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lundi 24 septembre 2018

Projet de vignette: le ministre François de Rugy braque les routiers

Les routiers refusent de payer plus

Européen, de Rugy a évoqué dimanche un projet de taxer les camions européens traversant la France

L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) rejette l'hypothèse d'une nouvelle taxe sur les camions qui traversent la France. Le nouveau ministre de la Transition écologique François de Rugy cherche en effet "des ressources pour financer les investissements sur le réseau routier et ferroviaire"Le gouvernement français travaille "sur une forme de vignette" visant notamment à taxer les "camions étrangers", a annoncé François de Rugy, ministre de la Transition écologique, dimanche sur BFMTV. 

Mais l'OTRE a rejeté lundi toute taxe supplémentaire sur son activité.
"Rien ne sera acceptable pour le transport routier sans aboutir à un iso-coût pour les entreprises françaises", affirme l'OTRE dans un communiqué. L'organisation patronale des petites et moyennes entreprises de la branche estime que "le transport routier s'acquitte déjà de 39 milliards d'euros  de taxes (hors TVA et péages routiers), redevances ou prélèvements divers (dont 7 milliards pour les seuls poids lourds) pour l'entretien des infrastructures routières non concédées", entretien qui nécessite "seulement 13,3 milliards d'euros," indique l'OTRE.

"Le cœur du problème réside dans l'affectation des recettes déjà perçues et leur réelle utilisation dans l'entretien des infrastructures routières," argue l'organisation. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs reconnu un défaut d'investissement depuis cinq ans, a précisé Florence Berthelot lundi midi sur RTL. "Ce n'est pas à ceux qui payent qu'on doit faire payer le prix de ceux qui n'ont pas investi," a-t-elle ajouté.

Pour sa part, François de Rugy trouve logique de taxer les camions étrangers qui ne font que traverser la France. Ils ne consomment pas non plus de carburant acheté en France, mais avant le passage de la frontière. "Il y en a qui ne font même pas un plein de carburant, donc ils ne paient même pas les taxes sur les carburants et ils ne paient pas l'usure des routes," a-t-il souligné.

dimanche 15 janvier 2017

Les automobilistes pollueurs montrés du doigt dès lundi à Paris

Discrimination des Parisiens par le degré de pollution de leurs véhicules

Les vignettes deviennent obligatoires à Paris, lundi 16  

Mesure coercitive: à compter de ce lundi, les vignettes "Crit'Air" de niveau de pollution seront obligatoires pour tous les véhicules motorisés autorisés à circuler à Paris, première Zone à circulation restreinte (ZCR) de France, mais les contrôles ne seront d'abord que... "pédagogiques". Selon le raisonnement primaire de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, qui a fait de la lutte contre la pollution de l'air une de ses priorités, "plus de voitures égale plus de pollution, moins de voitures égale moins de pollution"
Crit'Air, certificat qualité de l'air, ou plutôt de conformité avec l'écologie punitive,
est érigé en "acte citoyen pour favoriser les véhicules les moins polluants:
mais discriminer les propriétaires défavorisés de véhicules anciens.

Paris est une ZCR depuis le 1er septembre 2015, date à laquelle l'interdiction ne concernait que les poids-lourds d'avant 2001. Depuis, des villes comme Grenoble ou Lyon ont adopté le dispositif, de façon plus modulée, et une vingtaine d'autres sont candidates. 
A partir de lundi, dans Paris intramuros (donc hors périphérique et bois de Vincennes et de Boulogne), tous les véhicules, motos, voitures ou utilitaires, qu'ils soient immatriculés à Paris, en France ou à l'étranger, devront arborer la vignette ronde.  

Les certificats de qualité de l'air pour les véhicules 
Certaines catégories sont carrément interdites en journée en semaine: les véhicules particuliers immatriculés pour la première fois avant le 1er janvier 1997, les véhicules utilitaires légers d'avant le 1er octobre 1997, les deux-roues d'avant le 1er juin 2000. "Non classés", sans vignettes, ils n'ont, depuis le 1er juillet 2016, le droit de circuler que le week-end et en semaine de 20h00 à 8h00. 

Six macarons sont prévus pour les voitures particulières 
vert pour "zéro émission" (véhicules électriques ou à hydrogène), 
puis numérotés du "1" violet (normes Euro 5 et 6 essence) au "5" gris (Euro 2 diesel). 

