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samedi 17 novembre 2018

Les Gilets jaunes ont largement rassemblé, en dépit des manipulateurs macroniens

Ni les menaces, ni le mépris n'ont bloqué les "gens qui ne sont rien" en colère

Ils étaient ce samedi plus de 280.000 manifestants en France. Et le mouvement pourrait se prolonger et continuer à rappeler l’exécutif à un peu d'humanité dans les jours à venir.

Avec 282.700 manifestants recensés par le ministère de l’Intérieur au fil de plus de 2.000 opérations dans toute la France, les Gilets jaunes ont réussi à démontrer leur capacité à mobiliser. Même si la journée a été endeuillée par le décès d’une manifestante fauchée par une automobiliste irascible et que les accrochages ont fait 227 blessés, dont 6 graves seulement sur toute la France, les casseurs ont été tenus à distance, un exploit dont les syndicats ne peuvent se flatter.
Le niveau de la mobilisation a été d'autant plus exceptionnel que c'est un mouvement populaire, né sur les réseaux sociaux, contre la hausse des taxes sur les carburants, sans organisation verticale, ni de leaders identifiés. De Caen à Strasbourg, les chaînes d'information ont fait tourner en boucle des images partielles de petits groupes éparpillés sur les ronds points (de rares plans larges !) la circulation était filtrée, d’opérations escargot, dans une ambiance bon-enfant, rejointes par des VTC ou des motards.

A Paris, la journée s’est soldée par un face-à-face tendu entre les CRS sous pression et un millier de Gilets jaunes, décidés à marcher sur l’Elysée pour se faire entendre. A une centaine de mètres de l’Elysée (au fond sur la photo), la manifestation des Gilets jaunes a été stoppée par les forces de l’ordre.

Les chefs de parti, Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez ou Nicolas Dupont-Aignan se sont associés à cette vague jaune, tout en restant en retrait, présents mais sans volonté de récupération.

Cible de nombreux slogans, l’Elysée était barricadé, bunkerisé, en mode veille, mais Matignon, tout en suivant heure par heure l’évolution de la situation, a laissé le demi-ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, monter au front, escorté de Laurent Nunes, le seul professionnel des deux.

Les Gilets jaunes ne lâchent rien

La balle est dans le camp de Macron. Ses réponses, attendues dans la semaine, sur la prime à la casse ou les aides devant inciter à changer sa chaudière au fioul ont fait pschitt. Et l’exécutif, qui s’interrogeait sur la force de frappe des Gilets jaunes, est maintenant fixé. Au cas où le mouvement devait se prolonger et pour peu qu’il agrège d’autres mécontentements, Macron devra forcément sortir de sa bulle.

Les Gilets jaunes sont maintenant convaincus de leur représentativité. 

Rassurés, ils ont pris confiance et vont continuer à donner de la voix "jusqu’à ce que l’Etat prenne en compte nos revendications", a averti sur BFM Lætitia Dewalle, chef de file dans le Val-d’Oise.

Le mouvement va se poursuivre le 18 et les jours d’après. Lorsque nous retournerons au travail, les poids lourds, les forains, les ambulanciers prendront la relève - et pourquoi pas les retraités - et le week-end prochain, nous nous mobiliserons à nouveau".
Même tonalité en Seine-et-Marne où Eric Drouet, dont le Mouvement National contre la Hausse des Taxes réunit sur Facebook 250.000 participants, appelle à poursuivre les actions jusqu’au 20 novembre. 
Organisateur du mouvement à Grenoble, Julien Terrier, estimait lui aussi que, dans tous les cas, "il faut voir plus loin que samedi".

lundi 25 septembre 2017

Réforme du droit du travail: les routiers grévistes vont directement au blocage de raffineries

Des blocages pour le maintien de leur régime spécial, sans passer par des opérations escargot et des barrages filtrant 

Des routiers CGT et FO ont entamé lundi un mouvement reconductible contre la réforme du code du travail

Une quarantaine de points de blocage, selon la CGT
aux premières heures du jour, ce 25 septembre 2017 
Des bloqueurs ont ciblé des axes de circulation et des dépôts d'approvisionnement en carburant aux quatre coins de France.

Dès la nuit de dimanche à lundi, une trentaine de grévistes a bloqué la circulation des poids-lourds sur une autoroute dans le Nord, tout près de la Belgique. D'autres actions ont ensuite été mises en place au Havre, à Rouen, Caen, Bordeaux, La Rochelle, Marseille, Lyon ou encore Nantes, d'après plusieurs responsables CGT et FO.

La ministre des Transports a pris acte mercredi de l'échec des discussions. "La bonne réponse, ce n'est pas le blocage, mais le dialogue", a plaidé Elisabeth Borne, assurant que "le gouvernement est très mobilisé pour éviter le dumping social".

Sans ouvrir de nouvelle piste, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a toutefois estimé dimanche que le gouvernement doit "tenir compte des spécificités" du secteur du transport routier. Des spécificités qui demandent à être justifiées...

