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jeudi 30 octobre 2014

Ecotaxe: le gouvernement résilie le contrat avec Ecomouv'

La facture de cette nouvelle reculade s'élève à plus d'un milliard

Le gouvernement a décidé de résilier purement et simplement le contrat qui le lie à Ecomouv'
Royal lâche prise...
La société devait collecter l'écotaxe et Bercy renonce à ces recettes, tout en promettant à Bruxelles de réduire les déficits publics 
"Le gouvernement a décidé de résilier le contrat de partenariat conclu avec Ecomouv' le 20 octobre 2011",  a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports.dit Alain Vidalies lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat. 
"Dans la lettre de résiliation, il sera rappelé que des doutes ont été émis sur la validité du contrat initial au regard des exigences constitutionnelles qui s'imposent à l'Etat lorsqu'il confie à des personnes privées la gestion de certaines activités," s'est-il justifié, bien que le pouvoir socialiste ait envisagé un péage de transit poids-lourds, en substitution  à l'écotaxe.
 

L'
exécutif  a renoncé à ce dispositif  sous la pression des routiers.

Ségolène Royal a craint la paralysie du pays par les routiers
et n'est pas restée droite dans ses bottes...

Depuis le départ des écologistes du gouvernement,
de nombreux projets soutenus par EELV ont été abandonné par François Hollande et ses ministres. Les plus radicaux sont montés au créneau pour dénoncer le barrage de Sivens, dans le Tarn où l'un de leurs militants a été retrouvé mort sur le site. L'ancienne ministre Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, s'est mise dans une colère plus noire et rouge que verte, qualifiant le drame de "tache indélébile sur l'action du gouvernement". De son côté, Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'EELV dénonce un manque de compassion du gouvernement dans les heures suivant l'annonce de ce décès.
À l'époque où Cécile Duflot était ministre de Jean-Marc Ayrault, elle s'était heurtée  au gouvernement sur le projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes du Premier ministre, mettant en évidence les nombreux points de désaccords qui opposent le pouvoir socialiste aux écologistes.
L'autorisation de l'extraction du gaz de schiste reste une question pendanteCet épineux dossier est, lui aussi, un sujet de tension récurrent. Opposé à son exploitation, EELV s'agace de l'attitude d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, qui annonçait être en possession de documents attestant de la possibilité d'extraire ce gaz de manière non-polluante.
Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé devenait très virulent en reprochant notamment au ministre du Redressement productif d'avoir perdu "la tonalité écologiste" qui était la sienne lors des primaires PS de 2011. Placé n'hésitait pas non plus à qualifier Arnaud Montebourg de "ministre inutile". Laurent Fabius s'est, à l'occasion, lui aussi exprimé en faveur de la recherche de technique d'extraction non-polluante.
Et il faudrait aussi évoquer le  sujet sensible du cannabis, sa dépénalisation et les salles de shoot qui polluent le pays. Cécile Duflot avait créé une vive polémique alors qu'elle était encore secrétaire nationale EELV lorsqqu'elle s'était prononcée en faveur de la dépénalisation du cannabis. Or, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, avait, lui aussi, pris position en ce sens, mettant ainsi sur la place publique les désaccords au sein même de la famille socialiste.
La fiscalité écologique paraît insuffisante aux Verts Elle ne devrait représenter que quelques centaines de millions d'euros en 2014, mais EELV assume sa volonté de la rendre encore plus confiscatoire. 
En fait, les écolos sont apparus pour ce qu'ils sont: des extrémistes libertaires, proches de l'ultra-gauche, qui revendiquent des méthodes radicales jusque et y compris sur les sujets de société. 
VOIR et ENTENDRE un reportage d'octbre 2013, quand les transporteurs se dressèrent violemment contre le pouvoir central socialiste:

Depuis l'abandon de l'écotaxe, annoncée le 9 octobre par la ministre PS de l'Ecologie, Ségolène Royal, 
le gouvernement étudiait les solutions juridiques pour rompre ses liens avec Ecomouv', 
chargée par contrat de la collecte de l'écotaxe.

