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vendredi 12 juillet 2019

Des migrants clandestins occupent le ...Panthéon, encadrés par un collectif de sans-papiers

Des "Gilets noirs" sont entrés en force dans le sanctuaire dédié à de grands serviteurs de la France

Le Panthéon a été investi par plusieurs centaines de migrants en situation irrégulière
  
Les gilets noirs, sans papiers, en activité ou au chômage occupent le siège d'Elior à La Défense, à Paris, le 12 juin.Instrumentalisés par des activistes d'extrême gauche, ils ont pris possession des lieux pour exiger leur régularisation et un rendez-vous avec le premier ministre Edouard Philippe. Plusieurs centaines de migrants, encadrés par le collectif "La Chapelle Debout", collectif d'aide aux migrants évoquant les 'Nuit debout', et se présentant comme  des "Gilets noirs", se sont introduits dans le monument parisien, vendredi 12 juillet à la mi-journée

Touristes évacués, manifestants "nassés" par les CRS

700 migrants et soutiens ont pénétré dans le sanctuaire en début d'après-midi, selon une activiste du collectif présente à l'intérieur.
"Nous sommes nassés par des dizaines de CRS, le casque à la main. (...) L'ambiance est bon enfant. Il y a beaucoup de prises de parole sur le racisme, nos revendications", a-t-elle expliqué, usant de la terminologie de la gauche ultra, précisant que "les touristes ont été évacués", sans autre choix.


Une vidéo diffusée sur Twitter montrait plusieurs centaines de personnes sous la coupole du Panthéon, scandant "Gilets noirs ! Gilets noirs !" au pied de la statue de la Convention, désignant des migrants politisés vivant en foyer financé par la France ou dans la rue en Ile-de-France, notamment à la Porte de La Chapelle.
Le 10 octobre 1793, la Convention montagnarde consacrait l'établissement d'un régime d'exception, désigné plus tard sous le nom de la Terreur, déclarant : "Le gouvernement provisoire de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix".
Dans un communiqué, ces hommes d'apparence africaine se présentant comme "des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française" qui ne les a pas invités à rejoindre la communauté nationale, demandent "papiers et logements pour toutes et tous". "On ne veut plus avoir à négocier avec le ministère de l'Intérieur et ses préfectures. On veut parler au Premier ministre Edouard Philippe, maintenant !", écrivent-ils.


