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mardi 22 avril 2014

L'Europe va-t-elle enterrer l'aéroport Ayrault de Notre-Dame-des-Landes à Nantes?

La Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la France

Elle reproche à Ayrault de n'avoir pas mené d'évaluation environnementale sur le projet d'aéroport controversé à Nantes.
 

L'exécutif européen a envoyé mercredi 16 avril une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, première étape dans la procédure d'infraction pour non-respect de la règlementation européenne, a révélé un responsable de la Commission à Presse Océan. La France a maintenant deux mois pour répondre.
Ayrault aurait ainsi violé les directives, "avec détermination et sérénité" 
Lors de la procédure d'autorisation, le gouvernement socialiste n'aurait pas mené "une évaluation des effets synergiques et des impacts cumulés de l'ensemble des infrastructures du projet d'aéroport Grand-Ouest" à Nantes, ville dont il était le député-maire.
La directive impose aux Etats membres de soumettre "à une évaluation stratégique environnementale les plans et programmes fixant le cadre pour la construction d'un aéroport", recensant notamment "les effets notables sur l'environnement, y compris les effets secondaires et cumulatifs". Une telle évaluation doit être effectuée avant l'adoption du projet. 

La Commission invoque également une autre directive qui impose une "évaluation environnementale" des projets d'infrastructures: le maître d'ouvrage ne peut ignorer son obligation de "fournir une description des effets importants que le projet proposé est susceptible d'avoir sur l'environnement". 

Crash des partisans d'un lancement rapide des travaux sur le site

"Cette information vient contredire durablement celles et ceux qui, à grand renfort de communication, péroraient sur l'absence de recours possibles au niveau européen et, surtout, renvoie bien au-delà des calendes grecques un aéroport de plus en plus hypothétique", estiment les élus écologistes. 

Projet gelé, projet annulé
Confié en 2010 au groupe Vinci pour remplacer l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame des-Landes, cher à l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est de facto gelé, en raison de procédures engagées par des opposants. 

En novembre dernier, la Commission européenne avait donné de l'espoir aux "mégalos", donnant son accord pour que l'Etat français aide  au financement de la construction de l'aéroport, jugée "compatible avec les règles de l'UE relatives aux aides d'État".

EELV crie victoire

Les écologistes pavoisent. L'ouverture de cette procédure constitue "une première victoire grâce à l'Europe du droit sur la mégalomanie", s'est félicité le député européen Vert, Yannick Jadot, sur son compte Twitter. 

Avec ses collègues d'EELV Sandrine Bélier, Jean-Philippe Magnen, Nicole Kiil-Nielsen et Julien Durand, candidats aux européennes, et Pascale Chiron, adjointe au Maire de Nantes, Yannick Jadot estime que "l'Europe sonne le glas de l'aéroport". Selon eux, il est "peu probable" que la France, qui doit fournir des éléments solides et tangibles sous deux mois, "en ait la capacité".

Que penser donc de la décision des juges du tribunal correctionnel condamnant cinq jeunes gens
Interpellés lors de la manifestation anti-aéroport de Nantes, ils ont écopé le lundi 24 février de peines allant de travaux d'intérêt général à de la prison ferme, mais sans mandat de dépôt, réservé aux opposants au mariage pour tous.

lundi 1 avril 2013

Haro sur Ayrault: les media veulent-ils son suicide ?

La gauche croit-elle que le PS a mieux à offir que Ayrault ?
Ayrault en mal d'autorité ?

Après dix mois passés à Matignon, Jean-Marc Ayrault n'a jamais été aussi contesté dans son autorité.

François Hollande peut-il se sauver en le lâchant ? 

Alors que l'enregistrement de Koh-Lanta sur TF1 est arrêté à la suite du malaise mortel d'un candidat, le suicide du médecin de l'émission accusé de faute professionnelle donne des idées aux camarades de la Rue de Solférino et au-delà, au Front de gauche. Sous Mitterrand, Edith Cresson avait tant bien que mal résisté à la pression, mais le "sombre Ayrault" le peut-il sous Hollande ? Le Premier ministre a d'abord essuyé une série d'attaques et d'insultes frontales de la part de ses ministres, mais c'est le tour des media de le salir en mettant sur la place publique les coups qu'il encaisse au quotidien.

L'avalanche de critiques et d'insultes a manifestement pour objectif de pousser le président François à le démissionner
, comme il l'a déjà fait pour l'arrogant Jérôme Cahuzac, son vertueux ministre du Budget accusé d'exil fiscal.