La suspension de l'écotaxe hypothèque "gravement le financement des infrastructures"  auquel elle était destinée
fait valoir la fédération nationale des travaux publics (FNTP) qui appelle le gouvernement à rechercher des solutions de substitution.
Royal, qui se dit opposée à une écologie fondée sur l'impôt et souhaite "remettre à plat" l'écotaxe, avait envisagé l'instauration d'une vignette discriminatoire sur les transporteurs étrangers -et notamment européens !- à leur entrée en France... Elle envisageait même de les obliger à emprunter les autoroutes et se réservait le droit de prélever une partie du chiffre d'affaires ainsi généré. 
La FNAUT avait rejeté ce délire, rappelant à la ministre aux abois que "la législation européenne ne permet pas de taxer uniquement les transporteurs étrangers et de les obliger à utiliser les autoroutes". L'association estima également que tous les transporteurs devraient être mis à contribution au nom du principe "pollueur-payeur" qui avait présidé à la création de l'écotaxe, prévue pour les camions de plus de 3,5 tonnes.
VOIR et ENTENDRE la "tête à queue Michel Sapin retoquer les femmes politiques socialistes, Martine Aubry, d'abord, et l'amère Royal, ensuite:

Faute de pouvoir taxer directement les transporteurs étrangers, Ségolène Royal compta alors taxer les opérateurs autoroutiers, révéla Les Echos.

Pour compenser le manque à gagner estimé à 800 millions d'euros, 
le pouvoir socialiste a déjà décidé de taxer le diesel de 4 euros par litre et sur tous les usagers, riches et pauvres, nantis et chômeurs en recherche d'un emploi. 
Les tarifs autoroutiers sont désormais menacés d'une nouvelle hausse pour tous: ce qui est "sur la table", comme ils disent, ne sera bientôt plus dans nos poches. 
Le dernière trouvaille, c'est l'autobus pour tous... Plus féconds que les socialistes, on ne fé / fait pas !

mardi 21 octobre 2014

Suspension de l'écotaxe: Royal prive Hidalgo de ressources au budgrt de paris

Hidalgo tacle Royal sur l'écotaxe

La maire socialiste de Paris
Anne Hidalgo a très sévèrement jugé lundi la décision de la ministre de l'Écologie Ségolène Royal d'abandonner l'écotaxe. 

"On ne peut pas travailler comme ça, ce n'est pas sérieux. J'appelle cela un travail pas sérieux et pas respectueux des collectivités locales", a fulminé l'édile lors d'un déjeuner avec la presse en marge du Conseil de Paris. "On ne peut pas dire à la fois qu'on va accueillir la COP 21 (la conférence mondiale sur le climat, NDLR) dans un an et sur une mesure comme ça se mettre en retrait. Qu'est-ce que c'est que ça, ce n'est pas possible, c'est un manque de volontarisme qui est plus que critiquable, et dommageable, d'abord pour la santé publique et ensuite pour nos finances", a-t-elle poursuivi.

La Ch'tite maire, épouse Jean-Marc Germain, l'un des "frondeurs" proches de la de Martine Aubry, a rappelé que l'annonce de l'abandon est intervenue quelques jours après l'approbation par le Conseil du Paris de l'application du dispositif sur le périphérique. L'écotaxe perdue devait rapporter cinq millions d'euros à la Mairie de Paris. "C'est vraiment une mauvaise façon. On s'est engagés, on a voté le mois dernier l'expérimentation sur Paris dans la perspective en 2015 de pouvoir percevoir la taxe sur les camions polluants, et sans même recevoir un coup de fil, on apprend que le truc est balancé par pertes et profits. Franchement, ce n'est pas possible", s'est-elle encore emportée. 

