POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Zayrault. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Zayrault. Afficher tous les articles

lundi 1 avril 2013

Haro sur Ayrault: les media veulent-ils son suicide ?

La gauche croit-elle que le PS a mieux à offir que Ayrault ?
Ayrault en mal d'autorité ?

Après dix mois passés à Matignon, Jean-Marc Ayrault n'a jamais été aussi contesté dans son autorité.

François Hollande peut-il se sauver en le lâchant ? 

Alors que l'enregistrement de Koh-Lanta sur TF1 est arrêté à la suite du malaise mortel d'un candidat, le suicide du médecin de l'émission accusé de faute professionnelle donne des idées aux camarades de la Rue de Solférino et au-delà, au Front de gauche. Sous Mitterrand, Edith Cresson avait tant bien que mal résisté à la pression, mais le "sombre Ayrault" le peut-il sous Hollande ? Le Premier ministre a d'abord essuyé une série d'attaques et d'insultes frontales de la part de ses ministres, mais c'est le tour des media de le salir en mettant sur la place publique les coups qu'il encaisse au quotidien.

L'avalanche de critiques et d'insultes a manifestement pour objectif de pousser le président François à le démissionner
, comme il l'a déjà fait pour l'arrogant Jérôme Cahuzac, son vertueux ministre du Budget accusé d'exil fiscal.

VOIR et ENTENDRE
 une analyse positive de BFMTV, chaîne acquise à Hollande:

Le Premier ministre a courbé l'échine sans se formaliser.

"Nous sommes une équipe, nous devons jouer collectif", objecte-t-il faiblement. Une réponse de loser qui  dérange l'oppositioncomme Geoffroy Didier, membre de l'UMP. "Nous avons malheureusement un Premier ministre qui ne dirige rien. (...) Je crois sans doute que Jean-Marc Ayrault était une erreur de casting."

Jean-Marc Ayrault tente de se rallier la sympathie des Français


Il l'a reconnu lui-même dimanche dans les colonnes du JDD: oui, son ministre Arnaud Montebourg lui a bien dit en substance qu'il faisait "chier tout le monde" avec son projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes dans son fief nantais.


Ayrault aux abois se tourne en vain vers les Français  à la peine.

Il avait déjà rendu public son désaccord avec Vincent Peillon, son ministre de l'Education, en octobre 2012

Après les déclarations du ministre sur l'ouverture d'un débat sur la dépénalisation du cannabis, l'ex-professeur d'allemand à l'ancienne exige de sa classe qu'elle "défende" sa politique, "et rien d'autre".

Recadré par Matignon, Vincent Peillon rétro-pédala afirmant que sa déclaration  en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis était une "réflexion personnelle". "Elle ne contrevient pas à sa solidarité totale et entière à la position du président de la République et du gouvernement sur le sujet", expliqua un haut-fonctionnaire de son ministère, alors que le ministre avait affirmé sur France Inter qu'il s'agit pour lui d'un "sujet majeur".


En fait, Peillon avait défié Ayrault en repartant à la charge
En juin 2012, quatre jours avant le premier tour des élections législatives, l'ancienne porte-parole des écolos radicaux, la ministre Europe Ecologie-les Verts du Logement, Cécile Duflots'était déjà déclarée favorable à la dépénalisation, créant une vive polémique. Jean-Marc Ayrault avait alors assuré que la dépénalisation du cannabis n'était "pas à l'ordre du jour" et que la fermeté restait "d'actualité".

Le mépris du ministre frondeur s'est exprimé dès la mi-juin 2012

Premier court-circuitage et premier couac d'une longue série, dans "L'Est républicain" quand, sans en aviser son premier ministre, Vincent Peillon avait immédiatement annoncé l'allongement des vacances de la Toussaint à deux semaines à la rentrée 2012. Ayrault avait réagi le 14 juin à Angers déclarant que l'initiative de Peillon n'était qu'une "piste" et que la concertation "commençait".

Deux "gauches molles" ?

