Non, le syndicalisme n'est pas politique...
Il prétend qu'il ne "s'engage pas en politique" et raconte qu'il a "simplement envie de continuer le combat". Il était aux avant-postes médiatiques dans la destruction de l'activité d'ArcelorMittal à Florange, en Moselle, et conduira pourtant la liste socialiste aux élections européennes de 2014 dans la circonscription du Grand Est.
Le syndicalisme mène à tout
| Le traitre à la cause ouvrière |
Edouard Martin a une nouvelle envie, celle de "continuer le combat"
Après avoir accusé le gouvernement d'abandon de Florange, le syndicaliste récuse avoir changé de camp. "Je ne renie rien et je n'enlève rien à ce que nous avons dit et fait", a-t-il lancé sur France 2 mardi soir, prêt à recommencer.
Il avait lâché prise, appelant les ouvriers de Florange à se "tourner vers l'avenir", après la fermeture des hauts fourneaux en avril dernier, et l'annonce de la création d'un centre de recherche. Mais il a préféré ne pas participer à cette mascarade-là.
Sans états d'âme, Martin va maintenant devoir assumer les choix de l'exécutif, souligne Nadine Morano, probable tête de liste UMP dans le Grand Est.
Paradoxalement, la girouette socialiste va notamment devoir assumer "les heures supplémentaires qui ont été défiscalisées, supprimées aux ouvriers. Il faudra qu'il explique que rien n'a été fait pour Florange, qu'il défende l'abaissement du plafond du quotient familial...", a-t-elle insisté.
Première victime du nouveau combat de Martin
Cette désignation est un coup bas porté à Catherine Trautmann, 62 ans,
actuelle chef de la délégation socialiste au Parlement européen et ancien ministre de la Culture (1997-2000) de Lionel Jospin.
En début d'après-midi du samedi 16 novembre 2013, le député Philippe Bies a publié le tweet suivant:
C'est Catherine #Trautmann qui mènera la liste grand est du #PS pour les #europeennes #dnainfos #CNPS
— BIES Philippe (@PhilippeBIES) 16 Novembre 2013
— BIES Philippe (@PhilippeBIES) 16 Novembre 2013
Un mois plus tard, Paris décide de virer Trautmann, ancien député-maire de Strasbourg, au profit du meneur syndical qui, il y a sulement un an, dénonçait la " trahison" de François Hollande à propos de l’extinction programmée des deux hauts-fourneaux de Florange, mais qui est aujourd'hui présenté comme un représentant de la société civile.
