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lundi 20 juin 2016

Les cheminots CGT grévistes doivent déjà entre 300 et 400 millions aux Français, minimum

Un droit de grève à plusieurs centaines de millions d'euros pour la collectivité

Un coût estimé à "plus de 20 millions d'euros par jour"

La position debout prolongée n'est pas fatigante
Certains économistes assurent que la grève à la SNCF, coûteuse pour l'entreprise publique, n'aura pourtant qu'un impact limité... Tout en épargnant les syndicats, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, aura au moins eu le souci de ne pas assommer le contribuable. Il estime le coût de neuf jours de grève d'une partie des cheminots à seulement 153 millions d'euros, mais à 20 millions d'euro la journée, il est loin du compte. Alors il brode en admettant que les blocages et les grèves représentent "un tiers de notre résultat de l'année dernière." Pour conclure: "c'est énorme"

Or, l'impact d'un seul jour de grève dans les transports publics serait de 300 à 400 millions d'euros, estime Frédéric Gonand, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine, et cité dans L'Opinion et Le Parisien, au-delà de la seule SNCF. 

"On serait donc à 3 ou 4 milliards d'euros, environ 0,2% du Produit intérieur brut annuel, depuis le début du mouvement


>Sachant que l'on attend une croissance de 1% au mieux en 2014,
cela fait déjà un cinquième de perdu, c'est beaucoup", note Marc Ivaldi, chercheur à l'Institut d'économie industrielle de Toulouse, pour qui cet ordre de grandeur est "plausible". Il souligne toutefois qu'il est "extrêmement compliqué" de calculer un impact.

Cette estimation rappellerait celle de novembre 2007, réalisée par Christine Lagarde,  face à la la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux de retraites. On y a pas coupé ! Alors ministre de l'Economie, elle avait également estimé le coût à 300 ou 400 millions d'euros par jour, il y a près de 10 ans. Même en 2014, au huitième jour de grève, lors de l'examen de la réforme ferroviaire, ce ne devait pas être le plus long mouvement social que connaîtrait la société, alors que 11,8% du personnel y participait, selon les chiffres diffusés par la direction (contre 35%, au premier jour de grève SNCF, le 9 mars 2016), que 76% des Français y étaient opposés et que Valls promettait de ne pas céder

2016 a battu des records de nuisances syndicales
 

Du 09 mars au 02 juin, tous les syndicats de la SNCF participaient au mouvement de grève. A partir du 03 juin, la CFDT et l'UNSA ont quitté le mouvement, considérant avoir obtenu des concessions satisfaisantes de la part du gouvernement, à la fois sur le projet de loi Travail et sur la réforme du cadre social dans le secteur du rail.
Le 28 juin, jour du vote du projet de loi au Sénat, nous serons pourtant à 18 journées de grève depuis le 9 mars. 

Alors que "le gouvernement a finalement plié" également dans le secteur du contrôle aérien, renonçant aux suppressions de postes prévues,
les précédents de reculades et de renoncements du pouvoir socialiste dans plusieurs secteurs encouragent l'extrême gauche syndicale à tenir bon.

Officine de Bercy, l'INSEE (Institut national des statistiques et des études économiques) avait évidemment avancé un chiffre dix fois moins élevé, en toute indépendance, calculant que les grèves de novembre 2007 avaient fait perdre au total quelque 400 millions d'euros en dix jours. Et non pas 400 millions d'euros par jour, soit un impact au final "négligeable" pour l'activité annuelle et le contribuable qui doit éponger la dette publique sur plusieurs générations. Neuf ans plus tard, la grève dans l'entreprise ferroviaire publique seule devrait logiquement peser près de deux fois plus lourd sur le budget du pays.   

