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mardi 17 avril 2018

Toulouse: nouvelle nuit d'échauffourées entre jeunes gauchistes et policiers

18 interpellations: combien de relâché-e-s ?

Des extrémistes de gauche sont allés à l'affrontement dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier du Mirail à Toulouse


Après une première nuit de violences dimanche, 10 voitures et un engin de chantier brûlés et le commissariat de police de Bellefontaine visé par des jets de pierres, sans interpellation, une deuxième nuit d'affrontements a justifié dix-huit  interpellations 
Résultat de recherche d'images pour "echauffourrees Toulouse"- sur  une centaine de "jeunes" - "pour des faits de violences, de destruction de biens par incendie et d'outrage" a-t-on appris mardi matin dans un communiqué du préfet  d'Occitanie, Pascal Mailhos.

"Les forces de l'ordre ont été prises à partie tout au long de la nuit"  dans le quartier de la Reynerie, comme la veille dans les quartiers de la Reynerie et de Bellefontaine, essuyant notamment des jets de projectiles et des tirs de mortier, 
malgré la mise en place d'un "dispositif conséquent" pour la nuit du lundi 16 avril, afin d'éviter tout nouveau débordements.

A la suite des violences,
la préfecture de Haute-Garonne avait décidé d'interdire la vente de carburant au détail jusqu'au mercredi 18 avril
à 20h à Toulouse et aux alentours.

Image associée
Convergence des luttes étudiantes
Paris-Nantes-Montpellier
Selon Didier Martinez, le secrétaire régional du syndicat Unité SGP police-FO, les quartiers de Bellefontaine et Bagatelle, des quartiers classés en zone de sécurité prioritaire (ZSP) qui font partie de l'ensemble urbain du Mirail, ont été "le théâtre de scènes de violences urbaines", avec "guet-apens et mises à feu de véhicules, containers à ordures, et caillassages copieux sur les intervenants"Aucun blessé n'est heureusement à déplorer parmi les policiers, ajoute-t-il dans un communiqué.

Dans le quartier de la Reynerie, qui bénéficie pourtant d'aides sociales importantes, 24 véhicules et de nombreux conteneurs poubelles ont été incendiés, selon une source policière qui précise que le calme est revenu vers 01h20.

La Reynerie et Bellefontaine se situent dans le quartier du Grand Mirail, en proie au trafic de drogue et aux règlements de compte. Le quartier, visité par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 9 mars dernier, a été retenu par le gouvernement pour l'expérimentation de la police

Le commissariat du Mirail, à Bellefontaine a été pris pour cible par des "jeunes", en soirée. "Il a été attaqué au cocktail Molotov", précise Sébastien Pelissier. Quelques dégradations ont également été constatées sur des véhicules sérigraphiés de la police. Le mobilier urbain a également été dégradé, ce qui a "rendu l’intervention des services de secours difficile".
Or, dans la nuit de mercredi à jeudi 15 mars dernier, deux armes à feu, une kalachnikov et un fusil, avaient été saisies par les CRS dans un appartement du quartier du Mirail.

La tension est montée après le contrôle d'une femme voilée dans l'après-midi 

Jeunes et moins jeunes...
La réfractaire à la loi française a refusé de se soumettre au contrôle de police, explique le commissaire Arnaud Bavois. 

Ces violences pourraient également avoir été déclenchées par une rumeur selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses auraient été à l'origine du décès samedi d'un détenu, originaire du quartier.
Une enquête judiciaire est en cours pour "recherche des causes de la mort". Le Parquet de Toulouse a souligné que l'autopsie avait confirmé l'hypothèse du suicide.

samedi 3 mars 2018

Bure: des opposants au nucléaire vont au clash avec les forces de l'ordre

La presse dite d'information n'avait pas pris la peine de rappeler cette mobilisation annoncée

Des 
opposants à un projet d'enfouissement des déchets nucléaires du parc français ont créé des échauffourées avec les 
forces de l'ordresamedi après-midi.

