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mardi 5 mars 2013

Mali: Le Drian met la vie des otages en danger en se mettant à parler

Le ministre dit détenir "des informations" sur le lieu de détention des otages

Autant dire qu'ils n'y sont déjà plus et que 
Le Drian a perdu leur trace !
Images nickel-chrome du
Service Cinématographique des Armées 

Le sort des otages français au Mali est plus que jamais menacé. Mais le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ajoute à l'inquiétude par ses déclarations à l'émission de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin sur RMC-BFMTV. Il réaffirme certes que "tout nous laisse à penser qu'ils sont en vie", mais son affirmation sonne d'autant plus creux qu'il commente en langue de bois: "la discrétion est la première vertu pour la discrétion de nos actions [au pluriel, s'il vous plaît] et aussi pour la sécurité de nos propres forces.


Le ministre de la Défense de Hollande reçoit ses informations de l'ennemi 

"Si les otages avaient été tués, les ravisseurs l'auraient fait savoir."
Celui dont une certaine presse dit qu'il est un habile communicant ajoute au malaise en se justifiant de parler de la situation pour n'en rien dire. Il avoue au passage qu'il ne sait rien qui ne soit communiqué par les terroristes islamistes. "Si les otages avaient été tués, les ravisseurs l'auraient fait savoir", indique-t-il benoîtement.
De magnifiques photos et de rudes combats,
sans images 
Les Français ont observé que la presse est tenue à distance

Les rares documents sont des mises en scènes grossières: gros plan sur une tourelle pivotant à 180° pendant trois secondes ou panoramique distant sur des "montagnes" de 200m d'altitude. La presse est muselée.

Critiquée pour sa "guerre sans images", l'armée a donc ouvert son théâtre d'opération à ...trois rédactions, le temps d'un week-end dans la région de Tessalit, en fait trois envoyés spéciaux du quotidien socialiste Le Monde, Jean-Philippe Rémy, la radio Europe 1, Didier François (Afghanistan, Syrie et Mali), et la télévision gouvernementale France 24, Mathieu Mabin, récompensé pour ses belles images de la prise de Tripoli.
 Le Point clame: "Des journalistes invités à suivre l'armée dans les Ifoghas", au nord-Mali ! Mais aucune agence de presse...

VOIR et ENTENDRE
Gilda Marbois se plaindre du blackout du gouvernement. Elle est la belle-sœur de Francis Collomp, 63 ans, enlevé dans le nord du Nigéria le 19 décembre. Didier François, journaliste Europe 1, spécialiste des questions de défense et de sécurité, décrit "Boko Haram, une sorte de secte anti-chrétienne":


François : "Boko Haram, une sorte de secte anti... par Europe1fr


Que cache le mutisme de Hollande et sa momie, chef du gouvernement


Jean-Yves Le Drian, 66 ans, n'est pas plus prolixe sur le lieu où les otages pourraient être retenus. "Nous avons des informations", assure-t-il sobrement. Convaincant et réconfortant pour les familles...



Mais "la France négocie-t-elle avec les preneurs d'otages ?" a demandé Jean-Jacques Bourdin à son invité "Je ne répondrai pas. Je comprends l'angoisse de ces familles, plus fortes encore parce qu'il y a les combats au Mali. Cette inquiétude est respectable, mais nous ne pouvons pas en dire plus. Nous utilisons tous les moyens pour les libérer", a marmonné le ministre de la Défense.

dimanche 3 mars 2013

Le Tchad rendu responsable du risque de représailles sur les otages français ?

Abou Zeid, mort ou non, les familles des otages entre inquiétude et espoir

Le gros nigaud décervelé
se fait dédouaner
L'armée tchadienne affirme avoir tué le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar, cerveau de l'attaque d'In Amenas", clame le Huffington Post.
Peut-on être plus clair ?

