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vendredi 28 août 2015

La "petite musique libérale" du gouvernement est insupportable aux frondeurs du PS

"Venez voir les clowns, les acrobates et les jongleurs !"

"C’est un assez bon résumé de l’état actuel du Parti socialiste,"
 
murmure un socialiste 'frondeur' qui participe à la visite gratuite de la ménagerie annoncée par le haut-parleur de la voiture du... cirque Zavatta  voisin

L’aile gauche du PS s’est réunie, jeudi 27 août à Marennes - ville des huîtres ! - à quelques kilomètres de La Rochelle et à quelques heures de l’ouverture de l’université d’été des socialistes. 
M. Touraine et Montebourg
Près de 300 militants sont venus assister à une table ronde sur les crises européennes, avant les discours de clôture vendredi matin des trois chefs de file du courant: Benoît Hamonle ministre de l’Education chassé du gouvernement et 'drivé' par Henri Emmanuelli, le député de la Nièvre, Christian Paul, vice-président du courant Rénover maintenant animé par Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et l’eurodéputé Emmanuel Maurel, premier signataire de la motion 'Maintenant la gauche' au congrès PS de Toulouse d' octobre 2012, soit 13 %, et 28 % des voix, lors de l'élection du Premier secrétaire face à Harlem Désir. Les "frondeurs" représentent un militant sur 3 au PS.

Cette table ronde sur les crises européennes accueillait des responsables du parti de la gauche radicale grecque, Syriza
, et du parti espagnol Podemos.
"A gauche pour gagner", proclame le slogan des frondeurs, alors que l'une des leurs, la maire de Lille Martine Aubry, s'est soumise à Hollande et Valls en espérant sauver sa présidence du Conseil général du Nord que lui a finalement ravi Jean-René Lecerf (UMP).
 
Dans les faits, on prend (à peu près) les mêmes et on recommence. 
En cette rentrée, l’aile gauche du PS réclame toujours une "réorientation" de la politique du gouvernement, moins de deux ans avant l’élection présidentielle. Tous ses responsables en sont convaincus: en l’état actuel, si la gauche au pouvoir ne change pas, elle sera battue en 2017. "Cette rentrée est celle de la dernière chance", souligne Emmanuel Maurel, avant l’examen du budget à l’automne. "Notre politique n’a pas de base électorale, donc comme nous ne pouvons pas changer le peuple, il faut changer de politique", ajoute Christian Paul, qui estime que "la gauche au pouvoir manque d’ambition et doit changer d’intensité"

Les cibles socio-libérales des socio-démocrates

Lienemann, Paul, Baumel et Guedj
Les frondeurs sont anxieux
Croissance basse, chômage haut, division des gauches, électeurs qui se détournent vers l’abstention ou les extrêmes, tout est cause d'inquiétudes à vingt mois de la présidentielle. "A-t-on réussi depuis 2012 à réduire le chômage et les inégalités ? Non. Les électeurs viennent-ils voter pour nous depuis quatre ans ? Non. Il faut nous interroger sur ces deux indicateurs", explique Benoît Hamon. 

Mise en garde adressée à François Hollande et à Manuel Valls. 
Le premier ministre reste la cible privilégiée de l'aile gauche du PS. Sa tribune, publiée cette semaine dans Les Echos, qui ferme la porte à une réorientation du pacte de responsabilité et appuie le maintien des réformes, a provoqué leur colère. "La tribune de Valls, c’est une lettre au Medef qui ne parle pas aux socialistes ni aux Français", gronde Christian Paul. Pour le député, le chef du gouvernement "n’est plus un bouclier pour le président, mais l’émetteur d’idées libérales qui peuvent être catastrophiques pour la gauche et le pays". 

L’aile gauche s’inquiète d’une éventuelle nouvelle série de réformes visant à assouplir le droit du travail. Les attaques récentes de Pierre Gattaz, le président du Medef, contre le code du travail, visant à développer la flexisécuritéainsi que les déclarations du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sont à leurs yeux de mauvais présages. "Il y a en cette rentrée une petite musique très libérale autour du droit du travail qui m’inquiète", explique Benoît Hamon. Pour le ministre de l’Education nationale exclu du gouvernement Valls, "le jappement exalté pour la réforme permanente n’est pas une politique. Laisser les salariés “libres” de renoncer à leurs droits ne serait pas une réforme de gauche"