Ils s'imposent aux gouvernements faibles, sous couvert d'humanisme
"Beaucoup de gens vivent sans droit depuis des années. On occupe pour interpeller le Premier ministre pour une régularisation exceptionnelle. Il n'y a pas eu de régularisation exceptionnelle depuis la prise de pouvoir de Mitterrand (en 1981). Il est temps qu'il y en ait une", a décrété un membre du collectif Droits Devant ! au cours de l'opération. "Le Panthéon est un signe des grands hommes. Il y a à l'intérieur des symboles de la lutte contre l'esclavage. On se bat contre l'esclavage du troisième millénaire", a-t-il expliqué. Le collectif "gilets noirs" mène régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers.
Depuis novembre 2018, les gilets noirs se mobilisent contre les centres de rétention ou devant les préfectures pour demander une régulation collective de tous les "exilés". Dans une tribune, des artistes, intellectuel.les, universitaires, organisations, se sont déclarés solidaires du mouvement des gilets noirs. Signataires : ABD AL MALIK rappeur, écrivain et réalisateur, Act Up-Paris, Action Antifasciste Paris-Banlieue, AFA, Eric ALLIEZ professeur des Universités, Paris 8, Santiago AMIGORENAréalisateur argentin, Aude ARAGO, artiste chorégraphe et photographe, Syndicat ASSO SOLIDAIRES, Association Femmes Plurielles, Association Marocaine Des Droits Humains AMDH-Paris/IDF, Association des Travailleurs maghrébins de France, ATMF, Marine BACHELOT NGUYEN, autrice [pourquoi pas !] et metteuse en scène, Etienne BALIBAR, ancien professeur des Universités de Paris-Nanterre, Ludivine BANTIGNY historienne, MFC à l’Université de Rouen-Normandie, François BEGAUDEAU, écrivain, acteur et réalisateur, Hourya BENTOUHAMI, philosophe, Université de Toulouse Jean-Jaurès, Mohammed BEN YAKHLEF, élu municipal de Villeneuve-Saint-Georges, Emmanuelle Béart, actrice, Arno BERTINA écrivain, Juliette BINOCHE, actrice, David BOBÉE, metteur en scène et directeur du CDN de Rouen-Normandie, Saïd BOUAMAMA Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nedjma BOUAKRA, journaliste, Alima BOUMEDIENE THIERY, avocate, Cécile BOURGADE, enseignante, Louis BOYARD, Président de l’Union Nationale Lycéenne (UNL), Brigade anti-négrophobie, BAN, CGT de la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, CGT Info’com, Florian CHAVANON, éditeur, Vanessa CODACCIONI MCF, Université Paris 8, Collectif de Défense des Jeunes du Mantois, Philippe CORCUFF, maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon, Alexis CUCKIER, Maître de conférences en philosophie, Université de Poitiers, Gerty DAMBURY, autrice et metteure en scène, Romaric DAURIER, directeur du Phénix, scène nationale de Valenciennes, Laurence DE COCK, historienne et essayiste, Collectif DÉSARMONS-LES !, Penda DIOUF, autrice Direction du Théâtre de La Commune, CDN Aubervilliers, Suzanne DOPPELT, auteur, Karima EL KHARRAZE, auteure et metteuse en scène, EMMA, blogueuse féministe et anticapitaliste, Annie ERNAUX, écrivaine, Jean-Baptiste EYRAUD porte-parole du DAL, Eric FASSIN, sociologue, Université Paris 8, Gwen FAUCHOIS, Franck FISCHBACH, enseignant-chercheur, Strasbourg, Fondation FRANTZ FANON, Georges FRANCO, artiste peintre, Arnaud FRANÇOIS, professeur à l’Université de Poitiers, département de philosophie, Florian GAITÉ, philosophe et critique d’art, Isabelle GARO enseignante en philosophie, Paris, Franck GAUDICHAUD enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes, Ouissame GHMIMAT, militant des droits humains, Nacira GUÉNIF, sociologue, professeure Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Eric HAZAN, éditeur, éditions La Fabrique, Odile HENRY, sociologue, Paris 8, Juan Camilo HERNANDEZ SANCHEZ musicien, Véronique HUBERT artiste, Collectif IRRÉCUPÉRABLES, La Compagnie JOLIE MÔME troupe de théâtre, Anne JOLLET historienne, Université de Poitiers, Maria KAKOGIANNI écrivaine, Anasse KAZIB cheminot SUD-Rail, Lalla KOWSKA RÉGNIER, autrice [sic] et commerçante, Aude LALANDE bibliothécaire, Lila LAMRANI, docteure en philosophie de l’Université Paris Sorbonne, Olivier LE COUR GRANDMAISON, universitaire, Camille LOUIS, philosophe et dramaturge, Michael LOWY, directeur de recherches émérite, Armelle MABON, historienne, Pascal MAILLARD, universitaire et responsable syndical SNESUP-FSU, Patrice MANIGLIER philosophe, Sébastien MARTEL, guitariste, Jean-Pierre MARTIN, psychiatre, Xavier MATHIEU, comédien et ex porte-parole CGT des Conti, Madjid MESSAOUDENNE, élu de Saint-Denis, Bénédicte MONVILLE élue d’opposition à Melun (BVAM), Conseillère Régionale d’Ile de france (groupe AES), Olivier NEVEUXuniversitaire, Stanislas NORDEY metteur en scène, Yves PAGÈSécrivain et co-directeur des Editions Verticales, Ugo PALHETAsociologue, MCF à l’université de Lille, PARIS D’EXIL, Parti des Indigènes de la République, PIR, Willy PELLETIER coordinateur de la Fonction Copernic, Evelyne PERRIN Conseil Scientifique d’ATTAC, Roland PFEFFERKORN sociologue, Université de Strasbourg et chercheur au CNRS, Manuel REBUSCHI enseignant-chercheur en philosophie, Université de Nancy, Matthieu RENAULT Université Paris 8, RESOME, Ulrike Lune RIBONI enseignante-chercheuse, Université Paris 8, Jonathan RUFF-ZAH UJFP, Marion SIEFERT, metteuse en scène, Pauline SIMON, artiste, Omar SLAOUTI, militant antiraciste, Olivier STEINER, écrivain, producteur de radio et chroniqueur, Rémy TOULOUSE, directeur littéraire, Editions La Découverte, Union juive française pour la paix (UJFP), Eleni VARIKAS, professeur émérite, Françoise VERGÈS, politologue, militante féministe décolonisée antiraciste, Dror WARSCHAWSKI chercheur CNRS, Paris, Jacques Weber, acteur, Caroline ZERKI, maîtresse de conférences, université Paris-Est Créteil.
En juin, ils avaient brièvement occupé le siège du groupe Elior, à la Défense, pour "dénoncer son business" réalisé avec des sans-papiers "non déclarés". En mai, ils avaient également investi le terminal 2F de l'aéroport de Roissy contre "la collaboration d'Air France" dans les expulsions.

samedi 10 juin 2017

Macron à Oradour-sur-Glane ou la dimension théâtrale de la présidence

Le masque de l'effroi sur Macron, de retour à Oradour-sur-Glane

Le président de la République est venu présider samedi matin les cérémonies commémoratives du massacre d'Oradour-sur-Glane

Macron à Oradour-sur-Glane, ce 10 juin,
toutes les persécutions et massacres du monde sur son visage
Rien de morbide, rassure son entourage, mais le président Macron est revenu samedi matin 10 juin à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, pour présider les cérémonies du 73e anniversaire du massacre de 642 villageois par la division SS Das Reich qui rejoignait le front de Normandie. S'il ne s'agissait pas de loi Travail, ni d'article 49.3, ni de gouvernance par ordonnances, c'est-à-dire avec carte blanche des députés nouveaux de sa majorité disparate sous l'étiquette le "République en marche", le 10 juin 1944, les troupes nazis étaient ...en marche forcée et sanglante.

Image illustrative de l'article Massacre d'Oradour-sur-Glane
Le chef de l'État a été accueilli par quelques-uns des 500 enfants rassemblés dans le nouveau village d'Oradour-sur-Glane, là où ont été exécutés  pour participer à cette cérémonie. Il a ensuite rejoint l'ancienne église du village où plus de 450 femmes et enfants [selon l'AFP, pour qui chaque vie humaine n'est pas un si lourd tribut, puisqu'ils auraient été 350 : inflation des chiffres dans le sens de l'Histoire ?] avaient été enfermés et brûlés vifs, les hommes, répartis en six groupes, étant abattus dans des granges avant que le village ne soit entièrement incendié.
La veille, la division SS Das Reich du général Lammerding avait pendu 99 otages dans la ville voisine de Tulle.

