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lundi 30 janvier 2017

Primaire socialiste de Hamon à la Présidentielle: deux petits tours et puis s'en va!

"On a vu l'élection d'un premier secrétaire du PS," a estimé Raffarin, au lendemain de la primaire socialiste

Hamon a proposé à Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon de "construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable"

 sa proposition de dimanche, dès lundi matin sur BFMTV, l'écologiste rouge lui a recommandé de "s'émanciper" du PS pour se lancer avec EELV "dans la grande aventure écologiste et sociale". 
"Est-ce que Benoît Hamon va faire le nouveau François Hollande de la synthèse? (...) Et à ce moment-là, le PS qui dirige ce pays, qui a tourné le dos tous les jours à l'écologie, va le réduire, va le rabougrir et finalement ce ne sera qu'un candidat socialiste ? Ou est-ce que Benoît Hamon est prêt avec nous à la grande aventure," a-t-il interrogé.
Sur LCI, Mathieu Hanotin, le directeur de campagne de Benoît Hamon, a estimé que "le rassemblement" de la gauche s'adresse à l'électorat de gauche. "Le rassemblement c'est bien au-delà des acteurs institutionnels, politiques, qui ont fait le choix d'être candidats, ça s'adresse avant tout aux citoyens de gauche".

Christophe Castaner, député PS et soutien d'Emmanuel Macron, a expliqué sur LCI
que si certains députés socialistes souhaitent rejoindre "En Marche !" ils sont "les bienvenus" mais il n'y aura "pas de négociations, pas de négociations d'appareil, pas de promesses individuelles," a-t-il prévenu.



Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement "En Marche !" était l'invité de la matinale de LCI ce matin pour confirmer que Macron travaille au rassemblement, mais qu'il ne lance aucun appel à Benoît Hamon.

Ce lundi matin sur LCI, Christophe Caresche, député PS proche de Manuel Valls, a avoué que le tournant politique qu'implique la victoire de Benoît Hamon "pose un certain nombre de problèmes à des responsables politiques, des députés qui ont été loyaux au président de la République pendant 5 ans" et qui ne se voient pas se renier. 
Selon lui, ils sont aujourd'hui plus proches "idéologiquement" d'Emmanuel Macron que de Benoît Hamon. "Nous avons un candidat qui n’assume pas ce que le Parti socialiste a fait pendant 5 ans et prend des orientations qui n’ont jamais été discutée au sein du parti comme le revenu universel."

Un premier sondage donne Hamon derrière Macron mais devant Mélenchon

Crédité de 13 à 15% d'intention de vote, Benoît Hamon ferait mieux que le leader de la France Insoumise. 
Mais moins bien qu'Emmanuel Macron.  Devant Mélenchon et Jadot dans les intentions de vote, Hamon est plus que jamais en position de réunir la gauche derrière-lui. 

L'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls, Emmanuel Macron, qui arrive en troisième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, battrait le candidat de la droite François Fillon au second tour, selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint pour Le Figaro, RTL et LCI publié dimanche. 
Le candidat du mouvement "En marche!" l'emporterait, que ce soit face à l'ex-premier ministre (58-42) ou face à la présidente du Front national Marine Le Pen (65-35). 
Quant à lui, François Fillon l'emporterait face à la leader frontiste (60-40). Au premier tour, Marine Le Pen (25%) arriverait en tête des intentions de vote devant François Fillon (21%) et Emmanuel Macron (20%). 
Benoît Hamon, tout juste investi candidat du Parti socialiste contre Manuel Valls, est lui crédité de 13%. L'ex-ministre de l'Education devance le candidat de "La France insoumise" Jean-Luc Mélenchon (10%) et le président du MoDem François Bayrou (5%) qui n'a pas encore dit ses intentions pour l'élection. 
La présence ou l'absence du leader centriste ne changerait quasiment rien aux rapports de force: Benoît Hamon (15%), Jean-Luc Mélenchon (10%), Emmanuel Macron (21%), François Fillon (22%), et Marine Le Pen (25%). "Compte tenu des incertitudes et de l'instabilité actuelles, un second tour sans François Fillon n'est plus exclu, même si ce n'est pas le plus probable à ce stade", a déclaré Emmanuel Rivière de la Sofres. 

"Ce qui renforce la dynamique d'Emmanuel Macron, c'est surtout le 'Penelopegate'. C'est la dégringolade de François Fillon qui fait monter Emmanuel Macron, " sur des allégations concernant une pratique légale et largement répandue. 
Ainsi, le 3e personnage de l'Etat, Claude Bartolone a-t-il épousé sa salariée, attachée parlementaire à sa personne... 
Les électeurs de Marine Le Pen sont les plus sûrs de leur choix au premier tour (78%), devant ceux de François Fillon (61%), de Jean-Luc Mélenchon (56%), de Benoît Hamon (46%) et d'Emmanuel Macron (41%). 

