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mercredi 23 juillet 2014

Rachida Dati refuse la manifestation pro-palestinienne dans son arrondissement

La maire du VIIe arrondissement de Paris a été informée via la presse 

Un nouveau raté de la 
concertation par la préfecture de police
L'extrême gauche pro-palestinienne appelle à manifester à travers Paris
La première magistrate de l'arrondissement traversé mercredi par les manifestants pro-pro-palestiniens n'a pas été consultée sur l'itinéraire et l'autorisation accordée sous la pression de l'extrême gauche. Le cortège doit de surcroît rejoindre la très touristique esplanade des Invalides et le site de la Tour Eiffel.

Rachida Dati ne veut pas voir de manifestants pro-palestiniens dans son arrondissement. Dans un communiqué, la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris a dénoncé l'autorisation et l'itinéraire, sans concertation. Le cortège, qui comptera plusieurs députés PS dans ses rangs, partira de la place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) et doit rejoindre l'esplanade des Invalides, à proximité de la tour Eiffel.

Lors de la conférence de presse de présentation, Alexis Bachelay et Pascal Cherki étaient présents pour soutenir le mouvement et lancer un appel. lls battront le pavé parisien demain mercredi, en compagnie de "plusieurs dizaines" de camarades socialistes, se félicitait ce mardi matin Alexis Bachelay.
Les députés Pouria Amirshahi, Karine Berger, Fanélie Carrey-Conte, Kheira Bouziane, Barbara Romagnan, Patrick Vignal, Mathieu Hanotin ou encore Razzye Hammadi et Yann Galut appellent à descendre dans la rue ce mercredi. Ils sont aussi accompagnés d'eurodéputés comme Edouard Martin ou Guillaume Balas. Tous nient le danger d'importation du conflit israëlo-palestinien en France.

"Je tiens à rappeler au gouvernement les émeutes inouïes, les dégradations, les pillages sans précédent survenus lors d'une manifestation en 2006 sur l'esplanade des Invalides", écrit Rachida Dati mardi dans un communiqué. "Ces émeutes avaient traumatisé l'ensemble de nos compatriotes, mais aussi au-delà de nos frontières", poursuit l'eurodéputée.
"Compte tenu du climat actuel de violence et des émeutes qui choquent l'ensemble des Français, je considère qu'il est irresponsable d'autoriser cette manifestation dans un délai aussi court, sans aucune concertation ni même consultation", s'indigne l'édile. Selon son entourage, Rachida Dati a été informée par la presse de l'autorisation et du trajet de la manifestation. "Les habitants et les commerçants de l'arrondissement n'ont pas plus été informés", indique un collaborateur de l'élue.

Lundi, au lendemain d'un week-end marqué par la guerilla urbaine au cours de deux manifestations pro-palestiniennes, l'ex-garde des Sceaux regrettait sur Twitter que "la France apaisée voulue par François Hollande est aujourd'hui fracturée par Manuel Valls".

Liste complète des députés co-signataires de l'appel:

Pouria AMIRSHAHI, Député des Français établis hors de France ; Guillaume BALAS, Député européen d'Île-de-France ; Alexis BACHELAY, Député des Hauts-de-Seine, Karine BERGER, Député des Hautes-Alpes ; Yves BLEIN, Député du Rhône ; Kheira BOUZIANE, Députée de la Côte-d'Or ; Fanélie CARREY-CONTE, Député de Paris ; Nathalie CHABANNE, Député des Pyrénées-Atlantiques ; Marie-Anne CHAPDELAINE, Députée de L'Ille-et-Vilaine ; Dominique CHAUVEL, Députée de Seine-Maritime ; Pascal CHERKI, Député de Paris ; Guy DELCOURT, Député du Pas-de-Calais ; Françoise DESCAMPS-CROSNIER, Députée des Yvelines ; Razzye HAMMADI, Député de Seine-Saint-Denis ; Mathieu HANOTIN, Député de Seine-Saint-Denis ; Régis JUANICO, Député de la Loire ; Chaynesse KHIROUNI, Députée de Meurthe-et-Moselle ; Arnaud LEROY, Député des Français établis hors de France ; Lucette LOUSTEAU, Députée de Lot-et-Garonne ; Edouard MARTIN, Député européen du Grand Est ; Martine MARTINEL, Députée de Haute-Garonne ; Kleber MESQUIDA, Député de l'Hérault ; Monique ORPHE, Députée de la Réunion ; Hervé PELLOIS, Député du Morbihan ; Michel POUZOL, Député de l'Essonne ; Valérie RABAULT, Députée de Tarn-et-Garonne ; Denys ROBILIARD, Député de Loir-et-Cher ; Barbara ROMAGNAN, Députée du Doubs ; Suzanne TALLARD, Députée de Charente-Maritime ; Isabelle THOMAS, Députée européenne ; Patrick VIGNAL, Député de l'Hérault ; Jean-Michel VILLAUME, Député de Haute-Saône.
Il faut s'attendre aussi à la présence de l'eurodéputé P. Le Hyaric ou du maire EELV d'arrondissement J. Boutault.