Promesse non oubliée, à la veille des législatives.
Dans cette église à ciel ouvert, Emmanuel Macron a retrouvé Robert Hébras, 91 ans, dernier rescapé du massacre d'Oradour-sur-Glane, en compagnie duquel il devait ensuite parcourir pendant près d'une heure les rues du village martyr, laissé en l'état depuis sa destruction.
500 enfants rassemblés en 2017 pour 246 femmes et 207 enfants,
dont 6 de moins de 6 mois, brûlés dans cette église, en 1944.
Le 28 avril dernier, en campagne de l'entre-deux-tours, le candidat à la présidentielle avait promis à cet homme de 18 ans lors de la tragédie, mitraillé et laissé pour mort dans un garage d'où il avait réussi à s'échapper malgré l'incendie, de revenir en tant que chef de l'État.

"Quelle belle journée !", a déclaré ce survivant au président, malgré le souvenir de cette journée tragique. Il s'est dit très troublé par la présence des enfants autour du président, se souvenant avec émotion du destin funeste qu'ont subi ses petits camarades à l'époque. "Il y a 73 ans, c'était une journée ensoleillée comme celle-ci. C'était un samedi comme aujourd'hui et ma mémoire va à ceux qui ont disparu. Merci monsieur le président d'être parmi nous." Très ému, il a ensuite appelé tous les officiels et les citoyens présents à se recueillir pour une minute de silence.

"On a mis le feu sur nous"
Hebras, à la gauche du député PCF 
André Chassaigne, à Oradour
Face aux enfants et au président, le nonagénaire a retracé le déroulé de cette atroce journée. "A un moment, un des soldats a fait le tour du groupe. Lorsqu'il est arrivé à notre hauteur, il nous a fait signe. On s'est levés. Le temps qu'il revienne à l'entrée de la grange, il y a une détonation dans le village et c'est la fusillade", a-t-il raconté.
"On tombe les uns sur les autres. Pourquoi je suis là? Je ne sais pas. Ce sont les autres qui m'ont sauvé la vie", s'est-il remémoré avant de poursuivre : "Après, il y a eu le coup de grâce. Ils nous ont couvert de tout ce qui pouvait brûler et on a mis le feu sur nous. Quand le feu m'a atteint, je n'avais pas le choix, où je mourais brûlé vif, ou je savais que j'allais mourir quand même, parce que pour moi les soldats étaient devant la porte. Quand je suis sorti de dessous les autres, il n'y avait que des morts et des mourants.

Visage hyper-tendu, Emmanuel Macron a écouté le reste de son histoire. "Quand je suis sorti de dessous les autres, les soldats n'étaient plus là. J'ai tenté de m'enfuir par la porte juste ici, mais c'était une cour sans issue, donc je suis revenu dans la fumée, sur les autres. Et je me suis caché dans une de ces granges, a expliqué R. Hébras. J'étais seul, je me suis caché dans une étable et j'ai attendu. Et à un moment j'ai entendu parler français."

Un récit qui évoque d'autres massacres aussi horribles. Sans remonter à la Terreur quand 1.500 à 1.600 prisonniers vendéens furent fusillés par les Républicains, citons (sans prétention à l'exhaustivité) :

la répression de l'insurrection de Lyon (1867 morts) ou les massacres du Mans (10.000 à 15.000 morts) en 1793 également, les Colonnes infernales (20.000 à 50.000 morts) en 1794, sous la Terreur;

les massacres de 1804 en Haïti (3.000 à 5.000), 
le massacre de chrétiens maronites par des druzes au Mont-Liban (8.000 à 10.000 en 1860,

le massacre de 200 Sioux de Wounded Knee par l'armée américaine (1890), 
le massacre d'ouvriers italiens par des villageois et ouvriers d'Aigues-Mortes en 1893 (10 morts), 

les massacres de 30.000 Arméniens de Cilicie par les Turcs en 1909, 
le génocide de 1.200.000 Arméniens par le gouvernement Jeune-Turc ottoman. (1915-16),
la Terreur rouge russe par les Bolcheviks (environ 140.000 personnes), les Terreurs rouge puis blanche hongroises, 
les massacres de la Terreur blanche chinoise et exactions commises par les Nationalistes du Kuomintang pendant la Guerre civile chinoise (2.645.000 morts entre 1927 et 1950), 

le génocide de 220.000 à 500.000 Tziganes en Europe sous le Troisième Reich (1936-1945),
les Grandes Purges de Staline pour éliminer toute opposition (entre 680.000 et 2.000.000 morts), 
le massacre de Katyń (20.000 à 28.000 officiers et membres de l’élite polonaise fusillés par le NKVD, police politique soviétique) en avril 1940,
le massacre du bois d'Eraine, à Cressonsacq en France (en plus de celui de Chasselay, durant la bataille de France, quand les Allemands du régiment Grossdeutschlandl de la 10e Panzerdivision, massacrent la totalité des Africains de la 4e division d'infanterie coloniale et du 24e régiment de tirailleurs sénégalais fait prisonniers, en juin 1940, dans l'indifférence du CRAN et du très compassionnel président Macron !
La Shoah ou 'Solution Finale' ou encore 'Holocauste', génocide de la population juive d'Europe pendant le Troisième Reich par les camps d'extermination, les camps de concentration et les marches de la mort.(1941-1945), 5.100.000 à 5.500.000;

les massacres, famines et persécutions politiques, ethniques et religieuses commises par le régime des Khmers rouges (régime dictatorial communiste d'inspiration maoïste) dirigé par Pol Pot: 740.000 à 2.200.000 de Cambodgiens morts entre 1975 et 1979,

exécution de prisonniers politiques, majoritairement des membres de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, après la guerre Iran-Irak, sur ordre de Khomeini (1988), guide spirituel de la révolution islamique de 1979 qui renverse le shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, après avoir été accueilli en France : entre 4.482 à 30.000 morts,

massacre de Tian'anmen (1989) : répression de la manifestations de la place Tian'anmen par l'armée chinoise fit entre 300 à 3.000 morts, selon les sources,

