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samedi 11 janvier 2020

Retrait de l'âge pivot, mais provisoire: attrape-nigaud?

La CGT dénonce une entourloupe et continue à réclamer "le retrait" de la réforme des retraites

La presse gouvernementale vante la CFDT pour sa victoire, 
même à la Pyrrhus






Les modalités de financement de cette réforme des retraites non chiffrée seront fixées en avril, après le conseil des ministres de janvier et le vote du parlement en février ! Les syndicats qui se prêteront à la conférence de financement seront avisés à son issue. Edouard Philippe tente donc de renouer le dialogue avec les syndicats. 

Dans une lettre envoyée aux organisations syndicales samedi 11 janvier, le premier ministre annonce que le gouvernement retire provisoirement l'âge pivot de l'avant-projet de loi sur les retraites. L'Edouard vend ce retrait provisoire comme un geste de "confiance". "Pour démontrer sa confiance envers les partenaires sociaux, et ne pas préjuger de l'issue de leurs travaux concernant les mesures à prendre pour atteindre l'équilibre en 2027, je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j'avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d'équilibre de 64 ans en 2027", écrit le locataire de Matignon dans ce courrier.

En attendant le verdict en avril, les grèves continuent... 

Etrange conférence des financeurs où le gouvernement décidera par ordonnance, si cette conférence se solde par un échec... Quoi qu'il arrive, les modalités de financement de cette réforme des retraites seront fixées en avril à l'issue de la conférence de financement proposée par la CFDT et à laquelle pourront participer tous les syndicats, y compris ceux qui réclament le retrait pur et simple du projet ! 

La CFDT se satisfait d'une victoire à la Pyrrhus. 

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, assure que "chacun a fait des efforts. Le gouvernement a fait le choix de retirer l'âge pivot à 64 ans pour 2027 et les organisations syndicales réformistes ont accepté de leur côté que nous ne dissocions pas la réflexion sur l'équilibre financier du système universel." Sur BFM-TV, Sibeth Ndiaye parle d'un "accord solide qui nous permet de trouver le chemin pour bâtir une réforme des retraites".

Dans ce marché de dupes, l
e syndicat réformiste "salue le retrait de l’âge pivot du projet de loi, retrait qui marque la volonté de compromis du gouvernement," veut-il croire. Pourtant, quoi qu'il arrive,  le système à points mis en place comportera un "âge d'équilibre" (ex-âge pivot)Ce dispositif "constituera un des leviers de pilotage collectif du système dans la durée". En clair, si vous partez avant, vous subirez un malus, si vous partez après, vous bénéficierez d'un bonus. Où est l'avancée ? 
Ce jeudi soir, l'intersyndicale formée de la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse appelle à de nouvelles actions les 14, 15 et 16 janvier pour obtenir le retrait de la réforme Macron des retraites.

samedi 20 janvier 2018

La France de Macron renonce à l'Exposition universelle 2025

Au gouvernement, le "premier de cordée" dévisse

Macron fait dire par Edouard Philippe que la France retire sa candidature française à l'Exposition universelle 2025

La Macronie abandonne la partie.
La France n'organisera pas l'Exposition universelle 2025 annonce Philou dans un courrier de deux pages envoyé au délégué interministériel Pascal Lamy qui a ainsi appris samedi qu'il est au chômage. "J'ai décidé de ne pas donner suite à la candidature de la France à l'exposition universelle, qui sera retirée", écrit le Premier ministre. 
Les élus concernés par le projet - le président du comité de candidature, Jean-Christophe Fromantin, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse - ont également été informés samedi de que Matignon n'a pas réussi à entraîner la "société civile"... 

Priorité au "redressement de nos finances publiques" 

Dans sa lettre à Pascal Lamy, ci-contre, l'ancien directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Premier ministre pointe les "faiblesses structurelles" du modèle économique du projet. Au vu de ces éléments, Matignon estime que les engagements demandés par Edouard Philippe concernant la "solidité du dispositif opérationnel proposé par la France" ne sont pas tenus. 

La candidature française avait été déposée il y a seulement quatre mois, fin septembre auprès du Bureau International des Expositions (BIE) par l'association ExpoFrance 2025, qui bénéficiait du soutien de l'Etat mais aussi de la Ville de Paris, de la Région Ile-de-France et de la Métropole du Grand Paris. "La poursuite de cette candidature ne saurait prospérer sans le recours à une garantie publique", s'inquiète le Premier ministre, qui ajoute que la candidature française n'a pas les moyens de se consolider dans "le délai qui nous sépare de la visite de la commission d'enquête du BIE." 