Les socialistes de gauche grondent

Mais, comme à leur habitude, ils ne rompent pas: ils plient... 
Leurs camarades de Podemos ou de Syriza peuvent bien vanter les mérites de la "recomposition" politique, pas question pour eux de quitter le PS pour tenter de construire une nouvelle force alternative avec les écologistes ou le Front de gauche. Les fuites de Mamère, puis de Rugy et maintenant J.-V. Placé à EELV ne les poussent pas encore à passer des paroles aux actes. Les évictions de Delphine Batho, Benoît Hamon, Aurélie Filippetti ou Arnaud Montebourg du gouvernement alimentent les aigreurs les brasseurs d'idées en périphérie, sans les libérer. A la différence des écolos (mais à l'instar de Barbara Pompili), ils n'ont pas fini leur travail sur eux-mêmes... "Le temps d’une recomposition politique à gauche n’est pas venu, même si je ne peux pas dire de quoi sera faite la gauche des trois prochaines années", balance Christian Paul. 

Pas de rupture, mais la poursuite d’un bras de fer avec le gouvernement. 
"Je n’attends pas la défaite et la grande claque qui réveille parce qu’il est possible que la claque vous tue", explique Benoît Hamon. Une injonction qui n’inquiète pas la direction du PS. "Moi, Marennes, j’y vais pour les huîtres et pour rien d’autre", raille un de ses dirigeants. 
Les frondeurs ressassent les mêmes critiques, selon la Rue de Solférino. "Ils ont perdu au congrès de Poitiers en juin, donc ils tentent d’exister, c’est comme ça depuis le début du quinquennat et ce le sera jusqu’à la fin", pronostique un proche du premier ministre. 
Le gouvernement veut même croire que finalement l’examen du budget ne dérapera pas: les baisses d’impôt d’un côté et un probable geste financier en direction de l’investissement public pourraient suffire, selon l’exécutif, à contenir la fronde. 
Ainsi la France est-elle l'otage des querelles intestines du parti du président, lequel se dit à la hauteur des enjeux...

dimanche 22 février 2015

Le chef de guerre Hollande s'attaque aux "frondeurs" du PS

François Hollande lance un avertissement aux frondeurs du PS

Hollande multiplie les coups de force

L'étrangleur de Matignon 
pousse Hollande au crime
Est-ce la fonction des "frondeurs" de faire passer la "gauche molle" pour un dur? Après chaque rodomontade pour la galerie, l'aile gauche du PS se replie et, à chaque contestation des députés socio-démocrates, Hollande reprend l'avantage, du vote du budget à celui de la loi Macron par l'usage de l'article 49.3. "Si les parlementaires ne font pas ce que veut le pays, il y a une forme de défiance qui s'installe", a souligné le locataire de l'Elysée au salon de l'Agriculture, faisant notamment allusion aux frondeurs du PS qui avaient des velléités de vote contre la loi Macron cette semaine.



Sur la loi Macron, "on n'allait pas encore passer trois ou quatre mois avant qu'il ne commence à produire ses effets, s'inquiète un François Hollande dans l'urgence. Je crois que ce message-là, il faut que certains l'entendent, qu'ils soient dans la majorité ou qu'ils soient dans l'opposition", a-t-il lancé aux opposants à sa politique.
Cet avertissement intervient peu après le recours à l'article 49-3 son gouvernement, afin d'imposer la loi Macron sans vote des représentants du peuple. Des frondeurs du PS laissaient en effet planer un nouveau doute sur leur soutien au gouvernement Valls: à quelques voix près dans une Assemblée où les socialistes n'ont plus la majorité absolue, le gouvernement craignait un "accident" de parcours pour ce texte, qui doit désormais être revu et corrigé par le Sénat en avril.

Hollande pointe les manques de "responsabilité" et de "lucidité" de sa gauche

François Hollande s'en prenait à ses contestataires, ce samedi, et surtout les députés socialistes frondeurs, dans l'euphorie du passage en force sans "accident"  il y a quelques jours du projet de loi Macron à l'Assemblée... Il a mis en garde contre un risque de "défiance" "si les parlementaires ne font pas ce que veut le pays".

"Qu'est-ce qu'ils [les Français ] demandent ?", a-t-il fait mine de savoir. "Que le pays change, que le pays réussisse. Il faut, quand on est dans l'opposition, en avoir conscience et quand on est dans la majorité, en avoir la responsabilité, la lucidité."  "Il y a un moment où si les parlementaires ne font pas ce que veut le pays, il y a une forme de défiance qui s'installe", selon celui qui fait une rechute dans les sondages et se prétend en phase avec les Français.

