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lundi 22 septembre 2014

Hidalgo (PS) veut taxer les poids lourds aux abords de Paris

La maire socialiste va expérimenter un péage poids lourds

Hidalgo tient à ponctionner le fret routier
Un péage poids lourds va entrer en vigueur sur le périphérique à partir du 1er octobre.
Malgré la bataille des portiques écotaxes bretons l'année dernière, la maire PS Anne Hidalgo veut lancer un péage poids lourds, remplaçant la fameuse écotaxe et visant  les camions de plus de 3,5 tonnes transitant par le périphérique, a indiqué la mairie. L'expérimentation devrait démarrer dans quelques jours, au 1er octobre, avant l'entrée en vigueur prévue le 1er janvier.  

13 centimes par kilomètre et répercutables sur les consommateurs. 

Ch. Najdovski, candidat EELV à Paris et
David Belliard, candidat dans le 11ème,
lors d'un kiss-in à l’ambassade de Russie, 
le dimanche 8 septembre
Pendant trois mois, il n'y aura pas de facturation: il s'agira de mettre au point le mécanisme. Une fois bien en place, chaque kilomètre sera facturé 13 centimes en moyenne aux transporteurs routiers. Un prix qui devrait varier, notamment en fonction du poids du camion ou de son niveau de pollution.

Successeure de Delanoë, Hidalgo cherche cinq millions d'euros. Mais "l'objectif n'est pas uniquement de facturer", assure Christophe Najdovski (ci-contre à droite) bouche en coeur, l'adjoint au maire de Paris, en charge des transports, après la petite enfance (2008-2014). "Il y a plusieurs objectifs : faire en sorte que le trafic international de poids lourds ne passe pas par Paris. Et faire en sorte que cela rapporte des ressources, l'équivalent de 5 millions d'euros, au Budget de Paris", raconte l'élu sur Europe1. "Cinq millions, ça permet par exemple d'aménager une place pour qu'elle soit moins routière, ou de construire des murs anti-bruits par exemple", se justifie encore l'élu Europe Ecologie-les Verts

Les routiers prévoient des actions. 

Ce dispositif "n'est que la déclinaison parisienne de décisions prises cet été" par le gouvernement, assure Christophe Najdovski. Le 26 juin, l'Assemblée nationale a en effet adopté un amendement gouvernemental qui remplace l'écotaxe par un péage de transit poids lourds. Rien n'est toutefois déjà gagné. L'écologie punitive se décline au gouvernement et s'étend désormais au niveau des municipalités.

Les transporteurs routiers prévoient déjà de nouvelles actions contre cette nouvelle version de l’écotaxe dans les semaines qui viennent.

dimanche 29 juin 2014

Augmentation de la taxe de séjour dans les hôtels: Fabius hausse le ton, entre deux ronflements

Les députés sont des bourriques

Fabius se réveille et c'est trop tard 
En juin 2014
Le ministre des Affaires étrangères s'est élevé dimanche contre le vote de l'augmentation de la taxe de séjour en Ile-de-France par la majorité présidentielleA l'heure où Laurent Fabius voudrait booster le tourisme en France, les députés ont adopté mercredi soir deux amendements, qui contribuent notamment à l'augmentation de la taxe de séjour en Ile-de-France. Exaltés par cette dynamique et sans faiblir, ils se sont même offerts un autre petit plaisir en augmentant du plafond de la taxe dans le reste de l'Hexagone. Une décision qui irrite le narcoleptique de bientôt 68 ans: dimanche, le ministre des Affaires étrangères s'est fendu d'un communiqué assassin.
Déjà assoupi en janvier 2013...
Au grand dam des professionnels de l'hôtellerie, les députés ont en effet décidé de quintupler le plafond de la taxe de séjour pour les hôtels 3, 4 et 5 étoiles en France, qui pourra grimper jusqu'à 8 euros pour les établissements les plus luxueux, contre 1,50 euros actuellement. Regrettant leur adoption "sans concertation avec les professionnels", le ministre pointe également le fait qu'elles "sont contradictoires avec l'engagement solennel pris par le Président de la République et le Premier ministre de stopper l'alourdissement inconsidéré des taxes".

Dans l'opposition aussi  
Fabius estime ainsi "impératif de renoncer" à ce texte, car ces hausses "sont dangereusement et totalement contraires à la promotion du tourisme qui est une priorité pour l'emploi et l'équilibre extérieur de la France". Il enjoint les parlementaires de "trouver d'autres pistes" pour compenser le manque à gagner de l'ex-écotaxe plumée en kilomètres et efficacité au cours de sa transformation en "péage de transit" pour tous, poids-lourds hexagonaux comme étrangers.

Fleur Pellerin faisait-elle son shopping ? 

Dans ces cas-là, la presse socialiste exaspérée appelle l'opposition à la rescousse. Or, Gilles Carrez, député UMP et président de la Commission des Finances, ne décolère pas non plus. "Je remarque l'incohérence, une fois de plus, du gouvernement. Le ministre des Finances, jeudi, a donné son accord à ces amendements, et Laurent Fabius se réveille dimanche pour dire qu'il n'est pas d'accord."

Le bientôt septuagénaire n'a-t-il pas trop de responsabilités ?
Il est théoriquement secondé par une jeune secrétaire d'Etat, mais Fleur Pellerin s'étiole dans sa mansarde du Quai d'Orsay et ne fait pas face à la tête du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l'étranger, tout à la fois. 
Le député Carrez vole au secours des députés. Il explique au globe-trotter qu'il y a "deux sujets distincts": "Nous avons créé une taxe spéciale qui ne s'appliquerait qu'en Ile-de-France et serait plafonnée à un montant de 2 euros pour permettre l'amélioration des transports" (cf. le "péage de transit"... 
Et second sujet", "l'augmentation du plafond à 8 euros pour l'ensemble de la France". Rapportée au nombre de nuitées, c'est un budget. Pour les trois-étoiles, elle passe de 1 euro à 5 euros, et de 1,50 euro à 8 euros pour les quatre étoiles... Cette nouvelle taxe de séjour, qui serait instituée à partir du 1er septembre, permettrait de dégager environ 140 millions d'euros ...