VOIR et ENTENDRE
 une analyse positive de BFMTV, chaîne acquise à Hollande:

Le Premier ministre a courbé l'échine sans se formaliser.

"Nous sommes une équipe, nous devons jouer collectif", objecte-t-il faiblement. Une réponse de loser qui  dérange l'oppositioncomme Geoffroy Didier, membre de l'UMP. "Nous avons malheureusement un Premier ministre qui ne dirige rien. (...) Je crois sans doute que Jean-Marc Ayrault était une erreur de casting."

Jean-Marc Ayrault tente de se rallier la sympathie des Français


Il l'a reconnu lui-même dimanche dans les colonnes du JDD: oui, son ministre Arnaud Montebourg lui a bien dit en substance qu'il faisait "chier tout le monde" avec son projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes dans son fief nantais.


Ayrault aux abois se tourne en vain vers les Français  à la peine.

Il avait déjà rendu public son désaccord avec Vincent Peillon, son ministre de l'Education, en octobre 2012

Après les déclarations du ministre sur l'ouverture d'un débat sur la dépénalisation du cannabis, l'ex-professeur d'allemand à l'ancienne exige de sa classe qu'elle "défende" sa politique, "et rien d'autre".

Recadré par Matignon, Vincent Peillon rétro-pédala afirmant que sa déclaration  en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis était une "réflexion personnelle". "Elle ne contrevient pas à sa solidarité totale et entière à la position du président de la République et du gouvernement sur le sujet", expliqua un haut-fonctionnaire de son ministère, alors que le ministre avait affirmé sur France Inter qu'il s'agit pour lui d'un "sujet majeur".


En fait, Peillon avait défié Ayrault en repartant à la charge
En juin 2012, quatre jours avant le premier tour des élections législatives, l'ancienne porte-parole des écolos radicaux, la ministre Europe Ecologie-les Verts du Logement, Cécile Duflots'était déjà déclarée favorable à la dépénalisation, créant une vive polémique. Jean-Marc Ayrault avait alors assuré que la dépénalisation du cannabis n'était "pas à l'ordre du jour" et que la fermeté restait "d'actualité".

Le mépris du ministre frondeur s'est exprimé dès la mi-juin 2012

Premier court-circuitage et premier couac d'une longue série, dans "L'Est républicain" quand, sans en aviser son premier ministre, Vincent Peillon avait immédiatement annoncé l'allongement des vacances de la Toussaint à deux semaines à la rentrée 2012. Ayrault avait réagi le 14 juin à Angers déclarant que l'initiative de Peillon n'était qu'une "piste" et que la concertation "commençait".

Deux "gauches molles" ?

De nombreux ministres n’hésitent pas à régler directement leurs problèmes  par téléphone et SMS avec l’Elysée, sautant "Matignon" et son locataire. Lors de son intervention jeudi, soucieux de se faire passer pour le grand patron de l'hôpital France, le professeur François n’a pas cité une seule fois son chef de clinique, effaçant ce "collaborateur" et réduisant celui qu'au siège du PS on appelait 'La Voix de son Maître' à la condition d'interne anonyme. Jean-Marc Ayrault.

Le président François hésiterait à changer de cataplasme sur sa jambe de bois

Rien d'étonnant de la part d'un président qui foire son tête-à-tête télévisé
bien qu'il ait reçu les conseils d'une cinquantaine de conseillers en communication. 

"Si il s'agit de mettre en musique la politique du président de la République, à ce moment-là, François Hollande a parfaitement raison de garder quelqu'un qui est tout à fait fidèle, sur la même longueur d'ondes que lui", assure Gérard Grunberg, politologue social-libéral blairiste, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po.



Si Jean-Marc Ayrault manque de cette autorité naturelle qui distingue les petits chefs des chefs, il ne pourra soudain trouver en lui les ressources qui lui manquent depuis dix mois et s'imposer au-delà du perron de Matignon.
Il a totalement remanié son équipe de communication la semaine dernière, mais quand un Premier ministre a toujours besoin de plus de conseillers pour savoir comment être, il doit s'interroger sur l'urgence de sa reconversion...


samedi 29 décembre 2012

Notre-Dame-des-Landes: Duflot, femme aux convictions flexibles

Quand Cécile Duflot son désaccord avec le projet et égratignait Ayrault

Ses paroles n'engagent pas Duflot


Ayrault, outragé
par cette misérable arriviste
sans foi ni loi

En mai dernier, lorsque Cécile Duflot a été nommée ministre du Logement, un responsable politique sait qu'il doit se montrer solidaire des décisions  gouvernementales. Dans l'euphorie de la réussite de ses magouilles politiciennes avec la Ch'tite Brochen-Aubry et de son accession au gouvernement, Cécile Duflot n'a pas pensé un seul instant qu'elle aurait à tenir ses engagements.