"Mon rôle, ce n'est pas d'opposer le parlement au peuple, c'est au contraire de dire que maintenant il faut aller vite", a-t-il insisté, opposant une contre-vérité à un prétexte, avec le souci de ne pas manquer le coche de la reprise qui se profile ici et là, avec les baisses du prix des carburants - à la faveur de l'arrivée du gaz de schiste aux USA- et de l'euro qui rend nos entreprises plus compétitives.

Plus de la moitié des Français estime que le PS risque d'imploser après cette crise de la majorité présidentielle, selon un sondage publié ce vendredi. Après des élections départementales annoncées comme difficiles pour la gauche, le parti présidé par Jean-Christophe Cambadélis a rendez-vous à Poitiers en juin prochain, pour un Congrès électrique. Contrairement au patron du PS, au Premier ministre Manuel Valls ou encore au chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux, François Hollande s'est toutefois abstenu de faire allusion à une exclusion éventuelle des fanfarons trop frondeurs de sa majorité présidentielle récalcitrante.


vendredi 20 février 2015

Motion de censure: la loi Macron précipite le paysage politique dans le chaos

Les députés qui n'ont pas voté la motion de censure

Après avoir bien aboyé, les "frondeurs" du PS sont rentrés à la niche

La totalité des députés socialistes et radicaux de gauche n'a pas voté la motion, de même que les cinq alliés d'outremer du Front de gauche et les 17 membres du groupe écologiste EELV, dont le fameux de Rugy qui, resté sur le bas côté lors du changement de gouvernement, appelle au dialogue au sein d'une majorité "dans une impasse," s'offrant de débloquer la situation... contre un maroquin.

Les "frondeurs" se sont alignés
Christophe Caresche, député PS de Paris, s'est exprimé ce jeudi sur BFMTV peu avant le rejet de la motion de censure contre le gouvernement. En votant cette motion contre le projet de loi Macron, "une poignée de députés socialistes a décidé de privilégier son propre intérêt sur celui du groupe", a-t-il taclé. Un geste qui "n'est plus admissible". Le député PS a évoqué "la dérive" d'un "certain nombre de députés socialistes qui s'alignent progressivement sur les positions de monsieur Mélenchon". "Il est clair que nous avons un désaccord", a assuré le député PS.



Et, parmi les neuf non-inscrits, ne l'ont pas voté les anciens socialistes Thomas Thévenoud, le fraudeur (Saône-et-Loire), et Sylvie Andrieux poursuivie en justice (Bouches-du-Rhône), et, curieusement, le député d'extrême droite Jacques Bompard (Vaucluse).


Le climat au sein du PS était des plus houleux. Le Premier ministre a choisi l'épreuve de force pour imposer la loi Macron aux Français, mais d'abord  aux contestataires socialistes. "Le grand marais du groupe n'en peut plus du comportement de certains frondeurs", a affirmé un jeune élu socialiste. Mais "on ne va pas faire un schisme, on va les étouffer".
"Personne n'a évoqué un instant l'idée de voter la motion de censure" 
a,  quant à lui, avoué mercredi l'un des animateurs des frondeurs, Christian Paul, après une réunion de 35 députés du collectif "Vive la gauche". "Le débat n'est pas de garder ou de changer de Premier ministre," mais de "l'influencer dans le sens du progrès social", a s'est justifié un autre rétropédaleur, Pascal Cherki, profil bas

Sept centristes se sont marqués à gauche
Le groupe des 30 députés UDI s'est disloqué:  sept n'ont pas voté la motion de censure déposée par leur propre groupe avec l'UMP et son nouveau président, Jean-Christophe Lagarde, n'a pas eu la poigne du totalitaire Bruno Le Roux.  



Philippe Vigier : "Votez la motion de censure... par LCP

Les sept mercenaires qui n'ont pas voté la motion sont Jean-Christophe Fromantin (Hauts-de-Seine) et Michel Piron (Maine-et-Loire), qui l'avaient annoncé, Thierry Benoit (Ille-de-Vilaine) et Philippe Folliot (Tarn), ainsi que trois élus d'outremer : Sonia Lagarde (Nouvelle-Calédonie), Maina Sage et Jean-Paul Tuava (Polynésie).

