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jeudi 3 mars 2011

La liberté d'expression défendue par Zemmour,
menacé de privation du droit de parole

Devant l'UMP, et pourquoi pas devant le PS, le Front de gauche et Europe Ecologie ?

L'éditorialiste a défendu sa vision de la liberté d'expression face aux accusations de racisme à tout va.

Récemment condamné par le 3e pouvoir pour provocation à la haine ou à la discrimination raciale, Le journaliste était reçu mercredi par l'UMP pour débattre et a été chaleureusement accueilli par des élus UMP à l'Assemblée, dont Jean-François Copé et l'organisateur Hervé Novelli, qui ont été brièvement rejoints par le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Son intervention avait par avance irrité des associations anti-racistes, telle la socialiste SOS Racisme, ou encore l’avocat Arno Klarsfeld, alors qu'il n'avait pas encore parlé des lois qui "encadrent la liberté de pensée". "Notre ami Eric Zemmour a souhaité intervenir à titre exceptionnel sur le thème de la liberté de penser et la production d'une norme de pensée qu'on qualifie souvent de pensée unique (...) sur les lois qui ont été produites au fil des ans et qui encadrent cette liberté de penser", a expliqué le secrétaire général adjoint du parti majoritaire, Hervé Novelli, avant de préciser : "Il proposera de revisiter un certain nombre de lois dites mémorielles, il fera cette contribution personnelle à ce débat".

L'intervention du journaliste-chroniqueur

Eric Zemmour a d'abord exposé en quoi il est victime d'un système judiciaire inféodé aux associations antiracistes .

Il a ensuite interpelé son auditoire sur la légitimité des associations, tels le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et la LICRA dont les intitulés vertueux parviennent à leurrer l'opinion mais ne suffisent pas à légitimer les actions. "Je me suis retrouvé bien malgré moi dans une arène médiatique, judiciaire pour une corrida endiablée où je fus un taureau plus très jeune", a ainsi exposé le journaliste.

"La liberté d'expression, c'est la liberté d'avoir tort", a-t-il clamé plus loin, revenant sur ses propos controversés sur "les noirs et les arabes."

Quelques associations qui font pression sur la justice

- le MRAP n'est pas apolitique:
il a pris part à la création d'ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), et en est membre.
Il inspire RESF (Réseau éducation sans frontières) et Migreurop, entre autres organisations des 'droits de l'homme'.
De plus,le président du MRAP,
Mouloud Aounit, est conseiller régional d'Île-de-France, élu tête de liste Alternative citoyenne sur une liste d'union avec le PCF dans la Seine-Saint-Denis.
C'est donc une organisation militante partisane qui ne peut dicter sa loi.

- la LICRA trouve son origine ( LICA, alors) dans l'assassinat perpétré par Samuel Schwartzbard le 25 mai 1926à Paris, non pas seulement parce qu'il est juif ukrainien, mais surtout parce qu'il est anarchiste et a abattu de sang froid celui qu'il juge responsable de pogroms organisés en Ukraine.
En 2002, elle a intenté, aux côtés de l'UEJF et d'Avocats sans frontières, un procès contre Daniel Mermet, journaliste à France Inter, pour avoir diffusé des propos d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, l'accusant d'« incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a alors dénoncé des « pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon », tandis que la Cour d'appel a débouté Avocats Sans Frontières en 2006, distinguant entre la responsabilité du journaliste (bien qu'il ait établi une sélection partisane) et celle des auditeurs.

- la ligue des droits de l'homme (LDH), association qui trouva son origine en 1898 dans la défense du capitaine Dreyfus, se développa au temps du Cartel des gauches, avec l'adhésion de syndicalistes membres de la CGT (Robert Lacoste, Léon Jouhaux ou Georges Buisson), mutualistes ou coopérateurs (Charles Gide, oncle de l'écrivain pacifiste), enseignants et hommes politiques de gauche.
Dans son livre "Hitler ou Staline, Le prix de la paix", Christian Jelen écrit :
« L'objet de ce livre est de décrire comment le pacifisme a aveuglé une majorité de socialistes sur le communisme et une minorité sur le nazisme. La Ligue des droits de l'Homme constituant un lieu d'observation privilégié. Pendant ces années troublées de l'entre-deux-guerres, celle-ci est un puissant centre de diffusion des idées socialistes et représente le temple de la morale et de la démocratie. Pacifistes démocrates et pacifistes radicaux s'y affrontent avec férocité croissante. Les premiers comptent sur Staline pour résister à Hitler. Les seconds voient dans Staline un danger de guerre et dans Hitler un socialiste de paix

La connivence des associations antiracistes est objective et grave
Le 22 mai 1949, le MRAP a été créé par
- la LICRA
- des membres FTP-MOI (mouvement des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée des communistes étrangers vivant en France ne faisant pas partie du PCF mais dépendants directement de Jacques Duclos !)
- et du Mouvement national contre le racisme (MNCR) lequel témoigna sur l'extermination massive des juifs déportés en Europe de l’Est, provoquant la scission entre la future LICRA et leS communistes du MRAP.
Leurs liens sont-ils cependant assez clairs et la suspicion politique qui les marque, assez nette ?