Et le reste de la presse se fait tout aussi péremptoire et accusatrice:
Le Figaro diffuse le mot d'ordre: " L'armée tchadienne affirme avoir tué Mokhtar Belmokhtar "
Que ce soit les journalistes fonctionnaires de France Télévisions et Radio France ou LCI, ils reprennent le même titre de dépêche...
Et Le Monde et Europe 1 confirment cet "effet de langage": "L'armée tchadienne dit avoir tué le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar"
Mais Le Point est moins affirmatif : " Mokhtar Belmokhtar aurait été tué par l'armée tchadienne "

Mais Matthieu Guidère, spécialiste du terrorisme, estime que "quand les jihadistes sont attaqués, les représailles sur les otages sont quasi systématiques". Alors la gauche est-elle bien inspirée de laver Hollande de toute responsabilité dans les disparitions des chefs islamistes abattus par le Tchad  ces derniers jours ?

Les familles n'apprécient pas la mise en danger de la vie des otages 

Environ 70 personnes se sont rassemblées à Nantes (Loire-Atlantique) samedi 2 mars en soutien aux détenus au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Pierre Legrand, Thierry Dol, Daniel Larribe et Marc Féret ont été enlevés le 16 septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le nord du Niger, à Arlit, un site d'extraction d'uranium.

A Nantes, René Robert, grand-père de Pierre Legrand, a déclaré que son "inquiétude est "renforcée" après l'annonce de la mort d'Abou Zeid, l'un des principaux chefs d'Aqmi, information toujours non confirmée par Paris. En Martinique, c'est Jean-Paul Jouannel, délégué général de contact entreprise, qui tente de maintenir l'espoir avec des rubans verts distribués aux automobilistes.
VOIR et ENTENDRE un reportage "quelque peu" ...distancié en date du 02 mars 2013:


Quatre bougies portant les noms des quatre otages avaient été disposées sur le lieu du rassemblement. Une banderole avec les photos et les noms des quatre hommes, avec la mention: "nous ne les oublions pas" a aussi été déployée.

L'inquiétude grandit


Une disparition de l'émir qui dirigeait ses katibas sans état d'âme devrait non seulement désorganiser Aqmi, mais pourrait surtout mettre en péril la vie de tous les otages français. 

Aqmi détient quatre captifs, mais la bande dissidente de Mokhtar Belmokhtarla brigade Moulathamine ("Ceux qui signent avec leur sang"), auteur de l'attaque sanglante d'In Amenas en Algérie, retient aussi Serge Lazarevic et Philippe Verdon, interceptés devant leur hôtel à Hombori le 24 novembre 2011. 

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) affirme avoir capturé voici plus de trois mois Gilberto Rodriguez Leal près de la frontière de la Mauritanie.

L'élimination du spécialiste de la gestion du commerce des otages occidentaux, pourrait être lourde de conséquences pour les captifs français enlevés dans la région par les salafistes.
 

"C'est un coup de massue", déclare Françoise Larribe, l'épouse de l'otage Daniel Larribe, un employé d'Areva kidnappé en septembre 2010 à Arlit au Niger sur un site d'exploitation d'uranium. Françoise Larribe a elle-même été détenue pendant cinq mois dans le nord du Mali, avant d'être remise en liberté par Abou Zeid en personne. "On craint des représailles s'il a vraiment perdu la vie dans une opération militaire mais je ne peux pas m'empêcher de croire qu'il existe une porte de sortie", ajoute-t-elle.
VOIR et ENTENDRE l'ex-otage Françoise Larribe,  épouse de l'otage:


La mort des chefs djihadistes ne fait pas tomber la menace Aqmi   


Si Aqmi est fragilisé, son affaiblissement provient tout autant de la perte d'au moins 600 combattants ces derniers mois au combat. La menace reste entière: la pieuvre islamiste s'adaptera à ses pertes en quelques semaines.

Incohérence de Hollande et Fabius

La France combat les djihadistes au Mali et les aide en Syrie
Contradictoire, la politique étrangère de la France suscite la critique et nuit au Mali. Fort pourtant des exemples tunisien et égyptien, Paris continue obstinément de soutenir l'opposition syrienne malgré les groupes islamistes radicaux qui en font partie, mais engage des vies humaines au Mali au nom du combat contre le djihadisme. 

