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mercredi 24 février 2010

Régionales: Xavier Bertrand ne se laisse pas malmener par Antonin André

Cette presse qui fait obstacle à la communication de la majorité

On ne nous dit pas tout

La presse se hérisse contre la nouvelle vague de nominations sous le signe de l'ouverture. Le verre à moitié vide ou à moitié plein ?

L'opposition fait une fixation sur les deux nouveaux socialistes notoires distingués par le Président de la République, Michel Charasse et Didier Migaud qui leur échappent, mais fait l'impasse sur les UMP Hubert Haenel (sénateur du Haut-Rhin, né en 1942, ci-contre à gauche) et Jacques Barrot (1937, ancien vice-président de la Commission européenne, de 2004 à 2010, ci-contre, à droite) qui sont également l'un et l'autre reconnus pour leurs qualités et qui deviennent membres du Conseil Constitutionnel pourtant pareillement. 50/50, mais le compte n'est pas bon: la parité n'est pas respectée puisque l'arithmétique socialiste est en effet sectaire...
La volonté de polémique de la gauche est-elle une nouvelle fois clairement démontrée ?

X. Bertrand attendu sur Europe 1 comme au coin d'un bois

Le secrétaire général de l’UMP a salué mardi la nomination de Michel Charasse (ci-contre, à gauche) et Didier Migaud, respectivement au Conseil constitutionnel et à la Cour des Comptes:
VOIR et ENTENDRE
Bertrand vante l’ouverture à gauche
envoyé par Europe1fr. - L'info internationale vidéo.


Pas de recroquevillement à l'UMP: la rupture, c'est l'ouverture et le rejet du sectarisme à la socialiste. Avec chacune des nouvelles nominations, le Président de la République montre qu'il est toujours le président de tous les Français et qu'il est déterminé à les rassembler.

Affaire Ali Soumaré: la presse ne dit pas tout

Le journaliste en est pour ses frais s'il voulait relancer la polémique
"C’est avant tout un vrai sujet et un problème pour le Parti socialiste (...) Le Parti socialiste a toujours un problème avec la sécurité en France", a assuré Xavier Bertrand.

L'arbre qui cache la forêt
Cinq affaires judiciaires impliquant un candidat ne sont pas rien et une homonymie sur les cinq n'efface pas les quatre autres que le PS cherche à dissimuler sous une multitude de manifestation d'indignation de son réseau associatif. Lire PaSiDupes
ENTENDRE l'ironie des excuses d'Axel Poniatowski, tête de liste UMP dans le Val-d'Oise.

Il est revenu mercredi 24 février 2010 sur "l'affaire Ali Soumaré". Il regrette d'être « ringard » du fait qu'il n'est pas glorieux de n'être pas un délinquant en délicatesse avec la justice ( Propos recueillis par Jerôme Chapuis).

Des journalistes agressifs en campagne

Co-auteur de HolduPS et arnaques et trahisons, le journaliste Antonin André (ci-contre, à droite) d'Europe 1 se montre très incisif et à la limite de l'incorrection. L'ordinaire des nouveaux journalistes confond indépendance et vulgarité, qu'ils qualifient pompeusement d'« insolence », comme leur désinformation de « décryptage ». Les garanties de leur objectivité et de leur liberté se réduiraient ainsi à des manifestations de discourtoisie , voire d'agressivité envers leurs hôtes. Le savoir-vivre à la française et le respect des invités ne sont plus ce qu'ils étaient et la presse n'y est donc pas pour rien.
Antonin André fait ainsi d'un entretien un débat et, en l'espèce, un règlement de comptes: il interrompt constamment son invité. C'est désormais un titre de gloire de 'se payer' un adversaire. La nouvelle génération de journalistes est préoccupée de faire passer un message politique et de se distinguer par un buzz sur le Net aux dépens de ceux qui ne les boycottent pas à la façon de Peillon-la-honte, puisque la plupart des autres responsables politiques sont respectueux. Davantage intéressé par ses questions que par les réponses de son invité, A. André fut donc un hôte classiquement insolent ne manifestant aucun intérêt pour le point de vue de l'UMP et la personne de son interlocuteur.

