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vendredi 23 novembre 2018

Sondage : près de 8 Français sur 10 trouvent légitime l'appel à bloquer Paris ce samedi

De plus en plus de Français soutiennent le mouvement des "gilets jaunes' plus 7, mais 8 Français sur 10

L
es menaces du gouvernement et la propagande alarmiste des media n'y font rien


Gilets jaunes stigmatisés en "terroristes" par le pouvoir macronien

Ni les risques d'attentat terroriste agités par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, ni l'inventaire à la Prévert de débordements fantasmés par les élus LREM, répandus sur les chaînes de (dé)information et relayés par la presse papier tout aussi complaisante n'auront suffi. Non seulement les Français ne se détournent pas des 'gilets jaunes", mais ils sont encore plus nombreux à justifier leur mobilisation.

Près de 8 Français sur 10 (77 %) trouvent légitime l'appel à bloquer la capitale, ce samedi, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo, réalisé les 21 et 22 novembre sur un échantillon de plus de mille personnes. Soit trois points de plus que samedi dernier.

Preuve de l'échec de la récente stratégie de diabolisation du mouvement adoptée par le gouvernement, 62 % des sondés refusent de qualifier les "gilets jaunes" de "violents", de "beaufs" ou de "ringards". Une grande majorité préfère le terme de "populaires" (81 %), "courageux" (77 %), engagés dans "une lutte pour l'intérêt général" (78 %)


Si les modes d'action à venir - tels qu'ils sont présentés - font débat dans le reste de la population, deux Français sur trois (66 %) souhaitent que la mobilisation se poursuive, catégories populaires en tête (78 %). Et ce, même s'ils sont une majorité à relativiser leur efficacité. 56 % des sondés expriment ainsi des doutes quant à la capacité des Gilets jaunes à arracher de nouvelles concessions au gouvernement, susceptible de produire de réels effets sur le pouvoir d'achat, alors que Macron vient pourtant de céder aux transporteurs routiers. 

Les sondés ne savaient pas encore que le gouvernement reporte la taxe poids lourd et joue l’apaisement
, ce 23 novembre 2018.
Pour ne pas renforcer la mobilisation des gilets jaunes
, le gouvernement a ainsi cédé aux transporteurs routiers qui, du coup, ne rejoignent pas le mouvement...

Les sympathisants LREM justifient aussi le mouvement


Les efforts de la macronie pour établir  une proximité sociologique fallacieuse entre "gilets jaunes" et électeurs du Rassemblement national ont fait un flop magistral : si 83 % des sympathisants du parti de Marine Le Pen soutiennent la poursuite du mouvement, ils sont 92 % de sympathisants de La France insoumise aux côtés des Gilets jaunes. "On observe une plus grande progression à gauche qu'à droite, souligne Céline Bracq, directrice générale d'Odoxa. Cela s'explique notamment par une différence de culture. Le recours aux manifestations étant moins naturel à la droite de l'échiquier politique qu'à gauche." 

Elément d'inquiétude supplémentaire pour le gouvernement, quatre sympathisants de LREM sur dix trouvent le mouvement des "gilets jaunes" justifié.

Les résultats de cette étude d'opinion comme de celle publiée la semaine passée, "montrent à quel point le décompte de 280.000 manifestants réalisé par le ministère de l'Intérieur, samedi dernier, rend bien mal compte du nombre de Français qui soutiennent les "gilets jaunes" et même y participent", note Céline Bracq. Aux barrages, nombre de personnes - personnes âgées ou à mobilité réduite et actifs - préfèrent arborer un gilet jaune à leur tableau de bord, notamment.

jeudi 30 octobre 2014

Ecotaxe: le gouvernement résilie le contrat avec Ecomouv'

La facture de cette nouvelle reculade s'élève à plus d'un milliard

Le gouvernement a décidé de résilier purement et simplement le contrat qui le lie à Ecomouv'
Royal lâche prise...
La société devait collecter l'écotaxe et Bercy renonce à ces recettes, tout en promettant à Bruxelles de réduire les déficits publics 
"Le gouvernement a décidé de résilier le contrat de partenariat conclu avec Ecomouv' le 20 octobre 2011",  a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports.dit Alain Vidalies lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat. 
"Dans la lettre de résiliation, il sera rappelé que des doutes ont été émis sur la validité du contrat initial au regard des exigences constitutionnelles qui s'imposent à l'Etat lorsqu'il confie à des personnes privées la gestion de certaines activités," s'est-il justifié, bien que le pouvoir socialiste ait envisagé un péage de transit poids-lourds, en substitution  à l'écotaxe.
 

L'
exécutif  a renoncé à ce dispositif  sous la pression des routiers.

Ségolène Royal a craint la paralysie du pays par les routiers
et n'est pas restée droite dans ses bottes...

