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mardi 16 juillet 2013

Otages: trente rédactions de journalistes découvrent Hollande

La presse interpelle François Hollande

Les media retournent-ils à l'impertinence ? 
Trente rédactions nationales et régionales ont interpellé  le président sur le sort de deux journalistes français disparus en Syrie, a annoncé mardi Europe 1, la radio pour laquelle ils travaillent. 
Les deux journalistes, Didier François, grand reporter à Europe 1, et Edouard Elias, un photographe indépendant missionné par la radio, ont disparu en Syrie il y a un mois, le 6 juin dernier, sur la route d'Alep
F. Hollande a reçu lundi les familles des deux journalistes.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, a annoncé dans la matinée du dimanche 14 juillet lors du "Grand rendez-vous" Europe 1/i-télé/LeParisien, que le grand reporter et le photographe étaient bien vivants.

Un comité de soutien présidé par la journaliste Florence Aubenas doit se réunir mardi à 15h00 devant le siège parisien d'Europe 1.
Les deux otages sont en vie,
a affirmé Hollande dimanche
La journaliste du Monde a elle-même été otage en Irak de janvier à juin 2005.

Les co-signataires de la lettre récemment adressée à Hollande, parmi lesquels l'AFP, le Monde, Libération, le Figaro, TF1, France2, BFMTV, RTL et France Info, ainsi que plusieurs quotidiens de la presse régionale soulignent dans ce courrier "l'attention très grande qu'elles portent toutes à la libération de leurs confrères".
Un rassemblement de soutien aura lieu mardi 9 juillet devant la station Europe 1 à Paris, pour laquelle travaillaient les deux hommes. 

Ils estiment que leur détention est "en tous points illégale" et "porte atteinte au droit international ainsi qu'à la liberté essentielle d'informer", rapporte Europe 1 qui a fait porter la lettre à Hollande le 28 juin, il y a plus de 15 jours.

"Le Président de la République a répondu dans les plus brefs délais à ce courrier, assurant 'l'engagement total de l'ensemble des services de l'Etat pour faire toute la lumière sur les circonstances de leur disparition et obtenir leur libération'", ajoute la radio.

Hollande ne peut ignorer les conséquences de son refus
Alors qu’i-télé (groupe Canal +) a déclaré que la famille Moulin-Fournier prise en otage en Algérie par la secte islamique Boko Haram et relâchée dernièrement a recouvré sa liberté contre une rançon de 7 millions de dollars, François Hollande a quant à lui réaffirmé qu’aucune rançon n’a été donnée pour libérer les détenus.
I-Télé comme Reuters, ignorent qui a payé la rançon en avril. La chaîne de télévision évoqua toutefois deux hypothèses. Il pourrait s'agir du groupe GDF-Suez, employeur de Tanguy Moulin-Fournier, mais Hollande a nié. Le "bienfaiteur" pourrait être aussi le président camerounais Paul Biya qui aurait pris sur ses fonds. Contacté par I-Télé, GDF-Suez s'est refusé à tout commentaire.

Le gouvernement ne devait plus payer de rançon pour les otages
Pas de versement de rançon
pour Philippe Verdon,
otage malade d'islamistes:
il est mort
Le président François Hollande l'avait fait savoir, dès le mois de janvier, aux familles des otages français détenus dans différentes parties du monde. La consigne avait été transmise à tous les services de l'Etat, jusqu'à la Direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE. Désormais, non seulement l'Etat refusera toute transaction financière, mais il s'opposera "à toute forme de versement", selon les termes d'un conseiller ministériel, ce qui vise également les sommes que les familles, les entreprises ou les compagnies d'assurance pourraient être conduites à remettre par leurs propres moyens aux preneurs d'otages.

François Hollande a "formellement confirmé", lundi 15 juillet, la mort de Philippe Verdon, l'otage français enlevé en novembre 2011 au Mali.
Aucune rançon n'a été versée: officiellement il est mort de maladie.

dimanche 5 août 2012

La Turquie garde une franco-turque en otage

Les Turcs aspirent à se faire admettre dans l'Union européenne
Appels pour que  Laurent Fabius se bouge 

"Pour la Turquie, elle n'est pas française...Il nous manque le soutien des autorités françaises..."