Valls fait éclater la majorité présidentielle 

Le Front de gauche vote avec la droite
Emmanuel Macron
Mélenchon voulait une "motion de gauche."
Le soutien du Front de gauche à une motion de censure de droite a aussi provoqué des remousJean-Luc Mélenchon critiquant l'attitude des communistes et affirmant qu'il aurait, lui, proposé "aux frondeurs et aux écologistes une motion de gauche".
Mais une telle motion était "impossible", selon le chef de file des députés Front de gauche André Chassaigne, car il faut les signatures de 1/10e des membres de l'Assemblée (58 députés) pour qu'elle soit recevable. De fait, seule la néo- députée apparentée écologiste, Isabelle Attard,  était prête à s'y associer.
Le PCF ne contrôle plus ses troupes. Six des dix députés communistes, une député apparentée écologiste du Calvados, Isabelle Attard, co-présidente (avec Pierre Larrouturou) du mouvement Nouvelle Donne, avec six députés non-inscrits -notamment les deux du FN- ont voté la motion de censure.

Quatre députés Front de gauche
, tous communistes, ne l'ont pas non plus voté
, selon l'analyse du scrutin publié par l'Assemblée : Alain Bocquet (Nord), Gaby Charroux (Bouches-du-Rhône), Patrice Carvalho (Oise) et Nicolas Sansu (Cher).
Mais, à l'appel d'André Chassaigne, président de groupe, sept communistes ont voté pour la motion:  Jacqueline Fraysse, Marc Dolez, Jean-Jacques Candelier, Marie-George Buffet, François Asensi et André Chassaigne, donc.

Sarkozy tient la barre

L'UMP fait le plein: les 198 élus UMP ont tous voté le texte, comme un seul homme. Y compris les députés comme Frédéric Lefebvre ou Hervé Mariton, qui s'étaient prononcés en faveur de la loi Macron. Mais la presse -si assidue à annoncer la mort du premier parti d'opposition- se refuse à saluer l'exploit de Sarkozy. 

Les autres non-inscrits ont voté la motion de censure.
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan (Essonne), les élus FN Gilbert Collard (Gard) et Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse), le MoDem Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), l'élue du Mouvement pour la France Véronique Besse (Vendée) et l'ancien UDI Gilles Bourdouleix (Maine-et-Loire).


A noter que l'unique député Modem a voté en faveur de la motion de censure. Le patron du parti centriste, François Bayrou, s'était pourtant publiquement prononcé contre la censure.  Jean Lassalle "ne cautionne pas la méthode du gouvernement totalement décousue, incompréhensible et illisible pour nos concitoyens" sur l'examen du projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République, la loi Macron.

mercredi 10 décembre 2014

Aubry-Hidalgo mènent le "Hollande bashing" de conserve: une mise en boîte !

Les deux maires socialistes tiennent tête à Hollande

Après Anne Hidalgo, Martine Aubry a exprimé son opposition à l'élargissement du travail dominical mercredi. 
Respectivement maires des première et dixième villes françaises, les deux frondeuses ne cachent pas leurs désaccords avec la politique menée par le gouvernement.
Anne Hidalgo et Martine Aubry n'entendent pas se laisser imposer une politique qui ne correspond pas à leurs convictions. Elles contestent en effet la politique socio-libérale du gouvernement mise en place par le rival de la maire de Lille, battue à la primaire socialiste à la présidentielle de 2012. Si elle est socialiste, elle n'est pas, selon elles, de gauche. 

Dans une tribune au Monde publiée mercredi, l'élue nordiste monte au créneau contre l'ouverture dominicalesujet d'actualité monté en épingle parmi la foultitude de mesures cosmétiques censées redonner de la croissance et de l'emploi, selon la loi Macron, qualifiée de "fourre-tout" ou de "patchwork flou"  par le patron de la CFDT pourtant soumise au PS. "Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective", écrit Martine Aubry, qui se dit "fermement opposée" au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an et assure qu'elle "combattra cette régression". Un prétexte un peu léger à la libération de son tempérament ombrageux.

Les divergences éclatent au grand jour

malgré un déjeuner "chaleureux et utile", assurait Martine Aubry au JDD fin novembre à Lille, et des gracieusetés sous l'oeil des caméras. "J'ai des désaccords, j'ai aussi des accords et nous parlons de tout cela de manière conviviale", justifiait la maire socialiste, animatrice de la contestation de l'aile gauche du PS. "Je demande qu'on réoriente la politique économique", déclarait déjà la frondeuse en octobre dans un entretien au JDD
Sur le travail dominical ? "Le pouvoir d'achat ne va pas s'accroître par miracle parce que l'on consomme un jour de plus", commentait-elle. Avant de se dire "candidate au débat d'idées"

Un axe Lille-Paris contre Hollande

Martine Aubry n'est pas la seule à afficher ses désaccords. Après s'être tenue en retrait derrière les frondeurs du PS, elle est sortie du bois et elle est maintenant rejointe par Anne Hidalgo, l'ex-adjointe de Bertrand Delanoë. Un homme est d'ailleurs le trait d'union entre les deux rebelles : Jean-Marc Germain - l'un des chefs de file des députés "frondeurs" - est l'époux d'Anne Hidalgo et un très proche de la maire de Lille, qui a été son témoin de mariage en 2004. Jean-Marc Germain a notamment été le directeur de cabinet de Martine Aubry à la métropole lilloise ainsi qu'au Parti socialiste.