Depuis le départ des écologistes du gouvernement,
de nombreux projets soutenus par EELV ont été abandonné par François Hollande et ses ministres. Les plus radicaux sont montés au créneau pour dénoncer le barrage de Sivens, dans le Tarn où l'un de leurs militants a été retrouvé mort sur le site. L'ancienne ministre Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, s'est mise dans une colère plus noire et rouge que verte, qualifiant le drame de "tache indélébile sur l'action du gouvernement". De son côté, Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'EELV dénonce un manque de compassion du gouvernement dans les heures suivant l'annonce de ce décès.
À l'époque où Cécile Duflot était ministre de Jean-Marc Ayrault, elle s'était heurtée  au gouvernement sur le projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes du Premier ministre, mettant en évidence les nombreux points de désaccords qui opposent le pouvoir socialiste aux écologistes.
L'autorisation de l'extraction du gaz de schiste reste une question pendanteCet épineux dossier est, lui aussi, un sujet de tension récurrent. Opposé à son exploitation, EELV s'agace de l'attitude d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, qui annonçait être en possession de documents attestant de la possibilité d'extraire ce gaz de manière non-polluante.
Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé devenait très virulent en reprochant notamment au ministre du Redressement productif d'avoir perdu "la tonalité écologiste" qui était la sienne lors des primaires PS de 2011. Placé n'hésitait pas non plus à qualifier Arnaud Montebourg de "ministre inutile". Laurent Fabius s'est, à l'occasion, lui aussi exprimé en faveur de la recherche de technique d'extraction non-polluante.
Et il faudrait aussi évoquer le  sujet sensible du cannabis, sa dépénalisation et les salles de shoot qui polluent le pays. Cécile Duflot avait créé une vive polémique alors qu'elle était encore secrétaire nationale EELV lorsqqu'elle s'était prononcée en faveur de la dépénalisation du cannabis. Or, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, avait, lui aussi, pris position en ce sens, mettant ainsi sur la place publique les désaccords au sein même de la famille socialiste.
La fiscalité écologique paraît insuffisante aux Verts Elle ne devrait représenter que quelques centaines de millions d'euros en 2014, mais EELV assume sa volonté de la rendre encore plus confiscatoire. 
En fait, les écolos sont apparus pour ce qu'ils sont: des extrémistes libertaires, proches de l'ultra-gauche, qui revendiquent des méthodes radicales jusque et y compris sur les sujets de société. 
VOIR et ENTENDRE un reportage d'octbre 2013, quand les transporteurs se dressèrent violemment contre le pouvoir central socialiste:

Depuis l'abandon de l'écotaxe, annoncée le 9 octobre par la ministre PS de l'Ecologie, Ségolène Royal, 
le gouvernement étudiait les solutions juridiques pour rompre ses liens avec Ecomouv', 
chargée par contrat de la collecte de l'écotaxe.

La suspension de l'écotaxe hypothèque "gravement le financement des infrastructures"  auquel elle était destinée
fait valoir la fédération nationale des travaux publics (FNTP) qui appelle le gouvernement à rechercher des solutions de substitution.
Royal, qui se dit opposée à une écologie fondée sur l'impôt et souhaite "remettre à plat" l'écotaxe, avait envisagé l'instauration d'une vignette discriminatoire sur les transporteurs étrangers -et notamment européens !- à leur entrée en France... Elle envisageait même de les obliger à emprunter les autoroutes et se réservait le droit de prélever une partie du chiffre d'affaires ainsi généré. 
La FNAUT avait rejeté ce délire, rappelant à la ministre aux abois que "la législation européenne ne permet pas de taxer uniquement les transporteurs étrangers et de les obliger à utiliser les autoroutes". L'association estima également que tous les transporteurs devraient être mis à contribution au nom du principe "pollueur-payeur" qui avait présidé à la création de l'écotaxe, prévue pour les camions de plus de 3,5 tonnes.
VOIR et ENTENDRE la "tête à queue Michel Sapin retoquer les femmes politiques socialistes, Martine Aubry, d'abord, et l'amère Royal, ensuite:

Faute de pouvoir taxer directement les transporteurs étrangers, Ségolène Royal compta alors taxer les opérateurs autoroutiers, révéla Les Echos.

Pour compenser le manque à gagner estimé à 800 millions d'euros, 
le pouvoir socialiste a déjà décidé de taxer le diesel de 4 euros par litre et sur tous les usagers, riches et pauvres, nantis et chômeurs en recherche d'un emploi. 
Les tarifs autoroutiers sont désormais menacés d'une nouvelle hausse pour tous: ce qui est "sur la table", comme ils disent, ne sera bientôt plus dans nos poches. 
Le dernière trouvaille, c'est l'autobus pour tous... Plus féconds que les socialistes, on ne fé / fait pas !

mercredi 16 avril 2014

Écotaxe: Ségolène Royal veut faire payer les camions européens

L'Europe régresse: la France taxera les produits et entretiendra les personnes 

Ségolène Royal s'en prend à l'espace Schengen

Elle veut entraver la libre circulation des biens. Elle a proposé de remplacer l'écotaxe par un systèmede vignettes sur les camions étrangers. Une piste qui va dans le sens des revendications des bonnets rouges, extrémistes bretons.

La ministre de l'Écologie enterre l'écotaxe 
Dès son arrivée au gouvernement, Royal réclamait déjà une remise à plat de ce dispositif. Au Grand Jury RTL du dimanche 6 avril et à la question de savoir si la mesure serait définitivement supprimée, elle s'était d'ailleurs montrée évasive sur le sujet, répondant évasivement : "Nous verrons". Elle a donc parcouru du chemin.   

Discrimination xénophobe ou recul protectionniste ?
"Ce serait tout à fait légitime qu'un camion étranger qui traverse tout le pays contribue et paye pour les routes qu'il utilise. Est-ce que l'écotaxe permet cela ? Je vais vous dire une piste, c'est de faire payer une vignette aux camions étrangers à la frontière", a-t-elle affirmé sur BFMTV ce mardi.

Le leader des bonnets rouges satisfait
Cette proposition va dans le sens des revendications des bonnets rouges, extrémistes bretons, qui avaient réussi, cet automne, à reporter la mise en oeuvre de l'écotaxe, en démontant plusieurs portiques électronique lors de manifestations houleuses. 
Les frondeurs bretons souhaitent également limiter la pression sur les transporteurs tricolores, à l'instar de Christian Troadec, maire d'extrême gauche de Carhaix.
"Que les camions qui traversent la France pour aller dans les pays du sud participent à cet effort de financement des routes, ça me semble une bonne idée." Des propos que la ministre a tout bêtement repris.  
Troadec, dircab de Royal?
"Pour éviter les péages et les autoroutes, les entreprises étrangères empruntent le plus facilement possible les routes départementales, posant des problèmes de circulation et de sécurité", accuse conjointement le chef de file des bonnets rouges.


