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samedi 20 janvier 2018

La France de Macron renonce à l'Exposition universelle 2025

Au gouvernement, le "premier de cordée" dévisse

Macron fait dire par Edouard Philippe que la France retire sa candidature française à l'Exposition universelle 2025

La Macronie abandonne la partie.
La France n'organisera pas l'Exposition universelle 2025 annonce Philou dans un courrier de deux pages envoyé au délégué interministériel Pascal Lamy qui a ainsi appris samedi qu'il est au chômage. "J'ai décidé de ne pas donner suite à la candidature de la France à l'exposition universelle, qui sera retirée", écrit le Premier ministre. 
Les élus concernés par le projet - le président du comité de candidature, Jean-Christophe Fromantin, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse - ont également été informés samedi de que Matignon n'a pas réussi à entraîner la "société civile"... 

Priorité au "redressement de nos finances publiques" 

Dans sa lettre à Pascal Lamy, ci-contre, l'ancien directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Premier ministre pointe les "faiblesses structurelles" du modèle économique du projet. Au vu de ces éléments, Matignon estime que les engagements demandés par Edouard Philippe concernant la "solidité du dispositif opérationnel proposé par la France" ne sont pas tenus. 

La candidature française avait été déposée il y a seulement quatre mois, fin septembre auprès du Bureau International des Expositions (BIE) par l'association ExpoFrance 2025, qui bénéficiait du soutien de l'Etat mais aussi de la Ville de Paris, de la Région Ile-de-France et de la Métropole du Grand Paris. "La poursuite de cette candidature ne saurait prospérer sans le recours à une garantie publique", s'inquiète le Premier ministre, qui ajoute que la candidature française n'a pas les moyens de se consolider dans "le délai qui nous sépare de la visite de la commission d'enquête du BIE." 

Les difficultés financières se sont-elles creusées en quatre mois ?
Dans le contexte de "redressement de nos finances publiques", le chef du gouvernement refuse donc de "grever l'avenir [...] d'engagements supplémentaires non maîtrisés"

Matignon pointe trois "faiblesses".
Dans le détail, Matignon estime que l'équilibre économique du projet français s'appuie sur la "cession gratuite du foncier par l'établissement public d'aménagement Paris-Saclay, ce qui doit s'analyser comme une subvention publique". 

Edouard Philippe ajoute que "la marge d'aléas" du projet "ne permet pas d'absorber certaines hypothèses de fréquentations défavorables". Les scénarios présentés par Expofrance 2025 tablent en effet sur une fréquentation comprise entre 35 et 40 millions de visiteurs et envisagent une hypothèse haute à 65 millions de visiteurs. Mais une fréquentation similaire à celle qui s'est tenue à Milan en 2015 (environ 20 millions de visiteurs) se traduirait par une chute des recettes de 1,3 milliards à 455 millions d'euros seulement. Matignon ne souhaite pas prendre un tel risque pour les finances publiques. 

Dernier motif d'abandon mis en avant par le Premier ministre, le manque de partenaires privés prêts à s'engager : "L'association n'a pas établi qu'il existe des acteurs prêts à s'exposer significativement au risque commercial de l'exposition", écrit Edouard Philippe. 


Il ne reste donc plus que trois candidats à l'organisation de l'exposition universelle de 2025
: la Russie (Ekaterinburg), le Japon (Osaka) et l'Azerbaïdjan (Bakou). Le choix du BIE sera connu en novembre 2018.

vendredi 4 avril 2014

Le gouvernement va-t-il abaisser les salaires sous le SMIC et déstructurer le marché du travail ?

Recette de Pascal Lamy: les Français devraient accepter un travail ...sous-payé 

Un artifice pour faire retomber la courbe du chômage
Manifestants anti-CPE du PS: Bertrand Delanoe,
Claude BARTOLONE, F. HOLLANDE, J. Lang et Henri Emmanuelli
lors de la manifestation à Paris, le 4 avril 2006
Proche de François Hollande, Pascal Lamy s'est dit favorable à des "petits boulots" payés en-dessous du SMIC. La proposition a de quoi surprendre, surtout émanant mercredi de l'ancien directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)

L'objectif est d'introduire une plus grande flexibilité dans un marché du travail en berne.
"Je sais que je ne suis pas en harmonie avec une bonne partie de mes camarades socialistes, mais je pense qu'il faut, à ce niveau de chômage, aller davantage vers de la flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au Smic", a plaidé l'ancien commissaire européen socialiste, invité de l'émission "Questions d'info" sur LCP.

Travailler pour un salaire inférieur au Smic? 

Pascal Lamy milite pour une politique du moindre mal. 
"Un petit boulot, c'est mieux que pas de boulot. Je ne réponds pas ça dans l'absolu, je n'aurais pas dit ça il y a 10 ans ou il y a 20 ans, mais à ce niveau de chômage..."

L'ex-directeur de l'OMC brise un tabou. Mais il assume son audacieuse suggestion lancé en forme de bulle d'essai : "il faut accepter de temps en temps de franchir les espaces symboliques de ce type pour rentrer dans la réalité et la transformer".

Le "Smic jeunes" d'Edouard Balladur ou du "CPE" de Dominique de Villepin, refont surface
Toutes deux abandonnées après des semaines de contestation sociale, ces idées ont la faveur du socialiste Pascal Lamy. "Ce n'est parce qu'une réforme n'a pas marché ou parce qu'on a reculé devant la pression de l'opinion que c'est une mauvaise idée. Si on prenait tous les réformes qu'on a essayées à un moment, qui n'ont pas marché et si on ne les avait pas reprises, on serait encore au Moyen-Age", a-t-il polémiqué.