A plusieurs reprises ces dernières semaines, Anne Hidalgo s'est frontalement opposée à François Hollande. Sur la question de l'élargissement du travail dominical, la maire de Paris s'oppose au projet de loi Macron. Alors que le texte instaure des "zones touristiques internationales", dont certaines à Paris, où les commerces seraient ouverts sans interruption le week-end, "je ne céderai pas à l'hystérie collective", mettait en garde Anne Hidalgo dimanche dans le JDD. "Le repos dominical (est) un principe essentiel de la société française, fondamental aussi bien pour la protection des salariés que pour la cohésion sociale", indique aussi le rapport de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur le travail dominical mise en place par la maire de Paris.

D'autres sujets avaient tendu les relations entre Anne Hidalgo et François Hollande, comme le dossier de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. "Rien ni personne ne me fera changer de calendrier ni de méthode", avait-elle lancé lors d'une conférence de presse improvisée, suite aux propos du chef de l'Etat soutenant une telle candidature. "Avoir des rêves, c'est magnifique, les réaliser c'est encore mieux", ripostait alors l'épouse Germain. 
La politique fiscale du gouvernement ou encore le dossier Leonarda, où elle avait fait marche arrière, avaient également cristallisé les tensions.

Hollande rencontre plus de difficultés sur sa gauche que partout ailleurs...

jeudi 23 octobre 2014

"Tête-à-queue", hantise de Sapin

Sapin fait la leçon à Royal, Aubry et aux gens sur France Info

Impossible de taxer les poids lourds étrangers
Obsession de Michou Sapin
Le ministre des Finances pontifiait ce lundi sur la chaîne publique d'information en continue. Il a d'abord retoqué la dernière proposition de Ségolène Royal pour remplacer l'écotaxe, celle d'imposer une vignette aux seuls poids-lourds étrangers, fussent-ils européens.
Le ministre des Finances a fait la leçon à Ségolène Royal pour remplacer l'écotaxe. Invitée de BFM-TV ce dimanche, la ministre de l'Energie et de l'Ecologie avait en effet posé "le problème des camions étrangers en citant l'exemple d'un poids lourd qui "fait son plein en Belgique, traverse toute la France pour arriver en Espagne sans avoir payé la taxe sur le gazole, ce qui n'est pas juste". Elle a évoqué l'hypothèse "d'une vignette ou une interdiction de prendre les routes nationales avec obligation d'emprunter les autoroutes."
VOIR et ENTENDRE M.-S. Royal trouver "légitime" de discriminer les camions étrangers:

Dès lundi 
sur France Info, Sapin a taclé sa collègue et amie.
 "En Europe, on ne taxe pas un camion étranger parce qu'il est étranger. On taxe un camion parce qu'il est étranger ou français parce qu'il traverse la France. On peut mettre en place un système de vignette. Oui, mais quelle que soit leur origine", avait lancé mon beau Sapin, lundi pensant comme une écervelée.
VOIR et ENTENDRE mon beau Sapin retoquer Royal:

Il s'est surtout attardé sur les déclarations de Martine Aubry

A Martine Aubry, Sapin suggère: "Que chacun apporte sa pierre pour réussir"
"Chacun s'exprime, (Martine Aubry) le fait avec la force qui est la sienne, elle est parfaitement légitime pour le faire" a d'abord réagi Michel Sapin après les vives critiques de l'ex-patronne du PS  ce week-end contre le revirement social-libéral du gouvernement. 
VOIR et RE-ENTENDRE l'obsession de Sapin:
Mais sur le fond, et comme François Hollande et Manuel Valls, le ministre des Finances répond par un "non" aux demandes d'inflexion de Martine Aubry : "Est-ce qu'on va, comme certains l'interprètent, mais je ne pense pas que ce soit forcément la volonté de Martine Aubry tout d'un coup faire un tête-à-queue? Est-ce qu'on va après avoir dit que notre objectif c'était d'appuyer les entreprises pour leur permettre d'investir et d'embaucher, tout d'un coup se retirer? La réponse est non."

