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mardi 25 avril 2017

Force Ouvrière refuse d'appeler à voter pour Macron au 2e tour de la présidentielle

Mailly (FO) ne donne aucune consigne de vote

Force ouvrière, syndicat hostile au candidat-banquier 

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Hollande"Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote pour le second tour, a confirmé lundi son secrétaire général. "Bien entendu, comme annoncé depuis plusieurs mois, Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote", écrit le leader syndical dans un édito.

"Le parti syndical n'est pas un parti politique" et "nous ne sommes pas des directeurs de conscience", a néanmoins prétendu Jean-Claude sur France Inter.  Mais le syndicaliste n'hésite pas à se prononcer contre Marine Le Pen, assurant en effet que la qualification de la présidente du Front national représenterait "un problème démocratique".

Pour Mailly, "le terreau de tous les populismes" n'est pas le PCF et son représentant du premier tour, Jean-Luc Mélenchon. "Ce sont les "logiques d'austérité" qui se sont poursuivies depuis 2002, année de "première alerte" où Jean-Marie Le Pen s'était qualifié au second tour de la présidentielle, a-t-il argué. 

Que Marine Le Pen soit au second tour, "c'est déjà un problème démocratique"

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Macron"
Mailly a en outre condamné les 8,5 millions d'électeurs qui ont qualifié Marine Le Pen. Nostalgique du désordre de la IVe République, il a appelé à une réforme "institutionnelle, constitutionnelle" pour "que le pays puisse tourner normalement", car avec le système actuel, "quels que soient le président et le Premier ministre, il y en a un de trop". Syndicaliste qui prétend ne pas se mêler de politique, Mailly se laisse prendre en flagrant délit de duplicité

FO persiste et signe comptant toutefois rappeler "seul ou avec d'autres" ses revendications et positions
sans donner de consigne de vote, notamment à l'occasion du 1er Mai, a souligné plus tôt dans son édito le leader syndical.
Or, le 1er Mai 2017 est le jour du prochain rassemblement anarcho-révolutionnaire des activistes de "Premier tour social" ou de "Nuit debout". Et des  affrontements ont marqué les deux précédentes éditions de "Nuit des barricades" à la veille du premier tour de la présidentielle d'avril 2017, notamment à Paris et Nantes. Lire PaSiDupes.

Des consignes portées par l'extrême gauche anti-républicaine : "rejet de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme". 
FO demande également de mettre fin aux politiques d'austérité, une revendication clairement adressée à Macron, lequel en est responsable comme conseiller de Hollande dès 2012, puis,comme ministre, en 2014.  
Le syndicat réclame enfin la préservation et le renforcement du service public et rejette la loi travail.

lundi 24 avril 2017

Premier Tour Social : violents affrontements entre CRS et anarcho-révolutionnaires au soir du 1er tour de la présidentielle

Manifestation autorisée par Cazeneuve : six policiers et trois activistes blessés

L'extrême gauche anti-capitaliste a provoqué des échauffourées avec la police dimanche, soir de présidentielle, à Paris



La presse les déclare "en marge" d'une manifestation de plusieurs centaines de jeunes et bien moins jeunes 'contre' Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Contre l'élection, bien que démocratique.

La tension est grimpée à Bastille (XIIe, XIe, IVe) ce dimanche soir et vingt-neuf individus proches du mouvement "Premier Tour Social" ont été placées en garde à vue à l'issue de manifestations qualifiées d' "antifascistes" - Macron aura reçu le message- au cours desquelles 143 manifestants avaient été interpellées selon la préfecture de police. Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés, lors de ces heurts.

Les activistes d'extrême gauche entendaient organiser une "nuit des barricades"

A l'appel de mouvements anarcho-révolutionnaires qui se disent "antifascistes" et "anticapitalistes", quelque 300 manifestants parmi les plus radicaux s'étaient réunis dans l'après-midi pour organiser les affrontements. Si dans les premiers instants, le rassemblement était "bon enfant", la tension est montée autour du célèbre monument avec des mouvements de foule. Certains militants ont tenté d’arracher les palissades autour de la statue du Génie de la Bastille, puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont répliqué en chargeant les manifestants et tenté de les contenir autour de l’Opéra.