De nombreux ministres n’hésitent pas à régler directement leurs problèmes  par téléphone et SMS avec l’Elysée, sautant "Matignon" et son locataire. Lors de son intervention jeudi, soucieux de se faire passer pour le grand patron de l'hôpital France, le professeur François n’a pas cité une seule fois son chef de clinique, effaçant ce "collaborateur" et réduisant celui qu'au siège du PS on appelait 'La Voix de son Maître' à la condition d'interne anonyme. Jean-Marc Ayrault.

Le président François hésiterait à changer de cataplasme sur sa jambe de bois

Rien d'étonnant de la part d'un président qui foire son tête-à-tête télévisé
bien qu'il ait reçu les conseils d'une cinquantaine de conseillers en communication. 

"Si il s'agit de mettre en musique la politique du président de la République, à ce moment-là, François Hollande a parfaitement raison de garder quelqu'un qui est tout à fait fidèle, sur la même longueur d'ondes que lui", assure Gérard Grunberg, politologue social-libéral blairiste, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po.



Si Jean-Marc Ayrault manque de cette autorité naturelle qui distingue les petits chefs des chefs, il ne pourra soudain trouver en lui les ressources qui lui manquent depuis dix mois et s'imposer au-delà du perron de Matignon.
Il a totalement remanié son équipe de communication la semaine dernière, mais quand un Premier ministre a toujours besoin de plus de conseillers pour savoir comment être, il doit s'interroger sur l'urgence de sa reconversion...


jeudi 28 février 2013

Impopularité: la paire Hollande-Ayrault poursuit sa chute

Les Dupond-t de l'exécutif chutent dans un sondage TNS Sofres

François Hollande perd cinq points de popularité ce mois-ci
Le couple Hollande-Ayrault
douteraient-ils de leurs sondages ?
selon un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine publié jeudi. 

L'intervention miltaire française au Mali nous coûte actuellement un million d'euros et ne fait donc plus reluire le blason du "capitaine de pédalo": les salariés licenciés et les retraités auraient-ils aimé que cet argent soit mieux employé ?

Reuters est visiblement objectif...
La dépêche d'agence est ainsi libellée :"Trente pour cent des personnes interrogées disent faire confiance au chef de l'Etat, contre 66% qui disent le contraire."

Pourquoi n'est-elle pas ainsi formulée :" seulement 30% des personnes interrogées disent faire confiance au chef de l'Etat, contre soixante-six pour cent qui disent le contraire" ? 

Les sympathisants de gauche, et surtout socialistes, sont les seuls à faire encore confiance au président de la République, à 61% et 69%.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est associé à la dégringolade
La Voix de son Maître perd également cinq points, avec 28% des Français qui disent lui faire confiance et 64% ne pas faire lui confiance.

L'agence et Le Point nous épargnent les excuses et renoncent à rechercher de mauvaises raisons, du genre "Ayrault bashing"...Nulle doute que les décrypteurs émérites de Libération sont occupés à en concocter, aussi subtils que malaisés...

Ce sondage a été réalisé en personne du 21 au 25 février auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus

dimanche 17 février 2013

Ministre, Duflot conteste la politique d'austérité de Hollande

Cécile Duflot réclame moins d'austérité !


La ministre altermondialiste prend la tête de la contestation au sein du gouvernement

L'écologiste réclame moins de rigueur pour mener sa politique, à la veille d'un comité interministériel sur la politique de la ville.
"La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses", affirme Cécile Duflot, ministre sonore, mais transparente de l'Egalité des territoires et du Logement, dans le Journal du dimanche (JDD) qui, dans un vieux réflexe populiste, n'a pas idée de ce que pèse la fiscalité discriminatoire sur les foyers même les plus "normaux".

Pour l'ancienne secrétaire nationale d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), "personne ne peut croire que de l'austérité naîtra le retour des temps meilleurs." "Il y a aussi une nécessité d'investissements. Les deux doivent aller de pair", assure celle dont le seul investissement personnel dans le logement se résume à la menace d'expulsions des propriétaires d'appartements vides.

La pistonnée de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry plaide pour des investissements "justes et de longue durée", dans le logement, dans les services publics et dans les transports, comme le Grand Paris Express.
"Il serait dangereux que la puissance publique abandonne ses responsabilités", prévient-le chat  Verts  noir du gouvernement.