Couper les vivres aux associations antiracistes

Eric Zemmour a mis dix minutes pour alerter les élus sur l'absence de bases légitimes de la justice à décider de la culpabilité d’une parole publique.

Le chroniqueur a fait des propositions politiques à l'UMP.
"Il vous faut donc désormais débrancher tous les fils qui donnent vie au monstre. Supprimer l’action pénale pour les associations antiracistes. Pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer leurs subventions, ça ferait bien au budget de l’Etat et à la liberté", a ainsi développé Eric Zemmour.
L'éditorialiste a enfin proposé aux élus UMP de "supprimer l’incitation à la haine raciale et à la discrimination", ainsi que "les lois mémorielles", qui, selon lui, imposent des entraves à la liberté d'expression.
Elles entretiennent le mensonge historique idéologique, lié au stalinisme et illustré dans l'humanisme, le pacifisme ou l'anti-colonialisme primaires, imposé par la pensée unique travestie en 'politiquement correct', un prétexte à museler certaines vérités et à poursuivre ceux et celles qui les divulguent.

mardi 17 novembre 2009

Justice: désinformation sur la garde à vue en France

Un bâtonnier intoxique la presse; le ministère s'inscrit en faux

Le bâtonnier de Paris représente certes 21.000 avocats, mais est-il fiable pour autant ?

Il semble bien en effet que ce militant ait fait une lecture a priori et en diagonale de l'arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme dont il se réclame.

Il s'est quelque peu emballé et, à la façon de l'amère Royal à Dijon, a cherché à cadrer la ministre de la Justice qui lui filerait entre ses doigts de co-gestionnaire nostalgique. Il a donc, mais un peu vite, appelé l’ensemble de la profession à faire annuler toutes les procédures de garde à vue prises par la police. Des gardes à vue qui seraient toutes illégales, selon lui, depuis sa lecture toute personnelle de l'arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme en question.

Selon Christian Charrière-Bournazel qui s’appuie sur un arrêt du 13 octobre 2009 de la Cour européennes des Droits de l’Homme (lire ci-dessous le seul extrait rendu public du document, pour les besoins de la cause), la France ne respecterait pas les droits de la défense dès la première heure de la garde à vue.

Selon l'interprétation du bâtonnier soucieux de médiatisation, à l'instar de l'intruse Royal de Dijon, dans deux décisions, l’une rendue en novembre 2008 et l’autre le mois dernier, la Cour Européenne renforcerait considérablement les droits des gardés à vue. Selon la sélection ci-dessus de l'arrêt, elle précise que, dès qu’il est privé de liberté, un accusé doit bénéficier d’un avocat pour organiser sa défense et préparer des interrogatoires, mais sans indication ni de durée, ni des cas particuliers.
Or, la loi française permet une courte visite de l’avocat pour vérifier que son client n’est pas maltraité. Le bâtonnier regrette violemment que, pendant la garde à vue en France, l’avocat n’ait pas déjà accès au dossier de son client. Aussi, le bâtonnier de Paris juge que les gardes à vue à la française seraient illégales, au regard du droit européen.
ENTENDRE l'accusation à l'emporte pièce de Christian Charrière-Bournazel (1'53)

Le ministère aura bien du mal à faire entendre la vérité

Des avocats militants se sont déjà constitués en association pour détourner la vérité, manipuler l'opinion et faire annuler les procédures. L’une de ces associations vient de voir le jour, elle s’appelle : "Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat". La crise économique menace-t-elle à ce point la basoche qu'elle s'organise contre le chômage ?

Un porte-parole du ministère de la Justice tente de rétablir l'exactitude des faits, dans cette cacophonie déclenchée par le batonnier.