Or, 
"le calcul de l'incidence sur la croissance ne vaut pas vraiment d'être fait, il n'y a pas d'effet disruptif," mais c'est selon Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS, porteur d'eau socialiste et manipulateur de chiffres qui assure que le constat de 2007 vaudrait aussi pour la grève en cours à la SNCF. Mis en cause dans un documentaire français sorti en janvier 2012 (Les Nouveaux Chiens de garde), qui explore les collusions entre les media français et les pouvoirs politique et économique français, il est toujours l'invité des media proches du PS et souligne ainsi que "l'activité fret de la SNCF pèse de moins en moins lourd et que le transport routier peut se substituer". "Ca va mieux", quoi qu'il arrive...

Ce que confirme Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR, dédié à défense de l'image des entreprises des transports routiers de marchandises) : "traditionnellement, en temps de grève de la SNCF, nous notons un surcroît d'activité", qui dure "plusieurs semaines, en raison d'un phénomène de rattrapage". Ce qui pénalise la SNCF profite aux routiers, redevables au CICE de Macron, mais, au total, l'économie n'y trouve pas son compte, singulièrement la croissance.

Dès le 16 juin, la fédération du secteur chimique, l'UIC, avait averti que "plusieurs entreprises" se trouvaient "dans une situation très critique".

Le directeur de la société de recherches économiques Coe-Rexecode s'inquiète en revanche. Denis Ferrand appelle toutefois à surveiller l'industrie lourde, "plus dépendante du fret" ferroviaire, et particulièrement la chimie, qui ne peut se passer de livraisons par train : "Si on en arrive à des ruptures de production dans ce secteur, il y aura un impact" sur l'activité globale.

Pertes des uns, profit des autres. Marc Ivaldi, celui du "Payer le métro à la carte et selon ses moyens" (EHESS et Toulouse School of Economics) - plus populiste en 2015, tu es CGT en 2016 : "Est-il normal qu'un cadre chômeur touchant 4.000 ou 5.000 € d'indemnités par mois voyage gratuitement comme un demandeur d'emploi en fin de droits?") - , rappelle, lui, qu'au-delà de la perte de production, une rupture de livraison engendre aussi des coûts indirects : d'éventuelles pénalités pour retard, ou encore des coûts de stockage. Sans compter l'impact des jours de travail perdus dans le cas où des salariés n'ont pu rejoindre leur lieu de travail, ou le manque à gagner pour l'hôtellerie et la restauration

Faire la grève est donc sans conséquences ? 
"Les informations que l'on a sont que, malgré tout, les transports ont été assurés aux heures de pointe. Donc les pertes nettes sont comparables à celles du mois de mai avec ses ponts et ses viaducs", minimise un Elie Cohen en gros sabots.
Du côté de la consommation d'électricité - un bon indicateur du niveau d'activité dans le pays -, la société de gestion des réseaux RTE - filiale d'EDF (actionnaire majoritaire, l'État français, 84,49 %, à lui tout seul) - indique n'avoir pas noté "d'évolution particulière" liée à la grève. L'étrange manière de l'Etat-PS d'être ferme, si on écoutait l'INSEE, la SNCF ou RTE. 
Par ailleurs, les coûts et les désagréments des uns font en partie les profits des autres : si un plus grand nombre de personnes prend sa voiture, cela augmente le chiffre d'affaires des stations-service. On tombe dans les arguments à la graisse d'oie !  Et si un voyageur se retrouve privé de train, il peut se voir obligé de prendre le taxi, ou de se payer une nuit d'hôtel. Tout bénéfice pour l'usager de base, par ailleurs contribuable et contributeur solidaire à la dette publique...

A propos, les agences de notation ont-elles mis la clé sous la porte en 2012 ?

lundi 16 juin 2008

Journée d’action : les routiers ne roulent plus pour nous ?

Opération ‘escargots’ : sont-ils vraiment sympas ?

