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mardi 8 janvier 2019

La cagnotte de soutien au "boxeur de CRS" grimpe en flèche

Les contributeurs dénoncent ainsi les mesures coups de poings du pouvoir

Une cagnotte en ligne a été ouverte en soutien au "boxeur"

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Christophe Dettinger
Plusieurs milliers d'euros avaient déjà été collectés en fin d'après-midi, rapporte L'Express.

Filmé en train de riposter aux forces de l'ordre en sous-effectifs et débordées sur la passerelle Senghor, samedi 5 janvier, en marge de la manifestation des "gilets jaunes", celui qui est désormais surnommé le "boxeur de CRS" a été placé en garde à vue. 

Résultat de recherche d'images pour "Christophe Dettinger"
Cet ancien boxeur, champion de France des poids lourds-légers en 2007 et 2008, a affirmé ce lundi dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux se considérer comme un "gilet jaune", mouvement qui semble acquis à sa cause. Comme en témoigne la cagnotte lancée en ligne par plusieurs "gilets jaunes" et baptisée "Cagnotte officielle en soutien à Christophe Dettinger", sur Leetchi, repérée par L'Express. A 23 heures, le montant de la cagnotte Leechi dépassait les 75.000 euros, avec plus de 4.300 contributeurs. Ce mardi matin tôt, il s'élevait déjà à plus de 115.000 euros, selon RTL. 
Ce mardi matin à 8h00, elle en est à 117.797 euros pour 6911 participants, soit un don moyen de 17 euros par personne.

"Soutien à Christophe D., notre boxeur national. 
Tous les week-ends cet homme a défendu pacifiquement ses idées et celles des gilets jaunes. Ce week-end, face à la pression, il a pris un risque pour défendre les manifestants. Malheureusement, il risque de servir d'exemple. Aidons le dans ce combat, il ne doit pas être le seul à payer", indiquent les créateurs de la cagnotte sur la page dédiée, précisant que la famille du boxeur a validé cette initiative.


En début d'après-midi, les proches de Christophe Dettinger avaient publié sur les réseaux sociaux
une vidéo dans laquelle l'ex-champion de boxe de 37 ans explique les circonstances sur les faits qui lui sont reprochés. "Je me suis fait gazer avec mon amie, j'ai voulu avancer sur les CRS [...]. La colère est montée en moi, j'ai mal réagi, je me suis défendu".

Christophe Dettinger se décrit par ailleurs comme un citoyen ordinaire. 
"Je suis un Gilet jaune. J'ai la colère du peuple qui est en moi. C'est toujours nous, les petits, qui payons. Quand j'entends les gueux, les sans dents, je me sens concerné. Je ne suis pas d'extrême gauche, je ne suis pas d'extrême droite, je suis un citoyen lambda, je suis un Français. J'aime mon pays, j'aime ma patrie", a-t-il indiqué. 
Il appelle d'ailleurs les "gilets jaunes" à poursuivre le combat "pacifiquement", alors que le champion qui était identifié et toujours recherché, s'est livré à la police.

jeudi 29 novembre 2018

Sondage : les gilets jaunes, plus soutenus que jamais

La popularité des "gilets jaunes" ne s'essouffle pas : elle progresse, à 75% 

Trois Français sur quatre approuvent le mouvement des "gilets jaunes" 

La popularité des "gilets jaunes" grandit dans l'opinion publique : 75% des Français l'approuvent. Mieux, 81% observent que l'exécutif n'est pas à l'écoute de ce mouvement, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi.


