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dimanche 20 octobre 2013

Valls avale la couleuvre Leonarda

Pour Valls, la décision de Hollande sur Leonarda est un geste de "générosité"


Manuel Valls 
s'associe à cette générosité: la famille de la jeune fille, expulsée au Kosovo, ne "reviendra pas" en France, confirme gravement ce socialiste vertueux dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).
"Le geste du Président est un geste de générosité pour Leonarda mais la famille ne reviendra pas...", a-t-il en effet déclaré, après la décision annoncée par Hollande d'offrir à cette collégienne âgée de 15 ans de rentrer en France, à condition de renier sa famille. 

La proposition de Hollande a été repoussée par la collégienne et immédiatement critiquée, dont le premier secrétaire qu'il a lui-même désigné pour le PS, Harlem Désir: "Tous les enfants de la famille de Leonarda (doivent pouvoir) finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré.
C'est à la famille de prendre les responsabilités du président 

Le Parti de Gauche a jugé d'une "cruauté abjecte" le fait de sommer une collégienne de choisir entre vivre en famille ou poursuivre ses études en France.

"C'est un geste fort [trop fort !] du chef de l'Etat, soutient Valls. 
Il a rappelé la force de la loi mais aussi sa volonté de préserver l'école des conflits de la société", a justifié  le ministre de l'Intérieur qui a présenté samedi les conclusions de l'enquête sur l'expulsion de Leonarda au président de la République et au Premier ministre.

"Compte tenu de sa prise en charge maladroite près d'un lieu scolaire, il a proposé à Leonarda, et à elle seule, de poursuivre sa scolarité en France", a insisté Manuel Valls. "Il revient à ses parents de bien réfléchir à cette proposition. Il y va de son avenir, ajoute Valls avec cynisme. S'ils acceptent, un visa spécifique lui sera remis, elle pourra poursuivre sa scolarité et son accueil sera organisé". 

Faudra-t-il ouvrir une école?

"L'émotion ne peut pas être la seule boussole politique"

Concernant l'émotion créée par cette affaire, le pervers s'est dit "sensible à la situation de cette jeune fille". "J'entends l'émotion, notamment celle de la jeunesse", a-t-il martelé, mais "l'émotion ne peut pas être la seule boussole politique".

"J'ai assumé mes responsabilités de ministre, prétend-il. Le rapport de l'Inspection générale le démontre, il n'y a pas eu de faute ni du préfet, ni de l'administration, ni des forces de l'ordre", s'est-il justifé.


Et de se retrancher encore, cette fois derrière le président, pour se légitimer.

"La politique que je mets en oeuvre est celle du Président", a tenu à souligner Valls à propos de la polémique déclenchée jusque dans son camp par cette affaire. Après deux jours de mobilisation politique et de manifestations demandant le retour de Leonarda et la démission de Valls, ce dernier est rentré précipitamment des Antilles, où il effectuait un déplacement officiel.

"Rien ne me détournera de mon cap," prévient-il, défiant
"Les étrangers même en famille, même avec des enfants scolarisés, dès lors qu'ils n'ont plus droit au séjour, doivent quitter le territoire. Il n'y a pas deux politiques possibles. Celle que nous menons, respectueuse des droits, est une politique de gauche", a-t-il martelé.

"Les critiques ne m'atteignent pas", a-t-il encore assuré
"Et je ne me sens pas du tout isolé. J'ai le soutien de parlementaires, de maires, de sympathisants de gauche et de nos compatriotes". Encore fallait-il le dire, en effet !

"Je ne répondrai pas aux attaques stériles", ajoute-t-il, hautain. 
"Quand elles viennent de notre propre camp, je le déplore, car cela nous affaiblit collectivement", juge-t-il. 




dimanche 15 janvier 2012

Crise: aux défaitistes narquois, Sarkozy répond par l'action

Sarkozy : "On ne répond pas à la crise par l'agitation"








Michel Debré, père de la constitution,
entouré de ses fils Bernard et Jean-Louis



Le président a rendu hommage à Michel Debré
en se rendant à Amboise un dimanche, sur fond de perte du triple A français.

Arrivé à 10 h 30 ce matin au petit cimetière d'Amboise, où repose l'ancien Premier ministre du général de Gaulle Michel Debré, Nicolas Sarkozy faisait montre de gravité. "Vous vous trompez et vous surréagissez. Nous avons anticipé la décision de Standard & Poor's, et les marchés aussi. Nous sommes sereins"
, a fait observer un conseiller de l'Elysée, qui n'a pas été démenti par la tonalité de l'hommage du président à Michel Debré.


Devant quelque 2.000 personnes, locaux et militants UMP, personnalités de la société civile et institutionnels, réunies dans le gymnase de la ville, Nicolas Sarkozy a adopté la posture du combattant, adepte du "courage" et de la "vérité."


Sarkozy oppose sa détermination au défaitisme de la gauche

Durant 45 minutes, en parallèle avec le parcours du père de la constitution de la Ve République, Nicolas Sarkozy a marqué sa volonté de dédramatiser la perte du triple A français qui concentre les coups bas de l'opposition: "Il faut faire preuve de courage et de sang-froid. On ne répond pas à la crise par l'agitation, l'emportement ou la polémique", a-t-il assené, sous de vifs applaudissements. "Parce qu'il y a du courage, il y a l'espérance au bout du chemin", a poursuivi le président, lyrique.