L'objectif assumé de la coalition PS-écologistes radicaux est de "diviser par deux" le nombre des voitures qui roulent dans la capitale
Il est aussi de bannir le diesel d'ici à 2020

Un dispositif contraignant qui "a montré son efficacité" 

Les certificats de qualité de l'air pour les véhiculesLa ministre de l'Ecologie, Segolene Royal présente la vignette "Crit'Air", le 5 janvier à Paris La mise en place de ces vignettes "va nous servir à reconquérir la qualité de l'air au quotidien", promet Christophe Najdovski, adjoint EELV aux transports. 

Pendant les pics de pollution, la circulation alternée sera remplacée par une circulation différenciée, "les véhicules les moins polluants pourront continuer à circuler quand les plus polluants devront rester au garage", a-t-il prévenu. 
"Ce que nous faisons, Berlin le fait depuis 2008, se justifie-t-il. Près de 200 villes en Europe ont déjà mis en place ce type de zones, qui ont montré leur efficacité", insiste l'élu écologiste. 

Crit'Air a été mis en place à la mi-2016 par Ségolène Royal, ministre de l'Environnement pour mise à disposition de toute commune souhaitant se déclarer en ZCR. 
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a imposé aux préfets de généraliser par arrêté les règles de "circulation différenciée" d'ici au 7 avril. 

La vignette n'est pas une taxe, mais a un coût de 4,18 euros...
La ministre assure que cette ponction ne représenterait que "le coût de l'impression", si elle n'a pas négocié de tarifs dégressifs en fonction du nombre d'automobilistes taxés. Leur satisfaction est de pouvoir l'obtenir sur www.certificat-air.gouv.fr. et de l'imprimer à leurs frais ? Voyez le code QR qui vous permet de l'imprimer à la maison en faisant économiser 4,18 au gouvernement... C'est en quoi la vignette est un "acte citoyen" !

Un gentil policier pédagogue nous montrera à l'aide d'un dépliant sur les "vignettes" anti-pollution comment vous flatter de posséder un véhicule propre et de ne pas vous faire pointer du doigt dans votre quartier comme détenteur d'une caisse qui pue.
Afficher l'image d'origineSelon le ministère de l'Environnement, 860.000 vignettes avaient été commandées par des  particuliers d'Ile-de-France et "bons citoyens" ostentatoires, à la date du 13 janvier; deux millions en France. Ce sont les délais d'impression, entre commande et réception, qui justifieraient en partie la mansuétude des autorités pendant quelques mois, selon plusieurs sources. Car il n'est pas question pour la presse aux ordres de tacler le pouvoir sur son défaut d'anticipation...

Un arrêté doit également être pris par la préfecture et la mairie pour la mise en place de la sanction. 
L'adjoint EELV anti-pollution
Nadjovski avec David Belliard,
lors d'un kiss-in à Paris
Mais les véhicules interdits "seront verbalisés dès lundi", a ajouté Christophe Najdovski, à droite sur la photo de gauche, ci-contre.  Contrôle de police dans le cadre des opérations anti-pollution, le 10 janvier 2017 à Paris Les amendes iront de 68 à 135 euros, selon les catégories de véhicules. Quelque 600.000 véhicules roulent chaque jour à Paris, dont 100.000 camionnettes et poids-lourds et 100.000 deux-roues. 

S'ajoutant aux mesures de piétonnisation qui déjà font grincer des dents, 
ce nouveau dispositif suscite la colère de certains. 
Des vignettes "Crit'Air" anti-pollution, photographiées le 2 juin 2015

La Fédération Française des Automobilistes Citoyens (FFAC) a appelé à une manifestation dimanche à Paris pour dénoncer le "trop peu d'effets" contre la pollution d'une mesure qui "pénalise les plus modestes"

La Fédération des Motards en Colère appelle à un rassemblement lundi "contre les ZCR" pour demander à la mairie de Paris de "reconnaître le 2 roues motorisé comme une alternative aux bouchons franciliens et l'autoriser à circuler dans la capitale".

jeudi 30 octobre 2014

Ecotaxe: le gouvernement résilie le contrat avec Ecomouv'