Une proposition saluée par le Medef et les routiers, mais qui sème le trouble dans le camp socialo-écolo

Le MEDEF, les coopératives agricoles et les organisations de transporteurs routiers ont applaudi. "La ministre nous annonce doucement la fin de l'écotaxe telle qu'elle avait été imaginée", s'est réjoui Joël Chéritel, le patron du Medef Bretagne. "Réfléchissons vite à un dispositif simple, juste et dédié à un véritable plan de restructuration des infrastructures, indispensable pour garantir une meilleure compétitivité nationale. Nous sommes prêts à en débattre avec Madame la Ministre Ségolène Royal", a proposé Philippe Mangin, le président de Coop de France.
Plus prudent, Christian Troadec a réaffirmé la position de son mouvement: " En ce qui concerne la Bretagne, nous voulons le maintien de la gratuité des routes", a-t-il déclaré vendredi sur France Info, tout en se montrant ouvert à une expérimentation... mais dans d'autres régions.
Quoiqu'elle s'en défende en rappelant qu'un rapport parlementaire sera rendu dans 15 jours "dont le gouvernement prendra connaissance avant les décisions", Segolène Royal a pris le risque de heurter ceux qui, dans son propre camp au sens large attendaient beaucoup de la mise en œuvre de l'écotaxe (socialistes, écologistes, ONG, front de gauche....).
Une ministre dans le déni
Ainsi, l’actuel secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, s’est-il étonné sur son compte twitter que l’écotaxe puisse être présentée "comme un nouvel impôt". Surtout, ajoute-t-il, elle est censée "financer les transports propres (...) préserver la planète et notre santé", a-t-il ajouté.
"Si c'est un abandon qui ne dit pas son nom, c'est un milliard d'euros qui manquent pour les transports dans toute la France", a réagi François de Rugy, le co-président du groupe EELV à l'Assemblée nationale. En France, l'écotaxe était en effet censée abonder le financement d'une centaine de projets de métros et de tramways. 
Interrogé par Europe 1 vendredi matin, l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot a qualifié la proposition de Ségolène Royal de "totalement absurde" "Ce que j’ai entendu dans son discours, c’est ‘moi j’aimerais bien me débarrasser le taxe poids lourds. Et ça, c’est totalement irresponsable", a déclaré l’ex-directeur des campagnes de Greenpeace France. 

La Fondation Nicolas Hulot (FNH) s'est, elle aussi dite "inquiète de (la) première prise de position" de la nouvelle ministre de l'Ecologie. Ségolène Royal "a aujourd'hui la possibilité et la responsabilité de démontrer (...) que la transition écologique est un grand projet pour la France", avance FNH dans un communiqué. "Par où commencer ? Pas en annonçant la remise à plat de l'écotaxe poids lourd, mesure qui a fait l'unanimité lors du Grenelle, fait l'objet de nombreuses compensations sectorielles et prouvé son efficacité en Allemagne", poursuit l'ONG.

Agir pour l'environnement voit dans cette déclaration "une mauvaise entrée en matière". Selon l'ONG, la "ministre s'inscrit dans une longue continuité politique qui consiste à entretenir une césure entre le dire et le faire, entre l'écologie pratique et l'écologie des mots". Elle estime aussi qu'une telle prise de position peut "surprendre" alors que "le président de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale met la dernière touche à un rapport sur l'écotaxe censé être rendu public dans une quinzaine de jours".

Endetté, le gouvernement a-t-il les moyens?

Pour l’Etat, le report de
l’écotaxe - censée démarrer le 1er octobre 2013 , puis le 1er janvier 2014 -  traduit déjà par un manque à gagner de 200 millions d’euros. Sans compter les pénalités (700 à 800 millions d'euros) qu'il devra verser à Ecoumouv' la société privée qui a installé les portiques et devait assurer la collecte de la taxe.

De son côté, la fédération nationale des usagers des Transports (Fnaut) estime que "le report de l’écotaxe par le précédent gouvernement a été une grave erreur. Il prive le système de transports d’un milliard d’euros par an et bloque les projets de transports urbains en site propre et l’accélération indispensable de la rénovation du réseau ferré classique".

Au Parti socialiste, on ne conteste pas l'ex-concubine présidentielle
"Ce qu’a dit Ségolène Royal hier va dans le sens du rapport commandé à l’Assemblée pour la remise à plat de l’écotaxe", a expliqué Harlem Désir, vendredi sur i-télé. "Pour l’instant, il n'y a pas de décision de suppression de l'écotaxe, il faut trouver un système de financement des infrastructures", a précisé le premier secrétaire du PS. 

