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dimanche 17 mai 2015

Quotas pour les migrants : un projet qui ne fait pas l'unanimité

La France n'a pas d'Histoire commune avec la plupart des clandestins
Les immigrants clandestins s'imposent à l'Europe et 
l'Europe entend imposer le principe de solidarité à ses pays membres
Alors que la France est forcée d'adapter ses systèmes éducatif et social à l'afflux de clandestins qualifiés de 'migrants', la Commission européenne propose un plan d'actions pour gérer l’arrivée croissante d'immigrants. La France, qui débat actuellement de la réforme Peillon-Vallaud-Belkacem pour faire face aux difficultés de l'apprentissage des nouveaux venus dans les collèges, dans le même temps, s'épuise à créer de l'emploi pour ses propres ressortissants et une protection sociale pour tous. Le projet européen de quotas par pays se heurte donc à des problèmes d’organisation, mais aussi à l'exaspération générale de la population.

L’Union européenne redoute une recrudescence d'arrivées de bateaux de migrants en Italie ou en Grèce pendant l’été, comme c'est déjà le cas depuis le printemps. Cet afflux pousse les pays membres à chercher des solutions pour mieux répartir les réfugiés et soulager ces deux pays, mais aussi, à très court terme, les pays attractifs du fait de l'offre d'emplois ou de leur législation sociale. La mise en place de quotas de migrants par pays, bien que souhaitée par de nombreuses associations à vues courtes, n’a pas la faveur des pays soucieux du maintien de l'emploi, des salaires déjà tirés vers le bas, des aides sociales raréfiées, des conditions d'hébergement (logement, éducation, assistance sociale, etc) et donc du niveau de vie de leurs populations. Il n’est donc pas certain que la solidarité voulue par la Commission européenne puisse aboutir sans dommages pour les accueillants.

Pour l'ancien premier pays colonial, c'est non à Londres

La Grande-Bretagne est membre de l'Union Européenne seulement quand ça l'arrange. Les Britanniques ont annoncé qu'ils ne participeront pas à la politique de redistribution des réfugiés entre les pays de l'Union européenne. Le nouveau gouvernement du Premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ferait jouer son droit de retrait, alors que la France s'est d'ores et déjà dite favorable à une telle charge sur les Français. "Nous ne participerons à une réglementation qui imposerait un système contraignant de redistribution ou de relocation", a prévenu la ministre de l'Intérieur, une femme de celles qui devaient apporter un regard nouveau et humaniser la vie politique... Londres a dit vouloir privilégier la lutte contre les réseaux de trafiquants.

Le premier ministre Hongrois,
Viktor Orban, a quant à lui qualifié "d’idée folle", cette redistribution européenne envisagée.

Inégalité européenne: obligation pour certains pays, volontariat pour d'autres

L’organisation européenne ajoute ses propres freins aux réticences et oppositions nationales. En matière d’asile et d’immigration, la Grande-Bretagne, l’Irlande disposent d’une option de retrait.  Il faut ajouter le Danemark dont les socialistes vantent par ailleurs les performances...  Ces pays n’ont donc aucune obligation. S'ils se montraient solidaires de l'Europe, ce serait sur la base du volontariat.

Le principe des quotas réclamé par l’Italie est soutenu par l’Allemagne et la France, mais ces deux pays manifestent des réserves sur le caractère obligatoire des futures mesures pour les 28 pays membres de l’Union européenne.
La Commission européenne pourrait donc se tourner vers des mesures provisoires, afin de régler l’urgence des vagues de migrants qui imposent leur présence aux pays démocratiques.

La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde

La France est devenue terre d'immigration dans sa période de développement industriel
en première moitié du XIXème siècle. Les immigrés étaient alors originaires des pays européens voisins, de culture chrétienne identique. 

Les mouvements d'indépendance nationale d'après guerre ont provoqué les premiers flux migratoires incontrôlés vers l'Europe. Jusque vers les années 1970, l'immigration fut surtout économique, masculine et principalement limitée à cinq origines: Espagne, Italie et Portugal, voire Pologne, ainsi qu'Algérie et Maroc, du fait de liens historiques. L'immigration se diversifia ensuite et fut de plus en plus caractérisé par l'arrivée de femmes et d'enfants au nom du rapprochement familial, migration familiale qui inclut l'installation définitive en France. Les enfants nés en France obtiennent de facto la nationalité française, ont accès à l'école de la République et bénéficient des mêmes avantages sociaux. 
Puis, l'origine de l'immigration s'est élargie: en 1975, 70 % des immigrés provenaient de cinq pays. Or, cette part n'est plus que de 47 % en 2009. La migration en provenance des pays d'Afrique hors Maghreb, de Turquie ou d'Asie a fortement augmenté. En 2009, les deux tiers des immigrés vivant en France sont natifs de pays hors Union européenne à 27.