Dès 21 heures, les débordements ont lieu du côté du boulevard Beaumarchais. Les manifestants ont cassé des vitrines d’agences bancaires, des Abribus, des conteneurs à verre, plusieurs 'Autolib' mais aussi des vitres de véhicules appartenant à la préfecture de police qui avait autorisé cette deuxième nuit anti-républicaine. 
Vers 22h30, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le quartier Jaurès (XIXe arrondissement), réputé ""inflammable. Selon l'AFP, la police a interpellé une grande partie de ce groupe, en ayant notamment recours à du gaz lacrymogène.

Un des manifestants explique qu’il s’attendait à la qualification d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, mais qu’il "allait continuer la lutte". 
 "Quel que soit le prochain gouvernement ça va être encore 5 ans de misère sociale. A nous de leur montrer notre vision de la démocratie", a estimé l'activiste anti-républicain.

Un passant est écoeuré, selon l'AFP : "Je comprends qu'ils ne soient pas contents du résultat du vote. Mais tout casser comme ça, c'est n'importe quoi". Les riverains assistent de leurs fenêtres, médusés, aux actes de destruction.

Des manifestations anti-républic à Nantes et Rennes également

A Nantes, des manifestations ont également été déclenchées. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, "plusieurs" interpellations ont été enregistrées à Nantes, où des centaines de personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant "Ni banquier, ni raciste" et aux cris de "Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron".

Des activistes bien entraînés - depuis les mois d'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - ont lancé des cocktails Molotov et cassé des vitrines d'agences bancaires. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogène et de désencerclement, ainsi que par des tirs de gomme-cogne.

A Rennes, en revanche, une manifestation interdite d'une centaine d'anarcho-révolutionnaires se réclamant de l'anti-fascisme s'est déroulée sans affrontements.A Tours, environ 150 jeunes ont crié les mêmes slogans qu'à Paris ou Rennes, "ni Macron, ni Le Pen" et "Macron Le Pen, la finance ou la haine". A Rouen, une centaine de militants de la mouvance 'Nuit debout' a tenté de défiler, mais en a été empêchée par les forces de l'ordre.
Ils ont appelé à d'autres rassemblements, notamment lors du 1er mai.

dimanche 23 avril 2017

Présidentielle - Manifestation «Premier tour social»: violences et gaz lacrymogènes avant le premier tour

Des manifestants affrontent la police à Paris avant le premier tour de la présidentielle

A Paris, des syndicats et collectifs appellent à un '1er tour social'


Le mouvement, qui n'est pas soutenu par les organisations au niveau national, est né de la mobilisation contre la loi travail.


Une soixantaine de syndicats, fédérations et collectifs a invité les Parisiens à manifester ce samedi, à 14 heures, à la veille du premier tour de la présidentielle, pour replacer, disent-ils, l'agenda social au coeur de la campagne électorale.

"Soyons toutes et tous au rendez-vous avec notre avenir, celui de nos enfants, de nos petits-enfants, reprenons ce qui nous appartient, ne laissons pas notre devenir entre les mains d'une poignée qui décide depuis trop longtemps sans et contre nous." C'est ainsi que débute l'appel au "1er tour social" lancé sur un site de pétitions par une soixantaine de syndicats d'entreprises, structures départementales, fédérations et collectifs dont CGT Goodyear, CGT Info'Com, SUD Commerces, SUD Education, SUD PTT, Droit au logement ou 'Justice pour Théo'. 

