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samedi 21 mars 2009

Grève du 19 mars: les Français, peuple individualiste mais grégaire…

Moins de grévistes et plus de manifestants
Ils étaient entre 1 et 2 millions dans la rue le 29 janvier dernier pour défendre l'emploi, le pouvoir d'achat et «les conditions d'une relance économique». Une semaine et demie plus tard, syndicats, politiques et associations appelaient à une nouvelle journée de grève, le 19 mars pour faire pression sur le sommet social du 18 février. Déçus par les propositions de Nicolas Sarkozy, les syndicats ont maintenu ce rendez-vous.
Le 19 mars, les manifestants étaient sans doute plus nombreux

La CGT a compté 1,2 millions et la police 3 millions, à moins que ce ne soit le contraire…
Compter les anxieux a peu de sens, puisque la grève n’a permis que de trouver un peu de chaleur humaine dans la crise économique internationale. Les randonneurs ne prétendaient pas régler leurs problèmes dans la rue. Seuls les extrémistes donnent à cette journée une valeur de mise en garde du pouvoir, dont l'impact est d’autant plus difficile de vérifier que les grévistes étaient moins nombreux que les marcheurs.
La peur de l’avenir était aussi plus palpable dans le privé où les salariés sont plus exposés que dans le secteur public où les personnels ont la sécurité de l’emploi. Si le secteur privé avait peu participé fin janvier, cette fois les affaires Total ou Continental ont mobilisé davantage.

Le gouvernement ne prend pas les mesures qui ne marchent pas

  • Mauroy puis Jospin avaient misé en vain sur la relance par la consommation et les pays voisins qui ont pris cette option ne réussissent toujours pas mieux. François Fillon s'est donc montré inflexible. Il a rappelé que la relance par la consommation est certes traditionnelle mais surtout inutile.
  • Le gouvernement est confiant en son plan de relance et en ses mesures de protection sociale en faveur des plus vulnérables. Mais le Premier ministre a encore répété que l’endettement de la France n’autorise pas les excès auxquels l’opposition le pousse par démagogie.

  • Dès le lendemain de la journée de mobilisation du 29 janvier, Luc Chatel avait annoncé la couleur: pas la peine de penser à une relance par la demande. De même, hors de question de ralentir le train des réformes, ni de revenir sur les suppressions de postes dans la Fonction publique, et notamment dans l'Education nationale.

    A l'occasion du sommet social de février, des efforts ont cependant été consentis, à hauteur de 2,6 milliards d'euros, sous forme de primes ou de réductions d'impôts pour les foyers les plus modestes. Des mesures jugées insuffisantes par les syndicats, qui ont regretté de ne pas avoir été entendus sur le Smic et les augmentations salariales.


  • La plus belle fille ne peut offrir que ce qu’elle a
    Pour Brice Hortefeux, le gouvernement a déjà «réagi très fortement à l'égard des classes moyennes et des plus défavorisés». Et le Premier ministre, François Fillon, a insisté: «Toute enveloppe supplémentaire, c'est de la dette supplémentaire
  • L'Elysée ne semble donc pas décidé à mettre la main à la poche une nouvelle fois. Notre poche… Il est d'ailleurs confirmé qu’aucun sommet social n'est programmé après les défilés du 19 mars. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, avait d'ailleurs mis les choses au point le lundi 16 mars: «
  • C'est l'évolution de la situation économique qui dicte la politique du gouvernement, pas le calendrier des manifestations.»
  • De quoi laisser peu d’illusions aux
  • syndicats républicains, qui sont d’ailleurs inquiets des comportements ‘pousse-au-crime’ des syndicats extrémistes et de leurs jeunes excités qui cherchent l’affrontement en fin de manifestation. Stéphane Sirot, historien et spécialiste des mouvements sociaux, confiait récemment à 20minutes.fr que «les grandes confédérations n'ont sans doute pas très envie de déclencher un grand mouvement incontrôlable». Mais elles doivent compter avec les syndicats non représentatifs.

  • «La structure salariale n'étant pas la même, on ne peut pas réclamer 200 euros d'augmentation pour les bas salaires», avait quant à lui affirmé Gérard Aschieri (FSU).