Hollande est certes à la ramasse dans tous les secteurs, mais l'armée se déconsidère aussi en acceptant que, d'un côté, Hollande encadre, soutienne politiquement et arme les djihadistes qui sévissent en Syrie et que, de l'autre, leurs hommes meurent au combat contre leurs frères au Mali que Valls désigne comme l' ’"ennemi extérieur" .

VOIR et ENTENDRE la famille de l'otage Pierre Legrand appelle à sa libération:

 
 - 13 points : l'opinion a encore viré dans son soutien à l'intervention au Mali

Selon un sondage IFOP, le niveau d'adhésion des Français à l'intervention militaire au Mali a progressé en fonction des succès faciles des forces sur le terrain. Avec l'arrivée des difficultés , le "chef de guerre" français a annoncé le retrait de ses troupes avant la fin mars et passé le mistigri au Tchad qui, depuis, a abattu deux chefs djihadistes en deux jours, jetant ainsi le doute sur l'engagement des troupes de l'ex-puissance coloniale et fait craindre que le troisième soldat français atteint d'une balle mortelle samedi signale un terrible gâchis.

Au plan diplomatique, le président tchadien qui a besoin de reconquérir son opinion, profite du désengagement français apparent pour faire sa propagande interne, mais les Tchadiens ne tarderont pas à réaliser que Hollande les considérait comme force d'appoint quand il n'avait que des pickups et des mobylettes face à lui, mais les envoie maintenant au front dans les collines où les terroristes islamistes sont maîtres du terrain et quand le Français cherche à ménager les djihadistes par crainte  de représailles.

Ansaru, un groupe islamiste qui serait lié aux islamistes de Boko Haram
revendique l'enlèvement, en décembre 2012, de Francis Collomp, 63 ans, par une trentaine d'hommes armés dans l'Etat de Katsina (nord du Nigeria), frontalier du Niger, tuant deux gardes du corps et un voisin. Ces islamistes se justifient notamment par l'intervention de la France  au Mali.
VOIR et ENTENDRE l'appel de la famille de Francis Collomp à la pitié des ravisseurs islamistes:


L'Elysée se mure dans le silence et l'opinion déchante

Dans la nuit du 24 novembre 2011, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, en voyages d'affaires selon leurs proches, sont enlevés dans leur hôtel à Hombori (nord-est du Mali). Aqmi revendique leur enlèvement et publie leurs photos le 9 décembre. Le 10 août 2012, Philippe Verdon parle de ses "conditions de vie difficiles" dans une video diffusée par le site mauritanien Sahara Medias.


VOIR et ENTENDRE la fille de Serge Lazarevic déplore l'absence d'informations:

  
Ainsi le "capitaine de pédalo" nous conduit-il à l'échec sur tous les terrains, dans les sables du Mali comme sur le carreau des usines.

Motus de Hollande sur les morts de chefs djihadistes

Le Tchad endosse la responsabilité

Les soldats tchadiens assument la mort de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar
L'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été tué samedi par l'armée du Tchad dans le nord du Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées tchadiennes. 
"Ce jour, samedi 2 mars 2013, à 12h00, les forces armées tchadiennes en intervention au Mali (...) ont totalement détruit la principale base des djihadistes et narcoterroristes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas", a déclaré le général Zacharia Gobongué à la télévision tchadienne.
"Le bilan provisoire des combats s'établit comme suit : plusieurs terroristes tués, dont leur chef Mokhtar Belmokhtar, dit "le Borgne", soixante véhicules en bon état de fonctionnement récupérés, divers matériels de guerre, notamment du matériel électronique, récupérés. Le ratissage se poursuit à la recherche des fugitifs", a-t-il conclu.
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Curieusement, l'Algérie ne contribue pas à l'effort de guerre contre les terroristes djihadistes au Mali.

A Paris, la mort de Belmokhtar n'a pu être confirmée. 
"Pour l'instant le ministère de la Défense ne peut pas confirmer cet élément", a dit un porte-parole. Le ministère des Affaires étrangères a également ajouté n'avoir aucune information à ce sujet.