La facture de cette nouvelle reculade s'élève à plus d'un milliard

Le gouvernement a décidé de résilier purement et simplement le contrat qui le lie à Ecomouv'
Royal lâche prise...
La société devait collecter l'écotaxe et Bercy renonce à ces recettes, tout en promettant à Bruxelles de réduire les déficits publics 
"Le gouvernement a décidé de résilier le contrat de partenariat conclu avec Ecomouv' le 20 octobre 2011",  a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports.dit Alain Vidalies lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat. 
"Dans la lettre de résiliation, il sera rappelé que des doutes ont été émis sur la validité du contrat initial au regard des exigences constitutionnelles qui s'imposent à l'Etat lorsqu'il confie à des personnes privées la gestion de certaines activités," s'est-il justifié, bien que le pouvoir socialiste ait envisagé un péage de transit poids-lourds, en substitution  à l'écotaxe.
 

L'
exécutif  a renoncé à ce dispositif  sous la pression des routiers.

Ségolène Royal a craint la paralysie du pays par les routiers
et n'est pas restée droite dans ses bottes...

Depuis le départ des écologistes du gouvernement,
de nombreux projets soutenus par EELV ont été abandonné par François Hollande et ses ministres. Les plus radicaux sont montés au créneau pour dénoncer le barrage de Sivens, dans le Tarn où l'un de leurs militants a été retrouvé mort sur le site. L'ancienne ministre Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, s'est mise dans une colère plus noire et rouge que verte, qualifiant le drame de "tache indélébile sur l'action du gouvernement". De son côté, Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'EELV dénonce un manque de compassion du gouvernement dans les heures suivant l'annonce de ce décès.
À l'époque où Cécile Duflot était ministre de Jean-Marc Ayrault, elle s'était heurtée  au gouvernement sur le projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes du Premier ministre, mettant en évidence les nombreux points de désaccords qui opposent le pouvoir socialiste aux écologistes.
L'autorisation de l'extraction du gaz de schiste reste une question pendanteCet épineux dossier est, lui aussi, un sujet de tension récurrent. Opposé à son exploitation, EELV s'agace de l'attitude d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, qui annonçait être en possession de documents attestant de la possibilité d'extraire ce gaz de manière non-polluante.
Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé devenait très virulent en reprochant notamment au ministre du Redressement productif d'avoir perdu "la tonalité écologiste" qui était la sienne lors des primaires PS de 2011. Placé n'hésitait pas non plus à qualifier Arnaud Montebourg de "ministre inutile". Laurent Fabius s'est, à l'occasion, lui aussi exprimé en faveur de la recherche de technique d'extraction non-polluante.
Et il faudrait aussi évoquer le  sujet sensible du cannabis, sa dépénalisation et les salles de shoot qui polluent le pays. Cécile Duflot avait créé une vive polémique alors qu'elle était encore secrétaire nationale EELV lorsqqu'elle s'était prononcée en faveur de la dépénalisation du cannabis. Or, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, avait, lui aussi, pris position en ce sens, mettant ainsi sur la place publique les désaccords au sein même de la famille socialiste.
La fiscalité écologique paraît insuffisante aux Verts Elle ne devrait représenter que quelques centaines de millions d'euros en 2014, mais EELV assume sa volonté de la rendre encore plus confiscatoire. 
En fait, les écolos sont apparus pour ce qu'ils sont: des extrémistes libertaires, proches de l'ultra-gauche, qui revendiquent des méthodes radicales jusque et y compris sur les sujets de société. 
VOIR et ENTENDRE un reportage d'octbre 2013, quand les transporteurs se dressèrent violemment contre le pouvoir central socialiste:

Depuis l'abandon de l'écotaxe, annoncée le 9 octobre par la ministre PS de l'Ecologie, Ségolène Royal, 
le gouvernement étudiait les solutions juridiques pour rompre ses liens avec Ecomouv', 
chargée par contrat de la collecte de l'écotaxe.