Cette initiative (démocratique?) 
était destinée à montrer que "c'est à la rue d'imposer son programme", quelle que soit l'issue du scrutin.
"Nous Salariés du privé comme du public, chômeurs, précaires, étudiants, toute la jeunesse, retraités, smicards, qui survivons avec le RSA. Habitants de villes, des villages et des banlieues... Qui votons avec ou sans conviction, la large majorité des abstentionnistes convaincus... Qui subissons le racisme, le sexisme, l'exclusion sous toutes ses formes, les licenciements, la justice des puissants, les violences répressives... Syndicalistes, militants poursuivis et condamnés, sans-papiers et migrants, tous les opposants à la loi travail... Nous appelons la rue, vous toutes et tous, à se mobiliser, créer et être acteur d'un événement inédit... Imposons nos choix, crions haut et fort que nous comptons, que nous décidons, que nous serons une force incontournable du premier tour social."
Des organisateurs débordés par des "casseurs" "en marge" d'un "rassemblement pacifique" ?

Les activistes rassemblés place de la République devait défiler et manifester ensuite jusqu'à Bastille. "La préfecture nous a donné l'autorisation de manifester», a déclaré Gaël Quirante, de Sud Poste 92, syndicat révolutionnaire. Cette provocation à la veille d'un premier tour de présidentielle vise à "dire avec force que, quel que soit le résultat de la présidentielle, c'est à la rue d'imposer son programme social", a-t-il expliqué.



Le mouvement n'est pas soutenu par les organisations au niveau national
Il est né de la mobilisation contre la loi travail et "vient de la base", a insisté Laurent Degousée, co-délégué de Sud Commerce. "Certains disent qu'ils préparent le troisième tour social: eh bien prenons un peu d'avance!", commente-t-il, précisant que le mouvement ne prendrait parti pour aucun candidat: "c'est un message à la population, à ceux qui se battent, pour dire qu'il n'y a que la mobilisation sociale qui puisse renverser le cours des choses". Vendredi après-midi, cet appel à la mobilisation avait recueilli près de 1000 signatures sur le site de pétitions. Mélenchon se sentait le vent en poupe.


Le rassemblement a viré à l'affrontement à Paris

Autorisé vendredi par le Préfet malgré un contexte particulièrement tendu en raison de la menace terroriste et de possibles violences redoutées par la police, alors qu'un policier  venait d'être abattu par un islamiste sur les Champs-Elysées, la veille, ce rassemblement à haut risque organisé  - en période d'état d'urgence - par des syndicats et des étudiants a dégénéré, à la veille du premier tour du scrutin. Corvéables à merci, les policiers n'avaient-ils pas mieux à faire ?

Ils ont scandé des slogans comme
"Grève générale dans tous les pays, en Guyane comme à Paris !", aux sons mêlés d'une fanfare, de tam-tams et de sonos diffusant "Antisocial" du groupe Trust ou la musique du film de François Ruffin "Merci patron !".

Rassemblant environ 2.000 gauchistes anti-démocrates, selon les organisateurs, la manifestation "Premier tour social" de ce samedi 22 avril  a viré à l'affrontement en cours d'après-midi. Les forces de l'ordre, déployées en nombre, ont été prises pour cible par ces militants d'extrême gauche, pour la plupart cagoulés, qui les ont ciblées avec des projectiles, notamment des fumigènes et des bouteilles.
La police a dû répliquer en envoyant du gaz lacrymogène pour disperser les activistes.  

Des tags anarchistes 
Sur des abris bus et des façades vandalisés, on pouvait y lire "Le pavé comme seul bulletin de vote", ou encore "La police assassine"
 