Sevil Sevimli a été arrêtée en mai dernier.
Cette binationale est poursuivie pour ses liens supposés avec une organisation d'extrême gauche. Elle risque une lourde condamnation. Poursuivie pour avoir manifesté le 1er mai, et pour s'être intéressée sur internet à un mouvement d'extrême gauche considéré comme terroriste, elle a été arrêtée il y a trois mois. La jeune femme est en licence "information et communication" de l'université Lyon 2. Elle  est venue en Turquie dans le cadre du programme d'échange européen Erasmus.

Inquiétude pour la santé de la franco-turque emprisonnée en Turquie

Le comité de soutien à Sevil Sevimli,
une étudiante franco-turque de 20 ans accusée de liens supposés avec une organisation clandestine d'extrême gauche et emprisonnée, a lancé une pétition pour demander la libération de la jeune femme dont l'état de santé se serait dégradé, selon une porte-parole du comité.
Sevil Sevimli, qui souffre "d'hypothyroïdie et d'asthme, a grossi à vue d'oeil. Cela montre qu'elle n'est pas soignée", a rapporté Sinem Elmas, une des responsables du comité de soutien et amie d'enfance de la jeune femme.
"Sa famille ne souhaitait pas parler de ses problèmes de santé, mais aujourd'hui nous sommes inquiets", a poursuivi la porte-parole qui craint que la maladie n'affecte le mental de son amie.
"La famille a reçu une lettre du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, indiquant qu'elle était en bon état physique et mental. Mais cette lettre a mis plus d'un mois à arriver et depuis son état s'est dégradé", a affirmé la responsable, soulignant que la mère de l'étudiante habite en Turquie.
"Il faut que les autorités françaises réagissent et qu'elles nous présentent un plan de résolution pour Sevil", a ajouté la porte-parole qui a envoyé une pétition, signée par 13.000 personnes, à Laurent Fabius et à la ministre franco-marocaine du Droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem pour demander sa libération.
Née en France de parents turcs, étudiante à Lyon, Sevil Sevimli a été arrêtée en Turquie alors qu'elle séjournait dans ce pays dans le cadre d'un échange Erasmus. 
Pour les autorités d'Ankara,
l'étudiante, qui a la double nationalité, est turque et les bi-nationaux ne sont pas reconnus par Ankara.

En Turquie, pays qui souhaite rejoindre l'Union européenne, plus de 700 étudiants turcs sont emprisonnés depuis 2010, selon des organisations étudiantes.
Rassemblement à Strasbourg pour l'étudiante franco-turque détenue dans une prison turque
Des membres du comité de soutien à Sevil Sevimli  se sont rassemblés symboliquement lundi devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg pour demander sa libération.
Les manifestants arboraient des pancartes sur lesquelles figurait "Sauver Sevil, c'est sauver la liberté d'expression", ou encore "nous sommes tous Sevil".

"Nous voudrions obtenir le soutien officiel du Conseil de l'Europe pour faire avancer ce dossier", a expliqué Sinem Elmas, une des responsables du comité de soutien et amie d'enfance de Sevil Sevimli. "D'ailleurs, nous attendons aussi le soutien des autorités françaises, qui pour le moment ne se sont pas beaucoup manifestées, alors que Sevil est française".

L'avocat  turc Ahmet Kiraz, également présent à cette manifestation , a indiqué avoir peu d'espoir que la jeune fille soit libérée dans les semaines à venir. "Si cette affaire n'est pas suffisamment médiatisée, Sevil sera rapidement oubliée" du gouvernement, a-t-il prédit.


Toutes les civilisations ne sont pas égales

Pour les autorités d'Ankara,
l'étudiante née en France de parents turcs  est turque et les bi-nationaux ne sont pas reconnus par la Turquie. 
Ce pays candidat à une admission parmi les pays démocratiques de l'Union Européenne n'a visiblement pas atteint le niveau de libertés publiques requis.


L'instruction de l'affaire semble bouclée. La famille attend maintenant une date de procès.

La jeune femme risque jusqu'a 12 ans de prison.



vendredi 10 février 2012

Coup de bluff de Bayrou qui débaucherait de tous côtés

Le centriste floute l'identité des prétendus transfuges

Des noms ! Des noms !

