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mardi 17 avril 2018

Toulouse: nouvelle nuit d'échauffourées entre jeunes gauchistes et policiers

18 interpellations: combien de relâché-e-s ?

Des extrémistes de gauche sont allés à l'affrontement dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier du Mirail à Toulouse


Après une première nuit de violences dimanche, 10 voitures et un engin de chantier brûlés et le commissariat de police de Bellefontaine visé par des jets de pierres, sans interpellation, une deuxième nuit d'affrontements a justifié dix-huit  interpellations 
Résultat de recherche d'images pour "echauffourrees Toulouse"- sur  une centaine de "jeunes" - "pour des faits de violences, de destruction de biens par incendie et d'outrage" a-t-on appris mardi matin dans un communiqué du préfet  d'Occitanie, Pascal Mailhos.

"Les forces de l'ordre ont été prises à partie tout au long de la nuit"  dans le quartier de la Reynerie, comme la veille dans les quartiers de la Reynerie et de Bellefontaine, essuyant notamment des jets de projectiles et des tirs de mortier, 
malgré la mise en place d'un "dispositif conséquent" pour la nuit du lundi 16 avril, afin d'éviter tout nouveau débordements.

A la suite des violences,
la préfecture de Haute-Garonne avait décidé d'interdire la vente de carburant au détail jusqu'au mercredi 18 avril
à 20h à Toulouse et aux alentours.

Image associée
Convergence des luttes étudiantes
Paris-Nantes-Montpellier
Selon Didier Martinez, le secrétaire régional du syndicat Unité SGP police-FO, les quartiers de Bellefontaine et Bagatelle, des quartiers classés en zone de sécurité prioritaire (ZSP) qui font partie de l'ensemble urbain du Mirail, ont été "le théâtre de scènes de violences urbaines", avec "guet-apens et mises à feu de véhicules, containers à ordures, et caillassages copieux sur les intervenants"Aucun blessé n'est heureusement à déplorer parmi les policiers, ajoute-t-il dans un communiqué.

Dans le quartier de la Reynerie, qui bénéficie pourtant d'aides sociales importantes, 24 véhicules et de nombreux conteneurs poubelles ont été incendiés, selon une source policière qui précise que le calme est revenu vers 01h20.

La Reynerie et Bellefontaine se situent dans le quartier du Grand Mirail, en proie au trafic de drogue et aux règlements de compte. Le quartier, visité par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 9 mars dernier, a été retenu par le gouvernement pour l'expérimentation de la police

Le commissariat du Mirail, à Bellefontaine a été pris pour cible par des "jeunes", en soirée. "Il a été attaqué au cocktail Molotov", précise Sébastien Pelissier. Quelques dégradations ont également été constatées sur des véhicules sérigraphiés de la police. Le mobilier urbain a également été dégradé, ce qui a "rendu l’intervention des services de secours difficile".
Or, dans la nuit de mercredi à jeudi 15 mars dernier, deux armes à feu, une kalachnikov et un fusil, avaient été saisies par les CRS dans un appartement du quartier du Mirail.

La tension est montée après le contrôle d'une femme voilée dans l'après-midi 

Jeunes et moins jeunes...
La réfractaire à la loi française a refusé de se soumettre au contrôle de police, explique le commissaire Arnaud Bavois. 

Ces violences pourraient également avoir été déclenchées par une rumeur selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses auraient été à l'origine du décès samedi d'un détenu, originaire du quartier.
Une enquête judiciaire est en cours pour "recherche des causes de la mort". Le Parquet de Toulouse a souligné que l'autopsie avait confirmé l'hypothèse du suicide.

vendredi 28 septembre 2012

Rom: des Marseillais mettent de l'ordre dans le fameux 15e arrondissement

Epreuve de force, à peine Valls et Taubira ont-ils tourné les talons


Le couple improbable a affiché son unité
dans la lutte contre l'insécurité,
et montré que police et justice
peuvent travailler ensemble sur le terrain,
 
vendredi 21 septembre à... Marseille !


Huit jours plus tard, l'exaspération de riverains dans le nord de Marseille fait fuir des familles rom


Les clandestins roumains et bulgares ont dû abandonner leur campement 
 jeudi soir sous la pression -sans violences- des habitants du voisinage qui n'en peuvent plus des vols, dans l'indifférence générale. La police a constaté les traces d'un  incendie sur les lieux, a indiqué vendredi la préfecture.