 

mardi 17 décembre 2013

Européennes: le PS désigne Edouard Martin, le syndicaliste de la CFDT, tête de liste

Non, le syndicalisme n'est pas politique...  

Edouard Martin, le meneur syndical CFDT d'ArcelorMittal à Florange,conduira la liste PS dans la circonscription du Grand Est  aux élections européennes de 2014.

Il prétend qu'il ne "s'engage pas en politique" et raconte qu'il a "simplement envie de continuer le combat". Il était aux avant-postes médiatiques dans la destruction de l'activité d'ArcelorMittal à Florange, en Moselle, et conduira pourtant la liste socialiste aux élections européennes de 2014 dans la circonscription du Grand Est.

Le syndicalisme mène à tout 
Le traitre à la cause ouvrière
A certains, les échecs donnent des ailes à gauche. Et celui-ci a le sentiment qu'il pourra faire mieux " à un autre niveau, au niveau européen, car c'est là que se prennent toutes les décisions qui nous impactent", ajoute l'élégant titulaire d’un CAP d’électromécanicien. Né en Espagne, il est l'un des rares salariés à profiter de la fermeture des aciéries de Lorraine.

Edouard Martin a une nouvelle envie, celle de "continuer le combat"  

Il avait joué le rôle de critique syndical du pouvoir socialiste
Après avoir accusé le gouvernement d'abandon de Florange, le syndicaliste récuse avoir changé de camp. "Je ne renie rien et je n'enlève rien à ce que nous avons dit et fait", a-t-il lancé sur France 2 mardi soir, prêt à recommencer.
Il avait lâché prise, appelant les ouvriers de Florange à se "tourner vers l'avenir", après la fermeture des hauts fourneaux en avril dernier, et l'annonce de la création d'un centre de recherche. Mais il a préféré ne pas participer à cette mascarade-là.

Sans états d'âme, Martin va maintenant devoir assumer les choix de l'exécutif, souligne Nadine Morano, probable tête de liste UMP dans le Grand Est.
Paradoxalement, la girouette socialiste va notamment devoir assumer "les heures supplémentaires qui ont été défiscalisées, supprimées aux ouvriers. Il faudra qu'il explique que rien n'a été fait pour Florange, qu'il défende l'abaissement du plafond du quotient familial...", a-t-elle insisté.

Première victime du nouveau combat de Martin
Cette désignation est  un coup bas porté à Catherine Trautmann, 62 ans, 
actuelle chef de la délégation socialiste au Parlement européen et ancien ministre de la Culture (1997-2000)  de Lionel Jospin.
En début d'après-midi du samedi 16 novembre 2013, le député Philippe Bies a publié le tweet suivant:



Un mois plus tard, Paris décide de virer Trautmann, ancien député-maire de Strasbourg, au profit du meneur syndical qui, il y a sulement un an, dénonçait la " trahison" de François Hollande à propos de l’extinction programmée des deux hauts-fourneaux de Florange, mais qui est aujourd'hui présenté comme un représentant de la société civile.

vendredi 27 septembre 2013

Hollande au plus bas dans les sondages

L'apprenti peut-il descendre encore plus bas ?