Les difficultés financières se sont-elles creusées en quatre mois ?
Dans le contexte de "redressement de nos finances publiques", le chef du gouvernement refuse donc de "grever l'avenir [...] d'engagements supplémentaires non maîtrisés"

Matignon pointe trois "faiblesses".
Dans le détail, Matignon estime que l'équilibre économique du projet français s'appuie sur la "cession gratuite du foncier par l'établissement public d'aménagement Paris-Saclay, ce qui doit s'analyser comme une subvention publique". 

Edouard Philippe ajoute que "la marge d'aléas" du projet "ne permet pas d'absorber certaines hypothèses de fréquentations défavorables". Les scénarios présentés par Expofrance 2025 tablent en effet sur une fréquentation comprise entre 35 et 40 millions de visiteurs et envisagent une hypothèse haute à 65 millions de visiteurs. Mais une fréquentation similaire à celle qui s'est tenue à Milan en 2015 (environ 20 millions de visiteurs) se traduirait par une chute des recettes de 1,3 milliards à 455 millions d'euros seulement. Matignon ne souhaite pas prendre un tel risque pour les finances publiques. 

Dernier motif d'abandon mis en avant par le Premier ministre, le manque de partenaires privés prêts à s'engager : "L'association n'a pas établi qu'il existe des acteurs prêts à s'exposer significativement au risque commercial de l'exposition", écrit Edouard Philippe. 


Il ne reste donc plus que trois candidats à l'organisation de l'exposition universelle de 2025
: la Russie (Ekaterinburg), le Japon (Osaka) et l'Azerbaïdjan (Bakou). Le choix du BIE sera connu en novembre 2018.

mercredi 31 décembre 2014

Vie politique: le retrait de Arnaud Montebourg, info ou intox ?


Un coït  interrompu qui ne laisse personne frustré !

Montebourg, ex-ministre viré, annonce qu'il suspend sa carrière po
litique publique

Fausse sortie de l'hystérique histrion du PS ? Dans ses voeux de fin d'année à l'attention de ses administrés de Saône-et-Loire, Nono dit jeter l'éponge. Et montrer la voie à Hollande ?

A quelques semaines du terme de ses mandats électifs locaux, le député de la Bresse, conseiller général de Montret et président du département de Saône-et-Loire où la population le supporte de moins en moins, il officialise ainsi son retrait de la vie politique, ce mardi, jour de liesse, dans Le Journal de Saône-et-Loire

Sablons le champagne !
"Après 17 années de mandat local et national, le moment est venu pour moi de me retirer de la vie publique professionnelle." Telle est la résolution pour 2015 d'un amateur de la politique qui a dû suivre une formation - après (mauvais) coups - pour apprendre son métier L'ex-avocat avait fait savoir qu'il retournait à l'école pour quelques semaines pour "apprendre le métier de haut dirigeant" à l'INSEAD, une prestigieuse école de commerce qui lui offrait une large part des frais de scolarité. Faute de sources de revenus ?

Après son éviction de Bercy le 25 août dernier, l'ex-candidat à la candidature socialiste à la présidentielle de 2012 avait préparé les âmes sensibles. Dans une tribune publiée en novembre sur le site L'important.fr, il faisait part de son désir de "retourner vivre au milieu des Français", de "quitter la politique comme mode de vie à part et coupé du réel, et surtout comme source de revenus".

2017 et un premier cheval de retour 

Il semblerait que l'individu offre une pause aux Français qui ne pouvaient pas plus le voir que le président.
Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Arnaud Montebourg ne se ferme aucune porte à l'horizon 2017. Il cherche à se faire oublier un peu, lui et son redressement de la courbe de l'emploi. Chassé par la porte, à coups de botte dans le train, alors qu'il ne s'y attendait pas, il menace l'auteur des brimades d'un retour tonitruant par la fenêtre de la prochaine présidentielle. 
Dès le mois d'août 2013, il confiait à M, le magazine du Monde que, s'il en avait "marre des élections" et ne se "représenterai(t) pas" pour des mandats locaux -, la présidentielle est "la seule élection" à laquelle il "envisage  de (se) représenter un jour", se dispensant des préliminaires. Pas étonnant que ses partenaires peinent à jouir: que dire des électeurs-trices ! 