Les deux coprésidents du groupe EELV à l'Assemblée nationale, Barbara Pompili et François de Rugy avaient en revanche émis des doutes. A l'annonce de la nomination de Ségolène Royal au ministère de l'Ecologie,  les positions de l'ex-présidente la région Poitou-Charentes, notamment "sur la fiscalité écologique", avaient aussitôt inquiété, tout en accordant le bénéfice du doute à la revenante: " ils voteraient la confiance au gouvernement"... 

mardi 19 novembre 2013

Ecotaxe: les bonnets rouges victimes de contre-manifestants: l'un d'eux est condamné

La presse partisane entretient la confusion militante

Manipulation médiatique de l'opinion

L'AFP donne le ton de l'intox et les journaux suivent
L'unanimité du mensonge crée l'illusion de la vérité. 20minutes titre avec l'AFP: "Manifestation des Bonnets rouges à Quimper: Un jeune condamné à deux mois avec sursis", se rendant ainsi coupable de désinformation. Car, à la ligne suivante, on apprend que "le jeune homme de 18 ans a reconnu avoir porté un coup de poing à un manifestant portant un bonnet rouge...", mais 

La vérité des faits, maintenant

France Info rapporte que le samedi 2 novembre des "échauffourées se sont poursuivies en début de soirée malgré l'ordre de dispersion des organisateurs". Peu après 15 heures, un petit groupe de manifestants s'est opposé aux forces de l'ordre en leur jetant de multiples projectiles. Les policiers ont répondu en faisant usage d'un canon à eau et de grenades lacrymogènes. Les forces de l'ordre ont dû charger vers 18 heures 30 pour dégager les manifestants qui se trouvaient encore sur la place de la Résistance. Deux "petits groupes" de manifestants continuaient à s'opposer aux forces de l'ordre peu avant 20 heures. Trois manifestants ont été interpellés et cinq personnes (quatre manifestants et un CRS) ont été blessées, selon la préfecture."
L'un des trois prévenus convoqués lundi devant le tribunal correctionnel de Quimper pour des violences survenues le 2 novembre lors du rassemblement des "Bonnets rouges" dans la ville - et non pas par eux, en l'occurrence - a été condamné à deux mois de prison avec sursis. Son identité n'est pas révélée.

Le sort des fauteurs de trouble "en marge du rassemblement"
, comme on dit d'habitude
Le Parquet a aussi requis une peine de huit mois avec sursis et 180 heures de travaux d'intérêt général (TIG) à l'encontre du
deuxième prévenu, Benjamin - pour ceux qui risquerait de penser que ce "factieux" ne serait pas de "type européen" - , 27 ans, dont le jugement sera rendu le 9 décembre.
Benjamin, n'est finalement pas un "factieux" puisque son avocate le présente comme anarchiste!  Elle fait ainsi le choix d'attirer la bienveillance du juge: ça marche bien, pour peu qu'il soit adhérent du Syndicat de la Magistrature (SM)... La "jeune" terreur qui permet à la presse de discréditer le mouvement de contestation a reconnu avoir donné "des coups de pieds et de poing à des gendarmes"! Sa défense a cependant demandé la requalification des faits, évoquant uniquement des faits de rébellion. Sans violences ?

L'audience du troisième,
André, 46 ans, - merci encore pour cette identification inusuelle -  a été renvoyée au 11 décembre pour une question procédurale. Ce dernier a en effet reconnu avoir jeté deux bouteilles de verre sur les policiers.

Benjamin et André comparaissaient pourtant pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Il est donc permis d'avouer qu'on peine à suivre. Le "jeune homme" n'est ni un "individu", ni un "factieux". Agé de 18 ans, Guillaume a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour "violences en réunion". Il a reconnu avoir porté un coup de poing à un manifestant portant un bonnet rouge, "en marge du rassemblement", nous y voilà, lors d'une rixe devant un bar.

"Ces violences sont le fait d'une minorité" quand elles viennent de contre-manifestants
"Aucun des trois prévenus n'a revendiqué faire partie du mouvement des 'Bonnets rouges' " précise la presse sympathisante: en clair, ce sont tous des provocateurs, dont l'un avoue être anarchiste, donc d'extrême gauche, puisque les media ne précisent pas. 
Deux autres "personnes" (sic! "extrémistes?) sont convoquées également le 28 novembre pour des faits de violence "lors de" (et non en marge de ) la manifestation.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé le 6 novembre à l'Assemblée nationale que les auteurs "identifiés" de violences et de dégradations commises à l'occasion du mouvement de colère faisaient l'objet de "convocations devant le tribunal correctionnel de Quimper".
"Quel que soit le bien public, un portique, un radar, une école, un équipement sportif (...), ce n'est pas acceptable, c'est contraire aux lois de la République", avait insisté le Premier ministre, à propos du rassemblement de Quimper. "Ces violences sont le fait d'une minorité, je le sais, elles sont inacceptables, elles sont le fait de groupes extrémistes", avait-il ajouté, sans nuances, accréditant l'idée que les violences ne pouvaient venir que des Bonnets rouges. 
Les "Bonnets rouges" appellent à un nouveau rassemblement le 30 novembre à Carhaix (Finistère).
Quant aux transporteurs routiers, ils seront à Paris, jeudi.

Le rassemblement contre l'écotaxe et pour l'emploi en Bretagne avait réuni le 2 novembre entre 15.000 et 30.000 personnes, selon les sources, et donné lieu à de violentes échauffourées, ajoute le canard dans la foulée: une tentative d'amalgame, peut-être! 
Et d'ajouter : "Cinq personnes avaient été blessées, quatre manifestants et un CRS": pour assurer une meilleure manipulation de l'opinion inattentive?

mercredi 20 octobre 2010

Retraites - La gauche prise au piège de la rue

Les otages des syndicats se rebiffent

Encore un qui croit avoir tout compris !
La propagande marche à plein régime...

Les bloqueurs privilégiés ne font pas l'unanimité

Contrairement à la propagande des organes de presse frileux qui craignent d'attiser la colère des syndicats et ne veulent pas les mécontenter dans leurs entreprises en difficulté financière, les Français désapprouvent les régimes spéciaux de retraites des bloqueurs (routiers, secteur pétrolier ou dockers) et condamnent leur barrage à la réforme qui assure le financement de leur retraite générale.