Et Michel Sapin de cadrer les socialistes : "On est à mi-mandat. Est-ce que c'est à mi-mandat que tout d'un coup on change de cap. On n'aurait que des inconvénients. 
La seule solution aujourd'hui c'est de réussir la politique qui est menée. Et je pense qu'il serait bon que chacun apporte sa bière pierre pour réussir cette politique".

samedi 30 août 2014

Université d'été du PS: Taubira (MRG), ministre politiquement métissée

Avec les "frondeurs", côté coeur, mais avec Hollande, côté raison

La ministre de Hollande s'est affichée aux côtés des "frondeurs"


Christiane Taubira s'est rendue samedi à la réunion des contestataires de sa politiqueréunis à la Rochelle en marge de l'Université d'été du Parti socialiste. La ministre de la Justice s'est défendue de toute ambiguïté en affirmant y avoir été invitée "il y a plusieurs semaines".
C'est néanmoins après la démission du gouvernement et le renvoi de ses trois accolytes, Montebourg- Hamon et Filippetti, qu'elle répond présente. "Je ne vois vraiment pas où est le problème, je viens entendre ce qu'il se dit", s'est justifiée l'effrontée.

Présente quarante minutes devant une salle comble où les frondeurs ont lancé leur club "Vive la gauche"
, la ministre de la Justice a feint l'étonnement que sa présence suscite de telles réactions. "C'est tout de même extraordinaire", a-t-elle lancé, avant de railler la presse qui honorait cette bonne cliente de sa présence. "Je ne vois vraiment pas où est le problème. Je comprends que vous ayez besoin de dramaturgie", a-t-elle ajouté.
Elément de langage officiel: aune fracture interne, que du débat !
Peu après, Christiane Taubira s'est de nouveau exprimée, en justifiant son déplacement de Paris, afin de "prendre (sa) part" au débat politique.
"Ce matin, j'y ai pris ma part et j'en assume les conséquences", a-t-elle déclaré en souriant. Alors qu'on lui demandait si elle mettait en porte-à-faux l'exécutif, elle a répondu par une question: "Vous croyez le Premier ministre intolérant ?"
L'indépendantiste guyanaise est à la fois du "off" et du "in" de La Rochelle.

Tout juste reconduite Garde des Sceaux dans 
le gouvernement Valls IIChristiane Taubira a provoqué une nouvelle polémique. Si Matignon dédramatise, des proches du Premier ministre pointent "une incohérence".

Matignon minimise la provocation, mais les proches de Valls grondent
Son vélo l'a suivie en voyage accompagné?
L'entourage du Premier ministre Manuel Valls n'a pas tardé à réagir, l'effet de surprise passé. Ainsi, Matignon dédramatise autant que possible en rappelant que Christiane Taubira n'est pas membre du Parti socialiste, ce qui contredit la légitimité de sa visite, "ni en contradiction avec les engagements pris, lundi, devant le Premier ministre et le président de la République". Mais "elle s'expliquera bientôt", a-t-il toutefois ajouté.
A visage également masqué et moins conciliant, un autre proche de Manuel Valls critique "une incohérence".

Taubira grimpe dans les tours pour défendre ses troubles de dédoublement de la personnalité
A peine a-t-elle passé le virage qu'elle retourne sa veste rose pour soutenir Hollande. Loyalement !...


Une fois exécuté son numéro de zizanie, la schizophrène s'en repart...


jeudi 28 août 2014

Riposte de 200 députés socialistes aux "frondeurs" du PS

90 députés PS n'appellent pas au "rassemblement" derrière Hollande

L' "appel des 200" met en évidence le grossissement du nombre des "frondeurs"


Ils ont refusé de signer l'appel:
l'ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault,
les anciens ministres F. Lamy, D. Batho et Ph. Martin
Plus de 200 députés socialistes députés socialistes, ni godillots ni déloyaux - refusent appeler au "rassemblement" derrière Hollande dans une tribune publiée jeudi sur le site internet du journal Le Monde, Pravda du PS.

En juin, les "frondeurs" avaient été 41 à refuser de voter le pacte de responsabilité. Le 1er juillet, les députés ont voté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2014 (307 voix contre 232 et 14 abstentions). 246 députés ont manqué à l'appel. Dans les rangs du PS, seul le député frondeur Christophe Léonard avait osé s'abstenir.