Écartelée entre son parti, EELV, qui ne cesse de remettre en question sa participation au gouvernement Ayrault et son comportement de ministre qui met à mal la cohésion et la solidarité au sein de l'équipe d'un Premier ministre insaisissable et contesté, Cécile Duflot est dans une position des plus instables.

"Monsieur A. y tient beaucoup"

Et si, hormis le nucléaire, il est un dossier qui embarrasse la ministre, c'est bien celui du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Son parti y est farouchement opposé quand le projet tient particulièrement à cœur de Jean-Marc Ayrault, l'ancien député-maire de Nantes. 

Ce n'est pas cette vidéo d'un discours de 2011, ressortie des archives il y a quelques jours et qui commence à circuler sur la Toile, qui va améliorer l'image de l'écologiste d'Europe Ecologie-les Verts.
Cécile Duflot démonte le projet avant de se moquer de celui qu'elle appelle "Monsieur A.", Jean-Marc Ayrault.


L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes un projet " tellement daté", au "chiffrage irréaliste" dont le budget de 500 millions est "une escroquerie". 

"La vérité c'est que Monsieur A. (comprendre Jean-Marc Ayrault) y tient beaucoup", insiste Cécile Duflot, avant de demander aux opposants rassemblés devant elle "Qu'est-ce que ce projet comble ?", "Trouvons ce qu'il lui manque". Et de se gausser en des termes sexistes pour finir: "Même si t'as pas un gros aéroport, on t'aimera quand même, je te le promets."


En octobre dernier, alors que les manifestations font rage, la ministre campe toujours sur ses positions.
"Il y a un désaccord sur ce projet, ancien et acté, rien de nouveau sous le soleil", évacue-t-elle, avec désinvolture . "Il y a un désaccord sur ce projet-là, qui est un désaccord ancien (...) Mon désaccord sur ce point est connu par le premier ministre". C'est le problème du Premier ministre et non celui de la ministre !

Mais, fin novembre, le Premier ministre a mis en garde les Verts.
Il est pour lui "impensable" que ses alliés écologistes "s'associent à des anarcho-autonomes" pour s'opposer au projet d'aéroport. Cela s'adressait en particulier Pascal Canfin, ministre du Développement et à Cécile Duflot. Qui n'en ont cure !
Une concertation a été lancée pour déminer le terrain. Ses conclusions devront être rendues en à la fin du mois de ...mars 2013. D'ici là, tout le monde doit faire le mort.

mercredi 12 décembre 2012

Aéroport Ayrault: le juge ordonne l'expulsion des contestatairess

La justice se plie à la volonté du gouvernement socialiste


Le tribunal de Grande instance de Saint-Nazaire a autorisé la préfecture à expulser les opposants au projet de Ayrault 
Par la "concertation" promise par Hollande,
le Premier ministre obtient la destruction des constructions situées  dans le bocage nantais, sur le site du futur aéroport voulu par Ayrault. 






Mardi, le juge "indépendant" avait déjà autorisé la destruction des cabanes.



Mais la préfecture ne pouvait en expulser les occupants sans une nouvelle procédure judiciaire, alors que la trêve hivernale est en vigueur.
Alors, c'est qui
le chef ?

vendredi 23 novembre 2012

Valls lance les CRS sur les écologistes de N-D-des-Landes

L'Ayraultport de Nantes, symbole de la division de la gauche gouvernementale

Le gouvernement prend les manifestants de vitesse



500 gendarmes mènent ce vendredi
une vaste opération d'évacuation de squatteurs opposants
à l'aéroport de N-D-des-Landes à Nantes


Le gouvernement a lancé vendredi matin une opération d'évacuation des squatteurs du site, à la veille d'une nouvelle manifestation à Nantes contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le projet et ignorant la proposition des écologistes de nommer un médiateur.


"Je respecte le droit de manifestation et je fais en sorte que tous les recours puissent être traités par une justice indépendante", a assuré le président Hollande.
"Une importante opération est actuellement menée en plusieurs points sur la zone d'implantation de l'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes", a confirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur place.