Une écrasante majorité de Français (79%) souhaite un arrêt des grèves et manifestations, selon un sondage Viavoice pour Libération du mercredi 20 octobre.

=> Plus des deux tiers des sondés (67%) soutiennent les manifestations et les grèves, mais ils sont majoritairement opposés (53% contre 43%) au retrait du projet de réformes des retraites.

Un désaveu de la radicalisation actuelle des actions syndicales.

lundi 18 octobre 2010

Le droit de grève ne comporte pas le droit de bloquer



Le droit de réquisition pour débloquer
La pénurie: c'est une quinzaine de bloqueurs
à Reichstett, Alsace


Frédéric Lefebvre a communiqué, lundi 18 octobre 2010

L'UMP a réfuté aujourd'hui l'idée d'une pénurie de carburants en France

Il a plutôt évoqué des "difficultés logistiques" et n'a pas exclu l'exercice par l'Etat de son "droit de réquisition", alors que grèves et blocages touchent plusieurs raffineries et dépôts de carburant.


Répondant au phénomène d'hystérie provoquée par les media sur le risque de pénurie à la pompe, le porte-parole du parti majoritaire, Frédéric Lefebvre a expliqué qu'il ne craignait "absolument pas" la pénurie. "Je sais qu'il n'y a aucun problème de pénurie dans le pays et qu'il n'y a qu'un problème de logistique", a-t-il dit.

Sur un éventuel recours à des réquisitions ou à l'armée pour lever les blocages
, Frédéric Lefebvre a répondu: "s'il faut faire des réquisitions, on fera des réquisitions". "Il faut, selon lui, adapter la réponse de l'Etat à la situation et quand il y a blocage d'un site stratégique il faut le débloquer".

"Le droit de grève n'a jamais été le droit de bloquer. L'Etat a à sa disposition une réponse parfaitement légale qui est la réquisition si c'est indispensable", a-t-il prévenu.

Il a énfin ramené à de justes proportions le mouvement des transporteurs routiers

"Là encore, pourquoi essayer de donner plus d'ampleur à un mouvement qui est déjà suffisamment gênant tel qu'il est".

Retraites: l'âge de départ des routiers justifie-t-il leur mobilisation ?

Les routiers en grève roulent pour eux
Des opérations-escargot et des barrages filtrants se déroulent sur les routes depuis mercredi

Cela a ainsi été le cas au nord de Limoges (Haute-Vienne), à Dourges (Pas-de-Calais), Puy-en-Velay (Haute-Loire) ou Yutz (Moselle).
Au moins deux blocages de dépôts de carburants sont en cours : celui de Cournon en Auvergne depuis mercredi, celui de Bassens en Gironde depuis le 14 octobre.

Le système des retraites des routiers est pourtant enviable et injuste

Les routiers peuvent bénéficier d'un congé de fin d'activité (CFA) à partir de 55 ans, sous certaines conditions, notamment une ancienneté minimale de trente ans de conduite (mais seulement 20 à 25 ans, selon d'autres sources).

L'âge de la retraite proprement dite est fixé pour eux à 60 ans.

=>
Or, leur dispositif est cofinancé par les employeurs et par l’Etat; et l'Etat, c'est nous !

Les routiers ne sont pas sympas

=> La CFDT trouve décent d'appeler les salariés du secteur à se joindre au mouvement, en organisant les opérations escargot.
Le premier syndicat du transport routier a également appelé au blocage des plates-formes de ravitaillement desservant la distribution, a prévenu le secrétaire général de la CFDT-FGTE (Route), Maxime Dumont.

=> La CGT du transport a également annoncé la multiplication des actions.

=> L'union Solidaires Transports (dont SUD autoroutes) a annoncé qu'elle se joignait à cet appel de la CFDT, bien que celle-ci ait accepté en 2003 la réforme des retraites engagée par le gouvernement.
Elle a suggéré d'autres modes d'action plus radicaux. "Nous transportons le carburant, nous alimentons les hypermarchés, nous alimentons les entreprises en matières première. Coupons le contact, immobilisons les stocks des entreprises", insiste-elle, bien que très minoritaire.

Objectif citoyen: freiner l'économie !

Ils se disputent des zones d'influence
=> Sud autoroutes entend garder son emprise sur Paris-Rhin-Rhône

=> « On montera crescendo dans ce que l'on sait faire, c'est-à-dire ne pas approvisionner le pays», menacé Maxime Dumont (CFDT), au micro de RTL. Les actions devraient être menées dans toute la France, mais « la région ouest sera la plus touchée », affirme Jean-Marc Lambert, de la CGT.

Objectif: entraver l'économie française
La stratégie des routiers est simple: bloquer les approvisionnements, puisque les stocks transitent à 80% par la route. Les blocages viseront les sites en bordure des autoroutes, plutôt que les voies rapides elles-mêmes. « On ne veut pas bloquer la population », promet Jean-Marc Lambert, qui évoque plutôt « des blocages de zones industrielles, de plateformes logistiques, de centrales d'achat », telle Auchan du côté de Bordeaux: malgré la promesse de ne pas affamer la pulation !
Double langage

Ils jurent qu'ils ne gêneront pas leurs concitoyens, mais ont entrepris d'isoler les dépôts de carburants, en coordination avec les grévistes des raffineries. Des réunions interprofessionnelles ont ainsi eu lieu tout le week-end, réunissant routiers, cheminots et personnel de raffineries. Dès le 16 octobre, 12 raffineries du pays désormais en grève, les effets de la fronde pourraient se faire sentir: « des étalages d'hypermarchés avec moins de produits frais, des usines perturbées par manque de pièces », détaille le syndicaliste, en dépit de ses engagements.
Côté patronal, on est plus mesuré
« La mobilisation n'est pas énorme. Il n'y aura pas de blocage généralisé», assure Nicolas Poulissen, de la Fédération nationale des transports routiers.