La liste des organisations -syndicats et étudiants- appelant à manifester le 22 avril 2017 est la suivante:
Syndicats : 
Commerces : CGT Simply Market Amiens, Fédération Sud Commerces, Collectif Salarié.e.s des Champs Elysées 
Education : CGT Education 93, Emancipation tendance Intersyndicale, SNUEP-FSU (syndicat de l'enseignement professionnel de la FSU), Fédération des travailleurs de l'enseignement de la CNT, Fédération Sud Éducation, Solidaires Etudiant-e-s SPC, Solidaires étudiants Paris 3, Solidaires étudiant.e.s Sciences Po Paris, Sud Education Alsace, Sud Education 27, Sud Education 76, Sud Education 91, Sud Education 92, Sud Education 95, Touche pas ma ZEP, UNEF Nanterre, UNEF Montrouge. 
Energie : CGT Energie 75 
Fonctions d'Etat : CGT Agri, CGT Préfecture de police de Paris, Union des Syndicats des Personnels Administratifs et Techniques du Ministère de l'Intérieur-CGT (USPATMI-CGT) 
Fonctions territoriales : CGT FTDNEEA (Syndicat CGT Filière Traitement des Déchets Nettoiement Eau Egouts Assainissement), US CGT Services publics parisiens, 
Industries : CGT Goodyear, Comité de soutien de Goodyear Limoges, Comité de soutien de Goodyear Mulhouse, USTM-CGT 87 
Information-Communication-Culture : Info'Com-CGT, SIP-CGT, CGT Elior Musée Intérim : CGT Cordistes, La Poste : Fédération Sud PTT, Sud Poste 13, Sud Poste 66, Sud Poste 91, Sud Poste 92, Sud Poste 95, Sud PTT Eragny, Sud PTT La Réunion, 
Privés d'emploi et précaires : Comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires CGT 
Santé : CGT CHRU de Lille, CGT Hôpital de Blois, CGT Hôpital de Tours, CGT Hôpital de Wattrelos, Fédération Sud Santé Sociaux, SMICT CGT CHRU de Lille, USD CGT Santé Nord 
Transports : Collectif des livreurs autonomes de Paris (CLAP), SUD-Rail de Paris Saint-Lazare, SUD Rail Alsace 
Organisations territoriales : CNT-région parisienne, Solidaires 92, UD CGT du Nord, CNT Lille, CNT Villefranche Beaujolais Val de Saône 69, UL CGT Armentières, UL CGT de Nancy, UL CGT de Nanterre 
Confédérations : CNT 
Manifestation à Paris pour un "premier tour social"
Collectifs et associations : 
Collectifs demandant justice : Comité de soutien Paris 3 "Justice pour Théo et tous les autres", Collectif "Urgence notre police assassine" 
Associations : Compagnie Jolie Môme, Droit au logement (DAL), Droits devant, Galeano (Blois), Images Contemporaines, Collectif Féministes Révolutionnaires, Collectif anti-Linky, Mulêketu, SCALP Ile de France 
Media : Bellacio,... et le mouvement "La Picardie debout" du journaliste François Ruffin, à l'initiative de Nuit debout.

Les manifestants ont prévenu qu'il "faudra faire avec la rue" quel que soit le candidat qui sortira des urnes le 7 mai... 
"Souvent après des élections, il y a un troisième tour social. Nous, on dit que quel que soit le candidat élu dans 15 jours, on compte faire valoir nos revendications sociales", explique Laurence Karsznia, de la CGT Info Com, soulignant la "convergence d'une énergie revendicative née avec la loi travail, pour dire qu'il faudra faire avec la rue".

Mickaël Wamen, ci-contre, de la CGT Goodyear, a estimé que "le 15 septembre, on a eu un goût d'inachevé" après la dernière manifestation contre la loi travail, qui avait mobilisé la rue pendant des mois. "Depuis janvier, on a recensé 250 mouvements sociaux par jour mais ils sont tous dispersés", a expliqué le syndicaliste, affirmant que la manifestation de samedi est "une première étape".

"On a la rage qu'après le 15 septembre, il n'y ait plus rien eu ! ", a lancé Gaël Quirante, de SUD Poste 92, lors d'une prise de parole devant la foule. "On veut dire avec force que, quel que soit le résultat de l'élection, c'est à la rue d'imposer son programme social. Tout dans ce pays a été obtenu par la mobilisation: 1936, mai 68, n'étaient dans aucun programme".


Les organisateurs se sont donné rendez-vous le 1er mai.