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dimanche 29 mars 2020

Les routiers appelés à exercer leur droit de retrait dès le 30 mars, face au coronavirus

Trois syndicats appellent les chauffeurs routiers à se protéger en exerçant leur droit de retrait

Pas sympa, çà, mais Macron pense-t-il à eux ?

Alors que le Covid_19 continue de se propager dans le pays, les routiers sont appelés à exercer "individuellement" leur droit de retrait, à compter du 30 mars, en cas de "manquements" aux mesures de protection sanitaire contre l'épidémie de coronavirus. Les routiers sont inquiets face à cette crise sanitaire qui monte toujours en puissance. 

Manque de masques, de gants et de gel hydroalcoolique, mais aussi manque de sanitaires et de douches" et 
des services de restauration "pas assez répandus", tandis que des "clients ne respectent pas les conducteurs à la juste valeur", face à cette situation très préoccupante et un constat perdurant de jour en jour, justifient, selon les trois syndicats, cet appel à exercer librement leur droit de retrait, dès lundi 30 mars, si leur protection sanitaire contre le COVID-19 n'est pas garantie.

Les trois syndicats précisent plusieurs de leurs revendications

Citons  "des dispositifs sérieusement protecteurs", mais aussi "l'arrêt des transports non essentiels", la "réquisition des aires de repos, stations-services, restaurants routiers", ainsi que "les mêmes protections que les urgentistes" concernant les transports sanitaires.

A l'heure actuelle, le gouvernement ne fixe aucun contre-indication à la libre-circulation des transports en commun. Le ministère de la Santé recommande le port du masque et les bons gestes communs pour protéger sa santé, surtout au retour de Chine, de Singapour, de Corée du Sud, d'Iran ou des régions du nord de l'Italie, fortement touchées elles-aussi. 

Si des routiers exercent individuellement leur droit de retrait, comme souhaité par les syndicats 
CFDT, FO et CFTC, ils "alimenteront" encore davantage les craintes de la population d'une pénurie dans les supermarchés, en dépit des garanties présentées par le ministre de l'Economie : "aucune pénurie alimentaire et pas de rationnement prévus", a promis Bruno Le Maire, dimanche 15 mars, précisant que "90 à 95 % des références (seraient) présentes" dans les rayons.. Et d'ajouter : la "sécurité d’approvisionnement en produits alimentaires" sera "garantie dans les jours et les semaines à venir".


La semaine dernière,
FO-Transports avait, seule, lancé puis levé un appel au droit de retrait à partir du 23 mars pour les salariés du transport routier et de la logistique "non essentiels". 
Le syndicat avait expliqué lever son appel après avoir obtenu une série d'engagements du gouvernement pour garantir la sécurité sanitaire des chauffeurs pendant l'épidémie de coronavirus.

Aujourd'hui, 
"nous ne pouvons malheureusement que constater que les conditions de travail des salariés en matière de sécurité sanitaire ne sont pas au rendez-vous", ont expliqué ces trois syndicats de routiers - CFDT (réformiste), FO et CFTC (modéré) - dans un communiqué commun. "Même si des efforts ont pu être consenti", confient-ils, "cela est bien maigre au regard des risques sanitaires et cela devient de plus en plus dangereux face à cette pandémie", indiquent les trois syndicats dans un communiqué commun.

lundi 24 septembre 2018

Projet de vignette: le ministre François de Rugy braque les routiers

Les routiers refusent de payer plus

Européen, de Rugy a évoqué dimanche un projet de taxer les camions européens traversant la France

L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) rejette l'hypothèse d'une nouvelle taxe sur les camions qui traversent la France. Le nouveau ministre de la Transition écologique François de Rugy cherche en effet "des ressources pour financer les investissements sur le réseau routier et ferroviaire"Le gouvernement français travaille "sur une forme de vignette" visant notamment à taxer les "camions étrangers", a annoncé François de Rugy, ministre de la Transition écologique, dimanche sur BFMTV. 