L'ancienne patronne des Verts dit tout haut ce que nombre de ministres pensent tout bas

Selon le JDD, l'arriviste candidate possible à la mairie de Paris serait représentative d'un gouvernement  "traversé par un profond débat sur la politique économique".

=> Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a en effet adressé une lettre à tous les ministres leur demandant de trouver de nouvelles économies et de rendre leurs administrations plus efficaces.


=> Zayrault a fini par reconnaître que la France ne respectera pas son objectif de réduction des déficits à 3% du PIB cette année.Lien PaSiDupes - " Hollande doit en rabattre sur ses prévisions de croissance ": un état de l'économie a faire peur

=> Dimanche  au Grand Rendez-vous Europe 1/i>TELE/Le Parisien, le premier président de la Cour des Comptes a en revanche estimé que personne ne doit "être à l'écart de l'effort."

A la différence des francs-tireurs Verts du gouvernement, Didier Migaud met l'état des finances de la France sur le compte d'une "accoutumance à la dépense publique", mais veut cependant croire que "des économies sont possibles sans remettre en cause ce qu'on appelle le modèle social français".Lien PaSiDupes - " Hollande ne peut plus rêver d'atteindre 3% de déficit en France fin 2013 : Cour des comptes: la France a peu de chances de ramener son déficit public à 3% du PIB cette année

Sondages en berne, Hollande repartIra-t-il en guerre ?

Rechute des cotes de Hollande et Ayrault, indique l'IFOP

Les media se sont détournés de la guerre du Mali

"L'effet Mali" aura été de courte durée. 
L'intervention militaire française avait boosté la cote de popularité du "chef de guerre" François Hollande et de sa Madelon Jean-Marc Ayrault, mais celle-ci a enregistré une recul dans un contexte de reculade sur les prévisions de croissance, selon le baromètre Ifop pour le JDD, publié dimanche 17 février, à seulement 37% de satisfaits. 
Au Mali, Tombouctou fête sa libération mais attend toujours sa sécurisation et  la Misma tarde à prendre le relais.


"Fait rarissime, les deux têtes de l'exécutif tombent au même niveau d'impopularité" (Ifop)

La cote de popularité de François Hollande et Jean-Marc Ayrault repart à la baisse avec une perte d'un point dans un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche (JDD). OpinionWay-Métro restent en revanche dans la dynamique de l'intervention française au Mali. 

Le président français est crédité de 37% de bonnes opinions, contre 38% le mois dernier. Le pourcentage des mécontents reste élevé à 62%.

Le Premier ministre compterait lui aussi 37% de satisfaits (38% en janvier), contre 60% de mécontents, un niveau inchangé.

Ce sondage a été effectué du 7 au 15 février auprès d'un échantillon national de 1.899 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

dimanche 3 février 2013

PMA: cacophonie gouvernement vs députés PS

Mutinerie des députés contre l'exécutif sur le calendrier PMA

Le "Chef de guerre" au Mali n'est plus maître de ses troupes en France
Des déclarations contradictoires successives ont fait tanguer le pédalo de Hollande dimanche sur le calendrier de  la procréation médicalement assistée (PMA).
Actuellement réservée aux couples hétérosexuels qui ne peuvent pas avoir d'enfant pour des raisons médicales, la procréation médicalement assistée fait l'objet de va-et-vient depuis des semaines entre le gouvernement et sa majorité.

Au député Sergio Coronado (EELV) qui exprimait ses "doutes" et demandait des précisions sur "le calendrier, la méthode, le périmètre" d'un texte famille annoncé pour le 27 mars en Conseil des ministres, la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, a évoqué un texte famille contenant la PMA "avant la fin de l'année" au Parlement.

Interrogé ensuite par le président des députés UMP, Christian Jacob, sur ce sujet, Mme Bertinotti a confirmé que "la procédure du comité national d'éthique, y compris celle des états généraux, n'est pas incompatible avec le calendrier annoncé par le gouvernement pour cette loi famille".