ou le génocide au Rwanda, 1988, quand des Hutus massacrèrent des Tutsis et certains Hutus considérés comme traîtres : 880.000 morts,

les massacres de la guerre civile au Darfour (2003-inachevés) ont d'ores et déjà fait plus de 200.000 morts depuis 2007, notamment par les milices janjawids avec l'appui de l'armée soudanaise,

les djihadistes de l'État islamique assassinent des civils yézidis (pratiquants d'une religion kurde) et en enlèvent au moins 4.000, principalement des femmes et des enfants. Ces derniers sont convertis de force ou réduits en esclavage,

attaque de l'université de Garissa (avril 2015, Kenya) par un commando de djihadistes qui massacrèrent 148 étudiants, majoritairement chrétiens,

tueries d'Egyptiens coptes (10% de la population), des Chrétiens : 28 ont été assassinés par des hommes masqués, en mai 2017. Des groupes de défense des droits de l'homme ont signalé une "intolérance religieuse grandissante" et des violences sectaires contre la communauté copte d'Égypte, ainsi que l'échec du gouvernement égyptien à enquêter et à sévir contre les auteurs de ces attaques...
En avril 2010, 17 membres du Congrès américain expriment leurs inquiétudes sur les femmes coptes, victimes "de violences physiques et sexuelles, de captivité, d'exploitation par de la servitude domestique forcée ou de commerce sexuel".
C'est à Cuba, pendant la guerre d'indépendance de Cuba (1897) que les premiers camps de concentration sont expérimentés. Ainsi doit-on au général Valeriano Weyler, gouverneur militaire espagnol à Cuba, l'usage du fil de fer barbelé jusqu'alors utilisé dans les Grandes Plaines américaines au milieu du siècle, pour parquer les troupeaux de bovins et protéger les champs de leur passage, qu'il appliqua aux humains pour constituer des "camps de concentration" pour les paysans rebelles cubains.
La récupération de Macron
Un des six rescapés du massacre, Robert Hébras, la victime qui fascine autant Macron, n'est pas blanc-blanc.
Il a été condamné le 14 septembre 2012 à un euro symbolique de dommages et intérêts et à 10.000 euros de frais de justice pour avoir émis
des doutes sur le caractère forcé de l’enrôlement d’Alsaciens dans les Waffen SS dans un livre. Il y dénonçait, "parmi les hommes de main, quelques Alsaciens enrôlés soi-disant de force dans les unités SS". A la suite des protestations des Associations des évadés et incorporés de force (Adeif) du Bas-Rhin et du Haut-Rhin qui demandaient le retrait du livre des librairies, il avait nuancé ce propos dans les éditions suivantes, mais, dans un nouveau retirage en 2009, il avait réitéré ses accusations initiales...
La cour d’Appel de Colmar a estimé que Robert Hébras "a outrepassé les limites de la liberté d’expression en mettant en doute le caractère forcé et non volontaire de l’incorporation de force de jeunes Alsaciens dans les unités allemandes de Waffen SS." Elle a estimé par ailleurs que "Robert Hébras ne pouvait pas se prévaloir de la qualité de témoin, car, à l’époque du massacre, "il n’avait pas distingué les Allemands nazis des Alsaciens, portant tous le même uniforme" et qu’il était "encore moins témoin de l’incorporation de force des Alsaciens dans les unités allemandes". L’incorporation de force, estime la Cour d’appel, est une "vérité historiquement et judiciairement établie." Mais le président Macron a-t-il en quoi que ce soit affaire avec l'Histoire et la culture ?
Le chef de l'État a également tenu un discours, s'adressant plus particulièrement aux jeunes générations, pour les appeler à "se souvenir" de la barbarie nazie et à en tirer des enseignements pour le présent. "Oradour, ce n'est pas seulement un drame de guerre. 
Oradour est un scandale absolu", a déclaré le trentenaire, ajoutant que "ce qui se produisit ce jour-là [il y a 73 ans] est exactement ce que la France a toujours voulu combattre".

Et de poursuivre, une cellule d'assistance psychologique disponible à courte distance: "Le monde était dangereux et il l'est encore aujourd'hui. La barbarie se reforme et ne change pas" mais "la vie, à la fin, l'emporte"...
Une nouvelle prorogation de l'état d'urgence est justifié ?

samedi 20 décembre 2014

PS: certains Saint-Just laissent éclater leur haine d'Eric Zemmour

"Monsieur Zemmour, la République, on l’aime ou on la quitte"
C'est Libération qui leur ouvre cette tribune
Sans-papiers d'A. Hidalgo?
"Illettré" de Gad ?
Photo de Zemmour choisie par Libération
Yann Galut, député PS du Cher (Fidl, UNEF, MJS, SOS Racisme, ATTAC), fondateur et porte parole de la Gauche forte, Medhi Thomas Allal, délégué général de la Gauche forte, non élu (fondation Terra Nova), Colette Capdevielle, députée PS des Pyrénées-Atlantiques, Alexis Bachelay, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de la Gauche forte, Marie-Anne Chapdelaine, députée PS d'Ile-et-Villaine et David Abdelkader-Corrihons membre de la Gauche forte (deuxième année de Sciences- Po) se sont érigés en juges, le 18 décembre 2014. Sans les sénateurs Patricia Schillinger et Ronan Kerdraon, ni les députés Jean-Pierre Maggi et Hugues Fourage.
Ils se comportent en groupe des Montagnards de la Révolution française 
Galut et Abdelkader-Corrihons, sur TF1
dont les plus intolérants, Robespierre (Bachelay) et Saint-Just (Galut), membres de la Convention, furent guillotinés le 28 juillet 1794. L'intransigeant Saint-Just fut notamment l'inspirateur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, celle de 1793 qui présente comme un devoir l'insurrection populaire contre un pouvoir oppressif, tyrannique et, despotique. "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". Au nom de cette déclaration de 1793, les révolutionnaires instaurèrent le règne de l'arbitraire caractérisé par les exécutions de masse de la période sanglante de la Terreur responsable de colonnes infernales et de massacres qui fit plusieurs dizaines de milliers de victimes, voire plus de 100.000 victimes, singulièrement en Vendée et en vallée du Rhône.

