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samedi 30 août 2014

Université d'été du PS: Taubira (MRG), ministre politiquement métissée

Avec les "frondeurs", côté coeur, mais avec Hollande, côté raison

La ministre de Hollande s'est affichée aux côtés des "frondeurs"


Christiane Taubira s'est rendue samedi à la réunion des contestataires de sa politiqueréunis à la Rochelle en marge de l'Université d'été du Parti socialiste. La ministre de la Justice s'est défendue de toute ambiguïté en affirmant y avoir été invitée "il y a plusieurs semaines".
C'est néanmoins après la démission du gouvernement et le renvoi de ses trois accolytes, Montebourg- Hamon et Filippetti, qu'elle répond présente. "Je ne vois vraiment pas où est le problème, je viens entendre ce qu'il se dit", s'est justifiée l'effrontée.

Présente quarante minutes devant une salle comble où les frondeurs ont lancé leur club "Vive la gauche"
, la ministre de la Justice a feint l'étonnement que sa présence suscite de telles réactions. "C'est tout de même extraordinaire", a-t-elle lancé, avant de railler la presse qui honorait cette bonne cliente de sa présence. "Je ne vois vraiment pas où est le problème. Je comprends que vous ayez besoin de dramaturgie", a-t-elle ajouté.
Elément de langage officiel: aune fracture interne, que du débat !
Peu après, Christiane Taubira s'est de nouveau exprimée, en justifiant son déplacement de Paris, afin de "prendre (sa) part" au débat politique.
"Ce matin, j'y ai pris ma part et j'en assume les conséquences", a-t-elle déclaré en souriant. Alors qu'on lui demandait si elle mettait en porte-à-faux l'exécutif, elle a répondu par une question: "Vous croyez le Premier ministre intolérant ?"
L'indépendantiste guyanaise est à la fois du "off" et du "in" de La Rochelle.

Tout juste reconduite Garde des Sceaux dans 
le gouvernement Valls IIChristiane Taubira a provoqué une nouvelle polémique. Si Matignon dédramatise, des proches du Premier ministre pointent "une incohérence".

Matignon minimise la provocation, mais les proches de Valls grondent
Son vélo l'a suivie en voyage accompagné?
L'entourage du Premier ministre Manuel Valls n'a pas tardé à réagir, l'effet de surprise passé. Ainsi, Matignon dédramatise autant que possible en rappelant que Christiane Taubira n'est pas membre du Parti socialiste, ce qui contredit la légitimité de sa visite, "ni en contradiction avec les engagements pris, lundi, devant le Premier ministre et le président de la République". Mais "elle s'expliquera bientôt", a-t-il toutefois ajouté.
A visage également masqué et moins conciliant, un autre proche de Manuel Valls critique "une incohérence".

Taubira grimpe dans les tours pour défendre ses troubles de dédoublement de la personnalité
A peine a-t-elle passé le virage qu'elle retourne sa veste rose pour soutenir Hollande. Loyalement !...


Une fois exécuté son numéro de zizanie, la schizophrène s'en repart...


dimanche 13 avril 2014

Marche contre l'austérité: un socialiste s'affiche au côté de Mélenchon

Un membre du Bureau national du PS défie Hollande et Valls

Un opposant se détache parmi des milliers de manifestants d'extrême gauche 
Cet économiste socialiste a manifesté samedi contre l'austérité et la ligne économique du président Hollande incarnée à Matignon par Manuel Valls, lors de la première marche de "l'opposition de gauche" organisée depuis la débandade du PS aux élections municipales et l'exfiltration de Jean-Philippe Désir, dit Harlem, de la tête du Parti socialiste vers le gouvernement.

Brandissant des pancartes "Envoyons Vallser l'austérité" ou "Hollande ça suffit", 

les manifestants ont défilé  à l'appel d'anti-républicains d'extrême gauche: les communistes du Front de Gauche, les révolutionnaires trotskistes du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de plusieurs fédérations syndicales et d'associations  radicales.
Ils étaient 25.000 à manifester selon la préfecture de police, 100.000 selon les organisateurs.

La presse militante du PS occulte certains faits majeurs

La présence du leader grec de l'opposition de gauche ne dérange pas cette presse pourtant sélective. Alexis Tsipras (Syriza), candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, s'affichait en tête de cortège,  aux côtés des chefs de file du Front de Gauche, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.
"C'est un message envoyé au gouvernement", a déclaré Jean-Luc Mélenchon à la presse. "Il y a une gauche dans ce pays et il n'est pas acceptable qu'elle soit usurpée pour appliquer une politique de droite sur le plan économique."

Participation active des altermondialistes:
EELV a défilé avec ses drapeaux
"C'est la première manifestation de l'opposition de gauche au gouvernement", avait souligné  Olivier Besancenot, du NPA, dans la matinée, sur i>TELE. "Il s'agit de fédérer une opposition de gauche décomplexée face à ce gouvernement. Il y aura des suites."
"Le message est clair, Manuel Valls commence par une première manifestation, et c'est important parce que ça veut dire qu'il y a une nouvelle séquence politique qui s'ouvre", a-t-il estimé mis en garde.

Un défi à l'exécutif, incarné par un membre du Bureau national du PS

Manuel Valls est confronté depuis sa nomination à la fronde  de l'aile gauche de son propre parti qui réclame une inflexion de sa politique jugée trop droitière.

L'extrême gauche, désormais qualifiée de "gauche de la gauche" après avoir été la "gauche radicale" lors de la présidentielle, demande quant à elle l'abandon du Pacte de responsabilité qui prévoit un allègement des charges des entreprises en échange d'embauches. Cette mesure économique emblématique de François Hollande est présentée par ses détracteurs comme un chèque en blanc fait au patronat. 

