dans une réaction à l’agence d’informations sur le Vatican I.Media. "La libération du père Vandenbeusch nous réjouit profondément et encourage à l’espérance", a déclaré le père Federico Lombardi, qui a également invité à prier "pour les autres personnes retenues injustement en otage" à travers le monde. "A la veille de la Journée mondiale de la paix, nous souhaitons que soit dépassée toute forme de violence, de haine et de conflit dans les régions tourmentées de l’Afrique, comme ailleurs dans le monde", a ajouté le père Federico Lombardi.

"Je veux rester au service des gens"


Le père a été enlevé dans le même secteur que sept Français, dont quatre enfants, kidnappés 19 février 2013 par la même organisation, classée par les Etats-Unis sur leur liste noire "terroriste".
Le Quai d’Orsay avait alerté à plusieurs reprises le prêtre sur la dangerosité de la zone et l’avait exhorté à partir : "En connaissance de cause, le père Georges avait fait le choix de demeurer dans sa paroisse pour l’exercice de sa mission." De son côté, le prêtre avait confié à l’évêque du diocèse de Maroua : "Je veux rester au service des gens. Je sais que c’est difficile, mais c’est difficile pour moi aussi."

A l’été 2011, Lemonde.fr avait consacré un article à ce prêtre dans le cadre de son blog "Une année en France".
Il officiait alors à Sceaux, dans les Hauts-de-Seine. La journaliste qui l’avait rencontré, se souvient d’un homme d'Eglise "affable, énergique et déterminé, tout en dégageant une grande sérénité". Le prêtre lui avait expliqué que "pour accueillir chez nous les chrétiens et les nombreux prêtres qui viennent d’Afrique, et pour qui c’est compliqué, nous devons comprendre la réalité de leur vie là-bas. […] Nous avons intérêt à puiser des ressources et de l’intelligence dans ces façons culturellement différentes d’accueillir le Christ".

En accord avec l’évêque de Nanterre, il était parti au Cameroun en septembre 2011, dans le diocèse de Maroua-Mokolo, pour une durée de trois à six ans en tant que Fidei Donum ("don de la Foi"), titre donné aux prêtres diocésains qui sont envoyés en mission à l’étranger par leur évêque. La France compte 125 Fidei Donum, dont une cinquantaine en Afrique et une cinquantaine en Amérique Latine et Antilles.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est un "partenaire stratégique" des Etats-Unis et les deux pays "se battent ensemble" contre le "terrorisme" islamiste, a expliqué un responsable du département d’Etat. Washington accuse Boko Haram d’être "responsable de milliers de morts dans le nord-est et le centre du Nigeria ces dernières années".

S'il savait qu'il vivait dans une zone classée rouge par le centre de crise du ministère des Affaires étrangères en raison des menaces terroristes, le prêtre avait toutefois choisi d'y rester en connaissance de cause, selon le député UMP Alain Marsaud, dont la Xe circonscription (Français de l'étranger) recouvre le Cameroun. C'est d'ailleurs ce que l'intéressé avait expliqué à TF1 en février dernier, après l'enlèvement de la famille Moulin-Fournier, libérée deux mois plus tard. Il assurait alors qu'il ne craignait pas pour sa sécurité. "On va être prudent et puis on va voir comment la situation évolue, mais avec tous les habitants, partout là où je vis et même avec les musulmans, ça va, c'est paisible, en tout cas aujourd'hui", avait-il déclaré.

Un groupe de soutien sur Facebook
Avant de rejoindre le Cameroun pour une mission de trois à six ans, le père Vandenbeusch avait servi neuf ans dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine. Interrogé par Le Monde juste avant son départ pour l'Afrique, Georges Vandenbeusch avait exprimé sa foi dans la force du catholicisme et son bonheur d'être prêtre. "Je n'ai pas encore 39 ans. Dans les Hauts-de-Seine, il y a des vocations, des ordinations. C'est un métier magnifique, prêtre, pourquoi ne parle-t-on que de ses difficultés? On va dans les familles, on voit naître, grandir, on accompagne jusqu'à la mort, on est dans la vie des gens, même si le registre de parole avec le curé n'est pas le même qu'avec parents et amis", soulignait-t-il à l'époque. "Cela m'agace qu'on ne parle que des églises vides! Ce n'est pas vrai le dimanche matin dans les Hauts-de-Seine, ni les Yvelines ni à Paris d'ailleurs (Peut-être davantage en grande couronne?). Les catholiques, à Sceaux, sont une minorité assez importante", poursuivait-il. Et d'ajouter: "Maintenant, les gens qui viennent à l'église sont vraiment croyants".