"Quitter des fonctions de représentation politique, reprendre un métier, refuser de vivre de la politique, recouvrer sa liberté ne signifie pas l'abandon de tout engagement dans la vie publique", met-il en garde ce mardi, à la fois méprisant du milieu et menaçant.

Que faire d'un vieux cheval de réforme
?
Vous le reprendriez ? Avec les risques sanitaires que cela comporte ? En faire des lasagnes de boeuf n'est plus possible. Ne vaudrait-il pas mieux que l'IGAS le recueillisse à son tour ?...
Il recherche une nouvelle vie; l'Inspection générale des affaires sociales peut lui assurer une fin de vie paisible, avec d'autres chevaux en bout de course. Il retrouverait François Chérèque (CFDT), et il pourrait y assister au retour de l'ancienne candidate devenue ancienne favorite du Roi, Ségolène Royal, qui a bénéficié de ce point de chute entre sa fin de fonction de vice-présidente de la BPI et son entrée au gouvernement Valls.  "Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire", affirmait le candidat Hollande dans son chiffon de papier anaphorique (6e point).
Ils ne pointent même pas, ni 
Dominique Méda (conseillère de la candidate du PS, S. Royal, en 2007), ni Dominique Voynet (EELV), ni Dominique Barella, ancien président de l'USM (syndicat de magistrats), probablement récompensé pour son ...indépendance. Des parachutes dorés camouflés: aucun de ces privilégiés n'est nécessiteux.
Mais, là encore, un cheval de cirque parmi de vieilles rosses, est-ce bien raisonnable ? Auriez-vous donc un pré pour l'adopter ? L'espérance de vie du cheval est de 25 ans: celle du cheval de cirque ?

mardi 4 février 2014

PMA et GPA: Hollande pratique la méthode du ...retrait !

Nouvelle reculade de Hollande pour une "rumeur" et seulement "80.000 manifestants" ! 

La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, se félicitait de voir retomber les démonstrations de colère contre le mariage gay
"Je recommence à faire des déplacements sans perturbation", affirmait-elle en juillet 2012, devant les journalistes "indépendants" invités à déjeuner
Elle admettait également que le gouvernement avait "sans doute" commis des "erreurs de communication" sur la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA), qui ne sont pas inscrits dans le projet de réforme de la famille: d'où le choix de la ruse, en préméditant leur introduction par voie d'amendements surprise, à la 25e heure.

Mais échaudés par le vote à la hussarde de la loi instaurant le mariage entre personnes du même sexe contre l'avis de plus de 50% de Français, regonflés par les projets de l'Espagne sur la restriction de l'accès à l'IVG, inquiets de la suppression de la notion de "détresse" pour expliquer le recours à l'avortement en France, agités par la théorie du genre et l' "ABCD de l'égalité", son sous-produit en cours d'expérimentation dans 10 académies de France, des manifestants pour le respect de la famille avaient déjà averti le pouvoir socialo-écolo-communiste dans les cortèges du collectif "Jour de colère".

Valls avait réagi par de la violence verbale, 
Retour PS à la presse soviétique 
tandis que Vincent Peillon, ministre de l'Education et promoteur de la "théorie du genre" déguisée en "ABCD de l'égalité", et Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, mobilisaient la presse aux ordres qui soutint les négationnistes, abusant  avec un bel aplomb de sa position dominante d'information,répandant la rumeur d'une ...rumeur et niant en particulier l'existence d'une théorie du genre et d'une pédagogie de l'indifférenciation des sexes dans 10 académies, malgré l'existence de dossiers dans tous les CDDP.

Certains élus PS avaient d'ailleurs admis que la méthode gouvernementale du déni peut susciter quelques interrogations. 
"Même si beaucoup des craintes portées par ce mouvement sont exagérées, il y a autour de ce texte des incertitudes susceptibles de créer certains fantasmes", avait admis le porte-parole du groupe PS, Thierry Mandon, mobilisé en doublure de la porte-parole du gouvernement par trop impliquée. Il ajouta même: "C'est le cas de la PMA. Cessons de dire qu'elle n'est pas dans le texte, mais qu'il y aura peut-être des amendements." Voilà qui en disait long sur la duplicité de l'exécutif et la complicité de la presse, laquelle se plaint de ne plus être achetée ni lue et mal-aimée ou malmenée sur le terrain.