    Le syndicalisme de concertation sous la pression du syndicalisme d'affrontement
    Pourtant, les appels à la grève ou aux manifestations se multiplient déjà.
    Les syndicats de concertation sont débordés sur leur gauche. Depuis plusieurs années ils subissent les pressions des syndicats non représentatifs de droit.
    Ainsi, le 20/11/2007, le patron de la CFDT, François Chérèque, avait été hué à Paris, lors de la grève des fonctionnaires. Près du carré de tête de la manifestation, un groupe d'une vingtaine de militants –des démocrates– ont notamment crié "Chérèque avec les patrons !", "Sarkozy-Chérèque, même combat !" ou "Chérèque trahison !". Au bout d'une heure, il a même dû battre en retraite sous bonne escorte...
    VOIR et ENTENDRE


  • Attendons-nous à un nouveau rendez-vous à la veille du 1er mai avec les mêmes que ce 19 mars:
    Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, MRC, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU),Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, Association des communistes unitaires (ACU) devraient signer un texte appelant à une très grande journée de protestation et de propositions, plus forte encore que celle 19 mars.

    Le mouvement «Ni pauvre, ni soumis», regroupant une centaine d'organisations du champ du handicap, de la maladie et du secteur sanitaire et social excitera la compassion (sans instrumentalisation) et incitera à rejoindre à nouveau à Paris le prochain mouvement social pour témoigner de toutes les détresses oubliées.

    L'Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) appellera comme le 19 mars à participer aux manifestations dans tous les départements.

    La Confédération Paysanne Languedoc - Roussillon ne va certainement pas renoncer et incitera les paysans survoltés à participer aux défilés.

    L'Association pour l'information et la défense des consommateurs salariés (Indecosa-CGT) réclamera un effort sur les salaires et le pouvoir d'achat et sera aussi de la partie. Jusqu’à la fin des rats…


    Bon gré, mal gré, les syndicats maintiennent la pression


    S’étonnera-t-on par conséquent dans ce contexte républicain que François Chérèque, pour La CFDT, ait déjà mis en garde : « Si une mobilisation aussi massive que celle d'aujourd'hui (19 mars) ne permet pas de changer la donne, le gouvernement prend des risques parce qu'on continuera à se mobiliser."
    FO, par la bouche de Jean-Claude Mailly, a prévenu : "On est déterminés et l'objectif, c'est de gagner", a-t-il ajouté sur la suite du mouvement, précisant que mettre à profit le 1er mai était "une des pistes" envisagées.
    Et Bernard Thibault ?
    SUD : « Ce n’est pas aux travailleurs de payer leur crise » Ca laisse peu de monde.

    Au-delà des menaces, il est urgent d’attendre le retour de l’unité

    Les syndicats ne savent plus pourquoi ils font grève…

    La prochaine grande journée de mobilisation devrait avoir lieu le 1er mai. Officiellement, c'est la faute des vacances de Pâques...
    Mais la réalité est encore plus lamentable
    « La difficulté à donner suite au mouvement vient du fait qu'on ne sait pas très bien contre quoi on manifeste: en janvier, c'était plutôt pour le pouvoir d'achat, ce jeudi, c'était plutôt contre le gouvernement et les entreprises.

    Maryse Dumas (CGT)
    avoue sur le site d’Edwy Plenel: "Il faut bien comprendre que nous explorons des chemins totalement inconnus. Ce mouvement a une ampleur inédite: ce n'est pas une action pour exiger le retrait d'un projet de loi ou d'un décret. Il a pour objectif d'entraîner une modification très importante des choix politiques, économiques et sociaux, puisqu'il s'agit de pouvoir d'achat, d'emploi, de conditionnement des aides publiques, de contrôles des circuits financiers internationaux. Maryse Dumas avoue avec angoisse que la CGT ne répond plus de rien.