TRIBUNE

Procès d'intention en préambule
"Vous prétendez aimer la France, mais vous en haïssez le véritable peuple, quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger", affirment-ils péremptoirement, forts de leur arrogante idéologie. Pour se donner quelqu'autorité, ils citent Emile Zola: "La République est envahie par les réactionnaires de tous genres; ils l’adorent d’un brusque et terrible amour; ils l’embrassent pour l’étouffer." (Lettre à la France, 7 janvier 1898).

Profession de foi
"Nous sommes patriotes. Nous aimons la France, autant que nous aimons la République, parce que, pour nous, la France est République ou elle n’est pas. Nous sommes patriotes parce que nous chérissons les valeurs républicaines d’égalité des droits, de liberté, d’émancipation et de laïcité."

Réquisitoire
"Monsieur Zemmour, ceux qui, comme vous, se font les prêcheurs des idéologies du déclin et prédisent le 'grand remplacement', n’aiment pas la France." [généralisation clivante et liste noire]

En faisant des musulmans de France des boucs émissaires [assertion], vous reniez les valeurs républicaines de notre pays. Vous vous accrochez aux stigmates des périodes les plus sombres de notre histoire, pour ériger en modèle votre propre système, antirépublicain, raciste et xénophobe… Non, l’islamophobie n’a pas sa place dans la République ! [ostracisme]

Vous voudriez nous faire croire que la France appartient à une certaine religion et à une certaine "ethnie", à ce que certains acclament comme un peuple exclusivement constitué par des "Français de souche", mais qui n’est rien d’autre que le fruit de leurs fantasmes, déconnecté de ce qu’a été l’histoire de France. [discrimination]

Nous répondons que la République, c’est la puissance du vivre-ensemble [l'évoquer, c'est en admettre l'absence], grâce à des valeurs, qu’il n’y a d’autre peuple que l’assemblée de tous les citoyens français. L’essentialisme culturel [distinction sexe et genre, notamment] et ethnique [opposant nature et la culture] n’a pas sa place dans notre République ! [dogmatisme]

Vous prétendez aimer la France [audacieux déni], mais vous en haïssez le véritable peuple [qui sont les faux ou mauvais Français?], quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger [combien sont Européens?]. Le discours prononcé par François Hollande inaugurant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) a permis de rappeler comment se construit une nation : par les échanges, par les apports extérieurs, par le contact…

La Gauche forte, idéologue fumeuse
"La France est diversité" [qui le nie?], précisait Braudel [marxiste à bien des égards]. Elle est le plus ancien pays d’immigration en Europe. [après les pays nordiques et l'Allemagne !]

Sa force, c’est son métissage [son histoire  séculaire et son génie singulier, accessoirement ?] grâce auquel elle a pu grandir [axiome galutien: sans métissage, point de croissance], se réinventer et enrichir sa culture. Le nier, c’est attaquer la France [binaire et ], c’est renier la tradition française, c’est être antipatriote [la sentence est tombée!].

Etre français et être républicain ne se décrète [accord au pluriel, SVP] pas par le sang [exclusive hardie], mais se définit par une adhésion commune à des principes qui nous dépassent [c'est clair!], à ces valeurs transmises par l’école de la République [disons plutôt de la FSU].

La Gauche forte n'est pas agressive...
Vous vous attaquez aux droits fondamentaux du peuple français, issus d’une histoire commune et garantis par le préambule de la Constitution [celle de la Ve République peut encore servir !] : "Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine [nazi et soviétique], le peuple français [ses citoyens et non ses clandestins] proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés."

Cette histoire commune, c’est celle des conflits mondiaux du XXe siècle, c’est celle des 100.000 soldats musulmans morts pour la France, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens ou sénégalais [Harkis, aussi, ou non ?]. Non, Monsieur Zemmour, lorsque vous bafouez la mémoire nationale, vous n’aimez pas la France. [de quel droit cette condamnation terroriste ?]

Attendus du jugement de condamnation
Députés PS Y. Galut et N. Bays,
brièvement époux d'Aurore Bergé (UMP),
pro-mariage homosexuel
En déclarant la guerre à une sorte "d’ennemi intérieur" [que ce quarteron  de signataires insanes nous épargne en revanche ses "démons intérieurs"], vous vous inscrivez dans la tradition de l’extrême droite réactionnaire, qui a toujours nié l’égalité des humanités et l’égalité des possibles. Vous rêvez d’attiser la haine et les rancœurs d’une France contre l’autre. Vous mettez en danger la démocratie fondée sur le pacte social républicain. Ne soyons pas dupes et écoutons les mots de Montaigne : "Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous." [mais que ni Zemmour, ni aucun républicain ne se sente menacé !]

Au secours, le GIGN, retenez les djihadistes roses !


samedi 16 mars 2013

ONPC: Aymeric Caron, juge rouge du PAF et de Ruquier

Les invités de France Télévisions ont-ils droit au respect ?