L'affaire est révélée par le quotidien La Provence
Elle a suscité l'inquiétude des associations et l'indignation d'une élue PS de la ville, dénonçant un pourrissement de la situation des Rom à Marseille, tandis que plusieurs sources officielles minimisaient l'événement. 
"Il n'y a pas eu de chasse aux Rom", a souligné une source policière, précisant que dimanche des Rom s'étaient installés sur le terrain d'un chantier en construction de la cité des Créneaux (15e arrondissement), "installation constatée par les forces de l'ordre". La députée de la circonscription est Sylvie Andrieux  dont la presse partisane tente d'occulter la responsabilité, du fait de ses détournements de fonds du Conseil régional de Michel Vauzelle, pour lesquels la socialiste a été condamnée.
Vers 19h00 selon la préfecture, la police est appelée sur les lieux par un riverain et un membre de la communauté rom, pour un différend opposant une trentaine de riverains aux occupants du campement, dont le nombre atteint une quarantaine d'adultes et une quinzaine d'enfants. 
Quand la police arrive, il n'y a pas d'affrontements, seulement des invectives des jeunes du quartier et les Rom  demandent spontanément à quitter les lieux avec leurs huit caravanes et 13 véhicules, "ce qui se passe sans incident jusqu'à 19h50" selon la police, qui juge la situation normale et repart. 
Vers 22h00, le poste de commandement de la Sûreté départementale est prévenu, "par un journaliste" selon une source policière, d'un incendie dans le 15e arrondissement. Un équipage se rend sur place et constate qu'une surface "d'environ 5m2" sur le terrain abandonné "présente les traces d'un incendie" avec une carcasse de réfrigérateur et divers encombrants brûlés, selon la préfecture. L'origine du feu fait l'objet d'une enquête judiciaire, selon le Parquet. Les marins-pompiers de Marseille ne sont pas intervenus, d'après un porte-parole du bataillon. 
Selon une source policière, aucune interpellation n'a eu lieu, en l'absence de violences physiques. 
Vendredi matin, les éléments calcinés étaient visibles à l'entrée du terrain vague, au pied d'immeubles promis à la démolition dans le cadre d'un programme de réhabilitation du quartier. 

La sénatrice PS accuse après le passage de Hollande et Valls
A défaut de la députée Andrieux, Samia Ghali, sénatrice-maire PS des 15e et 16e arrondissements, qui avait créé la polémique fin août en prônant en vain un recours à l'armée dans les cités de Marseille pour lutter contre la criminalité, a indiqué qu'elle a reçu, jeudi matin, la visite d'habitantes du quartier "excédées" par la présence des Rom, qu'elles accusent de cambriolages et de "tout salir". "A chaque fois que des Rom s'installent, on note une augmentation des vols et des cambriolages. Récemment, en une nuit, une quinzaine de voitures ont été détroussées", a renchéri Thierry Miceli, un responsable associatif de la cité.
Interrogée sur le geste prêté aux riverains, S. Ghali, le verbe haut mais impuissante, a répondu: "Je ne le condamne pas, je ne le cautionne pas, mais je le comprends, quand les pouvoirs publics n'interviennent plus". 
Le propriétaire du terrain occupé --le bailleur social de la cité-- avait porté plainte pour des dégradations jeudi. "Cette affaire fait suite à des faits récurrents d'agression ou d'opposition entre les riverains et les occupants de campements illicites depuis cet été", a souligné la préfecture. 
Interrogé sur l'affaire, le président de la Ligue des droits de l'Homme des Bouches-du-Rhône, Bernard Eynaud, met en cause l'attitude de la population envers les Rom: il a estimé qu'"on peut craindre le pire", réclamant "une vraie mise en oeuvre" de la circulaire interministérielle du 26 août. Celle-ci prévoit, au-delà d'un délai de flagrance de 48 heures, un dispositif de contrôle et de ...concertation destiné à "accompagner" les Rom dans l'attente d'une décision judiciaire sur leurs campements.
La sénatrice se plaint des lourdeurs administratives nouvelles

