POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Taxis Bleus les. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Taxis Bleus les. Afficher tous les articles

vendredi 26 juin 2015

UberPOP: le pouvoir socialiste prend le parti des entreprises de sa nébuleuse

"UberPOP doit être dissous", selon François Hollande

Le ministre de l'Intérieur estime que l'entreprise Uber "se croit au-dessus des lois": quelles lois ?
           
Elargir l'offre et la liberté de choix,
une chose trop belle pour les Français
Alors que la guerre ouverte a été déclarée par les taxis, François Hollande a sans nuance réclamé la dissolution pure et simple d'UberPop, le service de covoiturage urbain. Dans son sillage, Bernard Cazeneuve annonce en écho qu'une plainte a été déposée hier, visant notamment les dirigeants de l'entreprise, accusés de tous les noms. Le tout est cependant suspendu à une question prioritaire de constitutionnalité. 

La manifestation des taxis contre leur ennemi numéro 1, UberPOP, prend désormais une tournure violente dans la rue, et partisane, sous les ors de la République. Cette nuit, lors d’un meeting à Bruxelles, François Hollande a pris sans ambages la défense des taxis traditionnels. Le chef de l’État compte faire pression sur la justice pour qu'elle déclare cette avancée illégale, décrétant que "la saisie des véhicules devra être prononcée et être effectuée. Plus tôt ces décisions de justice seront rendues, plus simple sera la situation notamment pour les taxis".
Or, aucun des procès jusqu'ici intentés contre l'entreprise Uber n'a abouti à une condamnation: vu le flou de la loi Thévenoud, les juges ne disposent actuellement pas des moyens juridiques de condamner Uber.

Il a profité de l’occasion pour certes, dénoncer les violences commises, mais en les relativisant d'ailleurs : "elles sont faites sans doute par minorité", ajoutant même qu’ "on peut comprendre qu'il y ait une exaspération", brossant les taxis du groupe G7 et des Taxis Bleus (aux mains de la famille André Rousselet, un proche de François Mitterrand) dans le sens des incrustations du pneu, n'en déplaise à la chanteuse  Courtney Love - prise en embuscade et en otage par des taxis qui exercent leur propre justice sur la voie publique  - et des touristes anonymes qui se promettent de ne plus s'exposer à nouveau en France.

Nulle doute que les candidatures de la France à l'Exposition universelle 2025, à l'organisation des J.O. 2024 et des Championnats d'Europe de football 2016 (Euro 2016) vont s'en trouver facilitées... C'est le prix de l'amitié socialiste avec les Rousselet.



UberPOP ? Une activité archaïque et souterraine, selon Bernard Cazeneuve


Au lendemain de la grève bruyante organisée par les taxis et leurs syndicats, l’Élysée a donc fait son choix. Sur RTL ce matin, Bernard Cazeneuve a détaillé le plan de bataille. Déjà 481 procédures ont été intentées depuis le début de l’année contre des personnes impliquées dans l’écosystème Uber. Et le ministre de promettre d’ "amplifier encore le phénomène de poursuites de ceux qui sont à l’origine de ces infractions."

VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur prendre la parole - à la place de la ministre des Transports, Ségolène Royal - pour accuser la société Uber de "cynisme et d'arrogance"... 



Le locataire de la place Beauvau a pris un soin tout particulier à jeter le discrédit sur Uber et ses dirigeants, dépeints comme une société richissime, tapie dans l’économie souterraine et qui n’a rien inventé : "Ils sont dans une attitude cynique, arrogante. Il s’agit de quoi ? Il s’agit d’une entreprise qui fait 40 milliards de chiffre d’affaires, qui est dans la mondialisation, notamment la mondialisation numérique, et qui considère parce qu‘elle se croit au-dessus des lois en raison de cette puissance, en situation de développer des activités totalement archaïques. Ces activités n’ont rien de moderne parce que mettre des chauffeurs dans des voitures qui leur appartiennent en prélevant 24 % sur les commissions qu’ils perçoivent, en les mettant dans la situation de contravention avec toutes les règles de droit [quelles règles de droit que les juges sont dans l'impossibilité d'appliquer en dépit de leur droit discrétionnaire d'interprétation des textes ?], y compris pénales, sans que ces chauffeurs ni la société qui les emploie, n’acquittent la moindre cotisation sociale [un accord contractuel choisi], le moindre impôt, le tout relevant de l’économie souterraine et clandestine dans sa forme chimiquement la plus pure [plus pure que les stupéfiants qui s'échangent  au vu et au su de la police et de la justice]... Si ça c’est la modernité, ça c’est l’état de la jungle ! [C'est le refus par le pouvoir socialiste de la démocratisation de l'usage des taxis] C’est ce qui existait avant que le droit social ne protège les salariés". C'est ce qu'on appelle les transports "low cost" (à bas coût), plébiscités par les touristes et les Français aux revenus modestes. 