Chroniqueurs partisans, poings fermés contre Véronique Genest sur France 2

Les téléspectateurs ont assisté à une exécution, comme en Place de Grève. Sous l'Ancien Régime, et encore après la Révolution, cette place servait aux exécutions et aux supplices publics : François Ravaillac entre autres y fut écartelé. Le bourreau l'ayant démembré voulut en jeter les morceaux dans le feu. Mais "il n'y eut pas un seul qui n'en voulût avoir sa pièce, jusques aux enfants qui en firent du feu aux coins des rues". Nous qui nous repaissons des exécutions cathodiques, sommes-nous plus évolués qu'en 1610 ?

L'odieux spectacle perdure sur le service public, subventionné pour donner du pain et des jeux aux voyeurs abrutis, selon le cas, de travail ou de chômage.
leans "On n'est pas couché" sur son nouvel engagement politique, Véronique Genest s'est faite agresser par les journalistes vertueux, Aymeric Caron,  et la Natacha Polony, cumularde chevènementiste.

Mars 1793 - mars 2013: les Hébertistes sont de retour à France 2 qui se radicalise

Au-delà de la Vendée, la région de Nantes fut celle où le tribunal criminel extraordinaire de la Terreur fit le plus de victimes... 

Caron vient de Lille, mais les "montagnards" sévissent toujours aujourd'hui, selon des méthodes plus raffinées qui ne font certes pas craindre jusqu'à peut-être plus de 100 000 victimes comme par leurs modèles, mais le coeur y est ! 
La misogynie du végétarien ne semble pas faire de doute depuis qu'il s'est fait connaître pour maltraitance sur Nadine Morano. Il faut croire que c'est avec le consentement des associations féministes, car il a récidivé en toute impunité contre Véronique Genest: les Femen n'ont toujours pas investi le plateau, mais on ne les imaginait pas autrement que sectaires !



Dès vendredi, deux jours s'étant pourtant écoulés depuis l'enregistrement, Véronique Genest était encore traumatisée


Un syndicaliste se serait fait donner donner plusioeurs jours d'arrêt de travail. Elle parlait d'un "traquenard", d'une "mise à mort", après sa première  chez Laurent Ruquier en tant que candidate aux législatives

Les chroniqueurs  sadiques, maîtres du montage de l'émission enregistrée, profitent de cet abus de position dominante. 
Aymeric Caron et Natacha Polony ne font pas exception: ils sont payés pour ça, sans que ce soit de l'argent sale. Trouvant dans celle qui incarne Julie Lescaut une proie facile, ils ne se sont pas privés pour la piéger et passer à la moulinette, sa crédibilité politique faisant le reste. Attaquée sur ses idées politiques en matière de religion et les positions du candidat dont elle est suppléante, elle a tenté de se défendre sans les armes habituelles d'un politique rompu à ce type d'interrogatoire. "Vous êtes folle ! (...) Je vous l'avait dit de ne pas y aller, a laché le faux-cul Laurent Ruquier, en bonne maitresse sado-maso. Je vous le dis depuis tout à l'heure que vous allez être emmerdée !". On n'aurait donc pas tout vu ? Alors, on n'en a pas eu pour notre argent, versé en heures de sommeil volées.

La comédienne (de TF1, de surcroît) a notamment été attaquée sur un  entretien accordé récemment. 
Aymeric Caron avait décortiqué les fiches de son équipe, demandant à sa proie "ses sources", "ses chiffres": au tribunal du peuple, on doit apporter les preuves de son innocence. "J'essaye juste de comprendre votre pensée, je ne suis pas en train de la condamner", susurre le pervers, pour justifier son agressivité. "Je me lance en politique, je ne suis pas une femme politique, je m'intéresse à la politique, et j'apprends !", se défend la chèvre de Monsieur Seguin face au loup aux crocs étincelants. Visiblement blessée par la malveillance des attaques, Véronique Genest fait des efforts désespérés: "J'adore l'information, j'adore la politique. Mais je n'ai aucune prétention d'être une femme politique accomplie (...) Je me positionne comme une néophyte avec une grande envie d'apprendre (...) Je suis assez déstabilisée, je ne m'attendais pas du tout à ça. j'aime la politique, j'ai surtout envie de m'investir",  conclut bravement Véronique Genest. 
Le courage n'impressionne pas le lache qui profite de son avantage et donne libre cours à sa cruauté  plus de 30 minutes durant. 
Sans aucune solidarité  féminine.

Curée médiatique

Depuis l'annonce de son entrée en politique, l'actrice française est stigmatisée sur les réseaux sociaux, un hallali. 
Motif ? Elle sera la suppléante de Jonathan-Simon Sellem, qui a annoncé sa candidature aux législatives dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, zone qui contient Chypre, la Grèce, Israël, l'Italie, Malte, Saint-Marin, Vatican, la Turquie.
Un engagement qu'elle a tenté d'expliquer à plusieurs reprises, y compris sur le plateau de "C à vous". Evoquant son orientation politique avec Alessandra Sublet, Véronique Genest avait laissé échappé un lapsus mémorable, qu'elle était "un étron libre", fournissant la caillasse pour se faire lapider .

Véronique Genest a très mal vécu son lynchage dans "On n'est pas couché " sur France 2. Au lendemain de son intervention, elle expliquait à TVMag.com avoir été victime d'un piège tendu par l'équipe de l'émission. "Je devais parler de mon engagement politique et des actions sur lesquelles j'ai l'intention de m'impliquer et, au lieu de ça, je me suis retrouvée devant une sorte de tribunal", a-t-elle expliqué.

Animatrice et productrice, la maîtresse sado-maso est doublement responsable

Rémy Pfimlin a-t-il le droit d'exprimer des réserves, voire des regrets? Est-il libre de mettre un terme à ce type de carnage qui salit  souille le service public ? La concurrence, M6 et surtout TF1, si décriées par ses viles censeurs de France 2, relève le niveau de la télévision hexagonale. 