Et 
Gilles Carrez admet que les parlementaires "ont eu la main lourde". 
Il justifie leur vote par la nécessité d'accueillir les touristes "avec un bon service public". "Et cela, le tourisme doit aussi y contribuer". 
Pour alléger les charges des entreprises de transports routiers qui grondent et menacent de bloquer les routes à nouveau, les professionnels de l'hôtellerie se rebiffent et pointent notamment la taxe de séjour "en augmentation de plus de 500%" ! 
En effet, l'Umih (l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie) a directement réagi, en menaçant: "Si le projet devait rester en l'état, il s'agirait alors d'une véritable rupture dans le dialogue entre les professionnels et les pouvoirs publics." 
De mémoire d'homme,
il est arrivé qu'il ne dorme pas,
sous le contrôle de Mitterrand
Et de dénoncer: "Ces initiatives parlementaires interviennent alors qu'aucune concertation avec les professionnels n'a eu lieu sur ce sujet et sont en contradiction totale avec l'esprit de dialogue qui a guidé les travaux des Assises du Tourisme et dont les conclusions, rendues publiques il y a moins d'une semaine, reconnaissaient la nécessité de soutenir la compétitivité du tourisme."

Les riches touristes réduiront leur temps de séjour dans l'hexagone ou iront voir plus loin.

lundi 23 juin 2014

Ecotaxe: Sapin se joue des chiffres et des Français

Pour combler le manque à gagner, Sapin promet un complément ...qui reste à déterminer !

Michel Sapin, quinze tonnes fou lancé à pleine vitesse

Feu l'écotaxe?
Sapin attise les flammes sous la cendre
Le compte n'y est pas, mais Sapin assure qu'il a des idées pour tenter de couvrir une partie des 300 millions d'euros de recettes en moins avec l'abandon de l'écotaxe. Le système qui devait rapporter près de 800 millions d'euros par an en taxant 15.000 kilomètres de routes a été enterré au profit d'un "péage de transit poids lourds", qui s'appliquera seulement aux camions de plus de 3,5 tonnes, sur 4 000 km de routes nationales et départementales.

Un contrôle radar s'impose sur Sapin

Quand l'alcootest pour Michel Sapin?
Pourtant aucune annulation de projets, dit-il
"Il n'y aura pas moins d'argent, nous allons trouver d'autres sources", a déclaré le ministre sur France Info. Mais, a-t-il ajouté, il n'est "pas question que ce budget en faveur (...) des transports alternatifs à la route diminue". Le produit de l'ex-écotaxe devait notamment servir à financer des projets de transport collectif.


"La quantité de travaux restera la même que celle qui était prévue, martèle Sapin. Il faudra seulement compléter les ressources de ce 'péage de transit poids-lourds' par d'autres ressources qui nous permettront de maintenir ce budget transport", a poursuivi le magicien, jugeant que les critiques du nouveau système - bonnets rouges ou écologistes - sont des ânes puisqu'ils l'ont mal compris...

De nouveaux péages sur autoroute?

Les deux visages de la comédie politique
Le gouvernement "travaille" sur plusieurs pistes, a-t-il lancé, sans plus de précisions.
"Il y a des possibilités s'agissant des péages sur autoroute. D'autres solutions sont également envisageables dans le cadre des directives européennes qui encadrent légitimement ces dispositifs", a-t-il "précisé", estime La Tribune.

Clash de propos avec Ségolène Royal 
La ministre de l'Écologie Ségolène Royal n'a, elle, pas eu exactement les mêmes propos ce matin sur France Inter. Si elle a confirmé que les sociétés d'autoroute seraient "amenées à participer (...) avec leurs bénéfices" au financement des grandes infrastructures, Ségolène Royal a écarté l'idée d'une "taxe supplémentaire, car je ne veux pas que les tarifs autoroutiers augmentent". Cela doit se faire de "façon contractuelle" avec ces sociétés, a-t-elle assuré.

De nouvelles divergences au gouvernement
Ségolène Royal avait pris la parole la première sur le prix de l'électricité, pensant probablement court-circuiter ses collègues. Mais le premier ministre a disjoncté et annoncé que, contrairement à la déclaration de Royal qui promettait un gel des tarifs jusqu'au 1er octobre, une hausse interviendra bien dès le 1er août... Lien PaSiDupes

Entrée de l'État au capital d'Ecomouv : l'oeil de Moscou !

Valls instaure un régime de suspicion. On ne nationalise pas: on encadre... La ministre a par ailleurs confirmé l'entrée de l'État dans le capital d'Ecomouv, la société chargée de collecter les recettes, pour " contrôler le dispositif " en raison du "contrat assez exorbitant qui avait été conclu par le gouvernement Fillon". Mais Royal et Valls conservent néanmoins la société Ecomouv qui n'a commis aucune action illégale.

Nouvelle annonce à la hâte de mesures ni finalisées, ni financées 
C'est actuellement la course à l'échalote de celui qui, au gouvernement, prendra l'avantage sur l'autre. 
Ségolène Royal n'a toutefois pas non plus précisé à quelle hauteur entrerait l'État: "On verra; c'est la Caisse des dépôts qui va participer à ce capital".