Le mercredi 14 novembre dernier, Jean-Marc Ayrault a pourtant condamné "toutes les violences" sur le site de l'aéroport, après qu'un agent de sécurité a été blessé et a qualifié d'"inadmissible" l'attitude de "forces ultra-minoritaires et violentes" autour de ce projet.

Manifestants anti-aéroport,
le 17 novembre dernier
Les pouvoirs publics cherchent à empêcher la constitution d'un "camp retranché" à Notre-Dame-des-Landes, où 500 gendarmes intervenaient vendredi matin pour déloger les opposants, a expliqué le préfet de Loire-Atlantique.

VOIR et ENTENDRE des images du nouveau face à face tendu, ce jour, entre les forces de police et les militants écologistes:

Le gouvernement choisit la force au détriment de la concertation
Voulant afficher sa détermination, il assure que le projet "se fera" coûte que coûte
Mais, à leur grand dam,  le pouvoir ignore la proposition des écologistes de nommer un médiateur.
Les forces de l'ordre dégagent
 les accès au site
"Notre-Dame-des-Landes est un projet d'intérêt général et pas un projet personnel. L'aéroport se fera", objecte le Premier ministre dans un entretien à Paris-Match jeudi, bien qu'il soit l'ancien député-maire de Nantes, qui a porté depuis plusieurs années ce projet et continue à Matignon de le défendre bec et ongles.
La région "va gagner encore en population" et a donc "besoin d'être accessible", argumente-t-il.
"Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n'est pas la nôtre", a mis en garde J.-M. Ayrault, s'en prenant clairement à l'idéologie écologiste. Il rappelle au passage que "dans un Etat de droit", "quand les décisions sont prises, quand tous les recours sont épuisés, la loi doit être respectée".
Mardi, le ministre de l'Intérieur, avait qualifié de "totale" la "détermination du gouvernement" à porter ce projet et à "faire respecter la loi". "Il y a des occupations illicites, l'Etat évidemment sera ferme et il y aura en temps utile (..) des évacuations parce que nous devons être très déterminés", avait ajouté Manuel Valls.
M. Ayrault a aussi reçu le soutien du ministre de la Défense et ancien président (PS) de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, "totalement solidaire".


En revanche, une cinquantaine de militants Verts, parmi lesquels Jean-Philippe Magnen, vice président du groupe Europe Ecologie les Verts, et Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, sont attendus pour un rassemblement au lieu dit la Vacherie .
Bruno Le Roux, président des députés PS, a, lui, fait front, reprochant implicitement aux élus écologistes, qui sont allés manifester samedi dernier avec plusieurs milliers de protestataires, de s'associer à une "guérilla contre des décisions démocratiques".
Comment sortir de ce qui ressemble à une impasse ? 
A aucun moment, il n'est évoqué la possibilité de nommer un "médiateur" sur ce dossier, comme le réclament depuis plus d'une semaine, le patron d'EELV Pascal Durand.
"On constate une situation de blocage. Il faut arrêter d'essayer de passer en force. Donc nous continuons de demander un médiateur", a déclaré Pascal Durand, affirmant que depuis que cette proposition a été faite, c'était "le silence" côté gouvernement.
"La méthode qui est la marque de fabrique de ce gouvernement (?), à savoir le dialogue, ne se met pas en place sur cette question-là", analyse-t-il, embarrassé.
José Bové, casseur-démonteur
 altermondialiste multi-cartes
Barbara Pompilila coprésidente du groupe des députés écolos, estime qu'il fallait "trouver une sortie par le haut".
"Le débat a été à son terme et donc aujourd'hui il n'y a pas de raison de mettre en place un médiateur", affirmait la nouvelle co-porte-parole du PS, Frédérique Espagnac en début de semaine.

Le chef de file des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé déclara le 13 novembre à Ouest France: ci-contre


Quant Cécile Duflot et Pascal Canfin (pourtant ministre du Développement), les deux membres EELV du gouvernement, ils se terrent.

VOIR et ENTENDRE les arguments de altermonde-sans-frontiere, opposé, comme Jacques Nikonoff, porte parole du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP):

Un crash du projet personnel de Ayrault ?
Des anti-libéraux
anarcho-révolutionnaires
 
"Le petit caillou est plutôt dans les pieds des écologistes qui ont signé un accord de participation au gouvernement", minimise l'entourage du Premier ministre. C'est parce qu'il y avait divergence sur ce sujet, comme sur l'EPR de Flamanvile, que les deux sujets ont été écartés de l'accord électoral EELV-PS.
Les responsables EELV font valoir, comme d'autres détracteurs du projet, que sur le terrain juridique, des recours sont encore possibles. 
Ils estiment également que le débat peut être rouvert et le projet réexaminé, compte tenu de la détérioration des finances publiques.
Ils espèrent que l'examen, au niveau européen, d'un recours déposé pour non-respect de la directive-cadre sur l'eau qui protège les zones humides comme celle du bocage de Notre-Dame-des-Landes débouchera sur une condamnation de la France par la Cour européenne de justice.