Ce grand rassemblement à Bure étaient prévu pour ce premier week-end de mars depuis le début de l'année. Approchant à travers les champs du bois Lejuc, épicentre de la contestation dans le nord-est de la France, des opposants ont lancé des projectiles en direction de l'important dispositif des forces de l'ordre qui bloquaient l'accès à la forêt. Les gendarmes ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes.

Peu après, le gros du cortège de quelques centaines de manifestants, qui s'était mis en route vers 15h00 depuis la commune de Mandres-en-Barrois, a rebroussé chemin vers la route. Quelques opposants continuaient toutefois de s'en prendre aux forces de l'ordre, sous un épais nuage de fumée.

La préfecture de la Meuse avait pris jeudi soir un arrêté interdisant "toute manifestation" samedi et dimanche dans le secteur, en raison de la perspective de "troubles graves à l'ordre public". Une interdiction qu'ont décidé de braver les opposants à ce projet baptisé Cigéo.

Dans la matinée, environ 300 manifestants, selon la police, avaient marché dans le calme entre la localité de Bure et celle de Mandres-en-Barrois, où se situe le bois Lejuc. 
Le site de Bure a été choisi en 1998 pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l'enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs ou ayant une longue durée de vie du parc français.Sur quelque 221 hectares, le bois et ses abords ont été retenus par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en vue de l'installation des cheminées d'aération du laboratoire. L'Andra a prévu de réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de collecter des données avant de déposer une demande d'autorisation officielle de création du site, prévue pour 2019.
Depuis le lancement du projet, les manifestations d'opposants se sont multipliées et des recours judiciaires ont été intentés pour empêcher le début des travaux. En août, des affrontements avaient fait six blessés parmi les opposants et deux parmi les gendarmes.

La préfète de la Meuse (nord-est), Muriel Nguyen, avait déclaré vendredi que "plus de 700 opposants (étaient) attendus" samedi et dimanche, dont "un nombre important" présente un "profil extrêmement inquiétant". "Il existe un fort risque d'affrontements avec les forces de l'ordre stationnées aux abords du bois", avait affirmé la préfète.

"Au vu du dispositif militaire déployé pour entraver la tenue de ces rencontres, nous dénonçons fermement la stratégie de la tension mise en place par les autorités et redoutons les conséquences d'une répression qui semble d'ores et déjà planifiée", avait de son côté réagi plus tôt samedi le Réseau Sortir du Nucléaire.

lundi 24 avril 2017

Premier Tour Social : violents affrontements entre CRS et anarcho-révolutionnaires au soir du 1er tour de la présidentielle

Manifestation autorisée par Cazeneuve : six policiers et trois activistes blessés

L'extrême gauche anti-capitaliste a provoqué des échauffourées avec la police dimanche, soir de présidentielle, à Paris



La presse les déclare "en marge" d'une manifestation de plusieurs centaines de jeunes et bien moins jeunes 'contre' Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Contre l'élection, bien que démocratique.

La tension est grimpée à Bastille (XIIe, XIe, IVe) ce dimanche soir et vingt-neuf individus proches du mouvement "Premier Tour Social" ont été placées en garde à vue à l'issue de manifestations qualifiées d' "antifascistes" - Macron aura reçu le message- au cours desquelles 143 manifestants avaient été interpellées selon la préfecture de police. Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés, lors de ces heurts.

Les activistes d'extrême gauche entendaient organiser une "nuit des barricades"

A l'appel de mouvements anarcho-révolutionnaires qui se disent "antifascistes" et "anticapitalistes", quelque 300 manifestants parmi les plus radicaux s'étaient réunis dans l'après-midi pour organiser les affrontements. Si dans les premiers instants, le rassemblement était "bon enfant", la tension est montée autour du célèbre monument avec des mouvements de foule. Certains militants ont tenté d’arracher les palissades autour de la statue du Génie de la Bastille, puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont répliqué en chargeant les manifestants et tenté de les contenir autour de l’Opéra.