Commentant
la dernière initiative de M.-S. Royal pour remplacer l'écotaxe, une vignette sur les camions étrangers, donc européens, Anne Hidalgo a mis en doute sa faisabilité. "Je ne suis pas sûre qu'on puisse le faire, voilà !"

mardi 14 octobre 2014

Autoroutes gratuites: "niet" de Matignon à la populiste Royal

Valls envoie l'amère Royal sur la bande d'arrêt d'urgence

La 
monomaniaque fait-elle une fixette sur les autoroutes ?
Mémère a-t-elle seulement
son permis de conduire?

La technique du doigt mouillé
n'a jamais fait ses preuves...

Royal, la ministre de l'Écologie voulait des autoroutes gratuites le week-end, en plus de la suspension sine die du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds...
Ségolène Royal s'est encore faite contrôlée avec un taux de populisme élevé ! La semaine dernière, elle enterrait d'une phrase les portails Écomouv' qui suscitaient la colère des transporteurs routiers. Aujourd'hui, elle annonce que les péages autoroutiers pourraient devenir gratuits le week-end. "Par exemple", lançait-elle, comme ça, à jeûn ?
 
Une idée "difficilement envisageable", réplique Matignon. Au terme d'une réunion avec les sociétés d'autoroute, Manuel Valls a répété sur le perron de Matignon sa détermination à parvenir "dans les prochaines semaines" à un accord "profitable à tous" sur les concessions des sociétés d'autoroute en France. "Cette réunion a été utile parce qu'il faut bâtir un partenariat gagnant-gagnant entre l'État [et] les sociétés concessionnaires des autoroutes. La parole de la France évidemment, sera honorée, ne sera jamais remise en cause", a déclaré le Premier ministre à la presse.
L' "homme fort" du gouvernement s'attache à créer l'illusion de la concertation
"Il y aura donc maintenant dans les semaines qui viennent des réunions de travail entre ces sociétés et le ministère des Transports et Bercy pour trouver un accord qui soit profitable à tous, à l'État, aux usagers et à l'économie française." Le Premier ministre a dit vouloir arriver à un accord "dans les prochaines semaines". "Je pense que ça peut aller vite à condition qu'on privilégie l'intérêt général", a raconté Manu Valls.

Sur l'autoroute du pouvoir, Valls se fait doubler à vive allure  

La concertation se grippe au sein du gouvernement Valls
Tandis que Ségolène Royal roule seule en tête, Valls veut donner le sentiment qu'il dialogue. "La Cour des comptes, l'Autorité de la concurrence ont déjà fait un certain nombre de préconisations. Le Parlement à travers une mission à l'Assemblée nationale aussi sera amené à faire un certain nombre de propositions dans quelques semaines. Moi, je souhaite que ce débat se déroule dans la sérénité et dans l'intérêt de tous, et ça a été le sens de cette réunion". Bla-bla-bla...
La réunion à Matignon a réuni pendant une heure trente M. Valls, M.-S. Royal, les secrétaires d'État au Budget, Christian Eckert, et aux Transports, Alain Vidalies, ainsi que les représentants des sociétés d'autoroute (Vinci, Eiffage/APRR, Sanef, Asfa). Tout ça pour arriver à ce couac gouvernemental !

Ségolène Royal cherche le moyen de compenser la suspension sine die du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds Le manque à gagner du prélèvement sur les profits des autoroutes est considérable. 
Le ministre des Finances Michel Sapin redoute un blocage des routes et autoroutes par les transporteurs, alors il pointe la difficulté de taxer les sociétés autoroutières en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes. 
"Il ne s'agit pas de créer une taxe. Puisque je fais une taxe, elles vont en effet la répercuter. Ça suffit. Les discussions vont commencer pour les mettre devant leur responsabilité", a insisté Ségolène Royal.

La divagation de la ministre de l'Écologie révèle un bras de fer au gouvernement
La ficelle de M.-S. Royal est grossière: opposer les automobilistes aux sociétés autoroutières. Mais les sociétés concessionnaires des autoroutes accusées de s'engraisser sur le dos des usagers réagissent vivement, sans que les propriétaires de diesel, même propre, taxés de 4 euros, n'y trouvent leur compte et la sortie de route de la mémère Royal ne satisfait personne.  