Que, pour changer, ils ne déboîtent pas quand ça leur chante, au mépris des petites berlines, on appréciera ! Qu’ils manifestent plutôt que de faire leur cuisine tout en roulant, et çà nous sécurise ! Qu’ils n’imposent pas leur masse aux Fiat Panda et c’est tant mieux ! Qu’ils ne nous serrent plus et nous demandons pourquoi pas demain encore ! Mais aujourd’hui comme hier, s’ils roulent à deux ou trois de front pour se tenir compagnie ou sans parvenir à se doubler, çà nous connaissons !

L'action nationale menée par les routiers, taxis et ambulanciers pour demander des aides accrues face à la hausse des prix du carburant a perturbé la circulation dans les grandes villes françaises et sur des dizaines d'axes routiers.
Cette journée de mobilisation est reconductible et les actions organisée par les trois principales organisations patronales FNTR, TLF et Unostra, pourraient se poursuivre mardi.

Les routiers ont du tact !

Lancées après 09h00 pour ne pas gêner les épreuves du baccalauréat, les opérations "escargot" ont touché notamment Lille, Nice, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Nancy, Metz, Mulhouse où ont été signalés d'importants embouteillages. Le nombre fait la force et donne du courage à ceux qui n’en ont pas.
A Paris, un cortège d'une centaine d'ambulanciers a perturbé dans la matinée la circulation sur le périphérique et s'est rendu devant le ministère de la Santé.
En milieu de journée partout en France, sur les autoroutes et routes nationales, le Centre national d'informations routières (CNIR) aurait compté plus d'une vingtaine d'opérations "escargot" de routiers menées avec plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de camions. C’est un comptage Marseillais à l’échelle nationale : on en a vus qui ont vu quelqu’un qui en a vus mille !

Ils sont courageux, les routiers !

De nombreuses localités moyennes comme Epinal, Sarreguemines, Auch, Tarbes, Cahors, Niort, Poitiers sont également touchées. Un barrage filtrant pour les camions a été mis en place au poste-frontière franco-espagnol du Perthus.

Ils pensent à nous, les routiers !

Ils invitent la population à se soulever et cela sans la moindre arrière pensée politique, car leur pouvoir d’achat et l'intérêt général seuls les motivent : rien de politique dans cette ‘colère saine’ "Tous otages du carburant", pouvait-on lire pourtant sur une banderole à l'avant d'un camion. La protestation s'est élargie aux thèmes des tarifs autoroutiers et à celui des charges sociales. C'est le ‘vent de révolte’ annoncé par la météorologiste picto-charentaise.

Pour les routiers, ‘on rase gratis’

"Allégez les charges salariales des entreprises", "Non au racket des autoroutes", pouvait on lire sur les pare-brises des camions engagés dans les opérations sur le périphérique de Lyon.

"On ne veut pas mourir" quand on est routier

"On ne veut pas mourir, on veut rester compétitif par rapport à nos concurrents européens (...). Nous demandons au gouvernement de mettre en place des mesures à court terme qui nous aident à passer les six prochains mois", a déclaré Pierre Sibut, président du syndicat FNTR en Rhône-Alpes.


Leur parabole n’est pas orientée sur l’Arabie Saoudite ?
"Pour nous, c'est l'opération de la dernière chance. Les mesures du gouvernement sont insuffisantes. Il faut des mesures urgentes sans quoi beaucoup d'entreprises vont mourir", a dit Marie Héraud, également responsable FNTR en …Poitou-Charentes. Aurait-elle justement orienté par hasard sa soucoupe sur l’émetteur de Sa Cynique Majesté Royal ? L’Arabie Saoudite s’est pourtant désolidarisée des pays producteurs de l’OPEP et annonce qu’elle augmente sa production au 1er juillet, et ça ne suffit pas aux routiers et routières de Melle ?

La Fédération nationale des artisans taxis (FNAT) a annoncé avoir organisé ses propres manifestations. Elle déclare dans un communiqué "ne pas exclure un mot d'ordre national et interprofessionnel à brève échéance". Va-t-elle aussi conseiller à ses adhérents d’alléger leur parc automobile : s’ils vendaient leurs grosses berlines allemandes pour acheter des petites 7CV, tout le monde s’en porterait mieux.