Dès 21 heures, les débordements ont lieu du côté du boulevard Beaumarchais. Les manifestants ont cassé des vitrines d’agences bancaires, des Abribus, des conteneurs à verre, plusieurs 'Autolib' mais aussi des vitres de véhicules appartenant à la préfecture de police qui avait autorisé cette deuxième nuit anti-républicaine. 
Vers 22h30, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le quartier Jaurès (XIXe arrondissement), réputé ""inflammable. Selon l'AFP, la police a interpellé une grande partie de ce groupe, en ayant notamment recours à du gaz lacrymogène.

Un des manifestants explique qu’il s’attendait à la qualification d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, mais qu’il "allait continuer la lutte". 
 "Quel que soit le prochain gouvernement ça va être encore 5 ans de misère sociale. A nous de leur montrer notre vision de la démocratie", a estimé l'activiste anti-républicain.

Un passant est écoeuré, selon l'AFP : "Je comprends qu'ils ne soient pas contents du résultat du vote. Mais tout casser comme ça, c'est n'importe quoi". Les riverains assistent de leurs fenêtres, médusés, aux actes de destruction.

Des manifestations anti-républic à Nantes et Rennes également

A Nantes, des manifestations ont également été déclenchées. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, "plusieurs" interpellations ont été enregistrées à Nantes, où des centaines de personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant "Ni banquier, ni raciste" et aux cris de "Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron".

Des activistes bien entraînés - depuis les mois d'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - ont lancé des cocktails Molotov et cassé des vitrines d'agences bancaires. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogène et de désencerclement, ainsi que par des tirs de gomme-cogne.

A Rennes, en revanche, une manifestation interdite d'une centaine d'anarcho-révolutionnaires se réclamant de l'anti-fascisme s'est déroulée sans affrontements.A Tours, environ 150 jeunes ont crié les mêmes slogans qu'à Paris ou Rennes, "ni Macron, ni Le Pen" et "Macron Le Pen, la finance ou la haine". A Rouen, une centaine de militants de la mouvance 'Nuit debout' a tenté de défiler, mais en a été empêchée par les forces de l'ordre.
Ils ont appelé à d'autres rassemblements, notamment lors du 1er mai.

dimanche 19 mars 2017

Gauche radicale anti-flics: violences de manifestants contre des violences policières ce dimanche

Deux gendarmes mobiles blessés par des activistes anti-flics

Des activistes ont fait des blessés au nom de la non-violence

Les forces de l'ordre ont dû faire usage de grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants d'extrême gauche contre les violences policières dimanche à Paris, quelques semaines après l’affaire Théo.
La préfecture de Paris chiffre à 7.000 ou 7.500 les manifestants rassemblés place de la Nation pour gagner la place de la République. Son communiqué met en cause un sur sept d'entre eux, certains cagoulés, déterminés à en découdre avec les forces de l’ordre. "Environ 1.000 personnes positionnées en fin de cortège se sont masquées et ont commis, à partir de la mi-parcours, quelques dégradations [sic] qui ont pu être contenues par l’intervention rapide des forces de l’ordre qui ont dû faire usage de gaz lacrymogène".

"Des jets de projectiles ont visé des gendarmes mobiles, blessant légèrement deux des leurs", précise la préfecture.

Les CRS ont fait état également de jets de cocktail Molotov sur les barrages des forces de l'ordre à l'arrivée du cortège place de La République, cette fois sans faire de blessé.

SOS Racisme dénonce "une logique de confrontation"

Photo
Les manifestants répondaient à l’appel d’organisations hétéroclites d'extrême gauche dont le fonds de commerce est  notamment l'antiracisme, de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) aux Indigènes de la République, auxquelles se sont joints la CGT, la FSU et le MRAP, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (soutien d'une "attitude obscurantiste et sexiste vis-à-vis des femmes musulmanes") - proches du Parti communiste - , mais aussi par SOS Racisme - proche du Parti socialiste - qui a dénoncé une "logique de confrontation".

