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dimanche 19 mai 2019

La majorité a voté l'interdiction des ventes de véhicules à essence ou diesel

Les députés ont décidé de la fin des véhicules diesel, mais  aussi à essence, pour 2040

LREM vise la
 "décarbonation complète" d’ici à 2050, avoue Jean-Luc Fugit, le co-rapporteur LREM de cet amendement, un chimiste 

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Tous à vos vélos !
Les députés ont voté la fin de la vente des véhicules à carburants fossiles (essence, diesel et gaz naturel) d’ici à 2040vendredi en soirée et en commission, lors de l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), en vue d'un vote avant l'été

A l’instigation de la ministre des Transports Elisabeth Borne, la commission du Développement durable - présidée par Barbara Pompili, ex-EELV passée à LREM -
a adopté en ce sens un amendement du co-rapporteur Jean-Luc Fugit (LREM du Rhône, lequel a exercé des responsabilités fédérales au Parti Socialiste de la Loire). Siègent à cette Commission, notamment Guillaume Garot, élu NG (PS) de Mayenne, ancien ministre de Hollande, délégué à l'Agroalimentaire, ou Alain Perea, député LREM, de l'Aude, anciens soutiens de Ségolène Royal en 2007, etFlorence Lasserre-David, élue MoDem des Pyrénées-Atlantiques, Damien Pichereau, ex-référent des Jeunes avec Macron en Sarthe, Bertrand Pancher, ex-UDF, puis Parti radical dirigé par Jean-Louis Borloo, et co-président du groupe Libertés et Territoires à l'Assemblée (avec Philippe Vigier, qui a voté en 2018 pour l'autorisation de l'usage du glyphosate en France).

"Si plusieurs pays européens se sont positionnés en ce sens, la France serait le premier à inscrire dans la loi" cette interdiction d’ici à 2040, s'est notamment flatté le député Fugit.
L'ex-directrice du cabinet de Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a dirigé la RATP, dont une partie des bus en Ile-de-France, a jugé "très important d’afficher l’objectif de la France de neutralité carbone en 2050, que porte le président de la République", et de " fixer cette trajectoire sur le moyen terme pour éclairer tous les acteurs". Ce ne sera qu'en 2019 que la RATP achètera 800 bus électriques à Heuliez, Alstom et Bolloré (le groupe Canal+ - CNews et C8 - a-t-il d'autre choix que la docilité ?).

L’objectif est "ambitieux", mais "possible",
les constructeurs envisageant "une fin de commercialisation des ventes de véhicules exclusivement diesel et essence au début des années 2030", fait valoir le successeur de Matthieu Orphelin, démissionnaire de LREM, le 6 février dernier, en signe de protestation contre le vote de la proposition de loi anticasseurs.

Objectif "décarbonation complète"

Une station service à Arnage, à 10 kms du Mans, ville de
 l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, dans la Sarthe 
Son amendement grave dans le projet de loi l’objectif pour le pays "d’atteindre, d’ici à 2050, la décarbonation complète du secteur des transports terrestres"
Pour cela, des "objectifs intermédiaires" sont fixés, avec la montée en puissance des véhicules à faibles et très faibles émissions à échéance 2030, dans la continuité des objectifs européens, ainsi que la fin de la vente des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles, d’ici à 2040.

Tous les cinq ans, un rapport d’évaluation devra être rendu par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Il donnera lieu à un débat à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Les véhicules utilisant de l’énergie fossile représentent aujourd’hui 93,6% des ventes, auxquelles s’ajoutent les 4,2% d’hybrides non rechargeables (double motorisation et très faible autonomie) et les 0,7% d’hybrides rechargeables (double motorisation mais intégrant une batterie de plus grande capacité, de 8 à 11 kWh; en tout électrique, la voiture a une autonomie moyenne comprise entre 20 et 45 kms et peut atteindre les 130 km/h).
Le projet de loi "mobilités" doit être examiné en commission jusqu’au 24 mai et en séance du 3 au 14 juin. Seul 1,6% des sondés voudraient que leur prochaine voiture soit 100% électrique.

jeudi 6 janvier 2011

Renault, victime d'espionnage industriel

A qui profite le crime: Heuliez, en Poitou-Charentes ?

Le privé, comme la fonction publique, a des 'fuites'


On le sait, le journalisme d'investigation consiste souvent à attendre devant son téléphone que 'fuite' un syndicaliste zélé ou un fonctionnaire aigri... C'est ce qu'ils appellent une 'source anonyme' et qui explique qu'ils tiennent autant au 'secret des sources'. Mais, depuis l'effondrement du Mur de Berlin et de l'empire soviétique, l'espionnage industriel semblerait moins constant.