46% soutiennent, 29% éprouvent de la "sympathie". Soit 75% des sondés (+5 points en une semaine) qui soutiennent ou éprouvent de la sympathie pour ce mouvement. Dans le détail, 46% (+6 points) "soutiennent" et 29% (-1) éprouvent de la "sympathie". Au contraire, 17% (-3 pts) des sondés le désapprouvent, dont 11% (stable) y sont opposés et 6% (-3) y sont hostiles. Parmi eux, des commerçants (cf. sondage OpinionWay, ci-dessous). 
Que reste-t-il de la majorité présidentielle ?
Image associée

Majoritairement soutenus... même chez les électeurs de Macron

Le soutien à ce mouvement est en baisse chez les cadres (56%, -9) mais en hausse parmi les classes moyennes (75%, +10) pressurées et les classes populaires (83%, +8), selon l'institut. Les "gilets jaunes" sont par ailleurs majoritairement soutenus quelle que soit la préférence partisane des sondés : à 91% (+9) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+9) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 72% (-2) chez ceux de Benoît Hamon, 70% (+8) chez ceux de François Fillon et même 52% (+3) chez les électeurs d'Emmanuel Macron.

20% des Français se définissent comme "gilets jaunes". 
Selon la même étude, 20% des Français se définissent comme "gilets jaunes". 54% des sondés ne se définissent pas comme tel tout en soutenant leurs actions, et 25% ne se définissent pas comme "gilets jaunes". La proportion de sondés se définissant comme "gilets jaunes" est nettement plus élevée parmi les électeurs de Marine Le Pen (42%) que chez ceux de Jean-Luc Mélenchon (20%), François Fillon (16%), Benoît Hamon (9%) et Emmanuel Macron (5%).

Une majorité pour la poursuite du mouvement. 
Fait accablant pour l'exécutif qui, dès le lendemain de la mobilisation du 24 novembre, a déployé ses blancs-becs arrogants pour démontrer qu'il ne méprisait pas cette fronde citoyenne, au total, 81% des sondés contre 19% jugent qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne sont pas à l'écoute du mouvement. Et 69% contre 31% estiment que la mobilisation doit se poursuivre.

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française (méthode des quotas), réalisé par internet les 27 et 28 novembre, après les annonces d'Emmanuel Macron mardi matin.

Deux sondages marquent un net renforcement du soutien des Français au mouvement citoyen anti-taxes, pour la défense du pouvoir d'achat

Malgré le discours du président Macron, la popularité des gilets jaunes progresse dans l'opinion française. 
Un autre sondage, Odoxa-Dentsu consulting, pour franceinfo et Le Figaro indique que 84% des personnes interrogées trouvent le mouvement des gilets jaunes "justifié". Une tendance en progression de 7 points en une semaine et de 10 points sur 15 jours. Parmi les Français ayant écouté le discours du président de la République, 78% n'ont pas trouvé le chef de l'État convaincant, soit le pire niveau enregistré après une intervention ou annonce d'Emmanuel Macron.

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Les mots creux de sa dernière péroraison et sa promesse d'une grande concertation n'y ont rien fait.
Ce samedi, des gilets jaunes manifesteront sur les Champs-Elysées à Paris. 

samedi 10 novembre 2018

"Itinérance mémorielle" à Albert, Somme : "Macron démission"

"Macron démission": des 'gilets jaunes' évacués avant son arrivée à Albert dans la Somme

Une vingtaine de "gilets jaunes" qui manifestaient pour leur pouvoir d'achat à ont été évacués avant l'arrivée d'Emmanuel Macron.


Macron ne dialogue pas avec toutes et tous...
Une vingtaine de "gilets jaunes" qui manifestaient pour leur pouvoir d'achat à Albert dans la Somme ont été évacués, avant l'arrivée d'Emmanuel Macron.
Ces citoyens voulaient se faire entendre de Macron sur la hausse des carburants, mais le président n'a pas eu l'opportunité de les convaincre.

Les gendarmes avaient des ordres pour disperser les manifestants. 
S'il les a "entendus", c'est de loin, très loin. Pourra-t-il à nouveau assurer qu'il est à l'écoute et comprend la colère populaire? 