La foule a scandé des slogans tels que : "Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas", "Police partout, justice nulle part" - ou "urgence, urgence, la police assassine en toute impunité", des slogans approuvés par le PCF et la PS.
Dans le cortège flottaient des drapeaux de révolutionnaires, tels les trotskistes du NPA (Nouveau parti anticapitaliste de Philippe Poutou, candidat à la Présidentielle, et Besancenot) accompagnés d'un ballon Solidairesdu DAL (Droit au logement)
Les altermondialistes d'ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), les communistes de la CGT et les anarcho-syndicalistes du CNT, activistes de l'action directe, défilaient derrière des pancartes, telles que "Les bamboulas, les bougnouls, les niakoués […] vous emmerdent"
Les manifestants instrumentalisaient les incertitudes sur un viol présumé lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Théo, jeune sportif costaud de 22 ans, début février, par un policier.
Plusieurs nuits de violences urbaines dans des villes de la banlieue parisienne n'ont, semble-t-il, pas suffi aux extrémistes. "Théo n’est pas juste une exception. On est là pour rappeler qu’il ne s’agit pas de faits divers isolés; c’est pas des bavures, ça fait partie d’un système", ont déclaré deux participantes de Rennes qu'il n'est pas besoin de briefer, Lucile Moigno-Flaux, 25 ans, membre de La Fabrique Citoyenne, amatrice de démocratie participative, et Jasmine Morice, 21 ans, militante de Solidaires étudiant-e-s qui dénonce par ailleurs le harcèlement sexuel et psychologique dont deux enseignantes de Rennes-2 disent avoir été victimes de la part de trois collègues masculins.
Venue avec sa fille de 16 mois, malgré les risques de dérapages, Béatrice, productrice vidéo, est là parce que "c’est important pour l’avenir" de sa fille,"pour qu’elle vive dans un monde meilleur, plus juste," raconte-t-elle.

Des manifestations ont également eu lieu dans quelques villes de province Manifestation en soutien à Théo, Montpellier © Benjamin POLGE
comme à Montpellier (près de 200 participants, photo ci-dessus et ci-dessous), avec sit-in sur les rails, à la Gare TGV de Montpellier Saint-Roch,
 Manifestation en soutien à Théo, Gare de Montpellier Saint-Roch, Montpellier © Benjamin POLGEToulouse (environ 200, avec les révolutionnaires de Lutte Ouvrière dont Nathalie Artaud est la candidate trotskiste à la Présidentielle),
Photo illustration, archives DDM
Nantes (quelques dizaines), selon des sources policières, malgré une forte organisation notamment par les partisans de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, aussi "contre le racisme, la hogra (pour ceux qui, en France, ne sont pas Algériens : oppression, exclusion ou brimade, en un mot le supposé "mépris" du pouvoir blanc) et la chasse aux migrant.e.s et pour soutenir les familles des trop nombreuses victimes de violences policières".
Au cours de ces échauffourées, deux gendarmes des forces de l'ordre républicain ont été blessés et transportés à l’hôpital, a indiqué la préfecture 

De l’immobilier urbain et les vitrines de cinq établissements bancaires ont été saccagés, selon la même source. Des filtrages en amont de la manifestation avaient permis de récupérer plusieurs projectiles et un sac de pavés cachés dans un bac à fleurs sur le parcours de la manifestation, précise le communiqué.

"Onze extrémistes ont été interpellés", notamment pour port d'arme, dégradations, agression et jets de projectiles sur les forces de l'ordre, a indiqué dans la soirée la préfecture de police de Paris, puis une seule interpellation, a-t-on rectifié. On attend de savoir si l'activiste a été relâché.

lundi 1 février 2016

Exaspération des habitants de Calais, face aux clandestins et à leurs agitateurs de l'ultra-gauche

La population réclame considération et protection
Face aux migrants en nombre samedi 23 janvier, cet homme refuse de rester sans rien faire contre l'envahissement, l'insécurité et les meneurs




Hollande détourne le regard

Le week-end des 23 et 24 janvier a été une nouvelle épreuve pour les Calaisiens. D’un côté, 4.000 illégaux veulent rejoindre l’Angleterre et de l’autre, des habitants qui vivent dans la menace d'agressions, vols et violences. L'hypocrisie des commentaires entretient les tensions. En fin de semaine ­dernière, le chef de file des travaillistes anglais avait fait un petit tour et  lâché sa remarque de compassion: "Comment peut-on ­laisser des gens vivre comme ça, dans la boue ?", s’indigna Jeremy Corbyn, élu d'un pays qui se mure en refusant d'accueillir ces milliers de clandestins bloqués dans les camps du nord de la France et révoltés par le rejet britannique. Les tensions atteignent le seuil du drame et les incidents ne cessent en effet de se multiplier entre les candidats à l’immigration en Grande-Bretagne et la population de Calais. L’année 2015 avait été ponctuée de vagues d’échauffourées plus ou moins spontanées sur la rocade où transitent les camions en route pour Douvres.