Le pouvoir assure qu'il retire son projet de loi sur la famille

Les hypocrites comptent réintroduire GPA et PMA par la fenêtre
Hollande avait fini par envoyer un message de prudence, la semaine dernière, depuis le Royaume-Uni. Entre les deux manifestations, le président s'était inquiété de dérives potentielles et "d'attaques indignes", tout en jugeant "légitime" qu'une partie des Français manifeste son opposition à l'action menée par le gouvernement.
Même machiavélisme dans les déclarations de Dominique Bertinotti, dimanche sur France Info, visiblement soucieuse de dédramatiser un débat explosif. Tout en vantant une présupposée "constance" du président sur la question de la GPA, Dominique Bertinotti a ajouté qu'elle "ne [sait] plus comment répéter que la PMA ne fera pas partie de la loi famille". 

Et, retrouvé une maîtrise de soi passagère, Manuel Valls a répété la ritournelle, en affirmant sur RTL  que le gouvernement "s'opposera à des amendements parlementaires" sur GPA et la PMA lors de l'examen du projet de loi. 
En quatrième écho, La Voix de son Maître a confirmé depuis Matignon cette information de Manolo Valls, son ministre hyperactif et envahissant, en fin de matinée.
Or, toujours sourcilleux sur le sujet des amendements, une prérogative parlementaire, le chef de file des députés PS, Bruno Le Rouxavait remonté les bretelles de l'agité du ministère de l'Intérieur, lui faisant la leçon sur la " règle du jeu fixée avec le gouvernement et sa majorité, qui est de demander son avis au Conseil national d'éthique et d'attendre", un comité sur mesure, avec avis simplement consultatif... 
Il avait surtout assuré l'an dernier déjà que le groupe socialiste de l'Assemblée nationale "prendrait ses responsabilités" si la PMA était absente du projet de loi présenté, afin que "la chose puisse être discutée".
Les manipulateurs du droit de la famille sont des apprentis-sorciers, des faiseuses d'anges.

Une "rumeur", mais les fourbes passent le relais aux lobbies européens...
Un "rapport Lunacek" est examiné ce mardi en séance plénière du Parlement européen. Il s'agit d'un rapport européen qui envisage ..."plus de deux parents pourles les enfants" (Lien Le Figaro) et lien PaSiDupes (prochainement)

Et les altermondialistes (EELV) au gouvernement lancent une contre-offensive
Favorable à la technique des petits pas, façon Elisabeth Guigou, qui a fait passer le PACS en assurant qu'il n'ouvrirait pas la voie au mariage homosexuel, les écologistes comptent interpeller le gouvernement sur le calendrier et le devenir des réformes de société. Ils vont déposer des propositions de loi sur les questions contenues dans le projet de loi sur la famille, reporté sine die par l’exécutif.
L'idéologie stalinienne des écologistes radicaux s'exprime d'une seule voix, dans les mêmes termes...

Respecter la famille c'est reconnaître dans la loi les nouvelles formes de vie familiale. La gauche c'est la conquête des droits.
— Pascal Canfin (@pcanfin) 4 Février 2014

Copié-collé du message de la grande prêtresse laïque:

Respecter la famille c'est reconnaître dans la loi les nouvelles formes de vie familiale. La gauche c'est la conquête des droits.
— Cécile Duflot (@CecileDuflot) 4 Février 2014
Jusqu'à l'aile gauche du PS qui riposte
David Assouline, porte-parole du PS, veut une grande manifestation de la "France de la fraternité". Le trotskiste haineux n'a pas peur des mots... "Il y a urgence à une riposte à la hauteur par rapport à la vague réactionnaire."
Julien Dray lui a fait écho, lors du "Forum" Radio J dimanche. Il a appelé la gauche à une "réaction" face au "bloc réactionnaire" qui serait "en train d'emporter un certain nombre de digues". Il a eu le sentiment que la gauche avait, jusque-là, été "plutôt léthargique, avec certainement des questions légitimes sur l'exercice du pouvoir".
Mais si la gauche semble partager ce constat dressé dimanche par David Assouline sur BFMTV, la nature de cette "risposte" reste floue et divise la majorité présidentielle.
Et Bruno Le Roux n'en démord pas depuis un an:

Vous avez dit "rumeur" et théorie "imaginaire"?
La gauche se mobilise maintenant pour une chimère !

jeudi 16 janvier 2014

GayetGate: Cazeneuve divague

Le ministre du Budget qualifie Julie Gayet de "compagne" du président 

Bernard Cazeneuve a dû vite se ressaisir ...en se rétractant. 