La grogne sociale s'est étendue lundi à plusieurs régions de France

Le début du mouvement est "à la hauteur de nos attentes", s'est ainsi félicité Jérôme Vérité, le numéro un de la fédération CGT des transports, citant des actions à un péage près de Lyon, devant les dépôts pétroliers d'Ile-de-France et de La Rochelle, et en Normandie.
A Caen, une "opération escargot" a ainsi été menée sur la rocade par "une quarantaine de véhicules", selon un responsable CGT, moitié moins d'après la préfecture. Un "barrage filtrant" devait ensuite être mis en place sur le périphérique sud.

En Charente-Maritime, à La Rochelle, "les dépôts de carburants sont fermés", précise Jérôme Vérité, numéro un de la CGT-Transports.

En Ille-et-Vilaine. les deux rond-points qui permettent l’accès au dépôt de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, sont bloqués. Une soixantaine de routiers est sur place. L'atmosphère est tendue entre les forces de l'ordre et les chauffeurs.

Bordeaux et surtout Donges, près de Nantes, où c'est également "un peu chaud", mais toutes les actions se mettent en place "tranquillement", raconte Bruno Lefebvre (FO), qui met sinon en cause la présence des gendarmes, "déjà en place" avant l'arrivée des grévistes.

Dans le Nord
, où se trouve l'élu syndical FO, une opération-escargot était prévue sur l'autoroute en direction d'Arras, ainsi que des actions à Valenciennes et Dunkerque.
Mais en périphérie de Dunkerque, la dizaine de militants présents a dû renoncer au blocage des dépôts de carburants, protégés par les CRS. Ils ont en conséquence décidé de distribuer des tracts sur un rond-point très passant de ...Grande-Synthe, ville PS, puis EELV, dirigée par un ancien animateur socio-culturel, et lieu d'installation d'un camp de migrants clandestins.

En Ile-de-France, situation identique de blocage du port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), d'après la préfecture qui a relevé la présence d'une petite cinquantaine de manifestants.

Dans le Sud-Estau dépôt pétrolier de La Mède, près de Marseille,"rien ne rentre et rien ne sort", a lancé Fabrice Michaud de la CGT. Selon lui, des "plateformes logistiques sont aussi visées" par une "petite cinquantaine" de grévistes bloqueurs. Les barrages devraient être levé vers 15h00, selon La Provence.

Pour maintenir les approvisionnements, le gouvernement a publié samedi un arrêté autorisant les transporteurs d'hydrocarbures à déroger temporairement aux règles en matière ...de temps de conduite et de repos. 
Ce développement a été qualifié de "provocation" par la CGT, fer de lance de la contestation contre les ordonnances réformant le droit du travail.

Les revendications des routiers bloqueurs

Les organisations de chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales.
Plus spécifiquement, elles s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle.
Les syndicats redoutent que TPE et PME s'engagent dans une course au "moins-disant social" pour remporter les appels d'offres, soupçon que le patronat qualifie de "manipulation grossière".

Dans leurs négociations corporatistes secrètes, les syndicats CGT et FO ont également mis sur la table la question des salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et le statut de travailleur détaché tel qu'il est actuellement défini par la directive européenne du 16 décembre 1996, permettant à un employé travaillant dans un État membre de l'Union européenne d'être détaché pour aller travailler dans un autre État membre, en cours de révision.

En revanche, ils ont obtenu de l'Etat un engagement ferme sur le maintien du dispositif de retraite anticipée propre à la profession, dont ils craignaient la disparition. Ce n'est donc déjà plus la "révolution copernicienne" promise par Emmanuel Macron...
Un recul du gouvernement nommé par Macron qui ouvre ainsi une brèche dans une "réforme ambitieuse, équilibrée et juste", selon Edouard Philippe en présentant les cinq ordonnances, mais déjà inéquitable, et que le président Macron  qualifiait d'historique, au mépris des quatre lois Auroux de 1982
Jean Auroux : « Macron fait fausse route »relatives aux libertés des travailleurs dans l’entreprise, au développement des institutions représentatives du personnel, à la négociation collective et au règlement des conflits du travail et aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
Le 18 septembre 2017, sur France Inter, leur auteur, 75 ans, ancien maire PS de Roanne, mais aussi plusieurs fois ministre de François Mitterrand, a estimé que les salariés seront moins protégés et les entreprises pas forcément gagnantes non plus.
"Il y a un abus de langage à parler de réforme. Car lorsqu'on regarde la définition de ce terme, on s'aperçoit qu'une réforme est destinée à apporter une amélioration. En l'espèce, parler de "contre-réforme" serait plus adapté." Et Jean Auroux de rappeler que les ordonnances de 1982 avaient pour objet de "passer à 39 heures de travail hebdomadaire payées 40, ajouter une 5e semaine de congés payés et ramener l'âge de la retraite à 60 ans". 
Jean Auroux oppose progrès social "à l'idée paradoxale consistant à dire qu'en facilitant les licenciements, on créerait de l'emploi", ainsi qu'il analyse la réforme en cours, née de "l'argumentation libérale" du président Emmanuel Macron, "consistant à dire que le travail coûte trop cher". Selon lui, "c'est bien plus l'incertitude économique que le coût du travail qui freine les entreprises dans leurs projets de recruter".