Hécatombe de chefs djihadistes 

Mokhtar Belmokhtar, chef de la brigade des Moulathamine ("Ceux qui signent avec leur sang"),  est un narco-djihadiste commanditaire de la prise d'otages du complexe gazier algérien de Tiguentourine en janvier, au cours de laquelle une soixantaine de personnes, dont 37 étrangers, ont été tués.

Mokhtar Belmokhtar est né à Ghardaïa, en Algérie, en 1972.
Dans une interview diffusée en 2007 sur des sites islamistes, il affirmait s'être rendu en Afghanistan à l'âge de 19 ans pour y acquérir une formation et une expérience du combat.
Selon la Jamestown Foundation, un centre de réflexion basé à Washington, l'engagement de Belmokhtar a été influencé par le religieux Abdullah Azzam, promoteur d'une interprétation armée et offensive de la notion de "djihad" (guerre sainte), et qui a aussi été le mentor d'Oussama Ben Laden.
Revenu en Algérie en 1992, Belmokhtar a combattu durant la guerre civile au sein du Groupe islamique armé (GIA), puis a participé à la création du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui a élargi progressivement ses opérations dans différents pays du Sahel en y attaquant les forces de sécurité.
Le GSPC a fait par la suite allégeance à Al Qaïda, devenant le représentant de la nébuleuse islamiste en Afrique du Nord sous l'appellation d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Mokhtar Belmokhtar est soupçonné d'implication dans l'enlèvement de 32 touristes européens en 2003, dans les négociations en 2008 pour la libération de deux Autrichiens et dans les négociations en 2009 pour la libération de deux Canadiens.
Enlèvements et trafics divers, des armes à la drogue en passant par les cigarettes et les êtres humains, alimentent une économie parallèle basée sur la criminalité dans le Sahara et estimée à des millions de dollars.
Mokhtar Belmokhtar a été condamné par contumace à la réclusion à perpétuité par la justice algérienne après le meurtre de 10 gardes-frontières algériens en 2007.
Au-delà de son implication dans des enlèvements, il est réputé être l'un des plus importants "gangsters djihadistes" du Sahara. Ce voyou d'Allah s'est imposé dans la fourniture d'armes aux groupes islamistes de la région et dans le trafic de cigarettes, ce qui lui vaut le surnom de "Mister Marlboro" au sein des populations locales, selon les media  français.
Ses diverses activités lui ont permis de nouer des liens étroits avec les communautés touarègues, notamment avec les combattants qui ont participé au printemps 2012 à l'offensive ayant abouti à la prise du nord du Mali avec leurs alliés islamistes de l'époque.
Mokhtar Belmokhtar avait créé son propre groupe tout en maintenant son allégeance à Al Qaïda.

Plusieurs spécialistes mettent en doute la version de l'armée tchadienne. 
Mais si cela se confirmait, ce serait un gros coup porté à ces différentes organisations terroristes dans la région.
Une chaîne de télévision algérienne l'avait déjà donné pour mort dans des combats entre islamistes et séparatistes touaregs en juin dernier à Gao, dans le nord du Mali.

Un autre chef islamiste algérien, Abdelhamid Abou Zeïd, aurait également été tué
cette semaine dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas.
Le décès de Zeïd n'a pas été confirmé officiellement, notamment pas par Paris. D'après des sources maliennes, il fait pourtant partie de la quarantaine de rebelles tués il y a cinq jours dans ces collines (200 m d'altitude), présentées comme inexpugnables, de l'extrême nord-est du Mali où les troupes françaises et leurs alliés tchadiens combattent les terroristes djihadistes. 
Concernant l'éventuel décès d'Abou Zeid, on peut relever que les dates indiquées sont compatibles avec celles des combats qui ont fait 26 morts et 66 blessés tchadiens, actuellement soignés à l'hôpital de Niamey et à Paris, tandis que des éléments de l'armée française sont employés à la reconstruction de Gao.