Le changement, pour le président socialiste, consiste à tutoyer le record d'opinions négatives dans toute l'histoire de la Ve République


Le chef de l’État a encore perdu cinq points de popularité en septembreatteignant son niveau le plus bas à 23%Celle du pâle Ayrault reste stable par rapport au mois dernier, à 30%, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche (JDD).

Qu'il se tourne vers l'Ifop, TNS Sofres ou Ipsos, François Hollande ne peut que constater les dégâts de ses choix: trois Français sur quatre ne lui font pas (ou plus) confiance. Son premier ministre Jean-Marc Ayrault n'est pas mieux loti, avec une écrasante majorité d'opinions défavorables. Rarement les têtes de l'exécutif auront été si impopulaires dans l'histoire de la Ve République.

Ce qui compte pour eux, c'est d'avoir la cote au Mali


  • La descente aux enfers de Hollande dans l'opinion française

    • Avec seulement 23% , jamais il n'avait rassemblé si peu de suffrages, selon le baromètre Ifop/JDD, le seul sondage qui existe depuis le début de la Ve République.

      Pire encore, François Hollande n'est plus qu'à 1% du record d'impopularité établi par François Mitterrand en décembre 1991. Quatre mois plus tard, la première Premier ministre de l'Histoire, Edith Cresson avait servi de fusible: avis d'alerte donc au sombre Ayrault !

      Après seize mois de mandat, Hollande est en tout cas largement en retard sur ses prédécesseurs, comme l'a démontré "le Vrai-faux de l'info" d'Europe 1 Les indices de confiance de Jacques Chirac était à 31% en 1996, Nicolas Sarkozy à 37% en 2008, François Mitterrand à 42% en 1982 et Valéry Giscard d'Estaing à 54% en 1975. Encore très populaires seize mois après leur élection, Georges Pompidou rassemblait 66% d'opinions favorables et Charles de Gaulle culminait à 73%.

      S'il veut se faire des illusions, François Hollande peut toujours compulser les archives de TNS Sofres/Figaro Magazine. Il constatera qu'à 18 mois, sa cote de confiance est à 27%, quand celle de Jacques Chirac était de 16% en juillet 2006, mais à la fin de son second mandat (mai 2007), alors que la crise des sub-primes s'était déclenchée au deuxième semestre 2006, aux USA...



  • Ayrault accompagne Hollande dans sa chute
  • Sans surprise, Jean-Marc Ayrault n'est pas mieux loti. Selon un autre baromètre, Ipsos/Le Point, le Premier ministre et le président de la République sont au coude à coude dans la médiocrité, avec 28% de jugements favorables chacun en septembre. L'institut TNS Sofres, confirme, puisque le duo atteint péniblement 27% chacun.

    Un exécutif solidaire dans le naufrage

    L'opinion française sur l'action du Premier ministre et sur celle du président de la République n'est pas nécessairement corrélée
    Par exemple, en avril 2011, Nicolas Sarkozy était au plus bas dans les sondages (29%) quand François Fillon faisait cavalier seul avec 46% d'indice de confiance, selon Ipsos/Le Point.



  • Hollande peut-il encore faire pire ?
  • Pour que François Hollande remonte la pente, les indicateurs sociaux et économiques doivent rapidement passer du rouge vif au rouge orangé. La première baisse du chômage constatée chez les jeunes à l'occasion des petits jobs d'été peut l'aider à manipuler l'opinion.

    L'érosion de la confiance est significative jusque dans les rangs du président. Selon Ifop/JDD, un gros tiers des sympathisants du PS sont mécontents de l'action de François Hollande. Il n'y a bientôt plus que la CFDT pour positiver, à l'instar d'Edouard Martin, son douteux meneur de Florange. Or, il faut se rappeler qu'au premier tour de la présidentielle, le candidat PS avait rassemblé 28,6% des voix. Potentiellement, Hollande pourrait ainsi passer sous la barre des 20% d'opinions favorables et faire affleurer son noyau dur d'irréductibles.