Auroux estime que cette réforme "fait fausse route en nous ramenant 35 ans en arrière. Elle n'est ni juste, ni équilibrée, elle marque un recul social qui n'est pas une garantie pour les entreprises."
"En la matière, c'est peut-être en marche…, mais en marche arrière", conclut-il.

jeudi 25 juin 2015

La mafia des taxis traditionnels manifeste: barrages filtrants, voitures sur le toit et autres violences

Les chauffeurs de taxi "se font justice" jeudi pour... "faire respecter la loi"

Les taxis défendent leur monopole par la force

Palettes en feu sur le périphérique, bretelles d'accès à l'aéroport de Roissy bloquées et confrontations tendues, parfois violentes, avec les chauffeurs de VTC. "C'est mon outil de travail, ça va me coûter une fortune, je ne sais pas comment je vais faire", se lamente Julien Cinquin en regardant son van aux quatre pneus crevés et à la vitre arrière éclatée, Porte Maillot, dans le Far-West parisien. "Pourquoi t'es venu travailler; tu savais qu'il y avait grève aujourd'hui", rétorque un gros chauffeur de taxi à ce chauffeur de "transport de personnes" à son compte qui assure ne travailler "ni pour Uber, ni pour aucune application".
Julien Cinquin est tombé sur un barrage d'une dizaine de taxis. En quelques secondes, ils l'ont extirpé du van, lui ont cassé les rétroviseurs et jeté un gros pétard sur la banquette arrière. Une charge de CRS les a empêchés  in extremis de renverser le véhicule. Une chance que n'a pas eue un de ses collègues, dont le van Mercedes s'est retrouvé sur le toit à quelques dizaines de mètres de là (photo ci-dessous).
Malia, 50 ans, dont trois comme taxi, observe la scène: "Les taxis, ok c'est des grandes gueules, mais habituellement c'est pas agressif", assure-t-il contre l'avis de tous, qui ont un jour ou l'autre subi leur mauvaise volonté à aider à charger-décharger le bagage, voire leur grossièreté à la moindre contestation du montant de la course d'approche, du barème des tarifs ou de l'itinéraire choisi à rallonge. 

"Jusqu'il y a trois ans, on manifestait jamais. Mais là vous avez des gens qui ont une famille à nourrir, un crédit... Ils sont acculés," raconte-t-il, va qui veut l'entendre.

Depuis l'aube, des centaines de taxis perturbent fortement la circulation dans et autour de la capitale pour dénoncer la "concurrence déloyale" d'UberPOP, qui met en relation des passagers et des conducteurs non professionnels assurant le transport avec leurs propres véhicules.
Les manifestants ont occupé les voies du périphérique

VTC, porte Maillot à Paris
Peu avant 07h00, ils ont brûlé pneus et palettes au niveau de la Porte Maillot, avant d'être délogés par les policiers. Quelques dizaines d'entre eux essaient à nouveau vers 09h30, mais ont été rapidement dispersés.
"UberPOP est illégal. C'est la loi et il faut la faire respecter. Nous n'avons pas l'impression que le gouvernement est volontaire en la matière", se plaint René Pierre-Jean, délégué CGT devant la gare du Nord, dont les accès sont bloqués.

Sur les vitres de leur taxi, des tracts: "Ne nous laissons pas uberiser", "Non à la précarisation des chauffeurs de taxi" qui, en d'autres temps, se disent exploités par les patrons des groupes G7 et Taxis Bleus. "UberPOP, c'est du dumping. Ils n'ont pas de contrainte, de charge, d'obligation légale", plaide Thierry Boyadjan, un taxi de 54 ans. 

Mais les VTC ont le soutien du public et roulent dans le sens du covoiturage et de l'Histoire, 

contre les privilèges et pour la fin du monopole de Nicolas Rousselet, PDG du Groupe G7, également investisseur dans la société Les Taxis Bleus, et fils d'André Rousselet (fondateur de la chaîne à péage Canal+, en 1984, et de l'entreprise de taxis G7).
Les taxis traditionnels ont en revanche le soutien de Marine Le Pen. La présidente du Front national a affirmé jeudi matin sur France 2 qu'elle "comprend la colère" des chauffeurs de taxi, qui ont manifesté dans plusieurs villes, face à une "concurrence déloyale". "Et je trouve que le gouvernement a une lourde responsabilité, car il laisse depuis des mois pourrir la situation".

La manière forte des taxis contre la concurrence
Abords de l'aérogare de Marseille-Provence
Des barrages filtrent les accès à l'aéroport d'Orly, tout comme à Roissy. Un véhicule conduit par un chauffeur UberPOP a été piégé par l'appel d'un syndicaliste. Pris en chasse, il est intercepté alors qu'il tente de débarquer une cliente devant le terminal 2E.
Sous les cris d'une vingtaine de grévistes, il doit être protégé sur quelques mètres par une escorte policière qui a fait sortir la cliente. La plaque d'immatriculation du chauffeur est relevée sous les huées des chauffeurs de taxi. Il devrait être convoqué ultérieurement par la police. 
"C'est un POP illégal, c'est un POP illégal", lance la meute des taxis qui encerclent une autre petite cylindrée qui contraste avec les grosses berlines des chauffeurs établis. "Verbalisez verbalisez", ordonnent-ils aux policiers. "A Roissy, les chauffeurs UberPOP on les reconnaît vite", explique José Diogues, taxi depuis 38 ans. "On a envie de les buter; c'est interdit et ils continuent de faire chier."
Certains taxis arborent un drapeau français et des affiches xénophobes  "Uber go home" contre le groupe américain. Impossible d'accéder aux aérogares en voiture. Quelques passagers arpentent l'asphalte déserté, traînant vaille que vaille leur valise à roulettes. "Mon mari m'a laissée au niveau du barrage de taxis et j'ai marché plus d'un quart d'heure!", dit Christine, une femme d'affaires en partance pour Stockholm. "Ca me révolte, on empêche tout le monde de bosser".