Depuis les troubles occasionnés par le "printemps arabe" au Proche-Orient, les rivalités religieuses entre musulmans sunnites (dominants) et chiites (Iran, Irak, notamment) sont demandeurs d'asile a priori politique, mais plutôt religieux, clairement intéressés par un genre de vie dégagé des contraintes islamistes imposées par al-Qaïda ou Daesh (et autres groupes sectaires affiliés ou non) et les Salafistes intégristes (comme on dit 'islamistes radicaux' !).
Les immigrés sont de plus en plus souvent diplômés du supérieur, faisant craindre une infiltration des pays d'accueil, même s'ils restent particulièrement nombreux à n'avoir aucun diplôme. Le niveau d'instruction s'élève une fois en France, quelle que soit l'origine. La part des immigrés dans la population active est supérieure à la moyenne nationale en Ile-de-France, dans les régions du Nord-Pas-de-Calais, du Sud-Est et en Alsace, terreaux du FN. Les immigrés sont particulièrement présents dans des secteurs d'activité comme la construction et certaines activités du tertiaire.
Chiffres de janvier 2015:
diffusion à travers l'Union européenne

En 2009, au bas mot, 3,8 millions d'étrangers résident en France, soit 5,9 % de la population totale. En 2011, 115.000 personnes ont acquis la nationalité française, quand ils en ont fait la demande, ce qui est très inférieur au niveau moyen des dix années précédentes. La majeure partie de ces acquisitions sont réalisées essentiellement dans le cadre de la naturalisation. Les acquérants de la nationalité française viennent en grande majorité d'Afrique (francophone ou non), puis d'Asie et d'Europe nouvelle (Serbie et Croatie, Estonie et Lituanie, Macédoine et Albanie, Roumanie, etc). Les quatre principaux pays sont l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie avec la moitié des acquisitions.
En 2011, 33,3 millions de ressortissants étrangers vivent dans les États membres de l'Union européenne à 27, soit 6,6 % de la population totale de ces États. En 2011, les États membres ont accordé la protection à 84.100 demandeurs d'asile. Plus des trois-quarts de ces décisions ont été prises au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Italie. Les groupes les plus importants sont de nationalité afghane, irakienne et somalienne.

En déstabilisant le Proche-Orient à partir de décembre 2010, les "printemps arabes" ont poussé les populations arabes vers l'Europe. Les migrations internationales continuent d’augmenter malgré la crise économique et financière en Europe. Toutefois, le nombre total de migrants a ralenti sa progression depuis 2007. En 2013, le nombre de migrants internationaux nés dans un pays du Sud mais vivant actuellement dans un pays du Nord ('migration Sud-Nord') est équivalent au nombre de migrants nés dans un pays du Sud et resté à vivre dans un pays du Sud ('migration Sud-Sud'). La part des femmes parmi les migrants allait de 52 % au Nord et à seulement 43 % au Sud, en 2013. Sur dix migrants internationaux venus du Sud et âgés de moins de 20 ans, six résidaient dans les régions en développement.
VOIR et ENTENDRE le témoignage du président de France, terre d'asile


En 2010-11, dans les pays de l’OCDE, il y avait 7.1 millions de chômeurs nés à l’étranger,
soit un taux de chômage moyen de 11.6 %. Les taux d’émigration vers les pays de l’OCDE étaient en augmentation, notamment pour l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes. Les taux d’émigration des hautement qualifiés dépassaient les taux globaux pour la plupart des pays d’origine, reflétant la nature sélective des migrations et le niveau de revenus nécessaire à l'immigration clandestine et au droits de passage exigés par les trafiquants. Parmi les diplômés de l’enseignement 'tertiaire' nés en Afrique, un sur neuf vivait dans un pays de l’OCDE en 2010-11. Les chiffres correspondants pour l’Amérique latine et les Caraïbes et pour l’Asie sont respectivement un sur 13 et un sur 30. Le risque de fuite des cerveaux est particulièrement prononcé dans les pays peu peuplés et les états insulaires.