A l'approche du virage de la cinquantaine, Bruno Roger-Petit considère qu'il est urgent d'être plus que jamais décalé et insolent et LePost lui convient donc à merveille. Ce site misérable donne, on le sait, dans le jeunisme en sacrifiant, consciemment ou non, l'orthographe et en relâchant la langue française pour faire plus jeune et populaire. Dans le plus pur jeunisme, BRP, adolescent attardé, écrit donc: « Manque de pot pour lui, Antonin André ne s'est pas dégonflé et a refusé de tomber dans le panneau tendu par Bertrand: « Méchant journaliste qui m'empêche de parler et fait les questions et les réponses »... Objectif de la manoeuvre: présenter aux auditeurs le journaliste comme un méchant agresseur (vieux classique) et l'amener à se contenter de la réponse à la con en langue de teck concoctée dans les officines des communicants de l'UMP. Un grand moment d'intimidation en live. A voir et à revoir... » A vous de juger !
Il faut encore savoir que Bruno Roger-Petit a également demandé des sanctions contre Eric Zemmour (lire PaSiDupes)

Quand l'information tombe entre les mains de voyous, la démocratie en prend un coup.

Antonin André n'est qu'un exemple parmi bien d'autres.
Ainsi, dans la presse écrite, Nicolas Totet de l'hégémonique Courrier Picard s'en prend-il régulièrement à Xavier Bertrand pour exister dans l'Aisne, alors qu'il est sans rival dans la Somme.
VOIR et ENTENDRE comment Nicolas Totet (Courrier Picard)« profite de son temps »:


Débat musclé entre Xavier Bertrand et un journalisteenvoyé par publicsenat

A la radio, France Info fournit d'autres occasions quotidiennes de militer avec l'opposition et d'abaisser la profession. Outre que cette radio de service public donne au doucereux Jean Leymarie des heures de parti-pris politique insidieux, et sans parler de Sophie Auvigne qui à longueur de plage horaire "colle des affiches" militantes de son lourd pinceau, France Info a récueilli Nicolas Poincaré (ci-contre, à droite), pour un rééquilibrage des styles, quand Christophe Hondelatte a repris la tranche 18h - 20h en semaine sur RTL. Speedé, inarticulé et confus au micro, Poincaré (lien PaSiDupes) prend son pied chaque matin à baver de sa voix mouillée sur les masochistes de la majorité qui acceptent de se faire rudoyer pour tenter de faire passer leurs idées sur le service public. Avec lui, la matinale de France Info atteint les limites de la veulerie radiophonique.

Il est en outre permis de s'interroger sur le sérieux des désignations de candidats socialistes

Les électeurs qui font confiance a priori en ces candidats que les partis choisissent pour les représenter sont fort déçus et ne savent plus à quel parti se vouer si celui qui s'attribue toutes les vertus est pris en défaut. Ils vont pourtant devoir décider sur la désinformation qui lui est imposée... L'abstention sera certainement renforcée par de telles négligences, mais le PS n'est jamais pris au dépourvu et sait d'expérience comment réagir par l'indignation.

Mais s'il était élu, Ali Soumaré échapperait-il à une ou plusieurs condamnations ? S'il avait le sens de l'honneur et décidait de se retirer,
quelles seraient les conséquences sur le vote des électeurs qui lui auraient fait confiance ? Lien PaSiDupes sur ses cinq affaires judiciaires

samedi 7 juin 2008

Les transporteurs veulent nous faire payer leur note de gazole

Et le ferroutage, alors ?

Les routiers sont sympas ?
La FNTR (née en 1933) a plaidé pour la répercussion de la hausse du gazole dans les factures aux clients des transporteurs ! C’est une possibilité prévue par la loi : ils demandent qu’elle soit appliquée effectivement.
Le gouvernement a déposé un amendement en ce sens à la loi de modernisation de l'économie, en cours d'examen à l'Assemblée nationale, "qui oblige [à ce] que soit répercutée la hausse du pétrole sur la facture", a souligné M. Bussereau.


Le transport routier, une profession ultra-protégée
L'Union Nationale des Organisations Syndicales des Transporteurs Routiers Automobiles (UNOSTRA , née en 1947) milite depuis longtemps pour un carburant européen qui réduirait la concurrence et souhaite actuellement un remboursement plus rapide de la ristourne de TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers), qu'elle souhaite mensuel et non semestriel.

Plus réaliste, TLF (Fédération des entreprises de transport et logistique de France) propose de son côté un remboursement au trimestre.
Le président de TLF, Philippe Grillot, observe d’ailleurs que la marge de manoeuvre du gouvernement est "très limitée" s'agissant du prix du gazole. Dans ce contexte, TLF demande que le gouvernement actionne d'autres leviers pour "faire baisser le coût" de revient du transport et notamment européens.

Elle demande un "gel des tarifs" de péages, qui ont grimpé de 25% depuis 2006, pour les deux ans à venir et un remboursement de 200 millions d'euros par les compagnies d'autoroutes qui seraient "redistribués aux professionnels". L'UNOSTRA demande un gel sur trois ans. Les péages qui devaient être supprimés à terme, sont maintenus… Mais ces augmentations frappent tous les consommateurs et pourquoi un "gel des tarifs" de péages ne s’appliquerait-ils pas à tous ? Le manque à gagner des sociétés d’autoroutes sera en effet exclusivement supporté par les automobilistes.