  • Un mauvais signal pour le redressement des courbes
  • Souvent, lorsqu'il arrive en fin de mandat, un président de la République française brille par son impopularité. Les indices de confiance sont la plupart du temps inversés par rapport à sa date de prise de fonctions. Cela n'a pas empêché Jacques Chirac d'être réélu en 2002.
    L'exception qui confirme la règle est le premier septennat de François Mitterrand. Après un pic exceptionnel à plus de 70% en 1981, lors des dévaluations du franc, la popularité du président socialiste n'a cessé de chuter jusqu'en 1985, avant de remonter en flèche pendant la période de cohabitation (1986-1988). C'est l'époque de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, des terroristes d'Action directe assassinent le PDG de la Régie Renault, Georges Besse, au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste, un jeune franco-algérien, Malik Oussekine est frappé à mort lors d'une manifestation estudiantine contre le projet de réforme universitaire Devaquet, Jean-Marie Le Pen lâche son "détail de l'histoire", l'Irangate éclate, Mitterrand et Thatcher donnent le départ du tunnel sous la Manche, inauguration de la Pyramide du Louvre, le Liban libère les otages français, Marcel Carton, Marcel Fontaine et Jean-Paul Kauffmann, réélection de Mitterrand,...



  • Popularité : le grand écart d'Alain Juppé
  • A l'instar des présidents de la République, les Premiers ministres sont toujours moins populaires au moment de leur départ qu'à celui de leur nomination. Gouverner, ça use. L'exemple d'Alain Juppé illustre à merveille la versatilité des Français par rapport à l'opinion qu'ils se font de leurs dirigeants politiques.
    Quelques mois après l'entrée en fonctions de l'actuel maire de Bordeaux, le plan Juppé met la France dans la rue à l'automne 1995: il s'agissait de réformer les retraites et la Sécurité sociale et le courage politique ne fut pas récompensé.

    Un certain François Hollande, alors porte-parole hostile du PS, s'abandonna au délit de sale gueule, se laissant aller à l'odieuse petite phrase: "Alain Juppé incarne presque physiquement l'impôt".
    En mai 1997, l'impopularité de Juppé atteint des sommets. 70% des Français ne lui font plus confiance lorsque Jacques Chirac décide de dissoudre l'Assemblée nationale.

    Seize ans ont passé et Alain Juppé est devenu, en septembre 2013, la personnalité politique préférée des Français, avec 52% d'opinions positives.Sa cote de popularité fait un bond de 6 points (52% d'opinions positives), le plaçant sur la plus haute marche du podium, devant Manuel Valls (+5 points, 51%) et François Fillon (+1, 49%). Il a même la cote auprès des sympathisants de gauche (+ 9 points, 48% de bonnes opinions), alors que Martine Aubry Aubry perd 4 points, devant Taubira.

    Reste à Hollande l'espoir de regagner en popularité quand il sera retombé dans l'opposition.

    vendredi 28 décembre 2012

    Florange: Edouard Martin (CFDT) accuse Hollande


    Concertation: Ayrault ne veut pas "polémiquer" !

    Fin de non-recevoir du Premier ministre

    La lettre d'Edouard Martin à François Hollande rappelle que la responsabilité du Premier ministre est de "faire respecter l'accord".

    Le leader CFDT d'ArcelorMittal de Florange y dénonce les "mensonges et absurdités" à propos de l'aciérie lorraine, dans une lettre ouverte adressée jeudi à François Hollande à qui il demande de ne "pas laisser les salariés être sacrifiés".

    Sur RTL, Ayrault-Zéro déclare qu'il ne "veut pas rentrer dans ce genre de discussion, de polémique"
    "J'ai une responsabilité, c'est de faire respecter l'accord qui a été passé" fin novembre, oppose-t-il, hautain.

    "L'accord qui a été passé - je le rappelle c'est très important, il y a aujourd'hui des tas de gens qui se demandent s'ils ne vont pas être licenciés, sans aucune solution, et les chiffres du chômage le montrent - eh bien l'accord, c'est d'abord l'absence totale de plan social", a-t-il insisté.

    "Ca concerne 630 personnes et ce sont ces personnes-là qui auraient pu être victimes de licenciement. Je ferai respecter cet accord et les organisations syndicales et leurs dirigeants le feront respecter, j'en suis convaincu. Il sera respecté, cet accord", a souligné le chef du gouvernement.