    La CGT craint d’avoir enfanté un monstre

    « Et c'est un mouvement qui est en train de prendre l'ampleur d'une lame de fond!"
    Déclencher un tsunami et puis déclarer qu'on est débordé ?
  • mardi 3 février 2009

    Le Premier Ministre présente le plan de relance de l’économie

    Deux conceptions s'opposent, l'une archaïque et l'autre réaliste

    François Fillon a décliné lundi "concrètement" le plan de relance de l'économie par le gouvernement, avec notamment la mise en place accélérée de 1.000 chantiers dans tout le pays,
    Le chef du gouvernement était accompagné de 18 ministres et secrétaires d'Etat à bord d'un TGV rebaptisé "train de la relance", pour un Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires (CIADT), dans les locaux de la préfecture à Lyon, cernée par quelque 500 extrémistes tenus à distance par un important dispositif de sécurité.

    Les 26 milliards votés par le Parlement "pour dynamiser l'activité"

    F. Fillon a voulu sonner "la mobilisation nationale urgente et concrète" face à la crise économique, appelant "tous les Français à se serrer les coudes".
    Ce plan de relance axé sur l'investissement est pour le chef du gouvernement une réponse "aux doutes, aux peurs, aux contestations" qui se sont exprimés jeudi dans des manifestations d'ampleur.

    > Plus d'un tiers de cette somme (11,5 milliards) servira à améliorer la trésorerie des entreprises souvent étranglées par la crise.

    > L'Etat a également recensé 1.000 projets déjà programmés mais qui seront "anticipés" par l'injection "dès cette semaine" de 10,5 milliards de l'Etat en plus des 4 milliards investis par les entreprises publiques.
    Ainsi, 870 millions d'euros iront à 149 chantiers d'infrastructures de transports, 731 millions à l'enseignement supérieur et à la recherche ou bien encore 620 millions à la rénovation du patrimoine.
    Selon le gouvernement, tous les projets retenus ont "un fort impact économique et social", sont "prêts à démarrer tout de suite" et sont répartis "sur tout le territoire national", quelle que soit la couleur politique des collectivités locales.

    Fillon n’y voit pas la panacée

    Ce ne devrait pas suffire à éviter la récession et donc l'augmentation du chômage.
    Mais cet apport de "crédits nouveaux" qui grèvent le budget de l'Etat, a admis François Fillon, ne permettra pas à la France de se tenir "à l'écart" du ralentissement économique mondial.
    > Dans le train, Christine Lagarde avait déjà enterré tout espoir d'une croissance positive, même minime, pour 2009. La ministre de l'Economie s'attend à de très mauvais chiffres pour le quatrième trimestre 2008 avec "un effondrement jamais vu" de la production industrielle.
    > Même réalisme à propos du chômage qui a augmenté de 45.000 demandeurs d'emplois en décembre. Au mieux, a indiqué M. Devedjian, les investissements du plan de relance éviteront la destruction d'emplois menacés.

    F. Fillon a cependant écarté toute autre réponse à la crise

  • Il a estimé que les critiques, y compris celles de son propre camp, "n'ont pas de sens". Son prédécesseur à Matignon, Dominique de Villepin, a invité l'exécutif "à corriger la route", fustigeant "un investissement saupoudré". Un saupoudrage que le Premier Ministre revendique, du fait que les mesures sont affectées à l’ensemble du territoire.
  • Quant à l'opposition qui a proposé une contre-relance par la consommation, après cinq mois de crise, le Premier Ministre l'a qualifiée "d'irresponsable". Martine Aubry a demandé lundi à Nicolas Sarkozy de réunir "sans délai toutes les forces vives du pays" pour définir "enfin" un plan de relance. Le parti communiste a dénoncé de son côté "un service minimum".

    Interrogé sur la possibilité que le pays soit aujourd'hui "en faillite", le chef du gouvernement a jugé "ce mot excessif", jugeant que la France était dans "une situation bien meilleure que beaucoup d'autres pays européens".
  • lundi 2 février 2009

    Grèves du jeudi 29 : Français sur la réserve

    Le mouvement social de jeudi n'est pas historique, dit Hortefeux

    Les Français portent un jugement mitigé sur la journée de manifestations et de grèves du jeudi 29 janvier

    Sur 1.048 personnes interrogées jeudi et vendredi, 44% estiment que c'est ni un succès ni un échec, 45% plutôt un succès, 11% plutôt un échec, révèle un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI.