D'ex-"gaullistes" créent un collectif de soutien à Bayrou
D'anciens membres du RPR, anciens compagnons de route de Philippe Séguin, ont annoncé vendredi la création du "Collectif d'opinions républicaines" (Coloré) pour soutenir la candidature de François Bayrou à l'Elysée, seul capable à leurs yeux, de battre François Hollande.

Dans un communiqué, Florent Longuépée (candidat Démocratie libérale, DL, parti disparu en 2002, dans le 1er arrondissement de Paris) et Xavier Jaglin (République Solidaire, RS, conseiller municipal d'Argentan, conseiller général de l'Orne) à l'origine de la création de ce collectif-bidon, appellent "les républicains à se rassembler derrière la candidature de François Bayrou".

Ils assurent avoir d'ores et déjà été rejoints par une centaine de personnes (des élu(e)s ?) "provenant pour l'essentiel de l'ex-RPR, de l'UMP et de République solidaire (le mouvement créé par Dominique de Villepin) ".

Ils expliquent poursuivre un "double objectif":
- "démontrer" que F. Bayrou, selon eux, "incarne aujourd'hui le mieux les valeurs gaullistes et républicaines (...) Par la qualité de son projet, sa posture d'homme libre et sa volonté de rassembler tous les Français, qu'il est le seul candidat crédible susceptible de porter ces valeurs jusqu'au sommet de l'Etat"
et "faire comprendre à tous" [merci] qu'il serait "le seul candidat à pouvoir l'emporter au second tour face à François Hollande".

Ils prennent leurs désirs pour des réalités
"Au delà des études d'opinion qui sont unanimes, qui peut nier le divorce entre l'actuel président de la République et le peuple français ? Ce divorce est aujourd'hui irréversible", écrivent les deux inconnus.

Ils s'en prennent aussi au candidat Hollande de la gauche molle et extrême
Ils considèrent en effet que "François Hollande, comme son projet, ne suscitent pas d'adhésion" et "ne font que profiter du rejet de Nicolas Sarkozy".
Lien PaSiDupes : "Campagne: le sondage qui pacse Bayrou et Hollande "

Ils poussent un ultime cri
"Les électeurs comme les élus de la droite républicaine doivent prendre leurs responsabilités: Soit ils qualifient François Bayrou pour le second tour (et) ses qualités de rassembleur lui permettront alors d?emporter le duel final face à F. Hollande, soit ils se portent au premier tour sur l?actuel président de la République et dans ce cas l'issue du duel est déjà écrite: F. Hollande l'emportera".


Mariage secret de la carpe et du lapin


Ils font en fait de la retape et râtissent large
, soulignant en effet que leur collectif est "ouvert à tous les républicains", "issus de la rive droite, et issus de la rive gauche", comme les chevènementistes.

Bayrou et la quadrature du cercle
Le troisième homme compte gouverner avec des européistes (façon Jules Romains?) et des souverainistes...

En juillet dernier, l'européiste béarnais défendit l'euro sur RFI, TV5 et Le Monde et réclama ensuite le "dialogue entre les grands argentiers" des pays-membres. Bayrou pourrait-il faire cohabiter les européistes avec les souverainistes incarnés à droite par Marine Le Pen, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, et à gauche par Jean-Pierre Chevènement et Max Gallo, ainsi que, dans une certaine mesure, Mélenchon et Montebourg ?
Ajoutez-y les mondialistes comme Gro-Eva Joly et c'est le chaos que ne renierait pas Cécile Duflot à Europe Ecologie-les Verts, pétaudière des grands spécialistes du n'importe-quoi avec aplomb.
Lien PaSiDupes : "L'ex-magistrate Joly met en examen Hollande et condamne Bayrou "
Pathétique !

lundi 21 février 2011

Pour le baillonner, un juge condamne le journaliste Eric Zemmour

Militant, le troisième pouvoir s'en prend à la liberté d'expression

La liberté de la presse, mais seulement pour certains

Eric Zemmour a été condamné suite à ses propos sur les origines des trafiquants et les discriminations à l’embauche. Si les associations anti-racistes pavoisent, l’avocat du chroniqueur reste serein.
Lien PaSiDupes: museler la droite

Les propos incriminés

Ils concernaient, d’une part, ceux de la fameuse émission « Salut les Terriens » présentée par Ardisson où Zemmour avait dit que « Mais pourquoi, on est contrôlé 17 fois ? (…) Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C’est un fait ». Mais certains faits sont faits pour être tus.