Des routiers essaient d’obtenir un maximum du gouvernement.

Pour cela, la FNTR est en pointe. Les avantages acquis sont obtenus en période de crise : il ne faut pas manquer une occasion comme celle-ci! Le plan gouvernemental annoncé au début du mois prévoit essentiellement des reports d'échéances.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a annoncé le 5 juin

1- l'étalement des délais de paiement des charges fiscales et sociales des entreprises de transport,

2- un remboursement anticipé par l'Etat de la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers).
Essentiellement’ ne signifie pas ‘seulement
Le gouvernement a en outre favorisé l'adoption par l'Assemblée de

3- une disposition réclamée par la profession ( !) favorisant la répercussion de la hausse du coût du gazole sur …les clients des transporteurs. Sur nous ! Alors, ils sont sympas les routiers, ou non ?
4- Il prévoit enfin une discussion sur le temps de travail en juillet avec les syndicats et organisations professionnelles . Dominique Bussereau doit recevoir à nouveau les organisations de transporteurs jeudi.

Sur les marchés lundi, l'annonce de l'augmentation de la production saoudienne de 200 000 barils par jour en juillet n'est pas parvenue à freiner les cours mondiaux du pétrole qui franchissent encore une fois de nouveaux records, approchant les 140 dollars le baril.

samedi 7 juin 2008

Les transporteurs veulent nous faire payer leur note de gazole

Et le ferroutage, alors ?

Les routiers sont sympas ?
La FNTR (née en 1933) a plaidé pour la répercussion de la hausse du gazole dans les factures aux clients des transporteurs ! C’est une possibilité prévue par la loi : ils demandent qu’elle soit appliquée effectivement.
Le gouvernement a déposé un amendement en ce sens à la loi de modernisation de l'économie, en cours d'examen à l'Assemblée nationale, "qui oblige [à ce] que soit répercutée la hausse du pétrole sur la facture", a souligné M. Bussereau.


Le transport routier, une profession ultra-protégée
L'Union Nationale des Organisations Syndicales des Transporteurs Routiers Automobiles (UNOSTRA , née en 1947) milite depuis longtemps pour un carburant européen qui réduirait la concurrence et souhaite actuellement un remboursement plus rapide de la ristourne de TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers), qu'elle souhaite mensuel et non semestriel.

Plus réaliste, TLF (Fédération des entreprises de transport et logistique de France) propose de son côté un remboursement au trimestre.
Le président de TLF, Philippe Grillot, observe d’ailleurs que la marge de manoeuvre du gouvernement est "très limitée" s'agissant du prix du gazole. Dans ce contexte, TLF demande que le gouvernement actionne d'autres leviers pour "faire baisser le coût" de revient du transport et notamment européens.

Elle demande un "gel des tarifs" de péages, qui ont grimpé de 25% depuis 2006, pour les deux ans à venir et un remboursement de 200 millions d'euros par les compagnies d'autoroutes qui seraient "redistribués aux professionnels". L'UNOSTRA demande un gel sur trois ans. Les péages qui devaient être supprimés à terme, sont maintenus… Mais ces augmentations frappent tous les consommateurs et pourquoi un "gel des tarifs" de péages ne s’appliquerait-ils pas à tous ? Le manque à gagner des sociétés d’autoroutes sera en effet exclusivement supporté par les automobilistes.

TLF insiste aussi sur des aides au renouvellement des véhicules et préconise une prime de 5.000 euros pour l'achat de camions propres répondant aux futures normes Euro 5. Les automobilistes dont le véhicule est aussi un outil de travail bénéficieront-ils également d’une prime.
Les organisations de transporteurs attendent aussi des reports de charges à effet immédiat, et à plus long terme, des allègements, notamment sur les heures supplémentaires. Le rapport avec le prix du gazole ne saute pas au yeux. S’agit-il de tirer le maximum d’avantages permanents à la faveur de la situation actuelle ? Bien qu’ils soient obtenus par la force et dans des circonstances qui n’épargnent pourtant personne, il est difficile ensuite de revenir sur des avantages acquis.