Un dossier suspendu à une QPC

Les propos du petit ministre guindé peuvent faire sourire lorsqu’on a en mémoire les travaux du député Thévenoud qui a tout fait pour interdire aux VTC la géolocalisation dans les services ressemblant d’un peu trop près aux taxis… Le ministre de l’Intérieur a indiqué au passage avoir déposé une plainte qui pourrait frapper les dirigeants d’UberPOP, leur reprochant d’avoir déclaré en substance que leur activité n’est pas illicite.

De fait, le sujet est pendu à une question prioritaire de constitutionnalité transmise mardi dernier par la Cour de cassation. C’est justement une disposition de la loi Thévenoud (du nom du joueur de Scrabble en réseau dans l'hémicycle) du 1er octobre dernier, sur les taxis et VTC, qui est en cause. Le point visé concerne l’interdiction "d’organiser un système de mis en relation de clients avec des personnes" autour des activités de transport, sans que la personne en cause ne soit une entreprise de transport routier, ni un taxi ou un VTC.

Le litige en cours, dont dépend le sens de la question, compte justement faire injonction à Uber "de cesser de proposer au public, directement ou indirectement, un service de mise en relation avec des clients". Ce serait la mort des applications numériques et des technologies d'avenir. Le Conseil constitutionnel devra donc dire si la disposition contestée est conforme au principe de la légalité des délits et des peines et au principe d’égalité.

Les Sages ne se prononceront pas sur les protections au sommet de l'Etat de certaines entreprises bien en cour.


jeudi 25 juin 2015

UberPop: la chanteuse Courtney Love attaquée dans son taxi Uber à Paris

Des chauffeurs de taxis lâchés dans Paris comme des hordes de sauvages

Le Uber dans lequel circulait la chanteuse Courtney Love a été attaqué à Paris


(Courtney retenue en otage en France #Grève UberParis)

"Ils ont pris notre voiture en embuscade et retiennent notre chauffeur en otage,"
a écrit Courtney Love sur son compte Twitter, en pleine grève des chauffeurs de taxi qui accusent UberPop de concurrence déloyale.  
(il se peut qu'on retourne à l'aéroport et qu'on reste cachés 
avec toi -Kanye West-,
des manifestants viennent d'attaquer notre voiture)

Une photo postée par la star montre des traces d'oeufs lancés sur les vitres de la voiture. "Ils frappent la voiture à coups de barre de fer. C'est ça la France ? Je serais plus en sécurité à Bagdad", a ajouté la chanteuse et ancienne compagne de Kurt Cobain. 

(Où t'as vu que des gens puissent faire ça? La première voiture a été détruite, tous les pneus lacérés)

"François Hollande où est la p**** de police ?" 

"Est-ce légal que les gens attaquent les visiteurs? Ramène tes fesses à l'aéroport", a-t-elle ajouté.
"On a payé des gens sur des motos pour nous sortir de là; on a été pourchassés par une foule de chauffeurs de taxi qui nous jetaient des pierres; on est passés devant deux policiers qui n'ont rien fait", a précisé Courtney Love sur Twitter (ci-contre). 

Opérations escargots, blocages des gares et des aéroports, voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) prises pour cible: plus d'un millier de taxis hystériques réagissent par la violence jeudi en France à ce qu'ils appellent de la "concurrence sauvage", créant d'importantes perturbations. 
Au total, 2.800 taxis sont mobilisés en France avec une "trentaine de points de blocage", selon une source policière.

La mafia des taxis traditionnels manifeste: barrages filtrants, voitures sur le toit et autres violences

Les chauffeurs de taxi "se font justice" jeudi pour... "faire respecter la loi"