Mais l'OTRE a rejeté lundi toute taxe supplémentaire sur son activité.
"Rien ne sera acceptable pour le transport routier sans aboutir à un iso-coût pour les entreprises françaises", affirme l'OTRE dans un communiqué. L'organisation patronale des petites et moyennes entreprises de la branche estime que "le transport routier s'acquitte déjà de 39 milliards d'euros  de taxes (hors TVA et péages routiers), redevances ou prélèvements divers (dont 7 milliards pour les seuls poids lourds) pour l'entretien des infrastructures routières non concédées", entretien qui nécessite "seulement 13,3 milliards d'euros," indique l'OTRE.

"Le cœur du problème réside dans l'affectation des recettes déjà perçues et leur réelle utilisation dans l'entretien des infrastructures routières," argue l'organisation. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs reconnu un défaut d'investissement depuis cinq ans, a précisé Florence Berthelot lundi midi sur RTL. "Ce n'est pas à ceux qui payent qu'on doit faire payer le prix de ceux qui n'ont pas investi," a-t-elle ajouté.

Pour sa part, François de Rugy trouve logique de taxer les camions étrangers qui ne font que traverser la France. Ils ne consomment pas non plus de carburant acheté en France, mais avant le passage de la frontière. "Il y en a qui ne font même pas un plein de carburant, donc ils ne paient même pas les taxes sur les carburants et ils ne paient pas l'usure des routes," a-t-il souligné.

dimanche 17 septembre 2017

Le gouvernement appelle les transporteurs à contribuer à l'entretien des routes

Borne veut faire participer les camions à l'entretien du réseau routier

Les poids lourds sont sollicités pour l'entretien du réseau routier
 
Résultat de recherche d'images pour "Borne Elisabeth"Ministre des Transports auprès du ministre d'État, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne veut leur appliquer des modalités appelées à figurer dans la loi mobilités actuellement en préparation.
L'amélioration des transports du quotidien est la priorité de la ministre, qui lance mardi les assises nationales de la mobilité, qui dureront jusqu'en décembre.
En France, le réseau routier représente environ 10.000 kilomètres de routes non concédées, dont les deux-tiers nécessitent d’être rénovés.

La ministre met la charrue avant les boeufs
Elle chiffre d'abord les besoins. 
"Le budget 2018 prévoit une augmentation de 200  millions de l'enveloppe destinée aux investissements et va passer de 2,2  milliards à 2,4 au bénéfice des transports du quotidien", annonce Elisabeth Borne dans le Journal du dimanche.
Ce weekend, le JDD qui a aussi annoncé la nouvelle base de calcul des APL présentée par Julien Denormandie et devient le diffuseur privilégié de la politique macronienne...
Et elle cherche ensuite comment sortir de "l'impasse budgétaire" actuelle.
Résultat de recherche d'images pour "ecotaxe""Il faut donc réfléchir à des ressources nouvelles", comme par exemple trouver une façon de faire payer les poids lourds qui transitent par notre réseau sans participer à son financement, insiste cette diplômée de l'Ecole polytechnique et de l'École Nationale des Ponts et Chaussées. Une vieille obsession qui habitait déjà Ségolène Royal. 

Le président Emmanuel Macron a envisagé la possibilité pour l'Etat de se décharger  sur les collectivités territoriales

Résultat de recherche d'images pour "ecotaxe"Macron a révélé ce moyen pour l'Etat de faire des économies, lors de la conférence nationale des territoires qui s‘est tenue en juillet au Sénat. Ainsi souhaite-t-il transférer certaines de ses compétences en la matière aux collectivités locales.
Résultat de recherche d'images pour "ecotaxe"Certaines régions sont clairement volontaires pour avancer sur ce problème, d'autres le sont moins", admet sa ministre, présidente de la RATP entre 2015 et 2017. "La loi mobilités pourra comporter des propositions sur le sujet."
Cette question pendante repose la délicate question de l’écotaxe, projet bâti sur le principe du "pollueur-payeur" finalement abandonné par le précédent gouvernement.

mardi 17 mai 2016

Grèves contre la loi travail: les routiers ouvrent la voie du refus dans les transports

Les routiers démarrent une semaine de grèves reconductibles dans les secteurs routier et ferroviaire

Barrages filtrants, blocages de zones logistiques... contre la loi travail, mais des négociations en cours à la SNCF et dans le rail en général.