Des dizaines de migrants envahissent régulièrement la voie publique pour stopper les camions sur l'autoroute et tenter de se ­glisser dans les remorques. Les CRS et les gardes mobiles les délogent à la matraque et au gaz lacrymogène. Ils passent parfois à l'assaut du terminal du tunnel sous la Manche, dont l’entrée a été sécurisée par une accumulation de rouleaux de fil de fer barbelé, des clôtures grillagées de plus en plus hautes et l’inondation des abords.
Samedi 23 janvier, pendant plus de trois heures, l'activité portuaire est restée bloquée. Un groupe d'une cinquantaine d'illégaux est passé à l'abordage d'un ferry. La police les a délogés vers 21 heures, interpellant 24 clandestins.  
C'est la conséquence d'une manifestation - autorisée par la préfecture - d'environ 2.000 personnes organisée en soutien aux illégaux par des No Border, activistes d'extrême gauche, en début d'après-midi, dans les rues de Calais. Les premiers incidents éclatent dès la fin de la manifestation. Un habitant excédé va devoir sortir son fusil face à la marée humaine de manifestants et de leurs meneurs qui envahissent son jardin comme le montre la photo 1).  

Des agitateurs de No border organisent la manifestation
 au pied de la statue du Général de Gaulle



Un peu plus tard, un groupe de migrants, visiblement bien organisé, réussit à pénétrer dans l'enceinte du port de Calais. 300 à 350 personnes se précipitent alors vers un ferry anglais. Une cinquantaine de migrants  montent à bord. "Ce qui s'est passé hier soir, c'est vraiment la goutte d'eau", affirme Jean-Marc Puissesseau, président du port de Calais. La maire de la ville lance un cri d'alarme et un nouvel appel à l'aide. Les élus réclament que Hollande et Valls règlent une fois pour toutes le problème de la "jungle" de Calais.
Le jeune Calaisien, qui a pointé un fusil sur les manifestants,
sera finalement poursuivi, indique
  La Voix Du Nord.
Trois "étudiantes" italiennes (visiblement à temps partiel) font l'objet d'une obligation préfectorale à quitter le territoire, après avoir participé à la manifestation anarcho-révolutionnaire pro-migrants à Calais, mais un mouvement de soutien s'organise à l'université Paris 8...


En occupant le port de Calais, les No border se sont médiatisés sans frais

Cent cinquante des 500 clandestins mobilisés par des activistes de l’ultra-gauche No Border sont montés  de force sur le ferry-boat 'Spirit of Britain' qui venait de débarquer ses passagers et n'était donc pas prêt à repartir. L’opération commando n'était ni spontanée ni improvisée, mais préparée à la faveur de manifestation autorisée de soutien dans le centre-ville de Calais. Le cortège rassemblait 2. 000 militants à l’appel de différents groupes d’extrême gauche, rejoints par des militants anarchistes venus d’Allemagne, des Pays-Bas, d'Italie et d’Angleterre. 
Drapeaux rouge et noir au vent, hurlant des slogans pour l’ouverture des frontières et la libre circulation des étrangers à l'espace Schengen, ainsi que la fermeture de la "jungle", les agitateurs – dont une minorité de clandestins – ont marché depuis le camp jusqu’à la place d’Armes.
Un groupe de 150 migrants prend possession du ferry-boat pendant plusieurs heures, samedi 23 janvier. 