Preuve de son attachement à la paroisse de Sceaux, Georges Vandenbeusch avait écrit à ses anciens paroissiens une semaine seulement après son arrivée au Cameroun. Dans sa lettre, il leur donnait des détails sur sa nouvelle mission: "Ma vie ici est très réglée: nous prions tous, matin et soir ensemble, la messe est à 5h45, voire 5h30 le vendredi, c'est bien tôt! Puis j'ai cours de Maffa tous les matins de 7h à 11h, afin de pouvoir célébrer dans cette langue." "J'ai donc devant moi deux mois ou plus, consacrés à l'étude. Mais je mesure qu'il me faudra du temps pour avancer vraiment dans la connaissance de ce peuple et de cette Église. Ce que j'en pressens me passionne à l'avance", concluait-il.

Les soutiens du père commençaient déjà à s'organiser sur Internet en novembre dernier. Un groupe Facebook, Soutien au père Georges Vandenbeusch, avait lors été créé.
De fait, bien que Boko Haram, qui signifie "l’éducation occidentale est un péché" en haoussa, et Ansaru soient "des organisations terroristes centrées sur le Nigeria", elles entretiennent "des liens avec Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi)", constate le département d’Etat. Un responsable a évoqué "des entraînements et un financement limité" fournis par Aqmi à ces organisations, lesquelles regarderaient aujourd’hui au-delà de leurs frontières, vers le Niger et le Mali.

François Hollande compte sur d'autres miracles

Dans son communiqué,
il rappelle que six Français restent encore retenus en otage au Mali et en Syrie: deux au Mali et quatre autres, des journalistes, en Syrie. De plus, deux journalistes français de Radio France international ont par ailleurs été enlevés et assassinés le 2 novembre à Kidal, dans le nord du Mali. Il "réitère son soutien à leurs familles, particulièrement en cette période de fêtes, et leur redit sa détermination à œuvrer à leur libération".

Ce soir, Hollande tentera de multiplier les emplois fictifs
N'attendons pas un nouveau miracle. Il n'est pas utile de le voir et d'entendre ses voeux: la hausse des taux de TVA parle pour lui.
Boycottons les chaînes de télé et de radio à 20heures. 

vendredi 15 novembre 2013

Cameroun: Boko Haram se flatte de l'enlèvement d'un Français, prêtre de surcroît

Les islamistes s'en prennent à deux cibles en une

L'organisation terroriste revendique la prise en otage du père Georges Vandenbeusch,  enlevé dans le nord du Cameroun dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013

La secte Boko Haram a confirmé vendredi qu'elle détient le prêtre français kidnappé.
Sa lutte contre les chrétiens s'est intensifiée à Noël 2010 qui fut l'occasion d'attaques, incendies et assassinats ciblés, faisant plusieurs dizaines de morts, notamment lors d'un attentat à Jos faisant à lui seul quatre-vingt victimes. Depuis avril 2011, le groupuscule multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels, notamment suite à l'élection présidentielle de mai et la victoire de Goodluck Jonathan quand les attentats firent une dizaine de morts.
En novembre 2011, le quartier chrétien de Damaturu est pris pour cible par Boko Haram, tuant 130 chrétiens et détruisant dix églises
Le 25 décembre 2011, Boko Haram revendique un nouvel attentat contre une église en périphérie d'Abuja, capitale fédérale du Nigeria et fait 27 morts.

Bertrand Monnet, directeur de la chaire Management des risques criminels de l'EDHEC déclare :
" Il faut savoir qu'à côté de Boko Haram, AQMI, le MUJAO ou Ansar Eddine sont des agneaux. Les terroristes de Boko Haram sont des barbares: ils tuent des centaines de personnes toute l'année, mitraillent des églises, lancent des grenades pendant les offices et font des raids dans les villages chrétiens qu'ils transforment en Oradour-sur-Glane. Ce qui déclenche d'ailleurs des représailles contre des musulmans. "
Boko Haram revendique une affiliation à l'islamisme salafiste et aux Taliban afghans. 

Basée au Nigéria,
 elle dénonce la Constitution nigériane comme calquée sur les valeurs occidentales,et combat pour l'instauration de la Charia et d'un État islamique sur l'ensemble du Nigéria.