Le président n'a pas pu faire de pédagogie hier vendredi 9 :  en fin de matinée, alors qu'ils attendaient le chef de l'Etat à Albert (Somme), qui lui-même devait rencontrer Theresa May, ceux qu'il aurait été intéressant de convaincre avaient été écartés et il n'a pu convaincre que des convaincus
Les quelques manifestants se sont assis pour protester contre la décision de les évacuer

D'abord rassemblés de l'autre côté de la place de la mairie, explique France 3 Hauts-de-France, ils ont été chassés par la force dans une rue parallèle à la mairieDes images filmées lors de ce moment de tension montrent les gendarmes pousser des manifestants qui ne laissent pas faire. Des femmes ont été transportées manu militari par les gendarmes, affirme France 3. 
Si personne n'a été blessé, les manifestants ont été bien bousculés et plusieurs femmes ont notamment été saisies à bras le corps pour être portées par des gendarmes mobiles.

Une manifestante en pleurs

Plusieurs manifestants ont été portés par des CRS / © Ludovic MARIN / AFP
L'action des gendarmes a d'ailleurs traumatisé une manifestante, qui a exprimé sa colère aux journalistes présents. "Je parlais de Macron comme quelqu'un de dédaigneux, méprisant, mais c'est pire, c'est un dictateur, du totalitarisme", a-t-elle notamment lancé. 

Plus tôt, au micro de LCI,  cette manifestante avait évoqué un "ras-le-bol général de toutes les taxes qu'on nous fait payer" et dénoncé la "misère" qui fait que "les voix grondent". 

Si Emmanuel Macron n'a cette fois pas été confronté aux manifestants, cet épisode s'ajoute à la liste des accrochages qui ont marqué la semaine "d'itinérance mémorielle", dont on ne retiendra guère que le mouvement de protestations dans l'Est et le Nord de la France, colère des gilets jaunes et  polémique sur l'hommage au général Macron envisagé par Macron.


Déjà le 6, guettant Emmanuel Macron, qui rend hommage aux militaires des colonies qui ont figuré dans les rangs de l'armée française, environ 200 gilets jaunes ont été tenus à distance, en bordure de la commémoration. 
Ils ont essayé d'accéder à la commémoration, mais ont été énergiquement repoussés par les CRS, rapporte L'Union.

Pour autant,
"L'Elysée ne démine pas si mal le mouvement des "gilets jaunes", titre Slate, le 10 novembre...

Le "pouvoir de la rue" a longtemps fait trembler les gouvernements. Le "pouvoir de la route" sera-t-il fatal à Emmanuel Macron ? Depuis le début du quinquennat, les manifestations traditionnelles, à pied, co-organisées par les syndicats, n'ont jamais fait vaciller l'exécutif. "Pour l'instant, c'est lui [Emmanuel Macron] qui a le point", avait même dû reconnaître Jean-Luc Mélenchon, après l'échec des mobilisations contre les ordonnances sur le travail.

Le traditionnel cortège entre Bastille et Nation ne donne plus de sueurs froides au pouvoir, assure encore le site passé des mains du co-fondateur, Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, à celles du couple Ariane (seule femme à Genève à diriger une banque privée) et Benjamin (fils du banquier Edmond de Rothschild et de l'actrice Nadine de Rothschild) de Rothschild, le juin 2017. Un blocage des routes entre la zone industrielle et la rocade le contraindra-t-elle à enclencher la marche arrière? Que représente le mouvement des "gilets jaunes"? Peut-il devenir le premier "accroc" social du mandat?

L'opposition soutient largement le #17novembre.
"Un mouvement civique de gens qui veulent se faire entendre", appuie Xavier Bertrand, le président LR de la région Hauts-de-France. 
"Cette colère est juste", encourage La France insoumise, même si le mouvement n'appelle pas explicitement ses militants et militantes à se joindre aux rassemblements. 
Les syndicats attendent-ils de faire le bilan de la journée de grève unitaire, la première depuis 2011, dans l'Education nationale ?