La suspension de l'écotaxe hypothèque "gravement le financement des infrastructures"  auquel elle était destinée
fait valoir la fédération nationale des travaux publics (FNTP) qui appelle le gouvernement à rechercher des solutions de substitution.
Royal, qui se dit opposée à une écologie fondée sur l'impôt et souhaite "remettre à plat" l'écotaxe, avait envisagé l'instauration d'une vignette discriminatoire sur les transporteurs étrangers -et notamment européens !- à leur entrée en France... Elle envisageait même de les obliger à emprunter les autoroutes et se réservait le droit de prélever une partie du chiffre d'affaires ainsi généré. 
La FNAUT avait rejeté ce délire, rappelant à la ministre aux abois que "la législation européenne ne permet pas de taxer uniquement les transporteurs étrangers et de les obliger à utiliser les autoroutes". L'association estima également que tous les transporteurs devraient être mis à contribution au nom du principe "pollueur-payeur" qui avait présidé à la création de l'écotaxe, prévue pour les camions de plus de 3,5 tonnes.
VOIR et ENTENDRE la "tête à queue Michel Sapin retoquer les femmes politiques socialistes, Martine Aubry, d'abord, et l'amère Royal, ensuite:

Faute de pouvoir taxer directement les transporteurs étrangers, Ségolène Royal compta alors taxer les opérateurs autoroutiers, révéla Les Echos.

Pour compenser le manque à gagner estimé à 800 millions d'euros, 
le pouvoir socialiste a déjà décidé de taxer le diesel de 4 euros par litre et sur tous les usagers, riches et pauvres, nantis et chômeurs en recherche d'un emploi. 
Les tarifs autoroutiers sont désormais menacés d'une nouvelle hausse pour tous: ce qui est "sur la table", comme ils disent, ne sera bientôt plus dans nos poches. 
Le dernière trouvaille, c'est l'autobus pour tous... Plus féconds que les socialistes, on ne fé / fait pas !

jeudi 23 octobre 2014

"Tête-à-queue", hantise de Sapin

Sapin fait la leçon à Royal, Aubry et aux gens sur France Info

Impossible de taxer les poids lourds étrangers
Obsession de Michou Sapin
Le ministre des Finances pontifiait ce lundi sur la chaîne publique d'information en continue. Il a d'abord retoqué la dernière proposition de Ségolène Royal pour remplacer l'écotaxe, celle d'imposer une vignette aux seuls poids-lourds étrangers, fussent-ils européens.
Le ministre des Finances a fait la leçon à Ségolène Royal pour remplacer l'écotaxe. Invitée de BFM-TV ce dimanche, la ministre de l'Energie et de l'Ecologie avait en effet posé "le problème des camions étrangers en citant l'exemple d'un poids lourd qui "fait son plein en Belgique, traverse toute la France pour arriver en Espagne sans avoir payé la taxe sur le gazole, ce qui n'est pas juste". Elle a évoqué l'hypothèse "d'une vignette ou une interdiction de prendre les routes nationales avec obligation d'emprunter les autoroutes."
VOIR et ENTENDRE M.-S. Royal trouver "légitime" de discriminer les camions étrangers:

Dès lundi 
sur France Info, Sapin a taclé sa collègue et amie.
 "En Europe, on ne taxe pas un camion étranger parce qu'il est étranger. On taxe un camion parce qu'il est étranger ou français parce qu'il traverse la France. On peut mettre en place un système de vignette. Oui, mais quelle que soit leur origine", avait lancé mon beau Sapin, lundi pensant comme une écervelée.
VOIR et ENTENDRE mon beau Sapin retoquer Royal:

Il s'est surtout attardé sur les déclarations de Martine Aubry

A Martine Aubry, Sapin suggère: "Que chacun apporte sa pierre pour réussir"
"Chacun s'exprime, (Martine Aubry) le fait avec la force qui est la sienne, elle est parfaitement légitime pour le faire" a d'abord réagi Michel Sapin après les vives critiques de l'ex-patronne du PS  ce week-end contre le revirement social-libéral du gouvernement. 
VOIR et RE-ENTENDRE l'obsession de Sapin:
Mais sur le fond, et comme François Hollande et Manuel Valls, le ministre des Finances répond par un "non" aux demandes d'inflexion de Martine Aubry : "Est-ce qu'on va, comme certains l'interprètent, mais je ne pense pas que ce soit forcément la volonté de Martine Aubry tout d'un coup faire un tête-à-queue? Est-ce qu'on va après avoir dit que notre objectif c'était d'appuyer les entreprises pour leur permettre d'investir et d'embaucher, tout d'un coup se retirer? La réponse est non."

Et Michel Sapin de cadrer les socialistes : "On est à mi-mandat. Est-ce que c'est à mi-mandat que tout d'un coup on change de cap. On n'aurait que des inconvénients. 
La seule solution aujourd'hui c'est de réussir la politique qui est menée. Et je pense qu'il serait bon que chacun apporte sa bière pierre pour réussir cette politique".