A les entendre, les Français ne s'intéresseraient pas au sujet
Cazeneuve, bouche fétide:
détartrage pour quand?
En revanche deux ministres sont visiblement tourneboulés par ce scandale de la tromperie conjugale, mais vertueuse.  Stéphane Le Foll a annoncé que le débat sur le financement des allocations familiales va "souffrir", au lien de "s'ouvrir".

Et, avant son tour, le petit Bernard Cazeneuve  y est allé de son lapsus ce mercredi 15 janvier. Sur i-télé, réagissant à la nomination de Julie Gayet au jury de la Villa Médicis, apparue sur le site de l'institution, le ministre du Budget a parlé de l'actrice comme étant "la compagne" du président. "François Hollande n'a pas nommé sa compagne", a-t-il déclaré. Avant de se ressaisir. "Euh, d'abord elle n'est pas sa compagne. Et moi, je n'ai rien à confirmer sur le sujet, je n'ai rien à dire."

Le site internet de l'institution culturelle française à Rome indiquait toujours ce mercredi 15 janvier que l'actrice faisait partie de ce jury chargé de la sélection des quinze futurs pensionnaires. La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a fait savoir qu'elle a décidé de ne pas nommer Julie Gayet, dont le magazine "Closer" a révélé la liaison avec le président François Hollande. Sans autre commentaire.
"Je n'ai rien à confirmer sur le sujet, je n'ai rien à dire." Le ministre indélicat du sombre Ayrault a perdu une occasion de se taire. 

Comme on demandait à Aurélie Filippetti quel est l'ersatz qui a accepté de jouer les bouche-trous,
 
Aurélie Filippetti
aka. Genevieve de Fontenay
 
plutôt que de se faire discrète, la ministre a estimé à propos du couac de la nomination et du retrait de la maîtresse du président Hollande que "c'est une fausse polémique".
Dans le registre, "c'est pas moi, c'est l'autre", Aurélie Filippetti a aussi affirmé que c'est le directeur de la Villa Médicis qui a proposé le nom de Julie Gayet, bien que ce soit une prérogative du ministère.

Comme on lui demandait encore qui remplacera l'actrice,  la ministre de la Culture a donné le nom du succédané: "Ce sera Emmanuelle Bernheim, une scénariste, une professionnelle de talent", âgée de 59 ans. 

Une troisième femme, avec Anne-Marie Clairet, Marie-Agnès Gillot et Lucia Ronchetti , mais aucun homme dans cette fournée: avec Peillon et NVB, l'Education nationale est engagée dans la confusion des genres, mais elle devra attendre dans les nominations, mêmes aux postes honorifiques.

Sans vouloir offenser les femmes honnêtes et talentueuse, 
la question sur toutes les lèvres était: "De qui est-elle la maîtresse?" 
Vu l'état de déliquescence du pouvoir, les paris vont bon train: Michèle Delaunay, bien que branlante,  ou Nicole Bricq, qui a remonté ses chaussettes?

 

dimanche 20 octobre 2013

Valls avale la couleuvre Leonarda

Pour Valls, la décision de Hollande sur Leonarda est un geste de "générosité"


Manuel Valls 
s'associe à cette générosité: la famille de la jeune fille, expulsée au Kosovo, ne "reviendra pas" en France, confirme gravement ce socialiste vertueux dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).
"Le geste du Président est un geste de générosité pour Leonarda mais la famille ne reviendra pas...", a-t-il en effet déclaré, après la décision annoncée par Hollande d'offrir à cette collégienne âgée de 15 ans de rentrer en France, à condition de renier sa famille. 

La proposition de Hollande a été repoussée par la collégienne et immédiatement critiquée, dont le premier secrétaire qu'il a lui-même désigné pour le PS, Harlem Désir: "Tous les enfants de la famille de Leonarda (doivent pouvoir) finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré.
C'est à la famille de prendre les responsabilités du président 

Le Parti de Gauche a jugé d'une "cruauté abjecte" le fait de sommer une collégienne de choisir entre vivre en famille ou poursuivre ses études en France.