Abdelhamid Abou Zeïd est l' "émir" d'Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), le chef respecté de l'organisation. 
Il est considéré comme l'auteur d'une vingtaine d'enlèvements d'occidentaux ces cinq dernières années dans le Sahara, responsable également de plusieurs exécutions.
Zeïd, "un homme méthodique, organisé et froid." 
Pierre Camatte, ancien otage retenu par Abou Zeïd et ses hommes pendant trois mois en 2010 au Sahel, décrit son geôlier. Il évoque un homme méthodique, froid, organisé, un homme petit et malingre qui n'avait pas de prestance mais une certaine autorité.

Selon le président tchadien, Abou Zeïd a bien été tué, par les forces tchadiennes
Le président tchadien Idriss Déby a affirmé vendredi que le chef d'al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), Abou Zeïd, a bien été tué lors d'affrontements au nord du Mali. Mais, selon lui, il est tombé sous les balles de soldats tchadiens, alors que plusieurs sources affirmaient jusqu'alors qu'il était décédé suite à un bombardement de l'armée française.
François Hollande ne confirmait déjà pas la mort d'Abou Zeid
Le "chef de guerre" français parle d'une "phase sans doute ultime": " Des groupes terroristes se sont réfugiés, cachés, dans une zone particulièrement difficile. Des informations circulent. Je n'ai pas à les confirmer, parce que nous devons aller jusqu'au bout de l'opération".
Les rapports de confiance entre la France et le Tchad se tendent-ils ?

Silence radio à Paris...
François Hollande avait refusé de confirmer.
Vendredi, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a de nouveau affirmé que la France n'a aucune information concernant la mort présumée du terroriste.
L'information annoncée par Idriss Déby fait douter certains spécialistes, comme le très "officiel" Pierre Servent :
Journaliste pour La Croix puis Le Monde, Pierre Servent est devenu porte-parole du ministère de la Défense de Charles Millon (1995-1997), puis ...expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense. Très flexible, il change de cap dans les années 2000 et suit désormais F. Hollande.

La France n'assume plus rien

Al-Qaïda pourrait être déstabilisé pendant quelques semaines

Pour Anne Giudicelli, 
une ancienne chargée de mission au ministère français des Affaires, aujourd'hui à la tête de la société de conseils Terrorisc, si la mort des deux chefs djihadistes est confirmée, a va contribuer certainement à créer une forme de débandade pour toutes les recrues récentes qui constituaient le gros des troupes de ces leaders-là", a-t-elle dit samedi, mais "cela va générer une désorganisation temporaire de l'ensemble des réseaux" islamistes dans la région.

Pascal Lupart, président du comité de soutien à deux Français enlevés en novembre 2011 au Mali, avait dit samedi craindre que les otages se retrouvent aux mains de "seconds couteaux", si c'est bien Abou Zeïd qui a été tué. "C'est une angoisse permanente", dit-il.

Anne Giudicelli souligne également la pusillanimité du "chef de guerre" français
Anne Giudicelli tente de justifier le mutisme de l'Elysée: "on laisse au Tchad le privilège de communiquer. Ca s'inscrit dans la stratégie politique qui depuis le début consiste à ne pas se mettre en avant et laisser les Africains en première ligne".
"La France ne veut pas être en première ligne sur ce type d'annonce, d'abord car la guerre n'est pas finie, ensuite en raison des otages. La non confirmation par Paris maintient un certain flou qui minimise l'événement. Ca permet de ne pas alimenter les velléités de représailles", insiste la spécialiste du terrorisme.

En fait, la "gauche molle" se défosse sur les Tchadiens de peur de représailles à la fois sur les otages (4 Français d'Areva) et d'attaques terroristes sur le territoire français. 
Ce président est passé maître dans l'art du retrait, un expert de la reculade.

Fin 2012, Le Drian, le ministre-stratège de Hollande, affirmait à propos des états de la Cedeao: " Ces pays connaissent mal les populations arabes et berbères du Nord Mali, qui représentent un monde totalement étranger, souligne un diplomate, leurs armées sont de plus pauvres et mal équipées ".
Nous espérons que le président ait  bientôt de bonnes raisons de faire à nouveau la roue devant les caméras. Quitte à reléguer le Tchad au rang de supplétifs...