Une heure plus tard, Matignon jugea  important d'attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE)
Les services du Premier Ayrault laissèrent entendre que cela prendrait du temps,  semant ainsi "le trouble", selon les mots de Sergio Coronado.

La réflexion sur la PMA "durera au minimum six mois si des états généraux sont organisés", a dit dimanche soir Jean-Claude Ameisen, président du CCNE. L'avis de cette instance ne sera probablement rendu que "début octobre", a déclaré sur i-Télé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies .

Et pour Matignon "la question de la PMA peut être traitée toute seule". Sous entendu: pas forcément dans une vaste loi sur la famille, comme récemment indiqué, après qu'elle ait été dissociée du projet de "mariage pour tous".

L'UMP a immédiatement dénoncé une nouvelle "reculade" du gouvernement et un "recadrage" de Mme Bertinotti par Jean-Marc Ayrault. 

"Elle ne peut pas dire cela dans la mesure où elle (Mme Bertinotti) ne connaît pas la date de réponse du CCNE", a répondu  Jean-Marc Ayrault, interrogé par la presse, alors qu'il est en déplacement à Phnom Penh (Cambodge).

Devant les multiples questions des députés, y compris dans les rangs de la gauche, Alain Vidalies a tenté de démêler l'imbroglio des déclarations.
"Je précise qu'il y aura une seule loi portant sur l'ensemble des questions portant sur la famille, que cette loi comprendra la proposition du gouvernement sur la PMA, que le débat n'interviendra qu'après la connaissance de l'avis du Conseil national d'éthique et donc avant la fin de l'année", a-t-il expliqué,  précisant qu'il parlait sous le contrôle de Jean-Marc Ayrault.

Mais le patron des députés PS porta le désordre à son comble
Bruno Le Roux gronda peu après qu'il "prendrait ses responsabilités" si le projet de loi gouvernemental sur la famille ne comprenait pas l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, comme promis au groupe socialiste.

Le Roux alla  publier son désaccord sur BFMTVil confirma, pour ceux qui finissaient par en douter, que la loi sur la PMA serait "bien entendu votée", car "c'est la position du Parti socialiste depuis des années, la PMA ouverte aux couples de femmes".

Christian Jacob (UMP) a alors pointé "la cacophonie du gouvernement et de la majorité". 
Cette majorité de branquignols prétend avoir engagé le débat avec l'opposition et l'opinion, mais n'a toujours pas réglé ses divergences internes. "La garde des Sceaux refuse de répondre à nos questions, Mme Bertinotti se fait tacler par le Premier ministre depuis Phnom Penh et Le Roux défie le Premier ministre ! ", a-t-il résumé. "On ne peut pas continuer à discuter avec une majorité qui est comme un canard sans tête ! "

En fin d'après-midi, de très nombreux députés disaient "ne plus rien comprendre".

"J'ai l'impression qu'on assiste à un enterrement de la PMA", commenta S. Coronado (EELV). 

La députée PCF Marie-George Buffet dénonça quant à elle un "brouillage" et appela aussi le Zayrault de Matignon à "des éclaircissements".

Erwann Binet, rapporteur PS du projet de loi sur le mariage homosexuel, estima que la consultation préalable du CCNE sur la PMA "un déni de démocratie". 
"Bien évidemment, ce n'est pas le Conseil national d'éthique qui va faire la loi", a voulu rassurer Alain Vidalies.


lundi 16 juillet 2012

Sondage: la popularité de Hollande poursuit sa baisse

La cote de popularité de François Hollande chute de 5 points, à 53%
Ce sondage intervient alors que Nicolas Sarkozy, à la même époque, n'avait pas encore connu de chute de popularité. 

"Alors que son prédécesseur avait connu un état de grâce estival à la suite de son entrée en fonction, François Hollande connaît dès à présent une première chute de popularité", souligne Erwan Lestrohan, de l'institut LH2.