Bloquer les fonds, pour aider la population ?
Les transporteurs de fonds font aussi grève dans plusieurs villes. « On ne veut pas bloquer la population », déclare Lambert, mais les Français ne font pas confiance aux syndicats et croient prudent de vider les distributeurs d'argent... A Chambéry et Valence, les mouvements ont déjà été votés. Et Paris, Toulouse ou Marseille pourraient suivre, prévient un syndicaliste.

Ils font monter la pression sur les familles.

jeudi 10 décembre 2009

Conflits sociaux: solliciter la médiation de l'Etat pour lui soutirer le maximum

Les syndicats rejettent la responsabilité sur le patronat

Noël, temps béni du chantage syndical

A moins de quinze jours de Noël, les producteurs de lait français se prévalent de l'effondrement des cours du lait et trouvent naturel de brandir la menace du blocage du pays avec les routiers, lesquels font du chantage à la grève à partir de dimanche.
La prise d'otages est aussi au programme des syndicats avec deux nouvelles journées de galère pour les usagers du RER A en région parisienne. En Ile-de-France, un préavis de grève a en effet été lancé par six syndicats.
La RATP prévoit jeudi et vendredi un train sur deux aux heures de pointe (7h30-9h30 et 16h30-19h30) et un trafic quasi nul aux heures creuses, sur la partie du réseau gérée par la régie parisienne et fréquentée par un million d'usagers journaliers.
Dépôts bloqués, rayons dégarnis dans les grandes surfaces: consommateurs mécontents. Distributeurs de billets non réapprovisionnés: consommation ralentie. Producteurs de lait menaçant de reprendre la traite des subventions de l'Etat: déficit public creusé. Prise d'otages: c'est bon pour le moral des travailleurs et les sondages d'opinion...

  • Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, cherche à éviter un conflit social avant les fêtes de fin d'année et a proposé mercredi soir une réduction supplémentaire de la "taxe carbone" de 100 millions d'euros pour le secteur. Le débat a été suspendu et doit reprendre ce jeudi à 16h00, mais les syndicats, échaudés par la tournure des discussions et l'intervention de Dominique Bussereau qui a, selon eux, "jeté un froid", font planer le doute sur leur retour.
    Les parties en conflit n'ont pas intérêt à tomber trop vite d'accord mais s'entendent pour faire monter la pression.
  • L'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) a annoncé qu'elle se réunirait à 14h00 pour décider de participer ou non à la suite des négociations.
    Elle assure vouloir que les négociations aboutissent d'ici vendredi matin, faute de quoi ils mettront à exécution leur menace de bloquer les entrepôts de livraisons à partir de dimanche à 21h30.
    L'intersyndicale réclame le passage à un salaire de dix euros brut de l'heure pour les coefficients les plus élevés, 4% d'augmentation pour toute la grille et 3% de hausse pour les frais de déplacement, ainsi qu'une protection sociale conventionnelle pour tous et la généralisation du 13e mois.
  • Mercredi, les maîtres chanteurs n'ont pas fait plier les patrons, qui ont dit n'avoir rien à donner et s'en sont remis à l'aide de l'Etat.

  • Les entreprises du secteur souhaitent a minima obtenir un taux de réduction sur la "taxe carbone" équivalent à celui des agriculteurs pour 2010 au moins, soit 75%, et l'application de la défiscalisation des heures supplémentaires.
    "On a pondu une loi qui permet d'alléger partiellement les charges sociales et patronales sur les heures supplémentaires. Or, paradoxalement, nous sommes la seule profession dans le transport logistique qui ne bénéficie pas à plein de cette mesure", a dit Philippe Grillot, président de la Fédération des entreprises de transport et logistique de France (TLF).
    "Ce n'est pas une aumône, c'est un principe d'équité", a-t-il expliqué au micro de France Info, ajoutant que la proposition sur la "taxe carbone" n'était pas pertinente pour l'heure parce qu'elle concerne un nouvel impôt.

    Or, l'OTRE, l'une des trois organisations patronales du transport routier, met du sucre dans le réservoir. Dans un communiqué diffusé jeudi, elle estime en effet que l'exonération partielle sur la taxe carbone (pour des pollueurs parmi les plus gros) proposée par le gouvernement est un "cadeau empoisonné" et réclame des mesures fiscales supplémentaires.
  • Dominique Bussereau, en tampon, a prévenu que les cartes étaient désormais entre les mains des deux parties.
    -> Il est toutefois confiant. "Je crois qu'ils viendront. Le transport routier, ce sont des gens sérieux, aussi bien les organisations syndicales que les organisations professionnelles. Je suis persuadé que la bonne volonté l'emportera", a-t-il dit sur i>Télé.
    "Ce n'est plus le problème du gouvernement. Le gouvernement a fait un geste (...) je l'ai mis sur la table. Maintenant, c'est un problème de négociation salariale", a-t-il expliqué.

    -> Mise en garde du secteur contre les conséquences d'un blocage des entrepôts à l'approche des fêtes de fin d'année.
    "Bloquer les plateformes, ça veut dire plus de courses de Noël, plus d'alimentation dans les supermarchés. La reprise économique française est fondée sur la consommation des ménages, si en plein moment de consommation des ménages, les fêtes de Noël, on stoppe la machine, c'est un coup économique", a dit le secrétaire d'Etat. "Les Français ne pardonneront pas", a-t-il ajouté.