La hausse du gazole est un "révélateur de la vulnérablité" du monde industrialisé en général et, entre autres, du secteur du transport routier où les faillites se multiplient depuis le début de l'année, gémit M. Deneuville. Il estime que la crise actuelle résulte d'une "conjonction d'éléments: une explosion du coût de revient, une faible activité et des conditions de concurrence dévoyées". On avance le chiffre d’environ 500 entreprises qui ont dû cesser leur activité, parmi lesquelles combien sont-elles mal gérées. Combien d’aventuriers dans ce secteur, comme dans celui de l’immobilier ?
Les transporteurs routiers attendent donc aussi des mesures structurelles, notamment au niveau européen, sur l'harmonisation des taxes sur le gazole professionnel, la réglementation du "cabotage" (cf. ci-dessous) qui permet à un camion en transit d'exercer dans le pays où il se trouve, et une "harmonisation sociale" sur le temps de travail notamment par alignement de la définition du temps de travail français sur celle du temps de travail européen. Pas sûr que les routiers y gagnent…

La question de la prise en compte partielle du temps de repos dans le temps de travail resurgit à l’occasion de la hausse du prix du gazole, sans que quiconque n’y voie aucun lien. C’est manifestement la volonté d’exploiter au maximum une situation pourtant à elle seule déjà assez préoccupante. L’OTRE juge insuffisants les efforts de la collectivité en faveur des transporteurs et négligeable la suppression de la taxe à l’essieu.
En cherchant à surajouter toutes les revendications à un moment délicat, les entrepreneurs routiers perdent de leur crédibilité et de leur déjà faible coefficient de sympathie sur le motif du prix du gazole. En cherchant à tirer partie de la situation, les syndicats se déconsidèrent : si le prix du gazole à lui seul met en péril leurs entreprises, il n’est pas raisonnable d’en rajouter !

Pour information, le cabotage, dans le droit du transport routier de marchandises, consiste à quitter un pays avec un véhicule et a charger puis décharger, à plusieurs reprises, dans un pays frontalier, avec retour obligatoire au pays d'origine. La réglementation le concernant est protectionniste : elle a pour objet d'éviter des mises en concurrence déséquilibrées, en grand nombre, entre les transporteurs routiers de marchandises, qui seraient favorisés par des prix de revient (main d'oeuvre, carburants, véhicules) disproportionnés avec ceux supportés par leurs confrères étrangers. Les occasions sont donc multiples de faire le plein de gazole en dehors de la France : cela permet-il de pallier substantiellement la difficulté ?

La collectivité nationale doit-elle nécessairement
être solidaire des seuls 'gros-culs' ?

Les principales fédérations de transporteurs routiers réunissaient jeudi leurs instances nationales pour faire le point et décider des suites du mouvement.
Jeudi matin, l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), particulièrement exigeante, a poursuivi ses opérations escargot avec des actions dans la matinée en région parisienne sur l'autoroute A6 du Marché de Rungis à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne) et en région PACA à Toulon.

Les autres organisations syndicales seraient-elles moins gourmandes? Ou moins politisées ? L’OTRE cherche à amplifier le problème et se félicitait mardi que « de nouveaux mouvements de transporteurs débuteront dont une nouvelle action de forte envergure dans la matinée en Ile de France. Sur de nombreuses manifestations, les représentants des taxis (FNAT, FNTI) ont décidé de s’associer. »
Les particuliers devront-ils bloquer les raffineries et les entreprises de transports pour exprimer leur désaccord avec les syndicats radicaux, telle l’OTRE ?
L’alternative du ferroutage
Les Français peuvent aussi militer pour le développement du ferroutage.

Avec le soutien actif de Jacques Barrot

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