    "Deuxièmement, il y a un investissement, effectivement de 180 millions, qui concerne la partie aval, pas les hauts-fourneaux, mais (...) le laminage et également l'emballage, et ces investissements n'étaient pas prévus et nous allons faire en sorte qu'ils soient respectés", a-t-il dit.


    Nono Montebourg ne joue-t-il plus qu'un rôle d'appoint ?

    Dès le 9 mai, les métallurgistes lorrains d'ArcelorMittal ont écrit au nouveau président

    Il leur avait rendu visite fin février, mais il avait fallu que le secrétaire CFDT de l'aciérie réclame une entrevue. "Il nous avait dit que s'il était élu président, nous aurions un entretien: nous lui avons donc demandé un rendez-vous", a expliqué Jacques Minet, de Florange (Moselle), où les deux hauts-fourneaux sont à l'arrêt.

    vendredi 7 décembre 2012

    Florange: Hollande-Ayrault se font laminer par la presse

    Exécutif et  Mittal associés sous la critique de leur liquidation de Florange
    Le délégué CFDT E. Martin
     s'adresse à la presse,
    à Florange le 6/12/ 2012

    Le pouvoir PS et le groupe Mittal sont vendredi sous le feu des critiques
     
    Leur gestion opaque de l'avenir des 600 salariés de Florange suscite une montée de la colère des métallos.

    C'est l'annonce jeudi de difficultés techniques concernant ce projet de captage/stockage du CO2, qui pourrait naître en partie sur la base de l'un des hauts fourneaux de Florange, qui a ravivé la colère des syndicats et le flot de reproches adressés au gouvernement.

    Les croissants de Montebourg
    ont un goût amer

    La Commission européenne a en effet annoncé qu'ArcelorMittal a retiré une première version d'Ulcos d'un appel d'offres pour obtenir des financements communautaires. Matignon comme l'industriel ont immédiatement tenté de déminer le terrain, affirmant qu'il ne s'agissait que d'un contretemps, prévu dans leur accord passé la semaine dernière.Après l'accablant rebondissement de l'anéantissement des espoirs Ulcosplusieurs éditorialistes se sont lâchés contre l'exécutif, parlant d'une "déroute" du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et d'un "échec" du président François Hollande.


    Tardivement jeudi soir, le chef de l'Etat s'est fendu de quelques paroles apaisantes, tentant d'enrayer la polémique en promettant que les engagements pris par ArcelorMittal envers le gouvernement seraient tenus. "J'en serai, avec le gouvernement, le garant", a insisté F. Hollande.

    Le président a notamment promis de veiller à ce que l'industriel fasse en sorte que le projet expérimental Ulcos "voie le jour".



    ArcelorMittal "sort le problème technique du chapeau

    "Casus belli""écoeurement",  
    "trahison":
    les mots sont durs, violents,
    prononcés par E. Martin,  CFDT
    Ulcérés par cette reculade, des métallos CFDT ont mené jeudi une action éclair devant les caméras au pied des hauts fourneaux.

    Ils ont affirmé avoir "pris le contrôle de l'alimentation en gaz" des installations et promis qu'ils occuperaient réellement les lieux dès qu'ils seront alertés d'une consigne de la direction de couper le gaz permettant leur maintien en veille.

    ArcelorMittal "n'a jamais mis sur la table les problèmes techniques d'Ulcos", s'est emporté vendredi matin Edouard Martin au micro de France Inter.

    "On l'a mis au pied du mur. La France a dit chiche, on met 150 millions d'euros sur la table" pour Ulcos et l'Europe s'apprêtait à apporter son financement, et il "nous sort le problème technique du chapeau", a-t-il poursuivi.

    "Il va être très difficile que Mittal respecte ses engagements. Ce n'est pas dans sa culture. Il n'en veut pas d'Ulcos, il n'en veut pas de la filière liquide de Florange", a assuré E. Martin.