samedi 30 novembre 2013

Des camions par milliers contre l'écotaxe poids-lourds des écolos

La fiscalité écologiste d'EELV barre les autoroutes de l'économie

Des dizaines de barrages  filtrants,
une vingtaine de cortèges
et des milliers de camions 
Des milliers de camions ont bloqué les autoroutes ce samedi pour protester contre l'écotaxe verte 

Ce samedi un peu partout en France, le gouvernement qui promet la concertation, jette les professionnels en colère sur les routes  contre l'écotaxe qui vise les poids-lourds.

La réussite de la mobilisation contre l'écotaxe poids-lourds ne se calcule pas au nombre de manifestants mais au nombre de véhicules. Quelque 4.500 camions pour les organisateurs contre 2.200, d'après le gouvernement.

Du côté de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), la seule fédération qui appelait à la mobilisation ce samedi, "nous sommes très satisfaits, c'est plus qu'il y a 15 jours". Mais le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, assure qu' "on est sur les mêmes chiffres"...

"L'avantage, si je puis dire, avec les routiers, c'est qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de monde pour mettre le bazar", résume Benoît Hamon, alors que cette journée d'action s'est soldée par des dizaines de kilomètres de bouchons un peu partout en France. Ce sous-ministre qui ne figure  au gouvernement que pour représenter l'aile gauche du PS, a visiblement beaucoup oublié de sa proximité avec les syndicats les plus radicaux et du respect dû aux travailleurs menacés dans leurs emplois. 

Les travailleurs jugent le ministre incompétent

Les organisateurs ont fait rapidement parler le gouvernement..
Mais sa réponse révèle un défaut d'écoute. "Manifester aujourd'hui signifie que l'on souhaiterait interdire au Parlement de se saisir d'une question", a polémiqué le ministre, en référence à la création d'une mission d'information parlementaire (sic) sur l'écotaxe il y a ...une quinzaine de jours.

Frédéric Cuvillier se manifeste après la bataille des portiques
Il assure qu'il va "réunir dans les prochaines semaines à Paris une conférence avec [ses] homologues européens sur ces questions d'harmonisation".

"Nous répondons que nous ne sommes pas impressionnés par sa gestion du dossier !", a riposté Gilles Mathelié Guinlet dans la foulée. Le délégué général de l'OTRE demande en effet la disparition de cette écotaxe, seulement suspendue ...jusqu'à nouvel ordre.

L'Organisation des transporteurs routiers (OTRE) annonce une nouvelle journée d'actions pour mardi 3 décembre.

jeudi 21 novembre 2013

Les agriculteurs en colère ont pris le contrôle de l'accès à Paris

Les agriculteurs d'Île-de-France ont fait entendre leur mécontentement

Une douzaine de points de blocage ont été comptabilisés au cours de la matinée.
 



Un "blocus de Paris" à l'initiative des deux principales organisations, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles d'Île-de-France (FDSEA) et la section régionale des Jeunes agriculteurs (JA) marqué la matinée à Paris.

Barrages filtrants ou opérations escargots ont perturbé le trafic sur plusieurs autoroutes et nationales franciliennes. Les organisateurs ont estimé que l'opération a été "une réussite".

Les agriculteurs ont dénoncé un "matraquage fiscal", tandis que Stéphane Le Foll, tout en maintenant qu'il a "toujours été ouvert au dialogue", a réaffirmé qu'il  n'est "pas question" de remettre en cause la nouvelle Politique agricole commune. Plusieurs élus ont fustigé l'opération, jugée illégitime.

Deux accidents se sont produits en raison des barrages. 
Un pompier de 27 ans du centre de secours de Lognes qui roulait dans son véhicule personnel se serait laissé surprendre par un ralentissement de la circulation. Arrivé à vive allure, il a percuté le barrage filtrant de la Croix Verte. Les agriculteurs déplorent cet accident et décident de lever ce blocage. 
La FDSEA et la préfecture divergent sur les circonstances de l'accident mortel. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident.
La préfecture du Val-d'Oise insiste sur le fait que le véhicule du pompier qui s'est tué a percuté l'arrière d'un camion "qui s'est trouvé immobilisé par les encombrements générés par les blocages de la circulation organisés" par les agriculteurs. De son côté, le président de la FDSEA francilienne, Xavier Beulin, souligne dans Les Echos que "l’accident n’a aucun rapport avec le blocage: il s’est produit à un kilomètre des barrages". Il dénonce donc les "pirouettes" du gouvernements sur le sujet. 
"A l'heure où ça s'est passé, il faisait nuit. La chaussée était mouillée et la route n'était pas éclairée", a précisé Yves Jannier. "Habituellement, à cette heure-là, la circulation est relativement fluide. La victime a peut-être été surprise" par le bouchon.