Ils sont désormais plus de deux fois plus nombreux à réclamer un changement de cap économique. 
Des Christian Paul ou Laurent Baumel sont piteusement rentrés dans le rang. Pouria Amirshahi, qui penchait comme eux pour une abstention, voire un vote hostile, sur le budget rectificatif de l'État, a alors déclaré qu'il se ralliait à la position commune, fruit de la "délibération collective"... 
Monsieur Anne Hidalgo, Jean-Marc Germain, un proche de Martine Aubry, a précisé pour sa part qu'il soutenait le premier ministre et "le soutiendra(it) jusqu'en 2017". 
La nomination du banquier Emmanuel Macron à la tête de Bercy et à la place de Montebourg, forte tête de la gauche du PS, pourrait le conduire, avec d'autres, à un renoncement à cet engagement.

Ils étaient déjà 90 "frondeurs" en avril 2014

Avant le discours de politique générale de Manuel Valls et le vote de confiance à son gouvernement
, 90 responsables socialistes, dont des députés issus de l'aile gauche du parti, des amis de Martine Aubry et d'autres sensibilités du PS réclamaient un nouveau "contrat de majorité". Lien JDD

Un appel clivant, mettant en demeure les parlementaires dits "frondeurs" 

Les vertueux godillots tentent de faire pression sur l'aile gauche du PS
Les signataires les stigmatisent. Ils leur font la leçon, se flattant d'être, quant à eux, "pleinement responsable de l'intérêt général de la gauche et du pays".
"Le président de la République a indiqué le calendrier de cette seconde moitié du quinquennat dans son entretien télévisé du 14 juillet. Nous nous inscrivons dans ce chemin", écrivent les signataires, dont le président de l'Assemblée Claude Bartolone, officialisant "la permanence d'une défiance a priori à l'égard de l'exécutif".

Les "donneurs de leçon" du PS


Ibrahim Aboubacar, Patricia Adam, Sylviane Alaux, Jean-Pierre Allossery, François André, Nathalie Appéré, Joël Aviragnet, Pierre Aylagas, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Frédéric Barbier, Ericka Bareigts, Claude Bartolone, Marie-Noëlle Battistel, Nicolas Bays, Catherine Beaubatie, Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, Philippe Bies, Erwann Binet, Yves Blein, Jean-Luc Bleunven, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Pascale Boistard, Christophe Borgel, Florent Boudié, Christophe Bouillon, Brigitte Bourguignon, Emeric Bréhier, Jean-Louis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Sabine Buis, Jean-Claude Buisine, Sylviane Bulteau, Vincent Burroni, Alain Calmette, Colette Capdevielle, Christophe Caresche, Marie-Arlette Carlotti, Martine Carrillon-Couvreur, Christophe Castaner, Laurent Cathala, Jean-Yves Caullet, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Marie-Anne Chapdelaine, Guy-Michel Chauveau, Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Valérie Corre, Jacques Cresta, Carlos Da Silva, Seybah Dagoma, Yves Daniel, Pascal Deguilhem, Michèle Delaunay, Guy Delcourt, Sébastien Denaja, Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, Michel Destot, Fanny Dombre-Coste, René Dosiere, Philippe Doucet, Sandrine Doucet, Françoise Dubois, Anne-Lise Dufour-Tonini, Françoise Dumas, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Alain Faure, Martine Faure, Olivier Faure, Matthias Fekl, Hugues Fourage, Jean-Marc Fournel, Valérie Fourneyron, Michèle Fournier-Armand, Michel Francaix, Christian Franqueville, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Geneviève Gaillard, Guillaume Garot, Hélène Geoffroy, Jean Glavany, Yves Goasdoué, Geneviève Gosselin-Fleury, Pascale Got, Marc Goua, Laurent Grandguillaume, Estelle Grelier, Jean Grellier, Elisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, David Habib, Razzye Hammadi, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Marietta Karamanli, Bernadette Laclais, Anne-Christine Lang, Colette Langlade, Jean Launay, Pierre-Yves Le Borgn', Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Anne-Yvonne Le Dain, Jean-Yves Le Déaut, Annie Le Houérou, Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Patrick Lemasle, Catherine Lemorton, Annick Lepetit, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, François Loncle, Gabrielle Louis-Carabin, Victorin Lurel, Jean-Pierre Maggi, Jacqueline Maquet, Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Patrick Mennucci, Philippe Nauche, Nathalie Nieson, Robert Olive, Monique Orphe, Michel Pajon, Luce Pane, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Jean-Claude Perez, Sébastien Pietrasanta, Martine Pinville, Christine Pirès-Beaune, Philippe Plisson, Elisabeth Pochon, Pascal Popelin, Emilienne Poumirol, Christophe Premat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Catherine Quéré, Monique Rabin, Dominique Raimbourg, Marie Recalde, Eduardo Rihan-Cypel, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Boinali Said, Béatrice Santais, Odile Saugues, Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Christophe Sirugue, Julie Sommaruga, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Sylvie Tolmont, Jean-Louis Touraine, Catherine Troallic, Cécile Untermaier, Jean-Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, Clotilde Valter, Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaume, Jean-Jacques Vlody.  


dimanche 24 août 2014

Hamon et Montebourg, ministres francs-tireurs du gouvernement Valls

Les deux histrions critiquent la politique économique du gouvernement

Le ministre de l'Éducation nationale a publiquement rejoint le ministre de l'Économie
dans sa critique de la politique du gouvernement, estimant dimanche qu'ils ne sont "pas loin des frondeurs" du PS. 