Sur France Info ce matin,
elle a déploré l'obligation de requérir le préfet, une contrainte qu'elle découvre à l'occasion, dit-elle, et qui impose des délais supplémentaire, malgré  l'urgence en cas d'affrontements.
Après Manuel Valls, c'est François Hollande en personne qui a rejeté l'idée d'un appel à l'armée pour lutter contre le crime à Marseille, alorsqu'un nouveau règlement de comptes est survenu mercredi soir dans la deuxième ville de France. Pour le président de la République, la lutte contre la criminalité relève de la police et de la justice.
Décidé à montrer sa "détermination" sur le sujet, Jean-Marc Ayrault a quant à lui décidé de convoquer un comité interministériel sur la situation à Marseille. Il a été consacré à l'élaboration d'un "programme d'action pour l'agglomération marseillaise". Le comité, convoqué le 6 septembre à Matignon autour du Premier ministre a réuni Manuel Valls (ministre de l'Intérieur), Christiane Taubira (Justice), Vincent Peillon (Éducation), François Lamy (Ville), Marylise Lebranchu (Réforme de l'État), Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Pierre Moscovici (Economie et Finances).

Manuel Valls a rappelé qu'outre un nouveau préfet,  Marseille fait partie des 15 zones de sécurité prioritaires (ZSP), déployées dès la rentrée. Dans ces zones, qui comprennent les quartiers nord de Marseille, une action de sécurité renforcée est mise en place. "L'idée, c'est de mettre le paquet là où il faut, pour ce qu'il faut, avec souplesse, adaptation", avait alors insisté le ministre de l'Intérieur.


jeudi 13 septembre 2012

Marseille: encore deux camps de Rom au palmarès de Valls


La justice stigmatisée pour deux nouvelles expulsions de Rom par le sectaire Valls


C'est justice ! La presse exonère Manuel Valls, Ayrault et Hollande
La justice a ordonné mercredi, à la demande notamment de la municipalité, l'expulsion d'environ 200 Rom à Marseille, dont une centaine installés dans le quartier de la Madrague-Ville (15e arrondissement), site officiel du marché aux puces de Marseille, près d'une unité d'hébergement d'urgence (UHU), dans les quartiers nord dont la députée Sylvie Andrieux détournait les subventions de la région présidée par Michel Vauzelle.  

Le maire du huitième secteur concerné n'est autre que Samia Ghali (PS), également sénatrice des Bouches-du-Rhône, qui réclamait l'intervention de l'armée contre les trafiquants de drogues qui s'entretuent autour de sa mairie.
Selon l'ordonnance de référé portant sur la Madrague, le tribunal de grande instance a estimé l'expulsion
"justifiée puisqu'elle permet de mettre fin à un trouble manifestement illicite".
"Si le droit à l'hébergement d'urgence a bien été consacré comme une liberté fondamentale par les juridictions administratives et que, de ce fait, il appartient aux autorités de l'Etat de mettre en oeuvre ce droit reconnu par la loi à toute personne en situation de détresse (...) force est de constater que la Ville de Marseille et la société SOFILO [propriétaires des parcelles occupées] ne sont pas juridiquement débitrices de ce droit au logement", relève le tribunal.

Début août, première rafle
Vingt familles rom avaient dû quitter cette UHU, où elles étaient accueillies jour et nuit depuis un an, à la suite de l'engagement de  travaux gigantesques à l'entrée de la ville et de leur expulsion des pelouses qu'ils squattaient à la Porte d'Aix.
De nouvelles traques se multiplient
Dans une autre décision rendue mercredi, la justice a ordonné l'expulsion de 46 familles rom  installées boulevard de Plombières, dans le 14e arrondissement de Marseille, rejetant une demande de délai. Le maire du 7e secteur concerné est Georges Hovsepian (PS).
La semaine dernière, le TGI d'Aix-en-Provence avait accordé un répit de trois mois à 200 Rom occupant un terrain privé de Velaux (Bouches-du-Rhône),  dont le maire est le socialiste Jean-Pierre Maggi et dont le propriétaire avait demandé l'expulsion, selon la représentante de l'association Rencontres Tsiganes, Caroline Godard.