Le camion, un poids lourd de 19 tonnes, était à l'arrêt lors de la collision. Il avait mis ses warnings", mais la victime "n'a pas pu s'arrêter à temps"a précisé Yves Jannier, procureur de Pontoise".

Le second, qui a impliqué un tracteur et un car de CRS, n'a fait que six blessés légers.
Résumé de la matinée 

Les agriculteurs qui étaient stationnés à Orgeval annoncent la fin du blocage de l'A13, tandis que d'autres convois se rejoignent au rond-point de Trappes, sous la surveillance des CRS. L'opération ne devrait pas tarder à se terminer.

10:55 - Les bonnets verts qualifient l'opération de "minable"
Bonnets verts
Sur leur compte Twitter, les bonnets verts se mobilisent pour la mise en oeuvre de l'écotaxe et contre la hausse de TVA dans les transports publics, et critiquent donc l'action des "gros céréaliers".
Le 24 octobre dernier dans l'Orne, ils avaient placé un tractopelle en travers de la voie publique pour s'opposer au site d'enfouissement voisin.

10:36 - Les cortèges fusionnent à Trappes
Les convois d'Ablis et de Pont Chartrain convergent actuellement vers Trappes où ils devraient fusionner.

10:33 - Le Foll exploite le drame de la route
"Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll "appelle tout le monde à la responsabilité" après l'accident mortel survenu en marge des manifestations d'agriculteurs autour de Paris. "Je ne pensais pas que c'était la meilleure solution que de bloquer les abords de Paris, je constate qu'il y a eu des incidents indirectement liés et j'appelle maintenant tout le monde à la responsabilité", a lancé le ministre, dix mimutes avant la prise de position des bonnets verts.
Contre-vérité de Stéphane Le Foll: "On a toujours été ouvert au dialogue", a-t-il insisté, alors que les conflits sociaux démontrent le contraire, dans le privé comme dans l'Education. Il a toutefois ouvert la concertation en faisant l'annonce de la "mise en place d'un groupe de travail "à haut niveau" sur la double performance économique et environnementale" avec les représentants des céréaliers, qui demandent sa démission. 
Dans l'instant où il prônait le dialogue, il s'est montré inflexible sur la nouvelle Politique agricole commune (PAC), qui opère un rééquilibrage des aides en faveur de l'élevage, au détriment des grandes cultures. Il n'est "pas question" de la remettre en cause, a-t-il prévenu.

10:26 - Les bonnets rouges relayent l'action des agriculteurs

Sur leur compte Twitter, les bonnets rouges ont annoncé "qu'après les routiers, la grogne fiscale gagne les agriculteurs". La fédération de l'Indre s'est même dite "solidaire" de leur action.


10:19 - Une opération impopulaire selon les internautes altermondialistes

Sur les réseaux sociaux, les internautes écologistes sont toujours très actifs. Il n'ont pas manqué de se plaindre des bouchons provoqués par les barrages filtrants mis en place par les agriculteurs sur les grands axes franciliens.
Certains dénoncent également une opération jugée "irresponsable" et illégitime, relayant les déclarations de Jean Glavany. Dans un réflexe archaïque de lutte des classes, l'ex-ministre de l'Agriculture du gouvernement Jospin estime que "ce sont ceux qui touchent le plus qui bloquent les routes".

10:05 - En revanche, Hervé Gaymard "comprend" le blocage

Hervé Gaymard, député et ex-ministre de l'Agriculture également, dit "comprendre" la manifestation des organisations agricoles en Île-de-France, sans pour autant être "favorable au blocage de la région parisienne".

"L'élevage français a de gros problèmes qui ne sont pas seulement liés à ce qu'on appelle les aides européennes, qui sont liés à des réglementations plus élevées que dans les autres pays européens, à un coût du travail plus élevé en France (...) Ce que je souhaiterais, c'est qu'on ait un rapport sur les politiques de l'élevage dans tous les pays de l'Union et qu'en France on balaie devant notre porte avant de critiquer systématiquement Bruxelles", a ajouté Hervé Gaymard.

09:55 - Jean Glavany estime que le blocage est "un vrai scandale"

Dix minutes plus tôt, Jean Glavany, député socialiste, a qualifié de "vrai scandale" le blocus des axes routiers franciliens par les agriculteurs. Il met en cause la légitimité des revendications des agriculteurs:  dans un réflexe archaïque de lutte des classes, l'ex-ministre de l'Agriculture du gouvernement Jospin estime que "ce sont ceux qui touchent le plus qui bloquent les routes".. "Ce sont les plus subventionnés. 80% des primes vont aux 20% des plus gros agriculteurs. Nous avons besoin de faire preuve de solidarité à l'égard des plus défavorisés, notamment les éleveurs mais aussi les petits paysans qui ne touchent pas un euro de prime PAC", a-t-il polémiqué.

Le militant fustige également une opération qui empêche les gens "d'aller travailler, d'apporter les enfants à la crèche et au collège". "Autant on a le droit de manifester, de protester, de faire grève, autant on n'a pas le droit de porter atteinte à la liberté d'aller et venir de ses concitoyens", a protesté l'élu. Le socialiste a juste oublié qu'il a soutenu tous les mouvements de grève de la gauche syndicale et le blocage des lycées par la FIDL...  