Faux, lui répond en effet Guillaume Didier
ENTENDRE (2'03") donc l'avocat de la défense... qui apporte la contradiction:
« L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme condamne la Turquie et pas la France. Une lecture attentive de cet arrêt nous montre qu’au contraire la cour semble consacrer le système français.
Cet arrêt dit qu’il faut, en règle géné
rale, que l’accès à un avocat soit consenti dès le début de la garde à vue, or c’est exactement notre système français depuis près de 10 ans maintenant puisque, lorsque vous êtes placé en garde à vue, dès le début, vous pouvez demander à vous entretenir avec un avocat. Donc n’extrapolons pas, ne faisons pas dire à la Cour européenne des droits de l’Homme ce qu’elle ne dit pas. Le système judiciaire français semble au contraire renforcé par cet arrêt.
Ayons confiance en la Cour européenne des droits de l’Homme, si elle a un message à faire passer à la Turquie ou à la France elle le dit explicitement. A aucun moment elle ne dit que l’avocat doit être présent pendant toute la durée de la garde à vue, doit avoir accès à l’intégralité du dossier. Si la cour avait voulu dire cela, elle l’aurait écrit explicitement. La cour consacre d’autant plus le
système français que quelques lignes plus loin elle précise que l’on peut exceptionnellement justifier le refus de l’accès à un avocat pour des raisons légitimes ; c’est le cas en France avec un retard de l’entretien avec l’avocat en matière de criminalité organisée ou de terrorisme.
Pour autant, dans le cadre de la réforme de la procédure pénale, Michèle Alliot-Marie réfléchit à un renforcement du rôle de l’avocat pendant la garde à vue
».

-> S'il était si fort du bon droit, le cher Maître Charriere Bournazel, bâtonnier de surcroît, aurait-il besoin de « hurler » ? Ne donne-t-il pas plutôt un curieux exemple de modération déontologique et ne contribue-t-il pas ce faisant à une illustration improbable de la sérénité légendaire de la justice.

-> Or, à son tour, il se déclare absolument « meurtri » !
Cc qui rappelle gravement le cas de Sa Cynique Majesté Royal, parasite dijonnais de l'Espoir à gauche, qui s'est posée en victime de l'anti-pou Peillon, en vente dans toutes les succursales du PS. L'avocat serait-il sous influence ?

Son plaidoyer contre la garde à vue à la française serait-il plus politique que juridique et donc biaisé ? D'ici qu'à son tour il nous fasse, au nom du ministère, le coup de la demande de pardon aux détenus, comme son inspiratrice et instigatrice...

Las ! Présumer innocente cette philippique de Christian Charrière Bournazel, indigné chronique, relèverait de la candeur.

Après tout n'a-t-il pas travaillé entre 1973 et 1978 au cabinet de l'avocat (et futur ministre) Roland Dumas ?
N'est-il pas également devenu membre du Conseil de la concurrence, le 26 avril 2001 et jusqu'en décembre 2007, par la volonté de Laurent Fabius. N'est-il pas un peu trop marqué à gauche pour que sa colère vertueuse soit parfaitement ...saine ?

Son objectivité est-elle davantage garantie par cet autre engagement ?

Christian Charrière-Bournazel a été président à la LICRA
à la fédération de Paris, de 2002 à 2008. Il en est à la fois membre du comité directeur, depuis 1987, et l'un des avocats...
Le combat de cette une association internationale contre le racisme, l'antisémitisme et toute forme de discrimination est quelque peu orienté, à en juger par son action en 2002, quand elle a intenté, aux côtés de l'UEJF et d'Avocats sans frontières, un procès contre Daniel Mermet, journaliste militant de France Inter (LIRE PaSiDupes au libellé 'Mermet D'), pour avoir diffusé des propos orientés d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, l'accusant d'« incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a alors dénoncé des « pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon », tandis que Mermet était relaxé et que la Cour d'Appel déboutait Avocats Sans Frontières en 2006, distinguant courageusement la responsabilité du journaliste de celle des auditeurs...
LIRE « La France LICRAtisée » d'Anne Kling qui y mène une enquête approfondie au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme : quelle est son origine ? quels sont réellement ses objectifs, ses méthodes, ses alliés ? Quel est le secret de son influence ? Autrement dit, comment et pourquoi la LICRA a-t-elle réussi, depuis des décennies, à soumettre sans relâche les Français à un lavage de cerveau « citoyen », sous couvert du soi-disant « antiracisme ». Entretien exclusif pour Jeune Alsace.

Le bâtonnier est-il aussi apolitique que la LICRA ?

mardi 12 mai 2009

Charlie Hebdo entre à Radio France avec Philippe Val

Jean-Luc Hees appelle un fauteur de troubles
Ca sent déjà le soufre sur la radio publique

Philippe Val rejoint Jean-Luc Hees, le nouveau président (1951, France Inter et Radio Classique) de Radio France, après 17 ans à la tête de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.
Charlie Hebdo a officialisé mardi dans un communiqué le départ de Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Philippe Val rejoint le groupe public Radio France. La décision de Philippe Val "était déjà prise à l'issue du procès des caricatures de Mahomet" en 2007 et 2008, mais "divers événements l'ont ensuite contraint à en différer l'application", précise l'hebdomadaire satirique.