Mise en avant  de la Justice pour disculper le ministre socialiste
Alors que Brice Hortefeux et Claude Guéant étaient les cibles des associations, réseaux et collectifs divers et que la presse tapait sur le gouvernement Fillon, c'est aujourd'hui la justice - et non plus le gouvernement - qui est stigmatisée par la presse aux ordres de la cellule de propagande de l'Elysée.
Depuis l'été, les évacuations de campements illégaux se succèdent en France, où sont accueillis environ 15.000 Rom selon les associations. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, soumis à de nouvelles critiques de défenseurs des droits de l'Homme, a campé mardi sur sa ligne de "fermeté", à la veille d'une visite officielle ce mercredi en Roumanie qui depuis des siècles pratique une discrimination nationale à l'encontre des Rom.
Manuel Valls est aux petits soins pour soutenir les élus PS en difficultés:


Le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, avait réclamé que la ville tout entière soit classée en ZSP, mais le ministre Valls avait qualifié cette demande de "démagogique".
"D'abord, le ministre de l'Intérieur semble oublier que la sécurité des biens et des personnes est une compétence régalienne de l'État et de lui seul. La police municipale n'est pas destinée à lutter contre la grande délinquance. Elle n'en a ni la formation ni les moyens", rappelle J.-Claude Gaudin dans un communiqué. 
"Ensuite, je peux assurer au ministre de l'Intérieur que les Marseillais seraient aussi heureux que les Lillois, si toute la ville était classée en zone de sécurité prioritaire" (ZSP), raille-t-il. 
"Enfin, rejeter les responsabilités sur les autres n'est pas - surtout après les fanfaronnades de la campagne présidentielle - une méthode de gouvernement très efficace et responsable", conclut le maire.

Or,Jean-Pierre Maggi à Velaux,  Georges Hovsepian, suppléant de Sylvie Andrieux-Bacquet, députée, et la sénatrice Samia Ghali - tous socialistes - peuvent compter sur lui, mais les autres ?

Le ministre de l'Intérieur serait-il coupable sectarisme politicien ?


dimanche 9 septembre 2012

Défi au gouvernement: un jeune homme aspergé d'essence et brûlé

Oise: alors, Manuel Valls, c'est qui le chef à Méru ?

J.-M. Ayrault venait tout juste de promettre jeudi la fin de "l'inertie" à Marseille...

A Marseille, ce sont les malfrats qui s'entre-tuent.

Mais à Méru ?

L'agression s'est produite vers 22h30 dans la station-service d'un supermarché de Méru (Oise)

Une altercation a éclaté entre un jeune homme de 23 ans, qui faisait tranquillement le plein de son scooter, et deux hommes arrivés en voiture.

Selon le Parquet de Beauvais, la victime s'est retrouvée aspergée d'essence à l'aide d'un jerrican et le feu a pris dans des circonstances encore indéterminées (sic). Les deux occupants de la voiture ont pris la fuite.


"Très grièvement brûlé", surtout sur l'avant du corps, le jeune homme a été héliporté à l'hôpital Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), ajoute la parquet, qui précise que son pronostic vital est "très engagé". La station-service est située à proximité du quartier dit sensible de la Nacre.


Marseille -dont le maire est UMP- est pointée par la presse aux ordres, tout comme Beauvais, pour les mêmes raisons.


VOIR et ENTENDRE
des témoignages d'habitants défavorisés dont la vie est pourrie par l'économie souterraine des dealers (JT TF1 20h):

Et pourquoi Méru ?


Cette commune  fait partie des zones de sécurité prioritaires (ZSP) mises en place en septembre par le gouvernement PS et se déclarait stigmatisée par le gouvernement.

La ville souffre pourtant d'une mauvaise réputation depuis des siècles: la commune se trouve en effet à exactement 52 km de Paris, la distance légale à laquelle les malfrats étaient tenus de la région parisienne. Cette bonne ville de Méru a même connu quelques nuits d'émeutes dans les années 2000.

Jospin et le PS ont conservé un vif souvenir de Méru
Classée zone sensible en 1996, la bourgade a connu un pic de délinquance dans les années 2000, alors que les socialistes étaient au pouvoir

Le 24 février 1997, dix-sept véhicules sont incendiés dans le quartier de la Nacre. Une spectaculaire nuit d'émeute qui en appellera d'autres. L'attaque de la gendarmerie n'est pas une première. 

Le 8 février 2002, plusieurs feux sont allumés à la Nacre. Les gendarmes se rendent sur place et sont pris dans un guet-apens. Pendant qu'ils affrontent une cinquantaine de jeunes, d'autres attaquent la gendarmerie. Les voitures des militaires sont caillassées dans la caserne et un cocktail Molotov balancé dans la cour.


La commune était même devenue le passage obligé de tous les ministres de l’Intérieur. En février 2002, des émeutes opposèrent les jeunes de la Nacre (zone urbaine sensible, ZUS), aux forces de l’ordre à renfort de cocktails Molotov.