"Je peux vous confirmer que le prêtre français est aux mains des moujahidines de Jamaat Ahl al-Sunna Li Da'wat al-Jihad (le nom arabe de Boko Haram), qui a mené l'opération en coordination avec Ansaru", a déclaré une source au sein du groupe islamiste armé nigérian.
Ansaru est une émanation de Boko Haram 
Branche dissidente de Boko Haram, c'est une organisation islamiste djihadiste également basée dans le nord du Nigeria, mais elle a des objectifs plus internationaux.

Le groupe reconnaît mener des opérations coordonnées avec le groupe nord-malien Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest). Ansaru est désigné comme mouvement terroriste interdit et à combattre par le ministère de l'Intérieur britannique, ainsi que, depuis le 13 novembre 2013, par les États-Unis.
Depuis son installation, Ansaru a revendiqué sa responsabilité dans un grand nombre d'attaques  en 2012 et  en 2013 contre un convoi de troupes nigérianes en route pour participer au conflit armé contre les groupes djihadistes du nord-Mali.
Dans le passé, elle a déjà revendiqué des enlèvements d'étrangers.
Le 19 décembre 2012, l'ingénieur français Francis Collomp a été enlevé dans le nord du Nigeria, un rapt revendiqué par Ansaru quelques jours plus tard.
Ansaru a aussi revendiqué le 18 février 2013 l'enlèvement de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria. Le 9 mars 2013, le groupe a déclaré par voie de communiqué avoir exécuté ces sept otages.

mardi 16 juillet 2013

Otages: trente rédactions de journalistes découvrent Hollande

La presse interpelle François Hollande

Les media retournent-ils à l'impertinence ? 
Trente rédactions nationales et régionales ont interpellé  le président sur le sort de deux journalistes français disparus en Syrie, a annoncé mardi Europe 1, la radio pour laquelle ils travaillent. 
Les deux journalistes, Didier François, grand reporter à Europe 1, et Edouard Elias, un photographe indépendant missionné par la radio, ont disparu en Syrie il y a un mois, le 6 juin dernier, sur la route d'Alep
F. Hollande a reçu lundi les familles des deux journalistes.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, a annoncé dans la matinée du dimanche 14 juillet lors du "Grand rendez-vous" Europe 1/i-télé/LeParisien, que le grand reporter et le photographe étaient bien vivants.

Un comité de soutien présidé par la journaliste Florence Aubenas doit se réunir mardi à 15h00 devant le siège parisien d'Europe 1.
Les deux otages sont en vie,
a affirmé Hollande dimanche
La journaliste du Monde a elle-même été otage en Irak de janvier à juin 2005.

Les co-signataires de la lettre récemment adressée à Hollande, parmi lesquels l'AFP, le Monde, Libération, le Figaro, TF1, France2, BFMTV, RTL et France Info, ainsi que plusieurs quotidiens de la presse régionale soulignent dans ce courrier "l'attention très grande qu'elles portent toutes à la libération de leurs confrères".
Un rassemblement de soutien aura lieu mardi 9 juillet devant la station Europe 1 à Paris, pour laquelle travaillaient les deux hommes. 

Ils estiment que leur détention est "en tous points illégale" et "porte atteinte au droit international ainsi qu'à la liberté essentielle d'informer", rapporte Europe 1 qui a fait porter la lettre à Hollande le 28 juin, il y a plus de 15 jours.

"Le Président de la République a répondu dans les plus brefs délais à ce courrier, assurant 'l'engagement total de l'ensemble des services de l'Etat pour faire toute la lumière sur les circonstances de leur disparition et obtenir leur libération'", ajoute la radio.

Hollande ne peut ignorer les conséquences de son refus
Alors qu’i-télé (groupe Canal +) a déclaré que la famille Moulin-Fournier prise en otage en Algérie par la secte islamique Boko Haram et relâchée dernièrement a recouvré sa liberté contre une rançon de 7 millions de dollars, François Hollande a quant à lui réaffirmé qu’aucune rançon n’a été donnée pour libérer les détenus.
I-Télé comme Reuters, ignorent qui a payé la rançon en avril. La chaîne de télévision évoqua toutefois deux hypothèses. Il pourrait s'agir du groupe GDF-Suez, employeur de Tanguy Moulin-Fournier, mais Hollande a nié. Le "bienfaiteur" pourrait être aussi le président camerounais Paul Biya qui aurait pris sur ses fonds. Contacté par I-Télé, GDF-Suez s'est refusé à tout commentaire.