A la suite de Montebourg qui a dénoncé la politique d'austérité, samedi dans Le Monde, B. Hamon fait à son tour entendre ses critiques, dans Le Parisien, contre les choix budgétaires du président François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls.

Benoît Hamon est d'ailleurs l'invité vedette dimanche de la Fête de la Rose organisée par Arnaud Montebourg dans sa circonscription de Saône-et-Loire, aux côtés de plusieurs députés "frondeurs" comme Christian Paul, Laurent Baumel ou encore Jérôme Guedj.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a quant à elle lâché  dans la matinée un message ambigü sur Twitter:

"La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l'offre qui a été faite depuis deux ans." "On ne peut rien vendre aux Français s'ils n'ont pas des revenus suffisants", vulgarise le populiste Benoît Hamon, faisant l'impasse sur le Commerce extérieur dans Le Parisien/Aujourd'hui en France

Comme son collègue de l'Économie, Hamon dénonce aussi la politique allemande. Les ministres en  échec du redressement selon Hollande reprochent sa réussite à la chancelière allemande. Angela Merkel "ne peut plus être celle qui donne le 'la' de l'orientation européenne. L'Allemagne sert ses intérêts personnels, pas ceux de l'Europe", se plaignent ceux qui ne savent pas comment faire aussi bien.

Hamon confirme qu'il a, comme Montebourg, un pied dedans et l'autre dehors. 
"Arnaud et moi ne sommes pas loin des frondeurs" socialistes du Parlement.  Très critiques du gouvernement auquel ils appartiennent,  Hamon explique leur ambiguïté. "Notre volonté est d'être au service d'un rassemblement de la gauche et de peser au sein du gouvernement." "Notre problème n'est pas d'en prendre la tête", insiste-t-il.

Les "frondeurs" de la gauche du PS ont mis le ver dans la pomme du gouvernement 

Le frondeur Christian Paul s'est dit "heureux que nous ayons ouvert la brèche au mois d'avril et heureux que ce débat ait lieu au sein du gouvernement", y voyant "le moyen pour une démocratie, assiégée par les marchés et qui traverse une crise aiguë et durable, de s'en sortir".

Parlant d'une "communauté d'analyse" entre la demande des frondeurs d'un "plan d'urgence" et l'"électrochoc" prôné par Montebourg, Ch. Paul défend la dimension "européenne" de la situation: "Il est grand temps que ce débat européen ait lieu", martèle-t-il, récusant l'idée d'un débat "socialo-socialiste".

Roger Karoutchi dénonce en revanche un "vrai problème" franco-français "de fonctionnement de la République"
A l'inverse de Ch. Paul, le sénateur UMP des Hauts-de-Seine est interloqué par les sapeurs de la Ve République, promoteurs d'une VIe conforme à la IVe. "C'est la première fois qu'un ministre se dit totalement opposés à la politique économique tout en étant en charge et reste au gouvernement. C'est du jamais vu sous la Ve. On peut continuer à décrédibiliser la République, on n'est plus à ça près, mais halte au feu!"
Pour lui, "soit les ministres en contradiction absolue avec la ligne démissionnent et rejoignent les frondeurs - c'est la logique du système de la Ve République; soit cela veut dire que le président et le Premier ministre, déjà très affaiblis, sont totalement discrédités".
Selon le dernier baromètre Ifop pour le Journal du dimanche, François Hollande perd un point de popularité (17%) et Manuel Valls enregistre une chute de 9 points pour s'établir à 36%.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, avait déjà estimé samedi soir que Arnaud Montebourg se "doit de démissionner" si "ses convictions sont sincères"

En attendant la VIe république, le gouvernement Valls est menacé d'implosion.
Comment Hollande pourrait-il croire en ses promesses dans ce climat de défiance généralisée? 
"Seigneur, protège-moi des socialistes; mes ennemis allemands, je m'en charge", répondent les Français.