Et puis France Info a pris fait et cause pour Méru
La radio de service public vient tout juste de porter un coup de projecteur sur la bourgade. Le député PS, Michel Françaix, un ex-conseiller de François Mitterrand, s'est en effet démené à Paris pour que ces 13.000 habitants de sa circonscription soient placés en ZSP ...
VOIR et ENTENDRE le reportage "dans le calme quartier de la Nacre", consacré par Mathilde Lemaire (France Info) aux "effets pervers" de ce classement et à la surprise des habitants de ce quartier qui connaît "une bonne dynamique", par comparaison avec ...Beauvais (UMP) et Marseille:


Mais, objectivement, c'est à Méru que deux contrôleurs se sont fait agresser à Méru. 
L'un a reçu un extincteur en plein visage. Le second a été défiguré, violemment frappé à coup de barre de fer un soir sur le quai en novembre 2009. 

Et puis, si on creuse, le TER "Paris Beauvais" qui fait étape à Méru, il y a encore trois ans, était encore qualifié de ligne de non droit. "C'était chaque jour des insultes, des violences, toutes sortes d'incivilités. Certains de me collègues n'osaient même plus contrôler certains passagers. C'était devenu invivable", se souvient Patrice Caussinus, contrôleur et délégué Sud-rail.



Selon la journaliste parisienne, cette agression a certes été un traumatisme mais aussi ..."le début d'une prise de conscience" dont nous constatons aujourd'hui l'ampleur...


Ces trois dernières années, le gouvernement UMP et la SNCF ont pourtant investis de très importants moyens pour faire revenir la sécurité. Ainsi, le nombre de contrôleurs a été quasiment doublé. Aucun train de la ligne ne circule sans la présence d'au moins quatre agents de la police ferroviaire en uniforme. Enfin, il y a aussi les médiateurs que l'on repère à leurs gilets rouges. En gare de Méru, la SNCF a installé 16 caméras de vidéo-surveillance et créé un poste de gardien maître-chien. "Un train comme les autres", conclut la journaliste !

VOIR et ENTENDRE Mathilde Lemaire nous livrer sa version de la situation sur France Info: 


La victime est connue de la justice


" La victime est toujours en vie, mais, samedi soir, les secours étaient pessimistes sur son état ", indique Stéphane Billiet, du Parquet de Beauvais. Il travaille en région parisienne, mais ses parents sont domiciliés à Méru.

L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Méru. Pour l’instant, aucune interpellation n'a été confirmée. L’étude des enregistrement des caméra de vidéosurveillance de la station service est en cours.
" Si la victime décède, le Parquet de Senlis pourrait prendre le relais, note Stéphane Billiet. La qualification criminelle des faits entraîne ou non la saisie du pôle de Senlis. Par conséquent, tout dépendra des causes de déclenchement du feu. "


jeudi 30 août 2012

Marseille: la sénatrice PS pleure sur les morts de dealers

Substitut de la députée Sylvie Andrieux, Samia Ghalli veut la guerre 


La bande des quatre:
Ghali, Mennucci, Guérini, Andrieux

Un trafiquant de 25 ans a été tué à la Kalachnikov mercredi soir, dans les quartiers nord de la cité phocéenne


C'est le deuxième règlement de comptes en moins d'une semaine à Marseille. 

Ce "jeune" homme de 25 ans a été tué d'une rafale de Kalachnikov mercredi soir, alors qu'il était passager d'une Renault Twingo conduite par sa compagne dans la circonscription des quartiers nord de la députée socialiste Sylvie Andrieux

Ce "jeune" homme, mort sur place des suites de ses blessures, n'a pas de nom dans certains organes de presse, mais d'autres savent qu'il s'agit de Walid Marzouki, notamment mis en cause dans des affaires liées au trafic de drogue.


C'est le passager d'une autre voiture qui lui a tiré dessus après l'avoir doublé au niveau d'un feu rouge.

VOIR et ENTENDRE un reportage amateur:



L'exécution du dealer s'est déroulée sur le boulevard Casanova,
dans le 14e arrondissement de Marseille, peu après 23 heures. La "jeune" femme de la victime, qui était au volant, n'a pas été blessée : une "miraculée" (!) très choquée... Une cellule psychologique lui aura probablement été affectée !

Politique de "prévention" ? Il est connu des services de police...

Sur les lieux, les policiers ont retrouvé une trentaine de douilles. Des proches étaient sur place mercredi soir, certains étaient en pleurs.