François Hollande enregistre une baisse de 5 points de sa popularité en un mois, à 53%, tandis que son premier ministre Jean-Marc Ayrault est inchangé à 56%, selon un sondage LH2 pour le Nouvel Observateur publié lundi.
53% des personnes interrogées affirment qu'elles ont une opinion positive de "François Hollande, en tant que président de la République", dont 11% ont une opinion "très positive" et 42% "assez positive". Elles sont 37% a avoir une opinion négative du chef de l'Etat, soit 22% "assez négative" et 15% "très négative". 10% ne se prononcent pas.
Si elles sont 56% à avoir une image positive de Jean-Marc Ayrault (12% très positive, 44% assez positive), elles sont 29% à avoir une image négative du Premier ministre (20% assez négative, 9% très négative), et 15% à ne pas se prononcer.
Cette baisse est "à relier aux fortes attentes déçues des classes populaires notamment qui s'inquiètent de ne pouvoir trouver dans l'action présidentielle des bénéfices en matière de pouvoir d'achat et d'emploi", ajoute-t-il. 


Ces inquiétudes "ont pu être ravivées par les récents plans de licenciements au coeur de l'actualité", poursuit-il en faisant allusion aux licenciements annoncés chez PSA, que le pouvoir a mis deux mois avant de les prendre en considération.
Sondage réalisé les 12 et 13 juillet par téléphone, auprès d'un échantillon de 966 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

jeudi 12 juillet 2012

Borloo exprime tout haut la défiance du pays envers le gouvernement Zayrault

Le brillant réquisitoire de Jean-Louis Borloo

Centre et gauche ont voté la confiance au gouvernement après le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault.

Le meilleur orateur de la journée, ce fut lui et non pas le Premier Sinistre, triste et mou. 
Jean-Louis Borloo a fait mardi une prestation pleine de souffle et de drôlerie, sortant souvent de ses notes et rompant avec la monotonie des discours calibrés qui ont suivi celui du premier ministre. L'œil espiègle, le président du nouveau groupe UDI (Union des démocrates et indépendants) a lancé à Ayrault, devant un parterre de ministres: "J'ai eu le sentiment que vous nous demandiez une confiance que vous ne transmettez pas !..."

"Opposition, nous sommes et resterons"

Il a dit qu'il ne voterait pas la confiance tout en apportant un "soutien partiel", notamment sur la réforme de la formation professionnelle. "Opposition, nous sommes et nous serons, mais il pourra nous arriver, quand l'intérêt national est en jeu, de vous donner un soutien particulier", a-t-il déclaré. 
Très en verve, Borloo a encore lancé: "Ne procédez pas au détricotage systématique de ce qu'ont fait vos prédécesseurs !" Ca ne saurait en effet tenir lieu de politique socialiste. 

Et s'est offert le luxe d'ajouter:
"Le premier reniement de votre action politique est en réalité salutaire." Le député du Nord voulait parler du traité européen de discipline budgétaire: "Merci d'accepter sa ratification le plus vite possible. Et je vous remercie d'inscrire la traité européen de discipline budgétaire dans un prochain débat à l'Assemblée nationale," a-t-il encore ironisé.

Après ces deux uppercuts, il a poursuivi: "Je crains que vous ne soyez parti sur le chemin de la maltraitance ou de l'incompréhension des ouvriers, des salariés et des classes moyennes.

Dénonçant "l'absence totale de réduction des dépenses publiques", il a enjoint le gouvernement de sauver l'usine PSA d'Aulnay, "à défaut de quoi nous perdrions sur une industrie symbolique toute crédibilité internationale, et vous toute crédibilité politique (…) Attention au message d'un pays qui n'aimerait pas l'économie"

Alliés de gauche

Coprésident du groupe écologiste, François de Rugy a promis au gouvernement que les Verts seraient "des partenaires fiables, positifs, loyaux, mais exigeants". Après avoir menacé de s'abstenir de voter la confiance, Noël Mamère, dont l'annonce avait embarrassé les Verts, a décidé de la voter, la queue entre les jambes, après avoir reçu des assurances sur le projet de réacteur nucléaire Astrid.