Un groupe d’Afghans s’engouffre sur les quais, profitant des consignes de bienveillance reçues par les forces de l'ordre. D’autres activistes entrent par effraction dans la zone privée portuaire en forçant le passage en défonçant les grillages (voir la vidéo ci-dessus). Amarré à quai comme prévu, le 'Spirit of Britain' est la cible convenue. Les assaillants ont visiblement la technique pour se lancer à l’abordage en grimpant sur les ponts-grues de chargement et sauter sur le pont. 
Un véritable siège s’organise. Les marins bloquent les écoutilles et mettent en ­batterie les lances à incendie pour contenir les envahisseurs qui sont bloqués le long des bordages, mais quelques activistes mieux aguerris s'infiltrent à l’intérieur et se répandent dans les coursives à la recherche d’une cachette. Il faudra plusieurs heures aux forces de l’ordre pour les déloger. Les policiers interpellent une trentaine de personnes – 26  migrants (que l'on disait minoritaires)  et 9 militants "altermondialistes" – et escortent le reste de la troupe jusqu’au campement.

Comme les Afghans ont détruit les Bouddhas de Bâmiyân
et les djihadistes ont saccagé le patrimoine syrien du musée de Mossoul,
les révolutionnaires s’en sont pris aux statues de Ch. et Y. de Gaulle (cf. photo précédente, place d’Armes, ci-dessus)
A Calais, l’exaspération grandit, provoquant des réactions désespérées d'auto-défense. David, un chômeur quadragénaire, a une altercation avec les manifestants. Son fils, Gaël, sort brièvement une arme. Il sera placé en garde à vue. La situation est en effet de plus en plus difficile à supporter et la radicalisation de la population exposée aux exactions des illégaux laisse l'exécutif insensible et la question se pose de savoir si Hollande et Valls ne se félicitent pas de faire grossir l'électorat du FN. 

Migrants tentent de traverser des barbelés pour 
atteindre le site d'Eurotunnel à Coquelles, près de Calais
Les accrochages incessants avec la police, les actes d’incivilité, les nuisances acceptées des migrants libèrent la parole des Calaisiens. Au lendemain du weekend de subversion par l'ultra-gauche, une contre-manifestation 'anti-jungle' a réuni deux milliers de personnes, en majorité des acteurs économiques lésés, commerçants, artisans et  industriels. La maire LR, Natacha Bouchart, qui jusqu’alors s’était abstenue de participer à toute sorte de cortège, était présente. L'élue a demandé solennellement au président ­Hollande de venir sur place pour constater de visu la détresse de ses administrés.

Manifestants pro et anti-immigration revendiquent l’ouverture de la frontière et l’annulation des accords du ­Touquet.
Ce traité, conclu en 2003, place le contrôle britannique aux frontières… sur le territoire français. Les migrants sont bloqués comme dans un cul-de-sac à Calais, avant même d’effectuer une demande d’asile en Grande-­Bretagne. Pourtant, " géographiquement, la frontière anglaise se situe à Douvres. Nous avons été bien bons d’accepter qu’elle soit à Calais ", ­s’insurge Xavier Bertrand, le président du conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie depuis décembre 2015. 
S'agissant du cas spécifique des demandeurs d'asile, plus rares qu'on ne le dit, les accords du Touquet ne sont pas favorables à la France. Tout se joue au départ du navire. D’après le traité, si la demande d’asile est formulée avant que le bateau ne parte pour l'Angleterre, c’est à la France de traiter la demande. Si elle est faite après le départ du bateau, c’est à l’Angleterre de s’en charger. Une fois à Douvres, si le demandeur se voit refuser sa demande, il est renvoyé à Calais.
A l’époque, les Britanniques avaient obtenu cet avantage en échange de la construction d’un hypothétique porte-avions, le PA 2 (abréviation de Porte-avions 2, en anglais CVF FR pour Carrier Vessel Future France), un projet lancé en 2003 sur la base du CVF britannique  et abandonné en 2013. En 2003, ces accords du Touquet apparaissaient comme une avancée. Ils étaient "la condition pour fermer Sangatte (Pas-de-Calais) (…) Mais 13 ans après la situation a considérablement évolué et il faut d'autres solutions", explique X. Bertrand. En effet le contexte de signature des accords du Touquet en 2003 est marqué par le démantèlement du centre d'accueil de réfugiés de Sangatte, géré depuis 1999 par la Croix Rouge. Prévu pour 200 personnes, il a accueilli jusqu'à 1.600 personnes dans des conditions précaires. Confrontés à la volonté de Londres de voir fermer ce centre surpeuplé, la France et l'Angleterre nouent un accord permettant de renforcer les contrôles au départ de la France pour réguler l'afflux de migrants clandestins outre-Manche.
L’arrangement se révèle aujourd’hui fatal aux Calaisiens.