Le "jeune" homme tué, originaire des quartiers nord, était connu des services de police "pour différentes infractions", selon le procureur de la République, Jacques Dallest.

14e règlement de comptes à Marseille

La brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille a été chargée de l'enquête. Cette brigade est déjà en charge de plusieurs affaires du même type. Il s'agit en effet du 14e mort dans un règlement de comptes à Marseille depuis le début de l'année, et du 19e sur l'ensemble de la région.
Le dernier en date remonte à samedi soir, avec le décès de Benamar Hamidi, lui aussi âgé de 25 ans. Grièvement blessé par balles dans les quartiers sud, il est mort à l'hôpital. Il venait de sortir de la prison de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, où il purgeait une peine de six ans de prison pour association de malfaiteurs et vols avec violence.

La sénatrice-maire PS des arrondissements voisins (15e et 16e) de Marseille, Samia Ghali, appelle à un recours à l'armée pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers nord


Guérini-Ghali-Vauzelle:
Andrieux a disparu de la photo
 

L'élue pousse son "cri d'alarme" dans un entretien à La Provence, jeudi.

"Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d'abord. Et puis pour bloquer l'accès des quartiers aux clients, comme en temps de guerre, avec des barrages. Même si cela doit durer un an ou deux, il faut tenir", affirme l'hystérique dans le journal.

"Ca ne sert plus à rien d'envoyer un car des CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d'entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau. C'est comme combattre une fourmilière", estime Samia Ghali, une proche de Jean-Noël Guérini.
Une colère médiatique "injuste"
"Après ce nouvel été sanglant, il faut que les vérités soient dites. Je pense que les autorités ne mesurent pas la gravité de la situation. Les tueries qui se succèdent à Marseille deviennent une attraction médiatique nationale", déplore-t-elle, tout en s'y inscrivant, alors que les arrondissements dont elle est la maire viennent pourtant d'être classés parmi les Zones de sécurité prioritaire (ZSP) du ministère de l'Intérieur. 
Le "rideau de fumée" d'une compassion déplacée

La bruyante sénatrice fait d'une rafale de kalach deux coups.
Elle récupère l'affaire à son profit et fait oublier la responsabilité de sa camarade députée PS.

Mais où est donc passée la députée Andrieux ? 
Certes, elle pourrait être en prison. 
Mme Ghali se substitue à l'intéressée principalement impliquée.
La représentante de la septième circonscription des Bouches-du-Rhône n'est autre que Sylvie Andrieux-Bacquet, et cette circonscription comprend une partie du 14e arrondissement.
Or, Sylvie Andrieux, une "fille de... " locale a été mise en examen en juillet 2010 " pour complicité de tentative d'escroquerie et de détournement de fonds publics " destinés à la diversité de sa circonscription phocéenne : au centre d'un " clientélisme politique " destiné à une " fidélisation de l'électorat et d'intérêts politiques ", elle a attribué des subventions du Conseil régional présidé par Michelle Vauzelle à des associations inexistantes des quartiers nord de Marseille. La population défavorisée n'en a pas vu la couleur. Le PS de la Ch'tite Aubry lui  retira finalement son investiture le 31 mai 2012, après deux années, mais Sylvie Andrieux annonça néanmoins le maintien de sa candidature. Réélue, Martine Brochen-Aubry réintègra cette franc-maçonne fabiusienne au sein du groupe PS à l'Assemblée nationale.Lien PaSiDupes

C'est à se demander si cette demande de militarisation de Marseille et de sa région ne serait pas une déclaration de guerre de Ghali à la camarade Andrieux et à sa circonscription frontalière !
A noter enfin que Sylvie Andrieux est la compagne du Dr. Jean-Paul Bacquetdéputé PS du Puy-de-Dôme. Il est l'auteur d'une proposition de loi visant à accuser la France dans les massacres de harkis par le FLN et dans l'accueil dans des camps en France de leurs familles qui cherchaient à échapper à l'acharnement des rebelles, ce qui ne l'empêche pas de répondre à la question "Quel message d'espoir souhaitez-vous adresser aux enfants de harkis ?" de Harkis et Vérité: "Qu'ils peuvent être fiers de leurs parents et que la France leur sera définitivement reconnaissante de s'être engagés à ses côtés dans des moments difficiles et dramatiques, comme les combattants d'Afrique du Nord avaient su le faire dans les deux grands conflits mondiaux."