Sans surprise, André Chassaigne, président du groupe GDR (qui regroupe 10 élus Front de gauche et 5 ultramarins pour faire bon poids), a justifié l'abstention "constructive" du Front de gauche: "Nous pensons que vous faites fausse route (…) Nous n'avons pas le droit de décevoir cette espérance de changement, nous avons une obligation de résultats."

Enfin, le président du nouveau groupe radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a voté la confiance mais a réclamé "le droit à la différence": "La gauche française a toujours été pluraliste. On ne peut pas envisager de faire passer le rouleau compresseur de l'uniformité sur ses composantes."



mardi 10 juillet 2012

Les taux d'emprunt négatifs de la France ne doivent rien à Hollande

La droite revendique la confiance durable de la finance



La France a bénéficié de ce taux négatif
 
à l'occasion lundi d'une émission d'obligations à court terme d'un montant de près de 6 milliards d'euros. Un privilège jusqu'ici réservé à des pays comme l'Allemagne.



Cela démontre que le bilan de Nicolas Sarkozy "n'est sans doute pas aussi mauvais" que le disent les socialistes, a raillé mardi l'ancienne ministre UMP du Budget Valérie Pécresse sur i-télé. 
Cela signifie aussi que "François Hollande a pris cette semaine une très grande et très bonne décision: celle de ratifier le pacte (de discipline budgétaire européen) Sarkozy-Merkel ", a-t-elle souligné.

Tout en se félicitant de cette "bonne nouvelle", le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a précisé la portée de l'événement. "Il s'agit uniquement du refinancement de la dette à très court terme, quelques semaines", a-t-il souligné sur Radio Classique et Public Sénat.

Il souligne donc du même coup que la gauche a un défi à relever.
 
"Dès que les taux sont plus longs, pour des emprunts plus longs, là, malheureusement (...) le spread (l'écart des taux entre la France et l'Allemagne) est très fort", a-t-il ajouté. "Les investisseurs considèrent que nous avons de gros efforts à faire en matière de compétitivité et d'assainissement des finances publiques", a-t-il poursuivi. Or, ces deux objectifs dérangent la gauche, déjà rien qu'au plan sémantique !


Valérie Pécresse a dénoncé aussi
la politique fiscale du pouvoir socialiste. 
"La réponse de François Hollande à tous les problèmes de la France ne peut pas être que l'impôt (...). L'impôt, c'est le meilleur ami de la gauche", a-t-elle accusé. "Aujourd'hui, nous devons mener une politique de compétitivité" qui passe par "l'innovation, la baisse du coût du travail, la réforme du droit du travail, toutes choses que François Hollande refuse d'envisager", a-t-elle dit. "Le modèle pour nous, c'est le modèle allemand, c'est le modèle d'une économie qui a fait des réformes de compétitivité, qui a modéré ses salaires, qui a modéré ses dépenses", a rappelé Valérie Pécresse.


Alors à qui attribuer la bonne nouvelle de la baisse des taux de la France ? 
Il est tout à fait vrai que le mouvement de baisse était engagé avant l'élection de François Hollande. Les investisseurs n'ont encore pas sanctionné la France du fait que les annonces du gouvernement Zayrault en matière de politique budgétaire  restent ambiguës. Or les mesures de rigueur du collectif budgétaire du gouvernement socialiste, dont le pacte Merkel-Sarkozy, et l'obligation acceptée du respect des contraintes européennes vont dans le sens de ce qu'attendent les marchés. La baisse du coût moyen de financement est ainsi la preuve de l'alignement de Hollande sur la politique économique et financière européenne de Sarkozy, malgré les coups de mentons en direction des caméras, pour donner l'illusion du changement devant l'opinion....


A
insi, même si la situation de ses finances publiques n'est pas florissante, la France apparaît-elle toujours en relativement bonne santé par rapport aux pays en difficulté, et ce d'autant plus que, contrairement à d'autres, elle a réussi  à éviter la récession au premier semestre. 

Enfin, dans un   contexte troublé qui voit s'envoler les taux de l'Espagne (à plus de 7%) et de l'Italie, les investisseurs se reportent d'autant plus sur la France qu'elle offre une rémunération supérieure aux pays de référence comme l'Allemagne.