Pendant la période 2000-10, avant que la crise économique et financière n'impacte l'Europe, le nombre total de migrants a crû deux fois plus vite qu’au cours de la décennie précédente. Alors que la part des migrants internationaux dans la population totale continue d’augmenter dans le Nord, elle reste stable dans le Sud. En 2013, l’effectif de migrants internationaux représente près de 11 % de la population totale des pays développés, contre moins de 9 % en 2000.  Environ la moitié des migrants internationaux résident dans dix pays. En 2013, les États-Unis accueillent le plus grand nombre de migrants internationaux (45.8 millions, soit 20 % du total), suivis par la Fédération de Russie (11 millions), l’Allemagne (9.8 millions pour 80,6 millions d'habitants), l’Arabie saoudite (9.1 millions), les Émirats Arabes Unis et le Royaume-Uni (7.8 millions chacun, pour 64 millions d'habitants au Royaume Uni), la France (7.5 millions pour 66 millions d'habitants), le Canada (7.3 millions), l’Australie et l’Espagne (6.5 millions chacune). Les effectifs de migrants ont progressé dans une large majorité de pays. Entre 2000 et 2013, ils ont augmenté dans 165 pays ou territoires.

Dans la zone OCDE, la moitié des migrants proviennent de 16 pays seulement. Le Mexique était en tête de liste avec 11 millions de migrants, suivi de la Chine (3.8 millions), du Royaume-Uni (3.5 millions), de l’Inde (3.4 millions), de la Pologne (3.2 millions) et de l’Allemagne (3.2 millions). Les Philippines, la Roumanie et le Maroc, suivis du Vietnam et de l’Algérie sont les principaux pays d’origine hors OCDE. Un migrant sur sept a migré au cours des cinq dernières années.

La France est le 15e pays d'accueil d'immigrants sur les 34 pays de l'OCDE en 2010. Le Chili est devenu membre de l'OCDE le 11 janvier 2010. L’Estonie et la Slovénie sont admises le 27 mai 2010, ainsi qu'Israël, le même jour.
Au pays des libertés, des droits de l'Homme et du droit d'asile, le chiffre des entrées de clandestins en France reste tabou. Les associations font de la rétention d'information en pensant sauvegarder leur activité et seul le CRAN est favorable à la communication des statistiques ethniques. Qu'ont-ils fait de l' "effet Charlie" sur la liberté d'expression -et de savoir ? A-t-il jamais existé ?

dimanche 4 mai 2014

Hollande veut croire au miracle économique

La croissance tombera du ciel,  hallucine la "gauche molle"

Le "retournement économique" tant attendu en France "arrive" d'Allemagne

Alors qu'il entame la semaine prochaine la troisième année de son quinquennat,  Hollande promet dans le Journal du Dimanche (JDD) que cette nouvelle phase permettra même une redistribution de pouvoir d'achat.
"On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, dit le chef de l'Etat, cité par l'hebdomadaire. Le redressement n'est pas terminé mais le retournement économique arrive."

Le redressement n'est pas là que se profilerait pourtant un retournement et même une redistribution de la richesse
Hollande est dans l'irrationnel et le spectaculaire. "Cette phase doit se traduire par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redistribution du pouvoir d'achat par une baisse des impôts", rêve-t-il, bras ballants.

Le Larousse nous rappelle les sens possibles du mot retournement 

Soit il s'agit d'un "
bouleversement ou d'un changement complet et dans un sens opposé d'une situation", soit il peut s'agir d'une "figure de voltige aérienne"...

La potion magique de l'exécutif 
Valls a commencé par le gel pour cheveux
Le premier ministre, Manuel Valls, a fait voter mardi, malgré l'abstention d'une quarantaine de députés socialistes et l'opposition des écologistes, un programme intenable de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d'euros sur trois ans. Une promesse irréaliste contrecarrée par la création de plus de 30.000 postes d'agents territoriaux. Lien PaSiDupes : "Les collectivités territoriales ont encore recruté 31.000 fonctionnaires de plus"

Le plan d'austérité de gauche voulu par Valls et Hollande a été dénaturé par l'aile gauche de la majorité présidentielle, mais l'exécutif lui prête encore des vertus miraculeuses. Ce programme tout-en-un doit notamment contribuer au financement d'une quarantaine de milliards d'euros de baisses de charges sociales et d'impôts pour les entreprises, dont le gouvernement espère une relance des investissements et de l'emploi. Mais il est également censé permettre à la France de ramener ses déficits publics à 3% du PIB en 2015. 