S. Ghali s'alarme d'une chute de l'espérance de vie dans l'économie souterraine 

"La vérité, c'est qu'aujourd'hui, le premier employeur des jeunes dans certaines cités, c'est le trafic de stupéfiants. La drogue fait vivre des familles entières. Les armes prolifèrent. On se tue pour un oui ou pour un non. Si rien ne bouge, on se dirige tout droit vers un système à l'américaine, avec des gangs qui se font la guerre sur des territoires où la loi n'a plus cours", conclut la sénatrice-maire. 

La socialiste souhaite aussi un retour "d'une forme de service militaire" permettant aux jeunes de sortir de leur quartier "pour apprendre la discipline" et "découvrir un autre univers, une autre réalité que celle de la cité".
Les "dealers" appartiennent-ils aux professions à risque 
qui bénéficieront d'un départ anticipé à la retraite ?


vendredi 17 août 2012

Nuit de violence à Amiens: sursis malgré 16 policiers blessés et de gros dégâts matériels

Au pouvoir, la gauche confirme son laxisme face aux violences urbaines

Un contrôle d'identité avait mal tourné...

Le quartier d’Amiens-Nord a été le théâtre d’un déchaînement de violences de jeunes face aux forces de police  

Dans la nuit de lundi à mardi, aux tirs de mortier des hommes majeurs ont répondu les gaz lacrymogène et tirs de flash-ball des policiers. Il n'y a eu aucune interpellation.


Le bilan est lourd: seize fonctionnaires ont été blessés par des tirs de chevrotine ou de mortiers, dont trois assez sérieusement, selon Thomas Lavielle, le directeur de cabinet du préfet, interrogé par Europe 1. Le policier le plus gravement touché s'est vu prescrire quinze jours d'ITT (incapacité totale de travail).


Symbole de la mairie, une école est incendiée

"On a subi de gros dégâts matériels: une soixantaine de poubelles brûlées, dix à vingt véhicules incendiés... Mais aussi un centre de loisirs, une école maternelle et une salle de sport ont été incendiés", a encore précisé Thomas Lavielle.Il a fallu trois heures, et de nombreux renforts de la région et même de Paris, pour mettre fin aux affrontements. 



L’accès de colère des jeunes viendrait d’un contrôle d’identité qui aurait mal tourné, alors qu’ils se réunissaient pour rendre hommage à un de leurs amis mort dans un accident de scooter. "On était là, tranquilles, peinards. Et les CRS sont venus faire un contrôle de papiers et ça s'est très très mal passé avec les jeunes. Il y a eu des insultes et puis c'est devenu la guerre", a raconté à la radio un des éducateurs du quartier, Mohammed.
VOIR et ENTENDRE la déclaration de Manu Valls, avant de se faire recevoir à Amiens:

Des antécédents: "Des années que je n'ai pas connu une nuit aussi violente"
Le maire PS de la ville, Gilles Demailly évoqua une «"scène de désolation", avec "partout des contenaires et des voitures brûlées", mais aussi des bâtiments publics touchés "pour la première fois".

La politique socialiste de prévention est inopérante





Ramadan peut-être, 

mais le temps des bisous est passé...

"Il y a ici des incidents réguliers, mais cela fait des années que je n'ai pas connu une nuit aussi violente avec autant de dégradations", a-t-il ajouté, rappelant que "ça fait des mois que je réclamais des moyens, car la tension montait dans le quartier".
Selon le maire, les dommages matériels s'évaluent au moins à un million d'euros. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait annoncé qu'il se rendrait sur place dans l'après-midi.
VOIR et ENTENDRE un reportage de l'hebdomadaire Le Point:

La situation entre les jeunes et les forces de l’ordre est très tendue dans le quartier. Le dimanche soir précédent, des violences avaient déjà eu lieu entre CRS et jeunes. Et début août, des policiers avaient été pris à partis par un groupe de jeunes. Zorro  Valls avait d’ailleurs annoncé qu’Amiens-Nord ferait un jour partie d’une des quinze zones de sécurité prioritaires qui disposerait de moyens renforcés.