Les taxis défendent leur monopole par la force

Palettes en feu sur le périphérique, bretelles d'accès à l'aéroport de Roissy bloquées et confrontations tendues, parfois violentes, avec les chauffeurs de VTC. "C'est mon outil de travail, ça va me coûter une fortune, je ne sais pas comment je vais faire", se lamente Julien Cinquin en regardant son van aux quatre pneus crevés et à la vitre arrière éclatée, Porte Maillot, dans le Far-West parisien. "Pourquoi t'es venu travailler; tu savais qu'il y avait grève aujourd'hui", rétorque un gros chauffeur de taxi à ce chauffeur de "transport de personnes" à son compte qui assure ne travailler "ni pour Uber, ni pour aucune application".
Julien Cinquin est tombé sur un barrage d'une dizaine de taxis. En quelques secondes, ils l'ont extirpé du van, lui ont cassé les rétroviseurs et jeté un gros pétard sur la banquette arrière. Une charge de CRS les a empêchés  in extremis de renverser le véhicule. Une chance que n'a pas eue un de ses collègues, dont le van Mercedes s'est retrouvé sur le toit à quelques dizaines de mètres de là (photo ci-dessous).
Malia, 50 ans, dont trois comme taxi, observe la scène: "Les taxis, ok c'est des grandes gueules, mais habituellement c'est pas agressif", assure-t-il contre l'avis de tous, qui ont un jour ou l'autre subi leur mauvaise volonté à aider à charger-décharger le bagage, voire leur grossièreté à la moindre contestation du montant de la course d'approche, du barème des tarifs ou de l'itinéraire choisi à rallonge. 

"Jusqu'il y a trois ans, on manifestait jamais. Mais là vous avez des gens qui ont une famille à nourrir, un crédit... Ils sont acculés," raconte-t-il, va qui veut l'entendre.

Depuis l'aube, des centaines de taxis perturbent fortement la circulation dans et autour de la capitale pour dénoncer la "concurrence déloyale" d'UberPOP, qui met en relation des passagers et des conducteurs non professionnels assurant le transport avec leurs propres véhicules.
Les manifestants ont occupé les voies du périphérique

VTC, porte Maillot à Paris
Peu avant 07h00, ils ont brûlé pneus et palettes au niveau de la Porte Maillot, avant d'être délogés par les policiers. Quelques dizaines d'entre eux essaient à nouveau vers 09h30, mais ont été rapidement dispersés.
"UberPOP est illégal. C'est la loi et il faut la faire respecter. Nous n'avons pas l'impression que le gouvernement est volontaire en la matière", se plaint René Pierre-Jean, délégué CGT devant la gare du Nord, dont les accès sont bloqués.

Sur les vitres de leur taxi, des tracts: "Ne nous laissons pas uberiser", "Non à la précarisation des chauffeurs de taxi" qui, en d'autres temps, se disent exploités par les patrons des groupes G7 et Taxis Bleus. "UberPOP, c'est du dumping. Ils n'ont pas de contrainte, de charge, d'obligation légale", plaide Thierry Boyadjan, un taxi de 54 ans. 

Mais les VTC ont le soutien du public et roulent dans le sens du covoiturage et de l'Histoire, 

contre les privilèges et pour la fin du monopole de Nicolas Rousselet, PDG du Groupe G7, également investisseur dans la société Les Taxis Bleus, et fils d'André Rousselet (fondateur de la chaîne à péage Canal+, en 1984, et de l'entreprise de taxis G7).
Les taxis traditionnels ont en revanche le soutien de Marine Le Pen. La présidente du Front national a affirmé jeudi matin sur France 2 qu'elle "comprend la colère" des chauffeurs de taxi, qui ont manifesté dans plusieurs villes, face à une "concurrence déloyale". "Et je trouve que le gouvernement a une lourde responsabilité, car il laisse depuis des mois pourrir la situation".

La manière forte des taxis contre la concurrence
Abords de l'aérogare de Marseille-Provence
Des barrages filtrent les accès à l'aéroport d'Orly, tout comme à Roissy. Un véhicule conduit par un chauffeur UberPOP a été piégé par l'appel d'un syndicaliste. Pris en chasse, il est intercepté alors qu'il tente de débarquer une cliente devant le terminal 2E.
Sous les cris d'une vingtaine de grévistes, il doit être protégé sur quelques mètres par une escorte policière qui a fait sortir la cliente. La plaque d'immatriculation du chauffeur est relevée sous les huées des chauffeurs de taxi. Il devrait être convoqué ultérieurement par la police. 
"C'est un POP illégal, c'est un POP illégal", lance la meute des taxis qui encerclent une autre petite cylindrée qui contraste avec les grosses berlines des chauffeurs établis. "Verbalisez verbalisez", ordonnent-ils aux policiers. "A Roissy, les chauffeurs UberPOP on les reconnaît vite", explique José Diogues, taxi depuis 38 ans. "On a envie de les buter; c'est interdit et ils continuent de faire chier."
Certains taxis arborent un drapeau français et des affiches xénophobes  "Uber go home" contre le groupe américain. Impossible d'accéder aux aérogares en voiture. Quelques passagers arpentent l'asphalte déserté, traînant vaille que vaille leur valise à roulettes. "Mon mari m'a laissée au niveau du barrage de taxis et j'ai marché plus d'un quart d'heure!", dit Christine, une femme d'affaires en partance pour Stockholm. "Ca me révolte, on empêche tout le monde de bosser".