Le Chef de l'Etat a fustigé le rétropédalage du candidat du PS



Il n'a pas épargné François Hollande, sans jamais le citer, en faisant l'éloge du nucléaire et de la natalité - référence à la "modulation" du quotient familial par la "gauche molle". "Tout ne doit pas être réduit à des oppositions sectaires et claniques", a-t-il improvisé, avant de quitter le gymnase d'Amboise, tout sourire, pour regagner l'Élysée, où l'attendent ses conseillers pour une réunion portant sur la crise et... la perte du triple A.


Les 35 heures, c'est pour les branquignoles du PS.

lundi 2 février 2009

Grèves du jeudi 29 : Français sur la réserve

Le mouvement social de jeudi n'est pas historique, dit Hortefeux

Les Français portent un jugement mitigé sur la journée de manifestations et de grèves du jeudi 29 janvier

Sur 1.048 personnes interrogées jeudi et vendredi, 44% estiment que c'est ni un succès ni un échec, 45% plutôt un succès, 11% plutôt un échec, révèle un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI.


  • Les avis sont aussi partagés sur ses prolongements
    50% des sondés estiment que les mouvements sociaux actuels vont, ou pourraient, se transformer en un mouvement de grande ampleur comparable à celui de 1995, contre 50% qui n'y croient pas.
    53% des personnes interrogées disent ne pas souhaiter que la grogne sociale actuelle se transforme en un tel mouvement, contre 46% qui affirment le souhaiter.

  • De même, 58% des sondés disent qu'ils ne sont pas prêts à participer à un mouvement de grève comme celui qui a paralysé la France pendant plusieurs semaines fin 1995, contre 42% qui affichent une opinion contraire.
  • Ils n'en sont pas moins 65% à estimer que la crise financière et économique pourrait attiser dans les semaines à venir une radicalisation des conflits et des actions violentes, contre 35% d'un avis contraire.
  • Si 52% se disent plutôt optimistes pour la sécurité de leur emploi (contre 48% de pessimistes),
    elles sont 73% à estimer que le gouvernement ne prend pas en compte les revendications sociales actuelles (contre 27% d'un avis contraire).

    C’est dire que les accusations mensongères de l’opposition produisent leur effet, lorsqu’elle prétend que le gouvernement « donne » aux banques, mais ne fait rien pour les salariés. Car prêter aux banques pour soutenir l’investissement et l’emploi n’a pas le même impact que de prôner la relance par la consommation et la baisse de la TVA, des choix qui pourtant s’avèrent déjà désastreux au Royaume-Uni, voire en Espagne.

  • Les sondés sont pourtant 71% à juger que le président Nicolas Sarkozy fait preuve de détermination face à la crise financière - mais 57% pensent qu'il n'a pas vraiment les moyens d'agir. Référence aux pays européens qui ont fait d’autres options ? Ce serait la demande de plus d’Europe et d’une politique commune.
  • De toute façon, la gauche ne ferait ni mieux ni moins bien, pour 45% des sondés, si elle était au pouvoir. Pour 33%, elle ferait moins bien, tandis que 22% des personnes interrogées estiment que la gauche ferait mieux que le gouvernement actuel.

    Au regard de ces résultats, le ministre du Travail relativise

    Ni la mobilisation, ni la cote de sympathie des manifestations de jeudi en France ne sont historiques
    , estime le nouveau ministre, Brice Hortefeux, à la veille d'une réunion des syndicats sur la suite du mouvement.

    Les syndicats convaincus de leur force, malgré leurs divisions

    Face au malaise social, le successeur de Xavier Bertrand a prôné dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI "l'écoute, le dialogue, la porte ouverte et pas de sujet tabou" mais il a refusé de s'exprimer sur les demandes des syndicats.
    Forts d'une mobilisation raisonnablement estimée à un million de manifestants jeudi 29, ces derniers veulent des mesures pour l'emploi et le pouvoir d'achat et le gel de certaines réformes comme les suppressions de postes dans la fonction publique.

    Confiant, Hortefeux attend de rencontrer les syndicats

    "La manifestation a été dense mais elle n'est pas historique", a dit Brice Hortefeux. Quant à la cote de sympathie de la journée d'action, entre 65% et 69%, "cela s'inscrit à chaque fois dans cette même proportion", a-t-il ajouté.

    Les suites de la grève

    >
    Le ministre du Travail a déclaré que la rencontre entre les syndicats et le chef de l'État, qui aura lieu selon lui en février, permettrait d'aller "au-delà" de l'agenda social.
    Mais il a refusé d'en dire plus, excluant simplement un tournant dans la politique économique. "Changement de cap bien sûr que non, dialogue bien sûr que oui", a-t-il dit.

    >Interrogé sur un éventuel nouveau plan de relance passant par la consommation, il a répondu : "Il y a un vrai désaccord avec le Parti socialiste sur ce sujet." La relance par la consommation favorise en effet les importations et sert les pays importateurs, tout en entraînant une perte pouvant atteindre 30% de l'effort national de relance
    Le gouvernement propse plutôt la relance par l'investissement, créateur de richesse et d'emploi intérieurs.

    Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer sur la réponse du gouvernement à la crise lors d'une intervention télévisée cette semaine, probablement jeudi.