En mars 2006, la gauche était totalement hostile au CPE 
Alors que la crise menaçait, selon Julien Dray (PS), Dominique de Villepin "persévère dans l'erreur". "Ce soir, le Premier ministre maintient son contrat précarité. Il n'a pas voulu entendre ni comprendre la colère qui s'exprime depuis plusieurs semaines dans le pays". La demande de retrait du CPE "était la condition d'un vrai dialogue social restauré. Elle n'a pas été prise en considération".

Bruno Julliard, le président de l'UNEF, disait avoir "un sentiment de déception mêlé à de la colère". "Le Premier ministre a dit : la loi s'appliquera, je lui réponds : la rue s'exprimera. On n'éteint pas un feu de forêt avec un verre d'eau."

En avril 2006
, jour pour jour, Julien Dray, porte-parole de François Hollande au PS, s'indignait: "Visiblement les manoeuvres et tractations continuent au sein de la droite, prenant en otage le pays. Le refus d'abroger le Contrat première embauche, sous une forme ou sous une autre, est visiblement l'objet de sordides tractations. Les millions de salariés et de jeunes doivent donc ne compter que sur leurs propres forces pour imposer une bonne fois pour toutes le refus de la précarisation du travail des jeunes".
La LCR était farouchement opposée. "La droite (...) refuse toujours de retirer le CPE et prend ainsi la responsabilité de nouvelles tensions à l'occasion des mobilisations de jeunes. Ce gouvernement n'entend rien et continue ses provocations. Blocages, occupations, manifestations de la jeunesse et des salariés doivent se poursuivre sans relâche. Ce gouvernement qui refuse toujours de répondre aux revendications de la jeunesse est illégitime : qu'il s'en aille !"

Dans l'hypothèse Lamy, Valls doit-il partir, à peine arrivé ?

François Hollande avait tout simplement accusé Dominique de Villepin d'organiser le conflit avec le pays au nom d'une stratégie politique tournée vers 2007.
Lionel Jospin avait considéré que le CPE faisait entrer l'arbitraire dans le droit du travail.
Laurent Fabius ou Ségolène Royal, aujourd'hui au gouvernement, s'étaient montrés très offensifs. 
Laurent Fabius estimait en 2006 que c'était "le contrat précarité exclusion. Je ne dis pas qu'il ne faut pas d'adaptations et de souplesse, mais pas en tripatouillant le contrat de travail ou en faisant tomber les protections sociales."
En candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, alors présidente de Poitou-Charentes, s'était livrée à une polémique politicienne, avec le sentiment que que le premier ministre, en lançant le contrat première embauche (CPE), "a cédé à la frange la plus conservatrice du patronat, qui considère que la flexibilité doit être supportée par les seuls salariés".
A l'époque, l'actuelle ministre de l'Envirommement avait pris la voie de l'illégalité dans sa région avec l’initiative de priver d’aides régionales les entreprises qui recruteraient des jeunes à l’aide du contrat première embauche...
Dans la lutte contre le chômage, le PS proposait alors des " emplois tremplins" qui n'étaient rien d’autre que des CDD au rabais et le plus souvent sans véritable perspective professionnelle.

vendredi 26 juillet 2013

Lebranchu a le sens de la propriété face à Pascal Lamy

Touche pas à mon maroquin

"Qu'il se repose !" Amical conseil ou tir de barrage ? 

Pascal Lamy s'est fait agresser par la sexagénaire qui, dans les colonnes de l'Opinion du 26 juillet (lien payant), l'a incité à prendre du repos à l'issue de son mandat.
Le 31 août prochain, son mandat de directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) arrivera à son terme et Pascal Lamy, membre du Parti socialiste français, pourrait se retrouver désoeuvré.
Le nom de ce Lagarde de gauche fait en effet partie de ceux qui reviennent souvent dans l'hypothèse d'un remaniement, et ce depuis longtemps - avant même la victoire de François Hollande à la présidentielle de 2012.

Pour sa part, la camarade de la Ch'tite Aubry préférerait le voir écrire un livre, "prendre son temps, réfléchir", assure l'Opinion. La raison ? C'est la ministre qui la donne : "Il y aurait des gens importants qui auraient toujours droit aux mêmes postes. Cela donne le sentiment qu'il y a une élite." De ce côté, Marylise est à l'abri...

Le camarade Lamy est très critique de ses amis

"Social-démocrate revendiqué, Pascal Lamy n'a pas que des amis au PS
français, qui le lui rend bien. En juin dernier, il affirmait dans le Figaro : "Je suis en harmonie idéologique avec 95% des sociaux-démocrates de cette planète, le problème c'est qu'une grande partie des 5% restants sont en France."

Ses cibles favorites ?
Lamy, que la rumeur voit à la tête d'un "Super Bercy", est très critique d'Arnaud Montebourg et des partisans de la démondialisation, coupables d'une attitude passéiste, selon Lamy.

Sans aucun lien avec le protégé de la Ch'tite Brochen-Aubry, François Lamy, parpaing du gouvernement au poste de sous-ministre délégué chargé de la Ville, le centriste Pascal Lamy est plus proche de François Hollande et donc éloigné de Martine Aubry, proche de la ministre de la Décentralisation et d'autres substituts éventuels, en cas de remaniement du gouvernement.

Pascal Lamy est également plus compétent (Sciences Po Paris, d'HEC et de l'École nationale d'administration (promotion Léon Blum) et plus expérimenté (OMC) que le sombre Ayrault et que Hollande, lequel le verrait bien en position d'infériorité au gouvernement et muselé.