 

lundi 23 juin 2014

Ecotaxe: Sapin se joue des chiffres et des Français

Pour combler le manque à gagner, Sapin promet un complément ...qui reste à déterminer !

Michel Sapin, quinze tonnes fou lancé à pleine vitesse

Feu l'écotaxe?
Sapin attise les flammes sous la cendre
Le compte n'y est pas, mais Sapin assure qu'il a des idées pour tenter de couvrir une partie des 300 millions d'euros de recettes en moins avec l'abandon de l'écotaxe. Le système qui devait rapporter près de 800 millions d'euros par an en taxant 15.000 kilomètres de routes a été enterré au profit d'un "péage de transit poids lourds", qui s'appliquera seulement aux camions de plus de 3,5 tonnes, sur 4 000 km de routes nationales et départementales.

Un contrôle radar s'impose sur Sapin

Quand l'alcootest pour Michel Sapin?
Pourtant aucune annulation de projets, dit-il
"Il n'y aura pas moins d'argent, nous allons trouver d'autres sources", a déclaré le ministre sur France Info. Mais, a-t-il ajouté, il n'est "pas question que ce budget en faveur (...) des transports alternatifs à la route diminue". Le produit de l'ex-écotaxe devait notamment servir à financer des projets de transport collectif.


"La quantité de travaux restera la même que celle qui était prévue, martèle Sapin. Il faudra seulement compléter les ressources de ce 'péage de transit poids-lourds' par d'autres ressources qui nous permettront de maintenir ce budget transport", a poursuivi le magicien, jugeant que les critiques du nouveau système - bonnets rouges ou écologistes - sont des ânes puisqu'ils l'ont mal compris...

De nouveaux péages sur autoroute?

Les deux visages de la comédie politique
Le gouvernement "travaille" sur plusieurs pistes, a-t-il lancé, sans plus de précisions.
"Il y a des possibilités s'agissant des péages sur autoroute. D'autres solutions sont également envisageables dans le cadre des directives européennes qui encadrent légitimement ces dispositifs", a-t-il "précisé", estime La Tribune.

Clash de propos avec Ségolène Royal 
La ministre de l'Écologie Ségolène Royal n'a, elle, pas eu exactement les mêmes propos ce matin sur France Inter. Si elle a confirmé que les sociétés d'autoroute seraient "amenées à participer (...) avec leurs bénéfices" au financement des grandes infrastructures, Ségolène Royal a écarté l'idée d'une "taxe supplémentaire, car je ne veux pas que les tarifs autoroutiers augmentent". Cela doit se faire de "façon contractuelle" avec ces sociétés, a-t-elle assuré.

De nouvelles divergences au gouvernement
Ségolène Royal avait pris la parole la première sur le prix de l'électricité, pensant probablement court-circuiter ses collègues. Mais le premier ministre a disjoncté et annoncé que, contrairement à la déclaration de Royal qui promettait un gel des tarifs jusqu'au 1er octobre, une hausse interviendra bien dès le 1er août... Lien PaSiDupes

Entrée de l'État au capital d'Ecomouv : l'oeil de Moscou !

Valls instaure un régime de suspicion. On ne nationalise pas: on encadre... La ministre a par ailleurs confirmé l'entrée de l'État dans le capital d'Ecomouv, la société chargée de collecter les recettes, pour " contrôler le dispositif " en raison du "contrat assez exorbitant qui avait été conclu par le gouvernement Fillon". Mais Royal et Valls conservent néanmoins la société Ecomouv qui n'a commis aucune action illégale.

Nouvelle annonce à la hâte de mesures ni finalisées, ni financées 
C'est actuellement la course à l'échalote de celui qui, au gouvernement, prendra l'avantage sur l'autre. 
Ségolène Royal n'a toutefois pas non plus précisé à quelle hauteur entrerait l'État: "On verra; c'est la Caisse des dépôts qui va participer à ce capital".