Le début d'une semaine de galère dans les transports. Grèves et perturbations sont attendues tout au long de la semaine, notamment dans les secteurs routier et ferroviaire. A l'origine des mouvements: la loi travail mais aussi les négociations en cours à la SNCF et dans le rail en général.

• Sur les routes:

Les routiers ont entamé dans la nuit de lundi à mardi une grève reconductible, à l'appel des fédérations FO et CGT, contre le projet de loi travail.

Tôt ce matin, des routiers CGT et FO ont bloqué une centrale d'achats de Leclerc à Cestas, en Gironde:

D'autres villes comme Saint-Omer, Caen, Lanester (Morbihan) et Marseille sont également touchées.
La CGT prévoit également de bloquer les ports du Havre et de Nantes-Saint-Nazaire, ainsi que la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) dès 5 heures mardi. Lundi soir, il était dit que les routes ne seraient pas bloquées, «les gens pourront aller au travail» a dit sur BFMTV un responsable de la CGT Transports.

• Sur les rails:
La CGT-cheminots et SUD-rail appellent à la grève reconductible à la SNCF à partir de cette semaine avec une double motivation: peser dans les négociations sur les conditions de travail des cheminots et protester contre le projet de loi travail.
Les premier et troisième syndicats de la SNCF ont opté pour des modalités différentes de grève: chaque mercredi et jeudi pour la CGT-Cheminots, tous les jours pour SUD-rail, dont le préavis court jusqu'au 11 juillet, soit le lendemain de la finale de l'Euro de football.
A la RATP, la CGT a déposé un préavis allant de lundi 22h30 à mercredi 6 heures, afin de permettre aux agents de rejoindre mardi la manifestation parisienne pour le retrait du projet de loi travail.
En juin 2014, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, évaluait le coût de la grève:

• Dans les airs:
Le trafic aérien devrait être perturbé jeudi avec l'appel à la grève lancé par l'Usac-CGT, premier syndicat de la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), tous corps confondus (contrôleurs aériens, personnels administratifs, ingénieurs, techniciens, etc.). L'impact sur la navigation aérienne sera connu mardi.
Lors de la précédente grève contre la loi travail à l'initiative de l'Usac-CGT, deuxième force syndicale parmi les aiguilleurs du ciel, 20% des vols avaient notamment été annulés à Orly.
A Aéroports de Paris (ADP), la CGT appelle à une grève de 24 heures reconductible dès mardi, FO s'est inscrite dans un mouvement à durée indéterminée et l'UNSA a déposé un préavis de 24 heures à partir de jeudi 11 heures. Les trois syndicats réclament le retrait du projet de loi travail, en plus de revendications propres à leur entreprise (emploi, salaires, conditions de travail, dialogue social, etc).

• Dans les ports:
La Fédération nationale des syndicats maritimes CGT a demandé à ses syndicats de mener des "actions fortes" en opposition au projet de loi travail, notamment par des grèves reconductibles ou illimitées, à partir de mardi. La CGT des ports et docks a ainsi programmé «deux arrêts de travail de 24 heures», mardi et jeudi, "en réponse à l'utilisation du 49-3", une "basse manoeuvre" et "un mépris pour les travailleurs en lutte".

• Dans les raffineries:
Les syndicats CGT du pétrole ont décidé d'appeler au blocage progressif des produits pétroliers dans les raffineries, sites aéroportuaires et dépôts à compter de mardi, en laissant aux salariés le choix des formes d'actions. Ils appellent à la tenue d'assemblées générales vendredi pour décider des suites et mettent en garde contre la probable mise à l'arrêt des huit raffineries françaises.