09:44 - Chronologie des mouvements anti-Hollande

La grogne contre la fiscalité ne concerne pas seulement les agriculteurs. Avant eux, les Pigeons, Poussins ou les Bonnets rouges se sont mobilisés pour protester contre une fiscalité grandissante.


09:25 - La FDSEA maintient les barrages

"L'accident s'est produit à plus d'un kilomètre du barrage, le pompier arrivait à vive allure et il a fait des tonneaux"
, précise le journaliste Eric de la Chesnais. 
La Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) estime qu'il n'y a pas assez de forces de l'ordre sur place et que la responsabilité de cet accident ne lui incombe pas. Le syndicat a décidé de maintenir les barrages et rejette l'appel du ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

09:11 - 6 blessés dans un deuxième accident

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, dénombre deux accidents ce matin sur les barrages des agriculteurs en Ile-de-France. Après un premier accident mortel, un second entre un tracteur et un car de CRS a fait six blessés légers.

09:02 - Opération escargot sur la RN10

Sur la RN10, l'opération escargot se poursuit. Les tracteurs se dirigent lentement vers les Essarts.

08:56 - "J'appelle à lever les barrages", dramatise le contre-manifestant Cuvillier 

Le ministre des Transports appelle à "lever immédiatement les barrages" après avoir comptabilisé l'accident mortel du pompier qui a perdu le contrôle de son véhicule.


08:52 - 50kms de bouchons sur la N12

La gendarmerie annonce que les bouchons sur la N12 vont jusqu'à Dreux.

08:49 - A13: les agriculteurs entrent par le pont d'Epône

Les accès à l'A13 par Epône ont été débloqués. Les Jeunes Agriculteurs annoncent qu'ils entrent sur l'autoroute à cet endroit.

08:40 - Moins de 100 kilomètres de bouchons

Moins de 100 kilomètres de bouchons, 85 kilomètres exactement, constate le site d'information routière Sytadin. La carte des principaux points de blocage.L'Etat des bouchonsSytadin

08:39 - Les revenus des agriculteurs franciliens ont explosé grâce aux céréales

La Confédération paysanne joue les briseurs de "grève" relayée par la presse. Dans un contexte de forte hausse des prix et de progression des rendements pour la plupart des céréales, les régions céréalières auraient tiré leur épingle du jeu. A l'instar de l'Ile-de-France, dont 58% de la production totale provient des grandes cultures. Le revenu moyen des exploitations franciliens se serait élevé à 97.800 euros l'an dernier, contre 59.600 euros en 2011. C'est plus de cinq fois celui des exploitations dans le Limousin, où l'élevage bovin est prépondérant et dont le revenu moyen atteint péniblement les 15.500 euros sur fond de baisse des abattages et des exportations. La moyenne française s'est établie à 38.300 euros par actif non salarié en 2012, contre 35.000 euros l'année précédente.

Il faut dire que 2012 aura été une année record qui ne préjuge pas de l'avenir pour les régions céréalières. Les prix des céréales, qui s'étaient stabilisés en 2011, ont à nouveau grimpé de 20% en moyenne, tirés par les cours mondiaux. Les prix des oléagineux et protéagineux ont aussi connu une nette progression. Parallèlement, les coûts de production ont été maîtrisés, notamment grâce à de moindres achats d'engrais.
  
carte du resultat courant avant impot des actifs des moyennes et grandes exploitations agricoles
08:37 - 50 tracteurs à Rambouillet

Sur la N10, le cortège est à hauteur de Rambouillet. Sur les tracteurs, des panneaux qui dénoncent le "ras le bol fiscal".

08:30 - Une douzaine de points de blocage

La FDSEA Ile-de-France revendique une douzaine de points de blocage en Île-de-France, notamment sur l'A6, l'A13, l'A15 et sur les nationales 12 et 20.

 08:21 - Le réseau routier peu perturbé

Le Centre régional d'information et de coordination routières (CRIR) avance que la mobilisation n'entraine "pour l'instant, pas de perturbations majeures sur le réseau structurant. Le réseau se charge normalement".

Le Crir notait des perturbations dans l'Essonne en direction de Paris sur l'A6 près d'Auverneaux, ainsi que sur la N20 au niveau d'Etampes, où quelque 200 agriculteurs et une cinquantaine de tracteurs organisaient un barrage filtrant.

"On distribue des tracts et des fruits. Pour le moment, tout se passe bien", a expliqué Denis Rabier, vice-président de la chambre d'agriculture d'Ile-de-France et président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles d'Ile-de-France (FDSEA) de l'Essonne.