Les anti-aéroport appellent à 

bloquer le pont de Cheviré à 12h30


Les travaux en vue du nouvel aéroport doivent commencer début 2013 et s'achever en 2017 pour remplacer l'actuel aéroport de Nantes Atlantique.

dimanche 18 novembre 2012

Aéroport Ayrault: les écolos s'opposent au Premier ministre

Notre-Dame-des-Landes: les opposants ré-investissent les lieux

Les reconstructions de cabanes se sont poursuivies dimanche à Notre-Dame-des-Landes, en vue de la réoccupation de la zone du futur aéroport Grand Ouest, dit Ayraultport, au lendemain de la manifestation d'ampleur des opposants.

Futur squat de José Bové

Samedi, la manifestation a réuni entre 13.000 et 40.000 opposants. Dimanche, plusieurs centaines de personnes étaient encore sur place après avoir passé la nuit dans des voitures, des caravanes, des camionnettes, des tentes de camping ou dans des maisons occupées sur le site. 

Au sein du cortège, quelques extrémistes protégés par les media : Olivier Besancenot (révolutionnaire trotskiste) Jean-Luc Mélenchon (candidat des communistes à la présidentielle), Eva Joly (candidate EELV à la présidentielle), José Bové (euro-député Europe-Ecologie)... tous réunis pour défendre la même cause et tous en colère contre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.


Au petit matin, les opposants ont repris la construction de plusieurs bâtiments. 
L'ex-juge Joly et le démonteur Bové

s'introduisent par effraction dans 

une maison vouée à la destruction,
le 16 novembre 2012

Deux ont déjà été partiellement érigés au lieu-dit La Lande de Rohanne: des maisons en bois sur pilotis avec des tranchées, qui seront isolées avec des ballots de paille.
"Les constructions vont se poursuivre les jours et les semaines qui viennent pour réoccuper le terrain après les destructions" depuis la mi-octobre de plusieurs sites squattés, a déclaré Jérôme, un des occupants les plus anciens de la ZAD, la Zone d'aménagement différé dédiée au projet d'aéroport et rebaptisée par ses opposants "Zone à défendre".

Ils s'installent pour longtemps
"On construit une grande cabane pour les réunions, les assemblées générales, et d'autres petites qui permettront aux gens de se loger, il y aura des blocs sanitaires et des cuisines", a décrit Jérôme.

"Là où se déroule la réoccupation, on est au coeur du projet. Pas loin des cabanes il y aura les pistes, la tour de contrôle, les duty-free si le projet se fait, tout ce qu'on ne veut pas. C'est pourquoi on ne lâchera pas, c'est le village des irréductibles qui est en train de se reconstruire", a poursuivi l'opposant.

Un projet déclaré d'utilité publique, contre l'avis de la population

La porte-parole du gouvernement socialo-écolo, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé dimanche qu'à présent "force" est "à la loi", le projet ayant fait l'objet de débat public "en 2003"

Mais,
selon les opposants, ces terrains sont protégés par un moratoire, conséquence d'un accord politique conclu au printemps dernier à l'issue d'une grève de la faim d'opposants "historiques" (exploitants, propriétaires ou locataires "légaux" en cours d'expropriation).


Ce moratoire conclu avec les collectivités locales socialistes empêche toute expulsion tant que des recours contre le projet déposés à la date de cet accord ne sont pas arrivés à leur terme. Et, selon les opposants, il y a encore plusieurs recours à l'étude.

Dès samedi, les autorités ont rappelé que "la situation des nouvelles constructions sera étudiée au cas par cas pour savoir quelle réglementation s'applique, si elles peuvent être détruites immédiatement ou à l'issue d'une procédure juridique". 
Elles ont "vocation à disparaître", a clairement indiqué la préfecture de Loire-Atlantique.
A 62 ans, ce préfet de la région Pays de la Loire, préfet de la Loire-Atlantique (hors classe), Christian Galliard de Lavernée a justement été nommé par décret du 31 mai 2012, sans délais après l'arrivée de Jean-Marc Ayrault à Matignon.