    A Florange, recouverte de neige vendredi matin, des réunions syndicales sont prévues pour décider d'éventuelles nouvelles actions à mener la semaine prochaine.
    Des syndicalistes ont notamment l'intention d'installer "leur village gaulois" à proximité des hauts fourneaux lorrains.

    Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a estimé la veille que tous les syndicats pourraient "appeler à occuper" les hauts fourneaux, à la suite de l'appel lancé par la CFDT du site. "Il faut bien comprendre cette réaction de colère. On nous a bananés [..."sa mère": escroqués]", a-t-il lancé.


    L'opposition mêle  sa voix au concert des critiques à gauche.

    Assez discuté !...
    Jean-François Copé, président proclamé mais contesté de l'UMP, a déploré vendredi un "manque de visibilité" de la politique gouvernementale

    L'ancienne ministre de la Justice
    Rachida Dati (UMP) a regretté le "camouflet honteux" infligé par Mittal avec la "complicité" du gouvernement.
    Lien PaSiDupes - "Ayrault a-t-il conclu un deal avec Mittal pour sa circonscription "le Premier ministre nie tout conflit d'intérêts.

    "Déroute" de l'exécutif

    Plusieurs éditorialistes se désolidarisent du pouvoir.

    Vendredi 7 décembre, ils ont rompu le contrat avec le président Hollande.
    "Ce devait être le symbole de la rupture avec le sarkozysme. La marque d'une autre pratique politique", rappelle Vincent Giret  Eric Decouty dans Libération. Or "après avoir balayé la proposition de Montebourg, son ministre du Redressement productif, de nationaliser le site, après avoir affirmé que Mittal s'était plié aux volontés du gouvernement et après avoir fait la sourde oreille aux critiques syndicales justifiées, le Premier ministre a essuyé hier un revers cinglant", poursuit l'éditorialiste du journal de gauche. "La déroute du Premier ministre signe également l'échec du Président", assène-t-il.

    Selon Bruno Dive (Sud-Ouest), protecteur du président et xénophobe, c'est avant tout le fusible Ayrault qui sort "laminé" de cet exercice. "On a connu des Premiers ministres conspués par la rue, d'autres secoués par une canicule, d'autres encore - et tout récemment - piétinés par un hyperprésident", souligne-t-il. "Mais jamais encore on n'avait vu de Premier ministre humilié à ce point par un grand patron, qui plus est étranger".

    Le Gandrange de François Hollande

    C'est un véritable "coup de pied de l'âne qui a été administré, hier, par ArcelorMittal au gouvernement", renchérit Jacques Camus (La République du Centre), parlant d'un "cinglant camouflet pour l'exécutif". "Florange est en train de devenir le Gandrange de François Hollande", ajoute-t-il et il est "grand temps" que le président "se mette vraiment aux fourneaux".
    Sans parler de Vilvorde, un précédent occulté par les media qui ménagent Jospin.
    Le 7 juin 1997, Libération titrait : "Jospin n'a pas de 'solution industrielle' pour Vilvorde" (lien)


    Pour le Premier ministre actuel Jean-Marc Ayrault, Florange "est en train de tourner au chemin de croix de Lorraine, chaque jour contredisant la version de la veille et renforçant les doutes sur la fiabilité du sidérurgiste indien", considère également Hervé Favre (La Voix du Nord), indulgent pour le pouvoir. Mais la véritable question, selon lui, est de "savoir combien de temps François Hollande pourra rester en retrait derrière son Premier ministre?", suggérant de casser le thermomètre pour juguler la fièvre.

    Puisque Jean-Marc Ayrault est "grillé sur le dossier ArcelorMittal", il "doit donc s'effacer et laisser la main" à François Hollande, qui 
    pourtant n'en veut visiblement, selon Jean-Michel Servant (Le Midi Libre). "Pour stopper cette spirale infernale, le chef de l'État n'aura bientôt plus qu'un seul choix : se séparer plus tôt que prévu du locataire de Matignon. Et en confier les clés à l'un de ses pugnaces ministres : Valls le droitier ou Montebourg le gauchiste". Ce qui permettrait peut-être, espère l'éditorialiste de "connaître, enfin, la direction que souhaite prendre ce gouvernement socialiste."