08:12 - Incompréhension du ministre des Transports

Selon le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a estimé que l'action des agriculteurs franciliens n'est "pas compréhensible", discriminant en outre  les céréaliers en colère.
"Ça n'est pas en bloquant et en lançant des ultimatums qu'on règle les choses (...). Ca n'est pas compréhensible: imaginez que les vacanciers bloquent en période de moisson tous les accès aux tracteurs", a imaginé le ministre sur RMC. "Il faut arrêter de bloquer pour bloquer, d'autant que je suis au regret de dire que ce qui est mis en avant lors de ce mouvement nécessite quelques éclaircissements", a ajouté l'ancien maire de Boulogne, oublieux des lycées et universités bloqués par la gauche quand elle était dans l'opposition. En avril 1998, pas un ferry n'avait pu quitter le port de Calais et le blocus des bateaux de la compagnie Seafrance pour que les marins CFDT de la compagnie n'obtiennent satisfaction à leur revendication.
"Il y a des situations qui sont des situations de difficulté dans l'agriculture et ce ne sont précisément pas forcément les personnes qui manifestent qui sont les plus concernées", a polémiqué le ministre, en référence aux besoins également criants du secteur de l'élevage. Frédéric Cuvillier a pris la défense de son collègue Le Foll, rappelant les "dispositions d'aides à l'agriculture" déjà mises en place, et la sauvegarde de la politique agricole commune (PAC) par la France, occultant la situation défavorable faite à la France par Bruxelles, par rapport à l'Allemagne notamment. "Ce qu'est en train de mettre en place Stéphane Le Foll, c'est de la solidarité à l'intérieur du monde agricole: aider les plus faibles et les plus petits, notamment dans l'élevage et faire en sorte qu'il y ait de la part de ceux qui sont dans une situation plus privilégiée, cet acte de solidarité", a-t-il conclu, partisan du nivellement par le bas.

08:06 - 40 tracteurs entrent sur l'A13

Quarante tracteurs circulent actuellement à vitesse réduite sur la RN10, escortés par des voitures de police. Ils s'engagent sur l'A13 avec l'autorisation de la police, précise Eric de la Chesnais. Ils ralentiront le trafic sur trois voies jusqu'à Orgeval mais n'iront pas jusqu'à l'A14.

08:03 - Des actions spectaculaires

Bloquer les axes routiers majeurs d'Île-de-France, déverser du foin devant le ministère de l'Agriculture ou défiler au volant de tracteurs dans les rues de Paris: les agriculteurs sont des habitués des opérations spectaculaires pour faire entendre leurs revendications. 

08:00 - Nouvelle mobilisation le 29 novembre

Plus de la moitié des agriculteurs de l'Île-de-France, ceux de l'est parisien soit 2500 exploitants au total, ne participent pas ce jeudi à la journée de mobilisation lancée par leurs collègues de l'ouest francilien. "Nous avons déjà organisé un mouvement contre l'écotaxe en octobre dernier, explique Arnaud Rousseau, président de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Seine et Marne. Nos collègues de la FDSEA de l'ouest de l'Île de France n'y ont pas participé. Nous préférons nous mobiliser vendredi 29 novembre contre les effets de la PAC avec nos collègues du nord bassin parisien, soit une quinzaine de départements au total'", poursuit-il. Et d'ajouter : "tous les agriculteurs de l'ouest parisien seront les bien venus".

07:51 - La N12 bloquée après Monfort

Sur la N12, des gendarmes empêchent les agriculteurs d'avancer. La circulation étant coupée, ils ne peuvent pas non plus faire demi-tour. "Ça doit bouchonner jusqu'à Houdan" a confié l'un d'eux.

07:48 - Pourquoi les agriculteurs bloquent Paris

Grégoire de Meaux (Jeunes agriculteurs d'Ile-de-France), explique pourquoi son organisation a appelé à manifester ce jeudi, dans un entretien au figaro.fr. "Nous sommes solidaires de la lutte bretonne contre l'écotaxe, mais ce n'est pour nous qu'une revendication parmi d'autres. Nous protestons aussi contre la réforme de la PAC telle qu'elle se profile et contre les multiples charges qui étouffent nos exploitations: la hausse de 7% à 20% de la TVA sur la filière équestre, qui pénalise les agriculteurs qui se sont diversifiés dans ce secteur, le relèvement de l'assiette de la taxe carbone, les programmes environnementaux qui créent sans cesse de nouvelles contraintes, les charges sociales trop élevées...". Plus de détails ici.

07:46 - "Le Foll tu débloques, nous on bloque"

A Epône, des agriculteurs affichent des panneaux "Le Foll tu débloques, nous on bloque".

Le ministre est dans le collimateur des agriculteurs, qui réclament sa démission. Grégoire de Meaux, président des Jeunes Agriculteurs, à l'origine du blocus, demande "la nomination de quelqu'un de compétent à l'Agriculture".

07:44 - Barrage filtrant en place au rond-point d'Epône

Une trentaine d'agriculteurs bloque l'accès au rond-point d'Epône mais l'objectif final est d'installer un barrage filtrant sur l'A13. Les agriculteurs négocient ainsi avec les forces de l'ordre

Autre point de blocage, la francilienne intérieure (au niveau du rond point de la croix Verte) et la N20.

D'autres convois se dirigent également vers l'A6, la D14, l'A15, l'A1 et l'A3

En outre, des cars de CRS neutralisent une voie à chaque fois. Le périphérique intérieur est toutefois peu touché.

07:43 - Les agriculteurs veulent bloquer l'A13

Les agriculteurs stationnés à Epône ce matin, dans l'ouest de l'Île-de-France, souhaitaient se rendre à Mantes-la-Jolie ce matin, mais ils ont été bloqués par la police. Il veulent absolument entrer sur l'A13 pour la bloquer. Mais à cette heure, les forces de l'ordre ne leur en ont pas donné l'autorisation qu'ils ont demandée, les voitures circulant à plus de 100 kilomètres par heure.