Ce procès concernait aussi des propos ayant fait moins de bruit et tenus sur France Ô, répondant « C’est leur droit » à un intervenant qui dénonçait les employeurs demandant aux agences d’intérim de ne pas leur envoyer des personnes noires ou d’origine maghrébine. Mais le droit n'est pas appliquable à tous.

Les plaignants

Ils sont d'accord pour voir dans ces propos des délits, mais ils n’ont pas retenu les mêmes qualifications ou motifs. Le Tribunal a donc prononcé deux jugements distincts pour le même procès.
Le premier concerne les plaintes de SOS Racisme, de la LICRA et du MRAP, le deuxième celle de l’UEJF et l’association « J’accuse ».

En effet, les plaignants ne s'accordent pas sur les mêmes phrases incriminées. SOS Racisme et autres ont retenu l’accusation de « diffamation publique en raison de l’origine et de la race » pour les propos tenus sur Canal+, l’UEJF a attaqué pour les mêmes motifs mais a retenu en plus le délit de « provocation à la discrimination ». Ces deux délits sont punissables d’un an de prison et de 45 000€ d’amende. Mais l’UEJF n’a en revanche pas poursuivi Zemmour pour ses propos tenus sur France Ô.

Ainsi, à eux tous, devaient-ils parvenir à faire condamner le journaliste, pour une raison ou une autre...

Le jugement

Le Tribunal a déclaré Eric Zemmour coupable de « provocation à la discrimination » selon l’accusation de l’UEJF. Dans son délibéré, la juge a estimé que le chroniqueur, par ses propos, « justifie une pratique discriminatoire illégale » les contrôles au faciès par une sur-représentation des « noirs et arabes » parmi « les trafiquants ». Dans son réquisitoire, la procureure Anne de Fontette avait à l’inverse demandé une condamnation pour diffamation mais pas pour « provocation à la discrimination ». Pour ces faits, Zemmour a été condamné à une amende de 1000 euros avec sursis, à verser un euro symbolique de dommages et intérêts à l’UEJF et « J’accuse », conformément à leurs demandes, ainsi que 750 euros au titre des frais de justice. En outre, un communiqué rappelant la condamnation de Zemmour devra être publié, à ses frais, dans la presse.

Il est clair que la justice n'est pas claire.
En revanche, le Tribunal n’a toutefois pas retenu l’accusation de « diffamation en raison de l’origine ou de la race » portée par l’ensemble des parties civiles pour les propos tenus sur Canal+. Bien au contraire, dans son délibéré, la présidente Anne-Marie Sauteraud a déclaré que ces propos « n’imputent aucun fait » à « l'ensemble » d'un groupe, mais seulement à « une petite partie » de celui-ci.

La vérité ne sort pas toute seule du puits, mais les faits ont la vie dure

Conscient de la mise à mal de la liberté de la presse, l'avocat ne va pas trop loin
Le conseil de SOS Racisme (PS) renonce à demander la tête d'Eric Zemmour et son départ de l'émission de Laurent Ruquier sur le service public (France2). « On a entamé une action judiciaire pour qu’une condamnation soit prononcée (…) Notre action s’arrête là », a-t-il déclaré.

SOS Racisme
a lancé une chasse aux sorcières

Au-delà des déclarations hypocrites, le journal Le Progrès met sur la place publique les méthodes d'intimidation de SOS Racisme, en rapportant les soucis que l'association vertueuse socialiste inflige à un comité de soutien à Eric Zemmour, dans la Loire. " Quand on s’exprime dans la presse, il faut s’attendre à un retour de bâton ! Surtout quand ces propos sont susceptibles d’être hors la loi " : lien Le Progrès

Confortée par le jugement à l'encontre de Zemmour
, SOS Racisme Loire a d'ailleurs décidé de déposer plainte pour provocation à la haine raciale contre la présidente du syndicat universitaire UNI Saint-Etienne, une étudiante.
« Cette réaction de SOS Racisme est totalement disproportionnée, s’offusque Olivier Vial (UNI). Les propos tenus par notre responsable locale sont dans la lignée d’un rapport du Sénat, dont une des sous-parties, intitulée « Une surdélinquance des jeunes issus de l’immigration », est parfaitement éloquente ». Le responsable national de l’UNI poursuit sa démonstration en indiquant que le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, avait lui aussi, « dans un livre daté de 2005, constaté ce phénomène ».