 

samedi 26 décembre 2015

Corse: représailles à l'agression de deux pompiers et d'un policier à Ajaccio

Le gouvernement condamne la colère des Corses et la presse milite contre l'islamophobie, au mépris des personnels de la sécurité civile

Une salle de prière musulmane vandalisée à Ajaccio

Les causes et les conséquences, la provocation et les représailles 

ne sont pas équitablement pris en compte.
En ce jour de Noël, fête chrétienne, quelque 600 personnes s'étaient rassemblées vers 16h devant la préfecture à Ajaccio, en soutien aux pompiers et au policier blessés pendant la veillée des Chrétiens, dans la nuit de jeudi 24 à vendredi 25, dans la cité des Jardins de l'Empereur, rapporte une correspondante de l'AFP. Le véhicule de secours était intervenu dans ce quartier défavorisé à la suite d'un faux appel d'urgence et au cours du guet-apens, il avait été caillassé.

En marge des rassemblements qui se sont créés à la suite de l'agression de deux soldats du feu dans ce quartier d'Ajaccio, "un petit groupe" a vandalisé une salle de prière musulmane, située à l'entrée du quartier Saint-Jean, en face du centre financier de la Poste.

Un petit groupe a fracturé la porte vitrée d'une salle de prière musulmane et l'a saccagée, selon la police et la préfecture. Ils ont également sorti de nombreux livres, une trentaine, selon Corse Matin, dont des exemplaires du Coran, auxquels ils ont tenté de mettre le feu, sans les brûler entièrement.

Au cours du rassemblement à l'Empereur, la cité où les échauffourées ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, pendant la veillée de Noël, un appel avait été lancé à se rendre dans les lieux de prière de leurs agresseurs.

Pompiers agressés : les manifestants sur place avec le préfet
Après la manifestation qui s'est déroulée devant la préfecture d'Ajaccio rassemblant plus de 600 personnes, la foule des manifestants s'est spontanément dirigée vers le quartier des Jardins de l'Empereur.

Aux cris de "On est chez nous", près d'un millier de personnes a pénétré dans le quartier pour en faire le tour.
Une foule très irritée et prête à en découdre est passée devant tous les immeubles réclamant que les auteurs de l'agression sur les pompiers leur soient livrés.
Les forces de l'ordre, en minorité, ont accompagné le mouvement.


Plusieurs centaines de personnes -on dénombre quelque 300 à 400 Corses en colère- se sont rassemblées dans le quartier des Jardins de l'Empereur dont elles ont fait le tour. 
Le préfet Christophe Mirmand s'est rendu sur les lieux et a engagé une discussion tendue avec les Corses indignés.

Nombre d'entre eux reprochaient au préfet, représentant de l'Etat en Corse, de "n'avoir rien fait au sein de ce quartier pour anticiper l'agression" dont ont été victimes les pompiers dans la nuit de Noël.
Christophe Mirmand a assuré qu'une "présence policière sera renforcée" aux Jardins de l'Empereur, ce qui n'a pas eu pour effet d'endormir la vigilance de la population mobilisée.

Aux cris de "Tutti inseme" et "On est chez nous", les manifestants ont tenté de pénétrer dans certains halls d'immeuble au hasard, pour en déloger les auteurs présumés de l'agression.

Les forces de l'ordre, mais également certaines individualités du cortège en colère, ont calmé tout le monde pour éviter tout débordement, raconte
la presse qui a visiblement reçu la consigne de banaliser les violences.