"Une mise à mort", "normale" comme le reste

Le démocrate "Aymeric Caron était très agressif et n'avait de cesse de me mettre en difficulté. Il n'a pas arrêté de m'attaquer pour dénoncer les prétendues positions extrémistes que j'aurais prises. J'ai vraiment eu l'impression d'être tombée dans un traquenard", déplorait l'actrice, qui expliquait ne pas avoir réussi à se défendre en raison de la violence de l'échange. 
"C'était presque une mise à mort. (...) Mes premiers pas en politique ne sont pas évidents, mais je n'ai pas l'intention de renoncer. D'ailleurs, ce n'est pas la politique politicienne qui m'intéresse, mais le terrain, la dimension humaine. Voilà le message que j'avais envie de faire passer", a-t-elle détaillé. Si vous avez raté ce moment, puremedias.com vous propose de le voir ci-dessus.

Contre le parti unique à la télévision des contribuables,

BOYCOTTONS l'émission des TOTALITAIRES
qui bafouent la liberté d'expression,

jusqu'à ce qu'elle soit déprogrammée

dimanche 20 mai 2012

Le "Métronome", étiqueté "politiquement incorrect"

Les gardiens du temple de la "pensée unique" se ravisent et s'émeuvent



Le « Métronome » de Lorànt Deutsch serait un livre " idéologique" !  

MDR

Pour tout dire, iconoclaste et séditieux.

Passé par la télévision, le théâtre et le cinéma, Lorànt Deutsch est aujourd’hui associé au monde de la littérature depuis la sortie, en 2009, de « Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien », son premier livre consacré à l’histoire de Paris.
Des historiens, blogueurs et passionnés ont réagi après l’adaptation coûteuse (1 million d’euros, par les deniers publics) de l’ouvrage par France 5. Ils s’interrogent quant à une certaine vision de l’histoire, notamment « pro-royaliste », « anti-républicaine » et « anti-révolutionnaire ». Tout sauf totalitaire ?
Pendant trois années, peu de media "progressistes" ont été critiques, autant à l’égard du livre que de la série télévisée : le tout est désormais à jeter aux chiens et son auteur à mettre à l'index.
  • « Un pavé d’une science impressionnante », selon BibliObs ;
  • « Un récit enlevé de l’histoire de France vue de Paris, entre vulgarisation et effluves d’une réelle érudition », selon les érudits de Libération ;
  • « Cette série donne envie de chausser ses meilleures baskets pour parcourir la ville », selon Le Monde.
Et puis patatras ! 
Le livre est maintenant jugé sur des déclarations de son auteur

"Les révolutionnaires, ces horribles « persécuteurs "

Enfin, avec Lorànt Deutsch, il ne fait pas bon être révolutionnaire et défier l’ordre, la monarchie ou la royauté, estime Rue 89 qui ne s'était pas encore posé de questions. Car avant même que la révolution ne soit évoquée par l’écrivain, les acteurs en prennent pour leur grade, annonce Rue89. La dénomination du site issu du quotidien socialiste Libération fait référence à la Révolution française et se trouve confronté à des révélations qui ébranlent ses certitudes acquises à l'école et à l'université, l'une comme l'autre soumise à la pensée unique. Ces victimes de l'endoctrinement d'Etat n'en croient pas leurs yeux: leur aurait-on menti ? La vérité aurait-elle été maquillée ? L'échec du modèle totalitaire soviétique ne les a pas éveillé à l'esprit critique et nos intellos auto-proclamés ne sont pas prêts à se remettre en cause. De quel droit cet écrivain parle-t-il, dans un premier temps, de « fureur révolutionnaire » ; « fureur populaire » et des « nouveaux persécuteurs » qui « saccagèrent » une abbaye bénédictine. Fallait-il le taire ? 
Dans l’épisode 2, le présentateur va plus loin. Selon le trublion de la rive gauche, les révolutionnaires auraient [conditionnel !] sciemment [accusation... ] stocké du salpètre [poudre à munition, ndlr érudite] dans l’église Saint-Germain avec « une volonté réfléchie de faire pour(R)ir [sic] de l’intérieur le fondement des édifices religieux ». 
Et les illettrés de Rue89 passent à la critique frontale: "Sans forcément préciser qu’il pouvait tout simplement s’agir d’un lieux [sic] de dépôt pour les armes, s'étonne Rue 89 par ailleurs favorable  à la conversion des églises en lieux de stockages. "Et lorsqu’il évoque le roi Dagobert, au sujet de sa mauvaise réputation, la faute revient à « la brutalité révolutionnaire ». Pour ajouter sa pierre à la lapidation générale, le site de gauche stigmatise une précision : « La Révolution, qui se moque bien de la vérité historique, a produit cette rengaine pour railler les rois et les saints. » 
Mais que peut bien comprendre à la vérité historique un site partisan comme Rue89, qui s'est laissé endoctriner sans s'interroger, qui accepte certaines légendes et dont le quotidien consiste à fabriquer de faux témoignages à l'attention de nos concitoyens, mais aussi de futurs chercheurs qui le consulteront peut-être un jour. 
Il est vrai qu'un Laurent Mouchard-Joffrin sournois s'accorde à lui-même plus de finesse dans ses colonnes de désinformation.