Il est symptomatique que la tentative de la justice 'politiquement correcte' pour empêcher que la vérité ne jaillisse n'interpelle pas la gauche vertueuse.
Il est vrai que le réchauffement climatique et syndical qui s'est abattu sur la magistrature risque d'assécher la nappe et les voix libérées de l'aride pensée unique.

Eric Zemmour affirmait que 70% des truands sont noirs ou arabes.

Or, le site "avis de recherche" de la Gendarmerie Nationale permet d'avoir accès à la liste des "personnes recherchées".

Or,la police recherche actuellement 89
délinquants: leurs visages et leurs noms sont accessibles sur le site de la Gendarmerie Nationale : lien site
Ces photos ne sont ni confidentielles ni secrètes, elles sont en clair.

Vous arriverez sans doute au même décompte

69 noirs et arabes, 7 français blancs, 3 juifs, 6 étrangers probablement européens, et 4 asiatiques. Il peut y avoir une ou deux erreurs dans mon décompte.
Or,
69 noirs et arabes sur un échantillon de 89, ça donne 78% de délinquants noirs et arabes.

jeudi 26 mars 2009

Procès en appel d'Yvan Colonna : l'heure du verdict

Le terrorisme judiciaire de la défense sera-t-il récompensé ?

La Cour d'Assises spéciale de Paris rend vendredi son verdict sur la culpabilité ou l'innocence d'Yvan Colonna, accusé d'être l'assassin du préfet de Corse Claude Erignac, abattu de trois balles dans la tête dans une rue d'Ajaccio, le 6 février 1998.

Le procès d’un terroriste mis à mal par une bande de cinq avocats (cinq !) aux procédés terroristes.
On savait qu’en Corse les morts touchent des pensions et votent. Les amis et les épouses des condamnés se rétractent aussi allégrement. Mais la défense voudrait que l’on prenne en compte les déclarations de témoins que les assureurs rejettent : quelle foi accorder en effet aux témoignages des proches et des apparentés ? La défense a alors joué l’indignation et poussé des cris d’orfraie. Elle a même porté des accusations outrageantes contre le juge et transformé le tribunal en pétaudière. Elle a exigé que la cour se déplace une seconde fois sur la scène les lieux du crime et le refus du juge a été l’occasion de nouvelles vitupérations, accusations et insultes: la "république du respect' ou de l'intimidation ?...

Les neuf juges de cette instance d'appel diront demain vendredi en fin de journée s'ils suivent ou non le verdict du premier procès, qui avait condamné le berger de 48 ans à la réclusion criminelle à perpétuité, sans période de sûreté.

Comme en décembre 2007, l'accusation a réclamé jeudi que cette peine soit assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pendant laquelle aucune libération conditionnelle ni aménagement de peine n'est possible.
Car pour le ministère public, au sein du commando d'assassins, dont six membres ont déjà été condamnés, c'est Yvan Colonna "le tireur, l'exécuteur, le bourreau" du représentant de l'Etat, le préfet Erignac.
Les avocats généraux ont fustigé "un homme sans honneur" qui, avec ses cinq défenseurs, a "déserté" le procès depuis le 11 mars, quand la cour a résisté à l’exigence d’une nouvelle reconstitution des faits.

La défense déserte à son tour
Vendredi matin, en l'absence de plaidoiries de la défense et, sauf coup de théâtre, de dernière parole de l'accusé, cette cour spéciale d’appel, sans jury populaire, comme le prévoit la loi en matière terroriste, entrera en délibération.
Les avocats de la défense, qui dénoncent depuis la première audience, le 9 février, un "simulacre" de justice et des magistrats "en mission" pour condamner le nationaliste, réservent leurs plaidoiries à la rue et ont prévu une conférence de presse sitôt le verdict connu.

Sans illusion non plus, le comité de soutien à Yvan Colonna a déjà appelé à manifester samedi à Ajaccio pour dénoncer "un verdict inique" auquel son protégé a refusé de participer..