L'un des deux pompiers blessés à Ajaccio raconte l'intervention qui s'est transformée en guet-apens du fait d'une vingtaine d'individus violents sur une soixantaine d'habitants du quartier maghrébin, dans la nuit du 24 au 25 décembre. "Ils ont essayé d'ouvrir le camion, on a frôlé la catastrophe" raconte-t-il.
VOIR et ENTENDRE le récit des faits réels par l'un des pompiers qui, sur i-télé, assure qu' "il aurait pu y avoir des morts" :

Valls et Cazeneuve déplorent-ils l'agression des personnels de secours ?


Un policier a également été "légèrement blessé". 

Une batte de baseball, des clubs de golf et une bouteille d'acide ont été saisis, mais les auteurs de ces violences sont toujours (activement?) recherchés. "Plusieurs éléments d'identification utiles ont été recueillis", a assuré François Lalanne, laissant entendre que les agresseurs seront arrêtés et présentés à la justice.

Les autorités prennent le parti des agresseurs


VOIR et ENTENDRE le préfet Mirmand s'étendre sur certains faits, à l'appel d'i-télé, au détriment d'autres, qui trahissent l'orientation partisane du gouvernement:


Plusieurs responsables locaux ont déploré ces agressions. Le nouveau président nationaliste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a réagi sur Twitter. "Honte à ceux qui ont fait ça!" Le journal Le Monde titre en organe de presse politique du pouvoir. Il est le seul à assurer que "le gouvernement condamne à la fois 'l’agression intolérable de pompiers' et une 'profanation inacceptable'." 
En l'absence de prise de parole publique de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, Twitter est utilisé pour donner l'illusion de la présence effective à Paris du premier ministre:
Black-out complet à l'Elysée...  Le palais est aux abonnés absents et le préposé à Twitter s'est endormi sur sa bûche de Noël. 
PaSiDUPES a également recherché le tweet de Valls qui aurait manifesté le soutien du premier ministre aux victimes, mais en vain.  Difficile de croire donc aux bobards de l'exécutif qui se déclare habituellement "au travail" pendant les vacances.

Le ministre de l'Intérieur n'a "pas non plus tardé" à réagir, selon les termes du journal
Le Figaro, qui précise toutefois que c'est par un communiqué que Bernard Cazeneuve (ou plutôt le haut fonctionnaire d'astreinte) déplore lui aussi l'agression (non qualifiée) de policiers et pompiers et le saccage d'un lieu de culte musulman, cette fois copieusement disqualifié en "exactions intolérables aux relents de racisme et de xénophobie" a priori, sans attendre les conclusions de l'enquête, qui "portent atteinte aux valeurs mêmes de la République", des termes convenus pour finir. Il a par ailleurs souhaité que les auteurs des violences soient "interpellés dans les meilleurs délais". Les agresseurs de personnels de secours et de santé peuvent-ils, quant à eux, poursuivre leurs petits jeux de jets de pierres ? 

Et une certaine presse officieuse rectifie les tirs dispersés de la parole gouvernementale.
Elle tente de rétablir l'équité de traitement des parties en compensant les lacunes des communiqués en langue de bois des services de Matignon et de l'Intérieur

La presse partisane ne rend pas également justice aux protagonistes
Ce matin, France Info se consacrait à la diffusion du mécontentement des musulmans et aux paroles consensuelles du maire LR d'Ajaccio, ne mentionnant qu'en passant l'agression des pompiers et du policier.
Tous adoptent l'angle pro-musulman, négligeant la cause:

huffingtonpost.fr recopie la dépêche AFP...: "Corse: une salle de prière musulmane saccagée à Ajaccio" Et metronews.fr condamne même les soutiens aux pompiers et au policier: "les gens ne doivent pas se faire justice eux même" (sic, pour la forme orthographique et le fond)...
En revanche, la prise de parole du président de région   la collectivité territoriale est claire:

Si ces propos sont plutôt partisans au bout du compte, c'est qu'ils sont tardivement prononcés et seulement à la suite, non pas de l'agression des personnels de secours pourtant attirés dans un guet-apens, mais de la mobilisation de la presse sur les faits de saccage. Il est à déplorer que ni les élus, ni les media n'ont été réactifs à l'origine des faits.