TLF insiste aussi sur des aides au renouvellement des véhicules et préconise une prime de 5.000 euros pour l'achat de camions propres répondant aux futures normes Euro 5. Les automobilistes dont le véhicule est aussi un outil de travail bénéficieront-ils également d’une prime.
Les organisations de transporteurs attendent aussi des reports de charges à effet immédiat, et à plus long terme, des allègements, notamment sur les heures supplémentaires. Le rapport avec le prix du gazole ne saute pas au yeux. S’agit-il de tirer le maximum d’avantages permanents à la faveur de la situation actuelle ? Bien qu’ils soient obtenus par la force et dans des circonstances qui n’épargnent pourtant personne, il est difficile ensuite de revenir sur des avantages acquis.

La hausse du gazole est un "révélateur de la vulnérablité" du monde industrialisé en général et, entre autres, du secteur du transport routier où les faillites se multiplient depuis le début de l'année, gémit M. Deneuville. Il estime que la crise actuelle résulte d'une "conjonction d'éléments: une explosion du coût de revient, une faible activité et des conditions de concurrence dévoyées". On avance le chiffre d’environ 500 entreprises qui ont dû cesser leur activité, parmi lesquelles combien sont-elles mal gérées. Combien d’aventuriers dans ce secteur, comme dans celui de l’immobilier ?
Les transporteurs routiers attendent donc aussi des mesures structurelles, notamment au niveau européen, sur l'harmonisation des taxes sur le gazole professionnel, la réglementation du "cabotage" (cf. ci-dessous) qui permet à un camion en transit d'exercer dans le pays où il se trouve, et une "harmonisation sociale" sur le temps de travail notamment par alignement de la définition du temps de travail français sur celle du temps de travail européen. Pas sûr que les routiers y gagnent…

La question de la prise en compte partielle du temps de repos dans le temps de travail resurgit à l’occasion de la hausse du prix du gazole, sans que quiconque n’y voie aucun lien. C’est manifestement la volonté d’exploiter au maximum une situation pourtant à elle seule déjà assez préoccupante. L’OTRE juge insuffisants les efforts de la collectivité en faveur des transporteurs et négligeable la suppression de la taxe à l’essieu.
En cherchant à surajouter toutes les revendications à un moment délicat, les entrepreneurs routiers perdent de leur crédibilité et de leur déjà faible coefficient de sympathie sur le motif du prix du gazole. En cherchant à tirer partie de la situation, les syndicats se déconsidèrent : si le prix du gazole à lui seul met en péril leurs entreprises, il n’est pas raisonnable d’en rajouter !

Pour information, le cabotage, dans le droit du transport routier de marchandises, consiste à quitter un pays avec un véhicule et a charger puis décharger, à plusieurs reprises, dans un pays frontalier, avec retour obligatoire au pays d'origine. La réglementation le concernant est protectionniste : elle a pour objet d'éviter des mises en concurrence déséquilibrées, en grand nombre, entre les transporteurs routiers de marchandises, qui seraient favorisés par des prix de revient (main d'oeuvre, carburants, véhicules) disproportionnés avec ceux supportés par leurs confrères étrangers. Les occasions sont donc multiples de faire le plein de gazole en dehors de la France : cela permet-il de pallier substantiellement la difficulté ?

La collectivité nationale doit-elle nécessairement
être solidaire des seuls 'gros-culs' ?

Les principales fédérations de transporteurs routiers réunissaient jeudi leurs instances nationales pour faire le point et décider des suites du mouvement.
Jeudi matin, l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), particulièrement exigeante, a poursuivi ses opérations escargot avec des actions dans la matinée en région parisienne sur l'autoroute A6 du Marché de Rungis à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne) et en région PACA à Toulon.

Les autres organisations syndicales seraient-elles moins gourmandes? Ou moins politisées ? L’OTRE cherche à amplifier le problème et se félicitait mardi que « de nouveaux mouvements de transporteurs débuteront dont une nouvelle action de forte envergure dans la matinée en Ile de France. Sur de nombreuses manifestations, les représentants des taxis (FNAT, FNTI) ont décidé de s’associer. »
Les particuliers devront-ils bloquer les raffineries et les entreprises de transports pour exprimer leur désaccord avec les syndicats radicaux, telle l’OTRE ?
L’alternative du ferroutage
Les Français peuvent aussi militer pour le développement du ferroutage.

Avec le soutien actif de Jacques Barrot

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