"C'est un geste fort [trop fort !] du chef de l'Etat, soutient Valls. 
Il a rappelé la force de la loi mais aussi sa volonté de préserver l'école des conflits de la société", a justifié  le ministre de l'Intérieur qui a présenté samedi les conclusions de l'enquête sur l'expulsion de Leonarda au président de la République et au Premier ministre.

"Compte tenu de sa prise en charge maladroite près d'un lieu scolaire, il a proposé à Leonarda, et à elle seule, de poursuivre sa scolarité en France", a insisté Manuel Valls. "Il revient à ses parents de bien réfléchir à cette proposition. Il y va de son avenir, ajoute Valls avec cynisme. S'ils acceptent, un visa spécifique lui sera remis, elle pourra poursuivre sa scolarité et son accueil sera organisé". 

Faudra-t-il ouvrir une école?

"L'émotion ne peut pas être la seule boussole politique"

Concernant l'émotion créée par cette affaire, le pervers s'est dit "sensible à la situation de cette jeune fille". "J'entends l'émotion, notamment celle de la jeunesse", a-t-il martelé, mais "l'émotion ne peut pas être la seule boussole politique".

"J'ai assumé mes responsabilités de ministre, prétend-il. Le rapport de l'Inspection générale le démontre, il n'y a pas eu de faute ni du préfet, ni de l'administration, ni des forces de l'ordre", s'est-il justifé.


Et de se retrancher encore, cette fois derrière le président, pour se légitimer.

"La politique que je mets en oeuvre est celle du Président", a tenu à souligner Valls à propos de la polémique déclenchée jusque dans son camp par cette affaire. Après deux jours de mobilisation politique et de manifestations demandant le retour de Leonarda et la démission de Valls, ce dernier est rentré précipitamment des Antilles, où il effectuait un déplacement officiel.

"Rien ne me détournera de mon cap," prévient-il, défiant
"Les étrangers même en famille, même avec des enfants scolarisés, dès lors qu'ils n'ont plus droit au séjour, doivent quitter le territoire. Il n'y a pas deux politiques possibles. Celle que nous menons, respectueuse des droits, est une politique de gauche", a-t-il martelé.

"Les critiques ne m'atteignent pas", a-t-il encore assuré
"Et je ne me sens pas du tout isolé. J'ai le soutien de parlementaires, de maires, de sympathisants de gauche et de nos compatriotes". Encore fallait-il le dire, en effet !

"Je ne répondrai pas aux attaques stériles", ajoute-t-il, hautain. 
"Quand elles viennent de notre propre camp, je le déplore, car cela nous affaiblit collectivement", juge-t-il. 




mercredi 27 mars 2013

Appel à manifester devant France Télévisions jeudi 28 mars 2013

Méprisé par le chef de l'État, le collectif La Manif pour tous s'invite avant l'intervention de Hollande 


Après le succès de leur rassemblement parisiens, les défenseurs de l'institution du mariage attendent de François Hollande des annonces "fortes" jeudi soir sur un retrait du texte, mettant en avant l'exaspération de millions de Français, "qui ne sont pas entendus". 


Rassemblement au siège de France Télévisions

Dimanche soir, le collectif de La Manif pour tous a demandé à être reçu par François Hollande, qui leur a opposé une fin de non-recevoir. Les membres du collectif appellent à un 

rassemblement devant le siège de France Télévisions
 
jeudi à 19 h 30

avant l'intervention du chef de l'État prévue sur France 2.
"Nous lui préparons un comité d'accueil, nous voulons qu'il nous voie
nous allons lui demander une nouvelle fois le retrait du texte 
et la tenue d'un référendum"
"Si, demain soir, nous n'avons pas de paroles fortes et d'annonce que le président va suspendre le texte", il "prend un risque majeur de débordements et de troubles graves", a affirmé le Collectif mercredi lors d'une conférence de presse. 

Sa porte-parole a demandé sur BFM TV à ceux qui ne pourraient être présents à la manifestation de 
"tous éteindre en même temps leur poste de télévision" 
si le président "ne bouge pas".


"Ça va péter"

La Manif pour tous et plusieurs ténors de droite insistent depuis quelques jours sur l'"exaspération des Français qui monte"
"On est à un tournant, si demain soir le président n'annonce pas des choses fortes il va se passer quelque chose avant l'été", a aussi prévenu mercredi Philippe Brillault, le maire du Chesnay, lors d'une conférence de presse interrompue par une alerte à la bombe... 