Le sondage Kantar-Sofres-Onepoint a été réalisé en ligne les 26 et 27 février auprès d'un échantillon de 1.032 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

mercredi 23 juillet 2014

Rachida Dati refuse la manifestation pro-palestinienne dans son arrondissement

La maire du VIIe arrondissement de Paris a été informée via la presse 

Un nouveau raté de la 
concertation par la préfecture de police
L'extrême gauche pro-palestinienne appelle à manifester à travers Paris
La première magistrate de l'arrondissement traversé mercredi par les manifestants pro-pro-palestiniens n'a pas été consultée sur l'itinéraire et l'autorisation accordée sous la pression de l'extrême gauche. Le cortège doit de surcroît rejoindre la très touristique esplanade des Invalides et le site de la Tour Eiffel.

Rachida Dati ne veut pas voir de manifestants pro-palestiniens dans son arrondissement. Dans un communiqué, la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris a dénoncé l'autorisation et l'itinéraire, sans concertation. Le cortège, qui comptera plusieurs députés PS dans ses rangs, partira de la place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) et doit rejoindre l'esplanade des Invalides, à proximité de la tour Eiffel.

Lors de la conférence de presse de présentation, Alexis Bachelay et Pascal Cherki étaient présents pour soutenir le mouvement et lancer un appel. lls battront le pavé parisien demain mercredi, en compagnie de "plusieurs dizaines" de camarades socialistes, se félicitait ce mardi matin Alexis Bachelay.
Les députés Pouria Amirshahi, Karine Berger, Fanélie Carrey-Conte, Kheira Bouziane, Barbara Romagnan, Patrick Vignal, Mathieu Hanotin ou encore Razzye Hammadi et Yann Galut appellent à descendre dans la rue ce mercredi. Ils sont aussi accompagnés d'eurodéputés comme Edouard Martin ou Guillaume Balas. Tous nient le danger d'importation du conflit israëlo-palestinien en France.

"Je tiens à rappeler au gouvernement les émeutes inouïes, les dégradations, les pillages sans précédent survenus lors d'une manifestation en 2006 sur l'esplanade des Invalides", écrit Rachida Dati mardi dans un communiqué. "Ces émeutes avaient traumatisé l'ensemble de nos compatriotes, mais aussi au-delà de nos frontières", poursuit l'eurodéputée.
"Compte tenu du climat actuel de violence et des émeutes qui choquent l'ensemble des Français, je considère qu'il est irresponsable d'autoriser cette manifestation dans un délai aussi court, sans aucune concertation ni même consultation", s'indigne l'édile. Selon son entourage, Rachida Dati a été informée par la presse de l'autorisation et du trajet de la manifestation. "Les habitants et les commerçants de l'arrondissement n'ont pas plus été informés", indique un collaborateur de l'élue.

Lundi, au lendemain d'un week-end marqué par la guerilla urbaine au cours de deux manifestations pro-palestiniennes, l'ex-garde des Sceaux regrettait sur Twitter que "la France apaisée voulue par François Hollande est aujourd'hui fracturée par Manuel Valls".

Liste complète des députés co-signataires de l'appel:

Pouria AMIRSHAHI, Député des Français établis hors de France ; Guillaume BALAS, Député européen d'Île-de-France ; Alexis BACHELAY, Député des Hauts-de-Seine, Karine BERGER, Député des Hautes-Alpes ; Yves BLEIN, Député du Rhône ; Kheira BOUZIANE, Députée de la Côte-d'Or ; Fanélie CARREY-CONTE, Député de Paris ; Nathalie CHABANNE, Député des Pyrénées-Atlantiques ; Marie-Anne CHAPDELAINE, Députée de L'Ille-et-Vilaine ; Dominique CHAUVEL, Députée de Seine-Maritime ; Pascal CHERKI, Député de Paris ; Guy DELCOURT, Député du Pas-de-Calais ; Françoise DESCAMPS-CROSNIER, Députée des Yvelines ; Razzye HAMMADI, Député de Seine-Saint-Denis ; Mathieu HANOTIN, Député de Seine-Saint-Denis ; Régis JUANICO, Député de la Loire ; Chaynesse KHIROUNI, Députée de Meurthe-et-Moselle ; Arnaud LEROY, Député des Français établis hors de France ; Lucette LOUSTEAU, Députée de Lot-et-Garonne ; Edouard MARTIN, Député européen du Grand Est ; Martine MARTINEL, Députée de Haute-Garonne ; Kleber MESQUIDA, Député de l'Hérault ; Monique ORPHE, Députée de la Réunion ; Hervé PELLOIS, Député du Morbihan ; Michel POUZOL, Député de l'Essonne ; Valérie RABAULT, Députée de Tarn-et-Garonne ; Denys ROBILIARD, Député de Loir-et-Cher ; Barbara ROMAGNAN, Députée du Doubs ; Suzanne TALLARD, Députée de Charente-Maritime ; Isabelle THOMAS, Députée européenne ; Patrick VIGNAL, Député de l'Hérault ; Jean-Michel VILLAUME, Député de Haute-Saône.
Il faut s'attendre aussi à la présence de l'eurodéputé P. Le Hyaric ou du maire EELV d'arrondissement J. Boutault.