"On est en train de demander aux Français de payer pour se tirer une balle dans le pied"
a souligné Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), avant de voter contre le plan, tout en s'affirmant toujours dans la majorité... Les écologistes radicaux sont en effet très critiques de la "politique de l'offre" que propose François Hollande.
Comment le pouvoir pourrait-il gagner seul son pari, quand la logique même de faire de la course à la compétitivité sa priorité, par delà l’incohérence crasse que cela représente pour un gouvernement qui se dit de gauche, est plus que suicidaire. Comment peut-on rentrer dans cette logique alors que le coût du travail en France est 5 à 20 fois supérieur à celui de l’Europe de l’Est, de l’Afrique du Nord ou d’une partie de l’Asie. A moins de diviser le SMIC par 5, notre pays ne sera plus jamais compétitif sur les coûts. C’est ce qui explique les récentes offensives du "socialiste" Pascal Lamy et du MEDEF contre le SMIC. Dans ce cadre, nous ne pouvons aller que vers plus de chômage et moins de pouvoir d’achat.
La logique même du plan est totalement absurde. Les variations de l’euro, toujours aussi cher peuvent du jour au lendemain ruiner l’ensemble des efforts faits, comme cela s’est déjà passé avec le CICE. Les efforts de la France sont d’autant plus illusoires que notre voisin immédiat, l’Espagne, est allée plus loin que nous et restera donc plus compétitive… Ce plan, c’est un retour en arrière catastrophique aux politiques menées par Pierre Laval au milieu des années 1930.

jeudi 21 novembre 2013

Les agriculteurs en colère bloquent l'accès à Paris

Le Foll mobilise les tracteurs contre lui 

Des barrages filtrants

Mobilisation agricole du 8 novembre dernier
Les agriculteurs d'Ile-de-France ont commencé le blocus des axes routiers majeurs pour faire entendre leurs revendications d'un gouvernement dont la prétendue méthode du dialogue n'est que sémantique.

Selon la Préfecture de police, "les secteurs sud et ouest franciliens sont fortement impactés", notamment les autoroutes A6, A10, A12, A13 et A15, et les routes nationales N12, N20 et N118 - sans exclure d'autres axes du réseau ainsi que les voies ferrées sur l'ouest - dont la ligne TGV.
La mobilisation concerne les départements de l'Essonne, des Yvelines et du Val-d'Oise, les autres appelant à une autre journée de mobilisation le 29 novembre.
Dès 5h30, des tracteurs se rassemblaient ainsi au rond-point à Monfort-l'Amaury (Yvelines), à 40 km de Paris. Une vingtaine de véhicules, arborant des panneaux "Fauchés comme des blés" ou "Le Foll démission", attendaient un second convoi, avant d'emprunter la Nationale 12 en direction de la Capitale. Ils devraient toutefois laisser libre une voie de circulation.

Les barrages filtrants tendent à respecter en effet les automobilistes. Peu avant 06h00, le Centre national d'informations routières ne signalait d'ailleurs pas encore de perturbations. "On appelle plutôt à du filtrant, l'idée c'est de pas être totalement impopulaires", a expliqué mercredi le président de la FDSEA Damien Greffin.

Explosion de colère

Deux organisations, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles d'Ile-de-France (FDSEA) et la section régionale des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé lundi leurs adhérents à organiser un "blocus de Paris", selon les uns, jusqu'en fin de matinée mais, selon d'autres, jusqu'à ce que le ministre les reçoive

Elles dénoncent la "surfiscalité" et l'excès de réglementations parfois contradictoires.
Le mot d'ordre s'est recentré contre la redistribution des aides européennes entre céréaliers et éleveurs (au profit de ces derniers) à la faveur de la nouvelle Politique agricole commune (PAC).
La FDSEA est particulièrement remontée contre la disposition, défendue par le gouvernement, qui consiste à surdoter les 52 premiers hectares, pour avantager les petites exploitations. 
C'est pourquoi elle réclame  la démission du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et la Confédération paysanne ne s'est donc pas associée au mouvement. 

Selon Damien Greffin, qui exploite seul 150 ha de céréales et betteraves dans l'Essonne, cette nouvelle répartition représenterait "une perte de revenus de 30 à 40% pour les céréaliers""On va massacrer l'agriculture végétale et laitière avec ce dispositif qu'on sera les seuls à appliquer en Europe. Ca va faire dévisser nos entreprises", prévient-il. 
"Le vrai chiffre est 25%," oppose le ministre dans un entretien au Figaro jeudi: soit "une diminution de 45 millions d'euros sur une enveloppe annuelle de 179 millions versée à quelque 5.000 exploitants".

Le président des JA, François Thabuis, mise  plutôt sur "la force de proposition" de son mouvement lors de l'examen de la loi d'avenir agricole, en janvier.

Mais Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, la puissante fédération nationale, souligne que le mouvement n'est "pas isolé" : "les contraintes mises bout à bout finissent par faire exploser la colère sur le terrain", observe-t-il.