L'installation de barrages filtrants est le mot d'ordre des agriculteurs qui conserver leur capital sympathie auprès de la population, mais veulent alerter l'opinion sur leurs difficultés, tant du côté de l'Europe que de celui du gouvernement socialo-écolo. Hollande accepte que les paysans français soient pénalisés  par Bruxelles et les Verts radicaux approuvent l'écotaxe poids-lourds qui a mis le feu à la Bretagne

Autre point de blocage, la francilienne intérieure (au niveau du rond point de la croix Verte) et la N20. D'autres convois se dirigent également vers l'A6, la D14, l'A15, l'A1 et l'A3. En outre, des cars de CRS neutralisent une voie à chaque foi, celle de droite. Le périphérique intérieur est toutefois peu touché.

07:40 - Les agriculteurs s'engagent sur l'A6
Alors que les accès à l'A13 sont toujours bloqués dans les deux sens à Epône, les agriculteurs s'apprêtent également à entrer sur l'A6.

07:40 - Un recours juridique sur la PAC le 10 décembre

Les agriculteurs vont lancer un recours juridique le 10 décembre prochain sur la PAC (la Politique agricole commune), qu'ils accusent de faire de la distorsion de concurrence. "On est les céréaliers qui seront les moins payés d'Europe avec cette PAC. Au lieu de 300 euros d'aides par hectare, nous ne toucherons plus que 200 euros, contre 300 euros pour les Allemands et 280 pour les Polonais, par exemple. Tout ça alors que nous avons les charges les plus élevées !".

07:37 - "On est là pour faire parler de nous"

Des agriculteurs basés à Epône expliquent que l'opération de ce matin n'a pas pour objectif de bloquer Paris, mais de faire parler d'eux. "On veut faire monter la mayonnaise", assure l'un d'eux, précisant qu'il y aura des suites. 
"D'autres actions sont prévues, mais ces mouvements seront top secret. 
On prépare aussi des actions contre le ministre Stéphane Le Foll", prévient-il. Notre objectif est également de "faire bouger les syndicats", qui "ne font rien".

07:28 - Un temps d'hiver : pluie froide au programme

Les premières températures basses sont au rendez-vous, sous un ciel gris, et de fortes pluies susceptibles de se transformer en neige fondue. C'est le temps prévu en Île-de-France ce jeudi matin pour le blocus par les agriculteurs. "C'est un temps d'hiver, explique Régis Crepet, prévisionniste à Météo Consult. Il y a de la pluie froide qui peut se mélanger à des averses de neige fondue. Heureusement il ne va pas geler, car le vent souffle entre 45 et 50km/h et les chaussées sont mouillées". En plus des barrages filtrants des agriculteurs installés sur les axes routiers et ferroviaires, la météo risque d'aggraver les conditions de trafic pour les Franciliens.

07:25 - 124 km de ralentissements

La circulation devient très difficile sur certains grands axes et France Bleu constate déjà
124 km de ralentissement.

Ainsi, des convois se dirigent vers l'A13, l'A1, l'A15, l'A20 et l'A6 (deux blocages ont été repérés). Les routes nationales N12 et N20 (vers Epône) ou encore la D14 à hauteur des Mureaux ou encore vers la francilienne intérieure (au niveau du rond point de la croix Verte). La voie auxiliaire de l'A4 est également fermée, selon France Bleu.

07:23 - A13: les CRS sur place

A Epône, dans les Yvelines, un escadron de CRS est sur place et  empêche les agriculteurs d'entrer sur l'A13 pour mettre en place leur barrage. Si les accès à l'autoroute sont coupés dans les deux sens à Epône, la circulation est fluide sur l'axe autoroutier à l'heure actuelle.

07:17 - Un jeune entrepreneur bloqué agacé

Sur le pont d'Epône dans les Yvelines, où la circulation est bloquée dans les deux sens, un jeune entrepreneur est déconcerté : "En France, tout le monde se bloque ! j'ai quatre employés, je suis à 40 kilomètres de Paris, ma journée est déjà perdue".

07:14 - "On n'a plus rien à perdre"

A Ablis, dans le sud ouest parisien près de l'A10, "il y a un barrage filtrant qui s'est mis en place il y a une demi-heure environ, ça commence à être vraiment compliqué. Les forces de l'ordre sont sur place. Il y a une vingtaine de tracteurs avec des gyrophares". Pour l'instant, l'ambiance est décontractée, même si les agriculteurs sur place se disent "très en colère" et assurent "qu'ils n'ont plus rien à perdre".

07:09 - Plusieurs points de blocage

Plusieurs points de blocage sont d'ores et déjà en place. L'A13, l'A12, l'A15, l'A6 et l'A10 sont concernées. L'ouest et le sud parisiens connaissent des difficultés de circulation.
Le réseau secondaire pourra aussi être touché. Le trafic sur les N20, N118 et N12 pourra également être ralenti, voire bloqué. France Info souligne que les voies ferrées ouest, dont la ligne TGV, pourront aussi être impactées...

07:02 - La circulation se complique en Île-de-France
 


Par leur nombre, les forces de l'ordre ont contribué au blocus, sans empêcher un accident mortel.