 

samedi 19 juillet 2014

Des députés PS s'indignent avec EELV de l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne

Les députés sectaires du PS donnent de la voix

Les affrontements du weekend dernier ne leur font pas peur 
Les activistes socialistes de l'Assemblée
ne condamnent pas les violences
antisémites
à Paris, le 13 juillet 2014
Six députés socialistes ont protesté vendredi contre l'interdiction d'une nouvelle manifestation pro-palestinienne samedi à Paris et ces élus pro-Hamas ont appelé le gouvernement à revenir sur cette décision consécutive à de violents affrontements à Paris, notamment des attaques de synagogue.
"Le seul camp que la France doit choisir, c'est celui de la paix. Aujourd'hui, nous refusons la décision trop hâtive du ministère de l'Intérieur et appelons le gouvernement français à lever rapidement cette interdiction de manifester", écrivent dans un communiqué les députés PS Alexis Bachelay, Yann Galutvice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Razzye Hammadi, né à Toulon d'un père algérien et d'une mère tunisienne, candidat parachuté à Montreuil et battu aux municipales 2014 avec 9,8 % des voix, Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis (9.3) battu à la municipale de Saint-Denis en 2014 et membre du courant de gauche Un Monde d'Avance fondé par Benoît Hamon, Pascal CherkiPhilippe Doucet et la sénatrice Patricia Schillinger.

A titre indicatif, Y. Galut est co-fondateur du collectif de parlementaires La Gauche Forte, cellule anti-Front national, avec Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Colette Capdevielle (Pyrénées-Atlantiques), Hugues Fourage (Vendée), Geneviève Gosselin-Fleury (Manche), Ronan Kerdraon, (Côtes-d'Armor), Jean-Pierre Maggi (Bouches-du-Rhône), etc... Ex-altermondialiste et SOS Racisme dont il sera ensuite l'avocat en soutien aux étrangers en situation irrégulière de l’église Saint-Bernard en 1996, il sera auprès de Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg lors des débats sur le PACS, militera en 2005 avec les partisans du "non" au Traité établissant une Constitution pour l'Europe et se distinguera en janvier 2013 en échangeant un baiser sur la bouche avec le député PS du Pas-de-Calais Nicolas Bays, en soutien aux manifestants en faveur du mariage pour tous...
 "Si aucun acte antisémite et raciste ne doit être toléré dans notre République, celle-ci doit se donner les moyens de les sanctionner fermement. Mais en aucun cas, elle ne doit remettre en cause une liberté fondamentale, au travers d'une mesure d'exception que nous considérons comme disproportionnée", déclarent-ils.

En déplacement dans plusieurs états africains, notamment au Niger, François Hollande a invoqué de nouveaux "risques pour l'ordre public" pour justifier cette mesure de bon sens.
Avec désinvolture, ces députés radicaux demandent "que la lumière soit faite sur les incidents survenus le 13 juillet dernier en marge de la première manifestation", devant deux synagogues parisiennes. Pour eux, "celles et ceux qui prétendent ne pas vouloir importer le conflit, en soutenant une mesure d'exception, n'obtiendront en fait que l'effet contraire".

EELV "s'insurge contre l'interdiction"

Des provocations pro-palestiniennes
avec l'approbation de l'extrême gauche
Pareillement, Europe Écologie-Les Verts "s'insurge contre l'interdiction".
Internationalistes, les Verts radicaux ajoutent que, si elle était confirmée, la France serait "le premier pays à interdire ces manifestations". "Alors qu'on peut manifester à Tel-Aviv, à Berlin ou à New York pour dénoncer l'opération militaire israélienne en Palestine, les pouvoirs publics doivent permettre que ce rassemblement puisse avoir lieu dans le calme et le respect des opinions de chacun", conclut EELV.

En vertu de la séparation des pouvoirs, le tribunal administratif de Paris a par ailleurs statué dans le sens du gouvernement...
Il a rejeté vendredi soir le recours déposé par les organisateurs d'une manifestation pro-palestienne prévue samedi et qui avait été interdite dans la journée par les autorités. 
La préfecture de police de Paris a lancé dans la soirée un "appel à respecter cet arrêté d'interdiction qui a été pris dans un souci d'apaisement des tensions".