Or,
des activités d'espionnage ont été découvertes chez Renault
Trois hauts cadres du constructeur automobile Renault, dont un membre du comité de direction, sont soupçonnés d'espionnage industriel. Les éléments à disposition sont qualifiés de "graves" par la direction et le ministre de l'Industrie.

Les trois suspects ont été mis à pied lundi à titre conservatoire, mais sont menacés de licenciement. Le constructeur ne fait encore état d'aucune plainte pénale et, pendant plusieurs jours, est resté muet sur la nature exacte des faits.

Il est toutefois permis de savoir que les trois personnes auraient des liens avec le programme véhicules électrique, une technologie sur laquelle Renault mise beaucoup et dans laquelle il a décidé d'investir quatre milliards d'euros avec son partenaire Nissan.
"Ça paraît probable, tel que je le comprends, puisque c'était au technocentre de Guyancourt", a déclaré le ministre de l'Industrie, Eric Besson, à des journalistes en marge du colloque Nouveau Monde, Nouveau capitalisme, au ministère de l'Economie.
Ce dernier a ajouté que la direction générale de Renault, avec laquelle il s'était entretenu, s'était montrée préoccupée. " Les faits qu'ils ont cités, s'ils sont avérés, sont des faits sérieux, sont des faits graves ", a-t-il dit.

En effet, "c'est toute la question de la protection de notre secret industriel, de notre innovation qu'il faut renforcer", a-t-il ajouté, précisant que les conventions passées entre l'Etat et les entreprises qui demandent des aides à l'innovation devront comprendre des engagements de protection des secrets.
" C'est un péril globalement pour l'industrie française. L'expression 'guerre économique', là pour le coup, parfois outrancière, est adaptée", a-t-il ajouté.

Les entreprises ne peuvent plus faire confiance en leurs cadres

"Il est probable que nous aurons d'autres mesures à prendre, je vais y travailler dans les jours qui viennent", a assuré le ministre. "J'ai l'intention de faire de ce dossier un dossier majeur."

Christian Husson, directeur juridique de Renault, a expliqué de son côté que la mise à pied visait à protéger les actifs stratégiques, intellectuels et technologiques de notre entreprise" de l'entreprise.
"Cette enquête, qui a duré plusieurs mois [déclenchée fin août par le comité interne de déontologie mis en place en 2007], nous a permis d'identifier un faisceau d'éléments convergents attestant que les agissements de ces trois collaborateurs (...) mettaient en risque consciemment et délibérément des actifs de l'entreprise", a-t-il affirmé.

" Renault entend respecter et préserver l'identité des trois cadres concernés " par les mesures de mise à pied "et ceci conformément aux dispositions du Code du Travail. La procédure avance, mais à ce stade, Renault ne souhaite pas faire davantage de commentaires ", conclut Christian Husson, dans sa déclaration.

Une source proche de Renault a estimé de son côté que les personnes mises en cause pourraient être licenciées d'ici la semaine prochaine.
" L'enquête interne continue, mais la décision devrait être prise dans les jours à venir ", a-t-elle déclaré. " Dans neuf cas sur dix, une mise à pied à titre conservatoire est suivie d'un licenciement. "
" Une mise à pied conservatoire ne dure jamais très longtemps ", a expliqué une autre source proche du groupe. "Je pense que malheureusement dans les jours à venir, la semaine prochaine, il risque d'y avoir effectivement des sanctions qui tombent, si tant est qu'il y a des sanctions."


Reste la question de savoir à qui profite le crime

L'enquête s'oriente du côté chinois, dont on nous dit que l'espionnage industriel est dans leur culture, comme il l'était déjà au temps de l'Union soviétique: on s'en rappelle dans la rade de Brest, par exemple. Pourtant, la Chine produit déjà un véhicule capable de parcourir 300 kilomères sur une seule charge électrique. On en souhaite autant à Renault.
A titre indicatif, et si on exclut donc provisoirement la concurrence étrangère, plusieurs entreprises françaises sont sur le même créneau.

Les deux premières Fluence Z.E. viennent de sortir des lignes de production de l’usine de Renault de Bursa, en Turquie.
Berline familiale cinq places, la Fluence ZE peut rouler jusqu'à 135 km/h grâce à un moteur électrique de 70 kW. Son autonomie de 160 km est assurée par un pack batteries lithium-ion. Elle sera également la première voiture électrique de série à être équipée du système Quickdrop permettant d'échanger le pack batteries en moins de 3 minutes grâce à des stations spécialisées.
Annoncée 21.300 € TTC, bonus de 5.000 € déduit et hors batteries, la Renault Fluence Z.E sera commercialisée dans l'hexagone en septembre 2011.