Des convictions politiques trop visibles 

William Blanc, docile doctorant en histoire médiévale à l'Université Paris I, cadre bien dans le moule de son patron directeur de thèse et ainsi court la chanson de la "pensée unique". A deux doigts de la couture du pantalon et de la théorie du complot, il décide que Lorànt Deutsch écrit des erreurs et omissions. Mieux, elles seraient « orchestrées », afin de rendre compte d’une histoire « où rois et saints catholiques sont à la fois héros et moteur ». La comparaison avec le livre « Le Tour de la France par deux enfants » est appropriée, selon lui. 
Mais la thèse que W. Blanc prépare sur les « Problèmes de l’économie de transhumance en Provence au XVe siècle » (sous la direction de Laurent Feller, professeur à la Sorbonne et spécialiste de ...l'Italie au Haut Moyen-Age), le désigne-t-elle légitimement pour mener la croisade contre Le Métronome


Autre choix anodin de Rue89: le site Histoire pour Tous ( et de l'humanité, détail utile, dont nous prive à dessein Rue89... ) et Jean Perrin qui acquiesce, en tant qu'"historien de garde" pour qui " l’histoire est une construction. Raconter l’histoire dépend du point de vue ", et le point de vue marxiste est le seul "politiquement correct" : « L’histoire ne cesse de graviter autour des rois, des reines et de leurs proches au point que nous avons parfois le sentiment que c’est à eux seuls que nous devons cette histoire. » Or, il n'est plus d'Histoire qui vaille que populaire: le peuple seul fait l'Histoire. 


Autre sommité, Matthieu Lépine, "professeur", nous assène Rue89, laconique. Et le lecteur de penser, qu'au sein d'un tel aréopage, il est professeur d'université. Que nenni ! Ce professeur capésien de base en d’histoire-géographie juge l’émission dans un article consacré à la série en ces termes chargés d'un brave courroux militant: « Cette émission, présentée comme un outil d’éducation populaire n’est en réalité qu’une arme de propagande, faisant à la fois l’éloge de la monarchie, la glorification de la chrétienté et le réquisitoire de la Révolution française. » 


Et William Blanc de porter l'estocade mortelle à cet historien d'un genre suspect, tout parallèle et alternatif qu'il soit: « Derrière cette vision, il y a sans doute un auteur qui a du mal à cacher ses convictions royalistes et catholiques ultra. » La honte ! 


Lorànt Deutsch est affublé d'étiquettes infamantes: «un royaliste de gauche » 


Loin de la frilosité de certains artistes à s’épancher sur leurs opinions, l’écrivain français assume ses analyses politiques dans les media : il se dit « royaliste de gauche ». Et pour cela, il devra payer, ainsi que sa descendance, sur plusieurs générations ! 


Rue89 souligne que cet insolent a affirmé ses convictions au micro de RMC le 28 septembre 2009, puis lors de l’émission « On n’est pas couché » le 27 novembre 2010, et plus récemment sur Europe 1 le 6 avril 2012. 
Et au Figaro, en mars 2011, l'outrecuidant déclare : "Pour moi, l’histoire de notre pays s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de notre civilisation; on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche [...]. C’est comme avec la religion, on essaie de faire triompher la laïcité, je ne sais pas ce que cela veut dire. Sans religion et sans foi, on se prive de quelque chose dont on va avoir besoin dans les années à venir. Il faut réintroduire la religion en France, il faut un concordat. " Quelle audace ! 
Et quelle infamie: il ne s'est pas exalté à l'étude des exploits de 1793 et le dit, défiant l'Université !...

Il est sûr que, ni en tant qu'acteur, ni en tant que réalisateur, il n'aura jamais la Palme à Cannes...



mardi 10 avril 2012

Eva Joly diffame Nicolas Sarkozy sous couvert de son statut de candidate

Sarkozy serait cerné de toutes parts par les affaires, selon Joly et Reuters




La Convention met en place le « Tribunal criminel extraordinaire »,
rebaptisé le 10 mars 1793 «Tribunal révolutionnaire»

 

La candidate écologiste n’a plus rien à perdre
 
La fuite en avant de la candidate au plus bas dans les sondages
Gro-Eva Joly a décidé que Nicolas Sarkozy est cerné par des "affaires gravissimes" sur lesquelles il refuse de s'expliquer. Elle cherche à s'en protéger par une réélection, a accusé mardi.

Bien qu’ancienne magistrate, elle présume du jugement à venir

La juge retraitée préjuge de l’innocence  que la loi entend protéger.  La procédure vise un possible financement illicite de la campagne de 2007 avec la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt,  une éventuelle corruption en marge de la présidentielle de 1995 et  des supputations de la presse d’oppositions sur l'achat d'un logement il y a une vingtaine d’années, dans les années 1990.


Des propos insultants, d’une violence rare


L’altermondialiste veut ignorer l'immunité présidentielle


Comme les parlementaires, mais en qualité de chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy peut être ni  entendu comme témoin  mis en examen.


Il redeviendra un justiciable ordinaire quand il quittera l'Elysée.

"Nous voterons tous François Hollande au second tour. Nous voulons débarrasser notre patrie, notre France de Nicolas Sarkozy qui n'arrête pas de l'abaisser et de la salir, et qui a fait de l'Elysée un fort Chabrol pour se protéger contre les enquêtes judiciaires", a dit la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts sur BFM TV.


A-t-elle le début du commencement de preuves ?

"On ne sait justement pas ce qui lui arriverait s'il n'était plus président de la République. Il est cerné de toutes parts avec une série d'affaires gravissimes et il ne s'explique pas. Et cela n'est pas normal en démocratie", a-t-elle ajouté.

"Il y a des juges qui travaillent. Il y a des flux financiers énormes qui aboutissent, selon dix témoins précis et concordants, chez les très proches de Nicolas Sarkozy", a affirmé Eva Joly.


Est-elle en charge des dossiers ?

De quel droit bafoue-t-elle la présomption d’innocence ?
Sera-t-elle inquiétée par la Justice ou est-elle au-dessus des lois ?