Un effectif de 250 policiers reste toujours maintenu jusqu'à nouvel ordre dans le quartier d'Amiens-nord.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a été sifflé à son arrivée à la mairie de quartier d'Amiens-Nord, où il a passé un instant, quelques heures après les violences urbaines.
Arrivé à la mairie de quartier peu après 15h30, le ministre a été menacé par plusieurs riverains, dont Youssef, 25 ans, qui a demandé en vain au ministre de "répondre à ses questions": "Arrêtez de fuir, rendez-nous nos droits", a-t-il ajouté, en compagnie d'autres habitants.
VOIR et ENTENDRE 

Trois jeunes devant la justice


Cinq individus liés aux violences du début de semaine ont été interpellés dans la nuit de mercredi à jeudi. Trois des cinq hommes interpellés "en lien direct avec les ...heurts" ont été jugés vendredi à partir de 14h30 en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Amiens, placé sous surveillance renforcée.
Trois, qui ne sont pas les meneurs, ont comparu ce vendredi devant la justice: un jeune de 27 ans pour "provocation directe à l'attroupement armé" et "rébellion suivie d'effets", et deux autres hommes, d'une vingtaine d'années, pour des feux de poubelles.
Le premier homme est accusé d'avoir appelé les jeunes du quartier à la violence dimanche soir, lors d'une cérémonie d'hommage à un jeune décédé quelques jours plus tôt. Il avait été reconnu par un policier, alors qu'il se présentait au commissariat dans le cadre de son contrôle judiciaire dans une autre affaire.
Les deux autres prévenus ont quant à eux admis en garde à vue avoir allumé cinq ou six feux la nuit des affrontements. Selon une source judiciaire, une demande de renvoi de l'audience "était envisageable. Dans le cadre de violences urbaines, c'est très majoritairement ce que demandent les avocats, afin d'avoir le temps de préparer leur défense et que les tensions s'apaisent un peu". L'audience du troisième prévenu, âgé de 27 ans, a été repoussée au 12 septembre à la demande de la défense et placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt de Liancourt (Oise)...


Le verdict du tribunal 

Deux des trois adultes jugés vendredi par le tribunal correctionnel d'Amiens ont été condamnés à 10 et 8 mois de prison avec sursis.  Le procureur adjoint avait requis 12 mois de prison, dont 6 ferme, et leur placement sous mandat de dépôt. Agés de 20 et 25 ans, ils avaient avoué avoir allumé les feux qui avaient fait 17 blessés parmi les forces de l'ordre et des millions d'euros de dégâts, avec notamment trois bâtiments municipaux incendiés.

La défense accuse le "contexte médiatique" de lui compliquer la tâche

L'avocat du prévenu, accusé d'avoir appelé des jeunes à la violence dimanche soir et poursuivi pour "provocation directe à l'attroupement armé" et "rébellion suivie d'effets", a mis en accusation le travail de la presse et  "contexte médiatique", et jugé que son client ne pourrait pas avoir "une justice équitable aujourd'hui". L'homme, un récidiviste connu des services de police pour des vols de voiture, nie les faits qui lui sont reprochés.
Le procès des trois hommes s'est pourtant ouvert dans le calme peu après 14h40, alors que quatre policiers armés filtraient les entrées et que seul un public restreint, composé essentiellement de journalistes, s'était présenté à l'audience.

Les casseurs seraient des b
oucs-émissaires

Le procureur adjoint d'Amiens a précisé que les trois hommes ne faisaient pas partie des meneurs du mouvement, qui étaient toujours activement recherchés. Vendredi midi, les avocats des prévenus ont indiqué qu'ils refusaient que leurs clients soient considérés comme des boucs-émissaires, adoptant une démarche devenue classique qui réclamequ'ils soient jugés "uniquement pour ce qu'ils ont fait" et non en fonction du "contexte et de la pression médiatique".Les deux autres personnes interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de l'ordre, et dont le lien avec les émeutes apparaît "plus à la marge", selon le procureur adjoint, doivent être jugées ultérieurement.

Les renforts de CRS assurent le retour au calme


Après une troisième nuit consécutive sans incident majeur, "il n'y a rien eu à signaler cette nuit. Aucun incident majeur, aucun fait de violence urbaine n'a été à déplorer dans ce quartier d'Amiens-Nord, et il n'y a eu aucune nouvelle interpellation en lien avec l'affaire", a déclaré la préfecture de la Somme.
Un effectif renforcé de 250 policiers reste toujours maintenu jusqu'à nouvel ordre dans le quartier d'Amiens-Nord. 

Très réactif, le ministre délégué à la Ville, François Lamy, un proche de la Ch'tite Brochen-Aubry, a laissé s'écouler une semaine et doit se rendre en "début de semaine prochaine" à Amiens pour "évaluer la situation les acteurs locaux".