Fin décembre 2010, le constructeur japonais Nissan-Renault a remis à Lisbonne les clés de 10 voitures électriques Leaf au consortium portugais Mobi.E. Celui-ci est constitué d'entreprises comme Siemens, EDP... et compte également la participation du gouvernement portugais.
"Ces voitures vont changer nos villes et les transports dans toute l'Europe", a déclaré le Premier ministre portugais José Socrates.

Le constructeur français Goupil Industrie dévoile à Pollutec à Lyon son nouvel utilitaire bi-mode G5, associant motorisation électrique et thermique, prouvant ainsi sa capacité à innover avec un produit unique sur le marché. Le Goupil G5 se classe dans la catégorie des quadricycles lourds et reprend la motorisation électrique du G3.
Mais la liste est longue: voir les véhicules électriques disponibles -
Lien ADEME

Où en est la MIA ? Et la Friendly ?

La sortie de la MIA d'Heuliez est prévue pour juin 2011 (particuliers : 2012), mais sera-t-elle prête ?
Nous apprenons en effet que c'est le lancement de la production de la Mia électrique, dans l'usine de Cerizay, qui interviendra en Juin 2011 et que les livraisons pour les pros et collectivités interviendront dans la foulée. Dans le meilleurs des cas, les particuliers devront attendre 2012...
Les ingénieurs de Poitou-Charentes auraient-ils du retard à l'allumage ? Ont-ils besoin d'un petit coup de pouce ? D'autant que Heuliez, qui devait produire quatre modèles, dont la Renault Clio electric et la Citroën AX electric, a abandonné celle de la Citroën Saxo electric et de la Peugeot 106 electric .













Quant à la Heuliez Friendly (ci-dessus), qui avait été présentée en 2008 au salon automobile de Paris, elle devait être commercialisée en 2010...

Pour nous ôter d'un doute, il faudrait que Heuliez 'fuite'...

lundi 13 juillet 2009

La France veut "gagner la bataille de la voiture décarbonée"

Un programme de développement de véhicules peu émetteurs en C02

"La révolution est en route", s’est exclamé Jean-Louis Borloo à la mi-juin 2009, alors que onze projets de véhicules "décarbonés" étaient présentés jeudi 18 dans la cour du ministère de l'Ecologie et du Développement durable.

Objectif du ministère

Proposer aux Français une offre diversifiée de voitures peu émettrices de CO2 dès 2011 pour que
15% des achats de voitures concernent des véhicules décarbonés "d’ici deux ans et demi à trois ans".
L’idée simple, c’est qu'il y ait de manière standardisée, industrialisée, à un prix normal, autant de voitures différentes électriques ou presque électriques que les Français le souhaitent ».

Le financement

Le gouvernement se donne les moyens : "un gros milliard d’euros" au développement des véhicules décarbonées (électriques et hybrides). 450 millions d’euros sur quatre ans sont octroyés par les fonds démonstrateurs de l’Ademe (mis en place en 2008), 200 à 250 millions par l’Agence nationale de recherche, et 200 millions sur trois ans par le programme Prédit.
En investissant dans le développement des voitures "décarbonées", Jean-Louis Borloo veut faire de la France un leader mondial dans le secteur : "La France a tout ce qu'il faut pour assumer le leadership, a-t-il insisté : les capacités de recherche, les constructeurs, la volonté populaire. On va gagner la bataille de la voiture décarbonée."

Les acteurs

« La France a tout ce qu’il faut pour assumer le leadership : les capacités de recherche, les constructeurs, la volonté populaire. On va gagner la bataille de la voiture décarbonée », a assuré Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie .

Pour « gagner la bataille », l’Etat mobilise de grands constructeurs et équipementiers. Des grands constructeurs et équipementiers – Michelin, PSA, Renault, Toyota – sont impliqués dans les recherches, mais également de plus petits, comme Heuliez ou Aixam. Sont également partenaires le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), EDF ou l'Institut français du pétrole (IFP).

Les recherches

Les recherches concernent aussi bien les véhicules que les équipements : voitures équipées de petits moteurs électriques intégrés aux roues, autobus électrique se rechargeant directement sur les abribus, ou encore flottes expérimentales de véhicules hybrides rechargeables. Une diversité annonciatrice de l’avenir de la voiture, selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno : "on n'aura plus un véhicule type, mais plein de véhicules différents" selon les usages.

L’Etat va montrer l’exemple

Pour prouver que « la révolution est en route », même au plus haut sommet de l’Etat, le gouvernement a prévu un programme d’achats publics de 100 000 véhicules décarbonés dans les quatre ans à venir. Pour les véhicules électriques, 5 millions de bornes de recharges seront également installés sur tout le territoire en trois ans (5 à 600 000 en 2010).