La presse dissimule la fronde d'un responsable du PS 
Soumise aux consignes de Matignon qui contrôle toute la communication de la presse socialiste, la presse occulte l'affichage symbolique d'un opposant notable de l'aile gauche du PS. 
Liêm Hoang-Ngoc s'est ostensiblement manifesté contre son gouvernement

Il n'était pas "dans les premiers rangs" comme on a pu le lire: les photos le montrent  au premier rang de la marche contre l'austérité.
Né en 1964 à Saïgon (Viet-Nam), en 1996 cet économiste était déjà l'un des initiateurs de l'"appel des économistes pour sortir de la pensée unique", participa à la fondation d'ATTAC. En 2008, il est chroniqueur économique sur France Inter et au nombre des animateurs du club de pensée "La Forge", initié par Noël Mamère et Benoît Hamon, actuel ministre de l'Education... Engagé en politique au PS, c'est un proche d'Henri Emmanuelli. Avec lui et Mélenchon, Hoang-Ngoc milite au club Nouveau Monde (PS, 2002) 
Il est membre du conseil national du Parti socialiste depuis 2003. Il est secrétaire national adjoint à l'économie du Parti socialiste de 2008 à 2012. Il est élu député européen socialiste le 7 juin 2009 sur la liste présentée par le Parti socialiste dans la région Est. Il est membre du bureau national du Parti socialiste depuis 2012. 
Il est permis de considérer que, par sa présence, Hoang-Ngoc implique ses prohes, Vincent Peillon, débarqué de l'Education, Benoît Hamon et aussi Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie. 
Cette lacune intentionnelle marque la volonté délibérée d'une certaine presse de taire  la participation physique de cette jeune pousse de bambou socialiste à la marche de l'extrême gauche. 

L'économiste socialiste joue contre son camp

Ce membre du Bureau national du PS cautionne les banderoles 
Alors qu'un sondage BVA publié samedi par Le Parisien -Aujourd'hui en France et i>TELE, met en évidence que 60% des Français doutent de l'efficacité de Manuel Valls pour réduire le chômage et 56% pensent qu'il ne sera pas efficace pour "permettre plus de justice sociale", samedi dans le cortège parisien, Liêm Hoang-Ngoc a trahit la confiance des siens. 
En effet, on pouvait lire entre autres "quand on est de gauche, on taxe la finance" ou "quand on est de gauche, on est du côté des salariés".

Hoang-Ngoc se présente-t-il sur une liste d'extrême gauche aux européennes 
A un mois et demi des élections du 25 mai, cette marche contre l'austérité est l'occasion pour les extrémistes de gauche, PCF et le PG, ont lancé ensemble vendredi soir la campagne en vue du scrutin, marquant leur différence avec le pouvoir socialiste.
"Les élections européennes vont être le juge d'Appel des municipales qui confirmera le verdict politique qui est que les gens sont excédés par la politique de droite de François Hollande", a estimé Jean-Luc Mélenchon.


dimanche 17 février 2013

Ministre, Duflot conteste la politique d'austérité de Hollande

Cécile Duflot réclame moins d'austérité !


La ministre altermondialiste prend la tête de la contestation au sein du gouvernement

L'écologiste réclame moins de rigueur pour mener sa politique, à la veille d'un comité interministériel sur la politique de la ville.
"La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses", affirme Cécile Duflot, ministre sonore, mais transparente de l'Egalité des territoires et du Logement, dans le Journal du dimanche (JDD) qui, dans un vieux réflexe populiste, n'a pas idée de ce que pèse la fiscalité discriminatoire sur les foyers même les plus "normaux".

Pour l'ancienne secrétaire nationale d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), "personne ne peut croire que de l'austérité naîtra le retour des temps meilleurs." "Il y a aussi une nécessité d'investissements. Les deux doivent aller de pair", assure celle dont le seul investissement personnel dans le logement se résume à la menace d'expulsions des propriétaires d'appartements vides.

La pistonnée de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry plaide pour des investissements "justes et de longue durée", dans le logement, dans les services publics et dans les transports, comme le Grand Paris Express.
"Il serait dangereux que la puissance publique abandonne ses responsabilités", prévient-le chat  Verts  noir du gouvernement.

L'ancienne patronne des Verts dit tout haut ce que nombre de ministres pensent tout bas

Selon le JDD, l'arriviste candidate possible à la mairie de Paris serait représentative d'un gouvernement  "traversé par un profond débat sur la politique économique".

=> Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a en effet adressé une lettre à tous les ministres leur demandant de trouver de nouvelles économies et de rendre leurs administrations plus efficaces.


=> Zayrault a fini par reconnaître que la France ne respectera pas son objectif de réduction des déficits à 3% du PIB cette année.Lien PaSiDupes - " Hollande doit en rabattre sur ses prévisions de croissance ": un état de l'économie a faire peur

=> Dimanche  au Grand Rendez-vous Europe 1/i>TELE/Le Parisien, le premier président de la Cour des Comptes a en revanche estimé que personne ne doit "être à l'écart de l'effort."

A la différence des francs-tireurs Verts du gouvernement, Didier Migaud met l'état des finances de la France sur le compte d'une "accoutumance à la dépense publique", mais veut cependant croire que "des économies sont possibles sans remettre en cause ce qu'on appelle le modèle social français".Lien PaSiDupes - " Hollande ne peut plus rêver d'atteindre 3% de déficit en France fin 2013 : Cour des comptes: la France a peu de chances de ramener son déficit public à 3% du PIB cette année