  • Les avis sont aussi partagés sur ses prolongements
    50% des sondés estiment que les mouvements sociaux actuels vont, ou pourraient, se transformer en un mouvement de grande ampleur comparable à celui de 1995, contre 50% qui n'y croient pas.
    53% des personnes interrogées disent ne pas souhaiter que la grogne sociale actuelle se transforme en un tel mouvement, contre 46% qui affirment le souhaiter.

  • De même, 58% des sondés disent qu'ils ne sont pas prêts à participer à un mouvement de grève comme celui qui a paralysé la France pendant plusieurs semaines fin 1995, contre 42% qui affichent une opinion contraire.
  • Ils n'en sont pas moins 65% à estimer que la crise financière et économique pourrait attiser dans les semaines à venir une radicalisation des conflits et des actions violentes, contre 35% d'un avis contraire.
  • Si 52% se disent plutôt optimistes pour la sécurité de leur emploi (contre 48% de pessimistes),
    elles sont 73% à estimer que le gouvernement ne prend pas en compte les revendications sociales actuelles (contre 27% d'un avis contraire).

    C’est dire que les accusations mensongères de l’opposition produisent leur effet, lorsqu’elle prétend que le gouvernement « donne » aux banques, mais ne fait rien pour les salariés. Car prêter aux banques pour soutenir l’investissement et l’emploi n’a pas le même impact que de prôner la relance par la consommation et la baisse de la TVA, des choix qui pourtant s’avèrent déjà désastreux au Royaume-Uni, voire en Espagne.

  • Les sondés sont pourtant 71% à juger que le président Nicolas Sarkozy fait preuve de détermination face à la crise financière - mais 57% pensent qu'il n'a pas vraiment les moyens d'agir. Référence aux pays européens qui ont fait d’autres options ? Ce serait la demande de plus d’Europe et d’une politique commune.
  • De toute façon, la gauche ne ferait ni mieux ni moins bien, pour 45% des sondés, si elle était au pouvoir. Pour 33%, elle ferait moins bien, tandis que 22% des personnes interrogées estiment que la gauche ferait mieux que le gouvernement actuel.

    Au regard de ces résultats, le ministre du Travail relativise

    Ni la mobilisation, ni la cote de sympathie des manifestations de jeudi en France ne sont historiques
    , estime le nouveau ministre, Brice Hortefeux, à la veille d'une réunion des syndicats sur la suite du mouvement.

    Les syndicats convaincus de leur force, malgré leurs divisions

    Face au malaise social, le successeur de Xavier Bertrand a prôné dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI "l'écoute, le dialogue, la porte ouverte et pas de sujet tabou" mais il a refusé de s'exprimer sur les demandes des syndicats.
    Forts d'une mobilisation raisonnablement estimée à un million de manifestants jeudi 29, ces derniers veulent des mesures pour l'emploi et le pouvoir d'achat et le gel de certaines réformes comme les suppressions de postes dans la fonction publique.

    Confiant, Hortefeux attend de rencontrer les syndicats

    "La manifestation a été dense mais elle n'est pas historique", a dit Brice Hortefeux. Quant à la cote de sympathie de la journée d'action, entre 65% et 69%, "cela s'inscrit à chaque fois dans cette même proportion", a-t-il ajouté.

    Les suites de la grève

    >
    Le ministre du Travail a déclaré que la rencontre entre les syndicats et le chef de l'État, qui aura lieu selon lui en février, permettrait d'aller "au-delà" de l'agenda social.
    Mais il a refusé d'en dire plus, excluant simplement un tournant dans la politique économique. "Changement de cap bien sûr que non, dialogue bien sûr que oui", a-t-il dit.

    >Interrogé sur un éventuel nouveau plan de relance passant par la consommation, il a répondu : "Il y a un vrai désaccord avec le Parti socialiste sur ce sujet." La relance par la consommation favorise en effet les importations et sert les pays importateurs, tout en entraînant une perte pouvant atteindre 30% de l'effort national de relance
    Le gouvernement propse plutôt la relance par l'investissement, créateur de richesse et d'emploi intérieurs.

    Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer sur la réponse du gouvernement à la crise lors d'une intervention télévisée cette semaine, probablement jeudi.