Pour sa part il a demandé et obtenu dit-il "deux rendez-vous la semaine prochaine sur l'écotaxe et la fiscalité en général", avec les ministres de l'Agriculture et des Transports d'une part, et avec le Premier ministre d'une autre, dans le cadre de la remise à plat de la fiscalité, dont le président Hollande a précisé qu'elle pourrait s'étaler sur les quatre années à venir. Mais la FNSEA entend "aller plus loin", notamment sur des questions réglementaires.

"Il y aura de la gêne" jeudi autour de Paris, "mais pas de blocus", confirmela FNSEA. Et "on n'est pas des terroristes", insiste Damien Greffin rejettant toute assimilation aux "bonnets rouges" de Bretagne.
Le ministre dont les choix provoquent cette "Foll journée" contre lui,  a prévenu les manifestants qu'il "n'a pas pour habitude de céder aux ultimatums".

mercredi 18 avril 2012

Des conseils régionaux cherchent l'impopularité du gouvernement

Des CR socialistes se re-sucrent sur les produits pétroliers 


La TICPE remplace la TIPP depuis le 1 janvier 2012

Les Conseils régionaux peuvent financer leurs propres ressources sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques.

Ni vu, ni connu, la plupart des CR en profitent sournoisement... et les usagers s'imaginent que le pouvoir les opprime !

Cette tranche supplémentaire ne peut excéder 1,77 centimes pour le litre d’essence et 1,15 centimes pour le litre de gazole et la Corse et le Poitou-Charentes sont les deux seules régions à ne faire payer cette surtaxe.

Vous en reprendrez bien !

Depuis 2011, pour financer les dépenses liées au Grenelle de l’environnement, les Conseils régionaux peuvent prélever une seconde couche de TICPE.

0,73 centimes pour le litre d’essence et 1,35 centimes pour le litre de Gazole.
La Corse, le Poitou-Charentes et Rhône-Alpes sont les seules à ne pas imposer cette seconde taxe.

Le gouvernement ne leur donne-t-il pas les moyens de la décentralisation ?
Les régions socialistes continuent pourtant d'assurer que le pouvoir central  ne redistribue pas les ressources publiques...

Comparée à la TICPE nationale (60,69 centimes par litre pour l’essence et 42,84 centimes par litre pour le gazole),  Et pourtant si dérisoire qu'elle  puisse paraître sur les plateaux de télévision, la taxe régionale rapportera 3,8 milliards € aux régions en 2012.

Les cartes grises, elles aussi, augmentent dans huit régions

Basse-Normandie:  la région de  Laurent Beauvais (PS) s'est résignée à augmenter de 18%, le prix du cheval fiscal passant ainsi de 29,73 € à 35 €.
Bourgogne, 3ème région la plus chère de France: celle de Montebourg, présidée par François Patriat (PS)
Bretagne, où la hausse sur 10 ans voulue par Jean-Yves Le Drian (PS) est spéctaculaire, de plus de 77% !       
Centre de François Bonneau (PS) où sur 10 ans, la hausse est de 98% !       
Haute Normandie où Alain Le Vern (PS) a fixé le cheval fiscal   à 35 € en 2012
Limousin  où, présidé par Jean-Paul Denanot (PS)  la hausse a été exactement de 60% , en 10 ans.
Pays de la Loire où , en 3 ans, la carte grise a augmenté de 33% sous la présidence de Jacques Auxiette (PS)
Picardie où, avec une augmentation de 6,90% sur le cheval fiscal,  Claude Gewerc (PS) fait  passer ce dernier de 29 € à 31 €.

La hausse sera en moyenne de 14% et rapportera 2 milliards € en 2012.
Aussi bien sur les plus défavorisés...


Mais n'est-ce pas Hollande qui cherche à séduire la jeunesse ?



F. Hollande trompe les jeunes, avec ces hausses dont il ne se vante pas dans les régions qu'il traverse, mais qui les frappent prioritairement.

François Hollande a fait le 7 avril 2012 une promesse de meeting à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 9.3) : chaque jeune en service civique serait aidé à passer son permis de conduire. L'escalade s'est poursuivie avec la candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, qui a estimé sur i>télé que "le permis de conduire devrait être gratuit (comme le souhaite aussi Olivier Besancenot) et intégré à la scolarité".

Le candidat en campagne a aussi proposé un système de mutuelle garanti par l’Etat, la caution solidaire, pour les jeunes de moins de 25 ans qui veulent s’installer mais qui sont aujourd’hui freinés dans leur volonté d’autonomie par la faute des méchants propriétaires. On se prend à craindre la même entourloupe que pour les produits pétroliers et le prix de la carte grise...