    Qu'elle soit politique ou sociale, la gauche demande toujours tout à l'Etat.
    Or, le gouvernement n'est pas en capacité de réduire les quotas laitiers et la profession ne réussit pas à s'autogérer. Peut-elle dès lors lui reprocher son activité débordante et les loupés qui vont avec ? Les patrons et les syndicats sont incapables de se parler.
    Ils ont besoin de médiation, mais alors, de grâce, qu'ils aient tous l'honnêteté de lui reconnaître le mérite de sa volonté de dialogue, sans lui impossible.
  • mardi 8 décembre 2009

    Chantage de Noël des syndicats

    Humour et chantage

    Noël était un temps d'amour et de paix.
    C'est devenu le moment de tous les chantages:
    Les transporteurs menacent de bloquer l'approvisionnement des centres commerciaux pour nous affamer.

    Les approvisionneurs de distributeurs de billets menacent de ne plus nous permettre d'accéder à notre argent à compter du 21/12.


    Le Père Noël échappera-t-il à la menace ?

    "Comment ça, je ne suis pas sur la liste des priorités absolues ?"

    lundi 16 juin 2008

    Journée d’action : les routiers ne roulent plus pour nous ?

    Opération ‘escargots’ : sont-ils vraiment sympas ?

    Que, pour changer, ils ne déboîtent pas quand ça leur chante, au mépris des petites berlines, on appréciera ! Qu’ils manifestent plutôt que de faire leur cuisine tout en roulant, et çà nous sécurise ! Qu’ils n’imposent pas leur masse aux Fiat Panda et c’est tant mieux ! Qu’ils ne nous serrent plus et nous demandons pourquoi pas demain encore ! Mais aujourd’hui comme hier, s’ils roulent à deux ou trois de front pour se tenir compagnie ou sans parvenir à se doubler, çà nous connaissons !

    L'action nationale menée par les routiers, taxis et ambulanciers pour demander des aides accrues face à la hausse des prix du carburant a perturbé la circulation dans les grandes villes françaises et sur des dizaines d'axes routiers.
    Cette journée de mobilisation est reconductible et les actions organisée par les trois principales organisations patronales FNTR, TLF et Unostra, pourraient se poursuivre mardi.

    Les routiers ont du tact !

    Lancées après 09h00 pour ne pas gêner les épreuves du baccalauréat, les opérations "escargot" ont touché notamment Lille, Nice, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Nancy, Metz, Mulhouse où ont été signalés d'importants embouteillages. Le nombre fait la force et donne du courage à ceux qui n’en ont pas.
    A Paris, un cortège d'une centaine d'ambulanciers a perturbé dans la matinée la circulation sur le périphérique et s'est rendu devant le ministère de la Santé.
    En milieu de journée partout en France, sur les autoroutes et routes nationales, le Centre national d'informations routières (CNIR) aurait compté plus d'une vingtaine d'opérations "escargot" de routiers menées avec plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de camions. C’est un comptage Marseillais à l’échelle nationale : on en a vus qui ont vu quelqu’un qui en a vus mille !

    Ils sont courageux, les routiers !

    De nombreuses localités moyennes comme Epinal, Sarreguemines, Auch, Tarbes, Cahors, Niort, Poitiers sont également touchées. Un barrage filtrant pour les camions a été mis en place au poste-frontière franco-espagnol du Perthus.

    Ils pensent à nous, les routiers !

    Ils invitent la population à se soulever et cela sans la moindre arrière pensée politique, car leur pouvoir d’achat et l'intérêt général seuls les motivent : rien de politique dans cette ‘colère saine’ "Tous otages du carburant", pouvait-on lire pourtant sur une banderole à l'avant d'un camion. La protestation s'est élargie aux thèmes des tarifs autoroutiers et à celui des charges sociales. C'est le ‘vent de révolte’ annoncé par la météorologiste picto-charentaise.

    Pour les routiers, ‘on rase gratis’

    "Allégez les charges salariales des entreprises", "Non au racket des autoroutes", pouvait on lire sur les pare-brises des camions engagés dans les opérations sur le périphérique de Lyon.

    "On ne veut pas mourir" quand on est routier

    "On ne veut pas mourir, on veut rester compétitif par rapport à nos concurrents européens (...). Nous demandons au gouvernement de mettre en place des mesures à court terme qui nous aident à passer les six prochains mois", a déclaré Pierre Sibut, président du syndicat FNTR en Rhône-Alpes.


    Leur parabole n’est pas orientée sur l’Arabie Saoudite ?
    "Pour nous, c'est l'opération de la dernière chance. Les mesures du gouvernement sont insuffisantes. Il faut des mesures urgentes sans quoi beaucoup d'entreprises vont mourir", a dit Marie Héraud, également responsable FNTR en …Poitou-Charentes. Aurait-elle justement orienté par hasard sa soucoupe sur l’émetteur de Sa Cynique Majesté Royal ? L’Arabie Saoudite s’est pourtant désolidarisée des pays producteurs de l’OPEP et annonce qu’elle augmente sa production au 1er juillet, et ça ne suffit pas aux routiers et routières de Melle ?

    La Fédération nationale des artisans taxis (FNAT) a annoncé avoir organisé ses propres manifestations. Elle déclare dans un communiqué "ne pas exclure un mot d'ordre national et interprofessionnel à brève échéance". Va-t-elle aussi conseiller à ses adhérents d’alléger leur parc automobile : s’ils vendaient leurs grosses berlines allemandes pour acheter des petites 7CV, tout le monde s’en porterait mieux.

    Des routiers essaient d’obtenir un maximum du gouvernement.

    Pour cela, la FNTR est en pointe. Les avantages acquis sont obtenus en période de crise : il ne faut pas manquer une occasion comme celle-ci! Le plan gouvernemental annoncé au début du mois prévoit essentiellement des reports d'échéances.

    Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a annoncé le 5 juin

    1- l'étalement des délais de paiement des charges fiscales et sociales des entreprises de transport,

    2- un remboursement anticipé par l'Etat de la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers).
    Essentiellement’ ne signifie pas ‘seulement
    Le gouvernement a en outre favorisé l'adoption par l'Assemblée de

    3- une disposition réclamée par la profession ( !) favorisant la répercussion de la hausse du coût du gazole sur …les clients des transporteurs. Sur nous ! Alors, ils sont sympas les routiers, ou non ?
    4- Il prévoit enfin une discussion sur le temps de travail en juillet avec les syndicats et organisations professionnelles . Dominique Bussereau doit recevoir à nouveau les organisations de transporteurs jeudi.

    Sur les marchés lundi, l'annonce de l'augmentation de la production saoudienne de 200 000 barils par jour en juillet n'est pas parvenue à freiner les cours mondiaux du pétrole qui franchissent encore une fois de nouveaux records, approchant les 140 dollars le baril.

    samedi 7 juin 2008

    Le ferroutage, un système d'avenir

    Le ferroutage, une alternative écolo au chantage des syndicats de transporteurs
    Il devrait faire l'unanimité de la classe politique
    PaSiDupes a exprimé son irritation dans son article précédent et préconisé la relance du ferroutage: hausse du prix du gazole, écologie et incitation directe des syndicats de transporteurs routiers, tout milite en sa faveur. Reste la volonté politique...
    Le ferroutage désigne l’ensemble des techniques qui permettent de charger des camions complets sur un train : tracteur + remorque + chauffeur.

    Le système fut mis en œuvre pour la première fois dans les années 30. Mais il a évolué. Ainsi, les grues ne sont-elles plus nécessaires (photo) .

    Les créations de plateformes d'accueil se multiplient (voir ci-dessous)

    La méthode d'embarquement des camions la plus courante consiste encore à installer les semi-remorques sur les trains à l'aide d'une grue ou d'un portique. Citernes et autres compartiments de transport peuvent aussi être désolidarisés de leur châssis pour être calés directement sur les wagons. La solution d'avenir est la création d'aires d'accueil et de plateformes surbaissées d'embarquement (voir ci-dessous).

    Le ferroutage est largement répandu en Europe pour les longues distances entre Allemagne du nord et pays du sud, particulièrement lors du transit des poids lourds à travers la Suisse.
    En France le développement du ferroutage a toujours été l'objet de déclarations de volonté politique sans que cette volonté ne soit traduite dans les faits : les raisons invoquées ont été multiples comme l'inadaptation de l'infrastructure et des matériels ou l'absence de qualité de service de la société nationale.
    Il existe des projets de ferroutage de longue distance destinés à réduire la pollution et désengorger les autoroutes. Il convient de reprendre les efforts de Jean-Claude Gayssot (1944), député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis puis vice-président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon depuis mars 2004 (à côté, sans parachute et au soleil), ministre communiste des Transports du gouvernement (1997-2002) de Lionel Jospin et de les mettre en place, avec le large soutien de l’opposition de gauche.

    Les voies fluviales devaient être ré-exploitées : de quoi soulager les transporteurs routiers d’une part de leurs soucis et de nous laisser régler les nôtres.

    Carte des projets et réalisations
    L'autoroute ferroviaire ouverte entre Bettembourg et Perpignan est la 7e du genre en Europe. Une ligne expérimentale fonctionne depuis novembre 2003 entre Turin, en Italie, et Aiton en France. Elle fait partie intégrante de la Transalpine, la liaison Lyon-Turin en cours de développement.Un autre axe, destiné à désengorger le trafic routier entre la Hollande et l'Espagne, doit être développé. La liaison Atlantique Ecofret reliera l'Ile-de-France au Pays basque.

    Le ferroutage possède plusieurs atouts
    1- une tolérance aux conditions météo plus importante que le transport routier,
    2- La ligne Bettembourg-Perpignan par exemple ramène le prix au kilomètre à 90 centimes d'euro contre 1 euro par la route.
    3- Le temps de transport prévu est de 14h30 heures contre 17 à 22 heures. Il permettra sur cette même liaison d'éviter le rejet de 240 000 tonnes de CO².

    C’est une réalité
    La ligne, inaugurée le 29 mars 2007 en présence des ministres français et luxembourgeois des Transports, reliera Bettembourg dans le grand duché, à Perpignan, dans les Pyrennées orientales.
    Un total de 1 060 kilomètres. Dans un premier temps, la ligne fonctionnera au rythme d'un train par jour, du lundi au dimanche, avec une capacité de 40 camions par convoi. L'objectif est d'atteindre les 10 trajets quotidiens d'ici à 2012.
    Les wagons utilisés sur la ligne Bettembourg-Perpignan ont été conçus selon un concept breveté par la société Modalhor. Il s'agit de plateformes surbaissées, et articulées, qui permettent à des semi-remorques de 38 tonnes d'être embarqués facilement, sans l'intervention d'une grue.Le chargement se fait en épi, afin que chaque camion puisse accéder de façon autonome à chaque wagon, à l'aide d'une rampe d'accès.
    Le ferroutage est promis à un grand avenir
    Indépendamment de la hausse du prix du gazole, le ferroutage devrait connaître un développement accru dans les prochaines années en Europe. Grâce notamment au plan Marco Polo II conduit par Bruxelles dont l’objectif est de développer les modes de transport alternatifs. Seront favorisés dans le cadre de ce programme, de 2007 à 2013, les projets ferroviaires mais aussi les projets maritimes comme les fameuses autoroutes de la mer (merroutage).