La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), Christine Boutin, a aussi déclaré que "les gens ne s'estiment pas pris en considération, ridiculisés, et ils ne le supportent plus"
"Président, faites attention, ça va péter", a-t-elle mis en garde.

jeudi 7 mars 2013

Inconstance: Hollande quitte le Mali avant la fin du conflit

L'abandon de la tâche engagée est-il une constante ?

Hollande a décidé du retrait d'Afghanistan

Serval
Il a  fait prévaloir "une promesse de campagne" sur les engagements de la France. 
Certes, Hollande n'a pas décidé de l'intervention française en Afghanistan, mais il a fait vite pour les retirer. Un mois après sa prise de fonction, le président Hollande . Lors de son hommage aux Invalides à quatre soldats tués en Afghanistan, il avait présenté son abandon sous la forme d'un engagement à un retrait "dans l'ordre et la sécurité ... dans les prochaines semaines": 2.000 soldats français, sur un total de 3.500. "Nous sommes unis dans notre détermination à achever la mission", avait déclaré Barack Obama à l'annonce du départ accéléré des forces françaises. Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, affirma alors qu'il "n'y aura pas de retrait précipité". "Nous resterons engagés en Afghanistan jusqu'au succès de l'opération"...

Au cours du sommet de l'OTAN de mai 2012, Hollande devait préciser les "modalités" des actions de formation de la police et de l'armée afghane auxquelles la France s'est engagée dans le traité signé début 2012 entre le président afghan Hamid Karzaï et son prédécesseur Nicolas Sarkozy. "Je crois que la France dira clairement au sommet quelles sont ses intentions", avait espéré la chancelière allemande. Angela Merkel confirma en revanche que l'Allemagne "soutient la stratégie de l'OTAN: nous sommes entrés ensemble en Afghanistan et nous voulons en partir ensemble". 
Le départ des troupes de l'OTAN n'est pas prévu avant la fin 2014. 
Les Dupond-Dupont,
Le Drian et Fabius
 Hollande ne finit pas non plus le travail au Mali

Il a déclenché seul le conflit en envoyant le premier des troupes d'intervention au Mali. L'opération Serval, qui a débuté il y a près de deux mois, mobilise 4.000 soldats français sur le terrain. Nos troupes ont combattu seules pendant plusieurs semaines. Après avoir entraîné le Tchad dans les combats, il décide unilatéralement de rentrer à la maison. 

Les troupes françaises commenceront à se retirer du Mali à partir d'avril,
a déclaré jeudi Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. "A partir d'avril, il y aura un début de décroissance des troupes", a -t-il déclaré sur RTL, confirmant en cela les propos tenus la veille par François Hollande. Peu-être le Mali avait-il été informé...
"Cela ne veut pas dire que l'on va partir du jour au lendemain", a ajouté le chef de la diplomatie française. Restent les forces africaines de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) dont les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao)  ont soutenu le projet de transformer à terme leur intervention en une mission de paix de l’ONU. 

"Nous avons dit depuis le début que nous n'avions pas vocation à rester éternellement au Mali."
Le "ratissage" de la barre des Ifoghas, sanctuaire des djihadistes dans le nord du Mali, sera terminé "dans quelques semaines", a assuré Laurent Fabius, et certains soldats commenceront alors à quitter le pays. C'est flou, mais c'est beau comme du Hollande !

François Hollande a fait état mercredi de la mort de "chefs terroristes", une information confirmée par Laurent Fabius. Mais c'est conscient de l'inachèvement de la mission qu'il se retire: "Nous savons qu'il y a pas mal de chefs parmi les plusieurs centaines de terroristes qui ont été tués dans toute cette opération", a dit le ministre des Affaires étrangères. 

Mais il a avoué qu'il ne sait toujours pas si, parmi ces chefs, figuraient les chefs djihadistes Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeïd, dont la mort a été annoncée
par les autorités tchadiennes.
"Pour l'identité des deux ou trois chefs qui ont été cités, il faut faire des vérifications précises avec l'ADN, et c'est ce que les services de l'armée sont en train de faire", a dit Laurent Fabius. "Normalement, ça devrait être assez rapide." 
La rapidité n'est pas une vertu hollandienne, sauf dans la retraite.