Le terrorisme continue…

Les amis d’Yvan Colonna veulent-ils rendre eux-mêmes la justice ?
Après avoir cherché à perturber la sérénité des débats, à intimider le tribunal et l’avoir insulté, l’inculpé et sa défense ont renoncé à leurs droits et refusé de participer au procès en appel que le condamné en première instance a lui-même demandé. N’est-ce pas un aveu de culpabilité ?
La république de l'intimidation, ou de la menace ?
Les nationalistes appellent tous les partisans, mais aussi tous les militants d’opposition, à manifester dans la rue.

jeudi 8 mars 2007

Simone Veil (UDF) refoule Bayrou (UDF)

L'ancien membre du Conseil constitutionnel présidera
le comité de soutien du candidat UMP.
Le Figaro
propose cet article (mise en page PaSiDupes):
C'est l'arme anti-Bayrou. La haute figure de Simone Veil au service de Nicolas Sarkozy pour mieux contrer la montée en puissance de la candidature centriste. À vrai dire, cela fait des mois que le candidat UMP prépare l'orchestration de ce prestigieux ralliement. La date tombe à pic pour le ministre-candidat qui commence à s'inquiéter de cette « bayroumania » qui menace le duel annoncé UMP-PS.
Libérée de son devoir de réserve en sa qualité de membre du Conseil constitutionnel, Simone Veil annoncera, ce soir, dans une interview enregistrée et diffusée dans le journal de 20 heures de TF1, qu'elle rallie le candidat UMP dont elle présidera le comité de soutien. En ce jour de célébration de la femme, Sarkozy fait donc d'une pierre deux coups. Une des principales icônes féministes du pays - elle est l'auteur de la loi sur l'IVG - lui apporte un soutien non négligeable. Longtemps considérée comme l'une des personnalités politiques préférées des Français, Simone Veil était engagée à l'UDF avant de devenir une des sages de la rue de Montpensier.

VOIR et ECOUTER: N. Sarkozy accueille Simone Veil. Au QG de campagne UMP, on exulte, croyant tenir là un moyen d'affaiblir la candidature centriste. Entre Simone Veil et Nicolas Sarkozy, la complicité remonte au gouvernement Balladur, dont elle était le numéro deux et lui le porte-parole. La centriste populaire et le RPR ambitieux furent aux avant-postes de la stratégie présidentielle de l'ancien premier ministre.
Vieux comptes à régler
Mais Simone Veil, qui a la rancune tenace, a aussi de vieux comptes à régler avec François Bayrou. Le différend remonte à la campagne des européennes de 1989. À l'époque, les centristes désignent Simone Veil pour les représenter face à la liste Giscard-Juppé. Jeune député des Pyrénées-Atlantiques, Bayrou est son directeur de campagne. « Très vite, leurs relations se sont dégradées », se souvient un des colistiers. Simone Veil n'a jamais digéré son score décevant (un peu plus de 8 %). Cela a laissé des traces profondes entre eux. « Veil soupçonnait Bayrou d'avoir négocié dans son dos un poste avec Giscard », raconte un témoin de l'époque.
Les choses ne s'arrangent pas en 1995. Fervent soutien d'Édouard Balladur, elle reproche très vite à François Bayrou de ne « pas assez mouiller la chemise » dans la campagne. Quatre ans plus tard, ils s'affrontent encore au moment des européennes de 1999. Cette fois, elle est repassée dans le camp chiraquien et elle reproche à l'indocile Bayrou de refuser la proposition de Sarkozy de faire liste commune après le brutal retrait de Philippe Séguin. Si le contentieux politique est lourd, il s'ajoute sans doute à une incompatibilité de caractères entre la magistrate parisienne et le paysan béarnais. « Qu'elle soit utilisée dans une campagne en sortant du Conseil constitutionnel est pour moi une interrogation. Je ne lui aurais pas demandé ce genre de soutien », s'étonne Bayrou.
Ancien président du Parlement européen, Simone Veil apportera aussi à Nicolas Sarkozy une caution européenne. Une manière, là encore, de contester à Bayrou l'un de ses thèmes de prédilection.

PaSiDupes pense que les motivations de Madame Veil en faveur de Nicolas Sarkozy ne peuvent se réduire à une hostilité, justifiée ici, à François Bayrou. Cette grande dame s'est déterminée POUR un homme de qualité, plutôt que contre un ambitieux foireux.