Le gouvernement ne devait plus payer de rançon pour les otages
Pas de versement de rançon
pour Philippe Verdon,
otage malade d'islamistes:
il est mort
Le président François Hollande l'avait fait savoir, dès le mois de janvier, aux familles des otages français détenus dans différentes parties du monde. La consigne avait été transmise à tous les services de l'Etat, jusqu'à la Direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE. Désormais, non seulement l'Etat refusera toute transaction financière, mais il s'opposera "à toute forme de versement", selon les termes d'un conseiller ministériel, ce qui vise également les sommes que les familles, les entreprises ou les compagnies d'assurance pourraient être conduites à remettre par leurs propres moyens aux preneurs d'otages.

François Hollande a "formellement confirmé", lundi 15 juillet, la mort de Philippe Verdon, l'otage français enlevé en novembre 2011 au Mali.
Aucune rançon n'a été versée: officiellement il est mort de maladie.

mardi 5 mars 2013

Mali: Le Drian met la vie des otages en danger en se mettant à parler

Le ministre dit détenir "des informations" sur le lieu de détention des otages

Autant dire qu'ils n'y sont déjà plus et que 
Le Drian a perdu leur trace !
Images nickel-chrome du
Service Cinématographique des Armées 

Le sort des otages français au Mali est plus que jamais menacé. Mais le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ajoute à l'inquiétude par ses déclarations à l'émission de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin sur RMC-BFMTV. Il réaffirme certes que "tout nous laisse à penser qu'ils sont en vie", mais son affirmation sonne d'autant plus creux qu'il commente en langue de bois: "la discrétion est la première vertu pour la discrétion de nos actions [au pluriel, s'il vous plaît] et aussi pour la sécurité de nos propres forces.


Le ministre de la Défense de Hollande reçoit ses informations de l'ennemi 

"Si les otages avaient été tués, les ravisseurs l'auraient fait savoir."
Celui dont une certaine presse dit qu'il est un habile communicant ajoute au malaise en se justifiant de parler de la situation pour n'en rien dire. Il avoue au passage qu'il ne sait rien qui ne soit communiqué par les terroristes islamistes. "Si les otages avaient été tués, les ravisseurs l'auraient fait savoir", indique-t-il benoîtement.
De magnifiques photos et de rudes combats,
sans images 
Les Français ont observé que la presse est tenue à distance

Les rares documents sont des mises en scènes grossières: gros plan sur une tourelle pivotant à 180° pendant trois secondes ou panoramique distant sur des "montagnes" de 200m d'altitude. La presse est muselée.

Critiquée pour sa "guerre sans images", l'armée a donc ouvert son théâtre d'opération à ...trois rédactions, le temps d'un week-end dans la région de Tessalit, en fait trois envoyés spéciaux du quotidien socialiste Le Monde, Jean-Philippe Rémy, la radio Europe 1, Didier François (Afghanistan, Syrie et Mali), et la télévision gouvernementale France 24, Mathieu Mabin, récompensé pour ses belles images de la prise de Tripoli.
 Le Point clame: "Des journalistes invités à suivre l'armée dans les Ifoghas", au nord-Mali ! Mais aucune agence de presse...

VOIR et ENTENDRE
Gilda Marbois se plaindre du blackout du gouvernement. Elle est la belle-sœur de Francis Collomp, 63 ans, enlevé dans le nord du Nigéria le 19 décembre. Didier François, journaliste Europe 1, spécialiste des questions de défense et de sécurité, décrit "Boko Haram, une sorte de secte anti-chrétienne":


François : "Boko Haram, une sorte de secte anti... par Europe1fr


Que cache le mutisme de Hollande et sa momie, chef du gouvernement


Jean-Yves Le Drian, 66 ans, n'est pas plus prolixe sur le lieu où les otages pourraient être retenus. "Nous avons des informations", assure-t-il sobrement. Convaincant et réconfortant pour les familles...



Mais "la France négocie-t-elle avec les preneurs d'otages ?" a demandé Jean-Jacques Bourdin à son invité "Je ne répondrai pas. Je comprends l'angoisse de ces familles, plus fortes encore parce qu'il y a les combats au Mali. Cette inquiétude est respectable, mais nous ne pouvons pas en dire plus. Nous utilisons tous les moyens pour les libérer", a marmonné le ministre de la Défense.