La fonction à Radio France de Philippe Val n'est pas précisée dans le communiqué mais son nom circule pour prendre la direction de France Inter. Le journaliste est un proche du nouveau président du groupe, Jean-Luc Hees (ci-contre, à droite). "Val, je le connais depuis 20 ans et c'est quelqu'un avec qui je partage énormément de choses intellectuellement", a déclaré Jean-Luc Hees dans un entretien au Monde daté de mardi. "Bien sûr que l'on collaborera mais je ne sais pas à quel niveau", a dit Philippe Val au quotidien et à l'A*P (reproduction de plusieurs paragraphes par Libération et LePost).

"A Charlie Hebdo, le dessinateur et chroniqueur Charb sera le nouveau directeur de la publication et le dessinateur Riss occupera les fonctions de directeur de la rédaction, avec pour adjointe la journaliste Sylvie Coma".(A*P, Libération et LePost, et dans les mêmes termes)

En savoir plus sur Philippe Val ?

Philippe Val (né en 1952) affiche une sensibilité politique de gauche. Il participa aux galas de financement du journal Libération et collabora un temps au journal pour quelques reportages. C'est ainsi qu'il rencontra Cabu.

En 1992, il lança l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo, fondé et dirigé de 1969 à 1981 par l'équipe de feu Hara-Kiri (Georges Bernier, Delfeil de Ton, Cavanna,...). Il est l’un des actionnaires principaux de Charlie-Hebdo -- avec les dessinateurs Gébé et Cabu et le chanteur Renaud.

Ph. Val a l’expérience de la radio.

Il collabora parallèlement à divers journaux et radios dont Libération et France Inter,
d’abord chez Jean-Luc Hees, dans l’émission Synergie, puis aux côtés de son successeur, Albert Algoud dans l'émission La partie continue et de Frédéric Bonnaud dans l'émission Charivari.

En 2006-2007, il participe tous les vendredis à l'émission hebdomadaire de
José Artur et David Glaser Inoxydable sur France Inter. Depuis septembre 2007, il donne une chronique hebdomadaire dans Le Sept dix de France Inter.

Ses adversaires les plus déterminés sont ses camarades d'hier

Un bouffon? Un vendu? Un sarkozyste déguisé en contestataire? Ses ex-camarades s'interrogent...
« À l'origine engagé politiquement à gauche, Philippe Val prend progressivement au cours des années 2000 des positions idéologiques néo-libérales, néo-conservatrices, occidentalistes et islamophobes, qu'il exprime chaque semaine dans ses éditos "polémiques" de Charlie-Hebdo. Intellectuel autodidacte autoproclamé philosophe, infatué et autocrate, l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoque de nombreux conflits au sein de la rédaction et plusieurs collaborateurs sont contraints de se soumettre ou de quitter le journal. Plusieurs d'entre eux l'accusent aujourd'hui d'être un imposteur. Pro-israélien et philosémite notoire, Philippe Val se fait également une spécialité de voir des antisémites partout. Il devient parallèlement l'un des chouchous des médias et tient chronique sur plusieurs radios et chaînes de télévision, de Canal+ à iTélé en passant par France Culture et France Inter. Le petit écran fait aussi régulièrement appel au personnage lorsqu'il s'agit de diaboliser la mouvance de gauche: altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne et même Ségolène Royal qu'il qualifie de "degré zéro de la politique". »
Philippe Val abandonne un Charlie-Hebdo qu'il a en partie sabordé -- son concurrent Siné-Hebdo l'a rapidement supplanté sur le marché de la presse satirique (selon La République des Lettres) Les haineux se flattent d'anti-sémitisme, les arrogants fustigent les autodidactes et les sectaires gauchistes louent le conservatisme !

Ph. Val est souvent présenté comme un
patron de presse dirigiste et autoritaire.
Ses détracteurs contestent notamment sa direction de la rédaction, lors de plusieurs cas d'opposition ou de démission (
Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron…), voire de licenciements (par exemple l'actuelle collaboratrice du Monde diplomatique Mona Chollet). Val n'est pas François Hollande...

  • Ainsi, le 15 juillet 2008, avec l'approbation du directeur adjoint de la rédaction Bernard Maris, du rédacteur en chef Gérard Biard et du rédacteur en chef adjoint Charb), il licencie de l'hebdomadaire le caricaturiste Siné pour ses propos antisémites. Selon Wikipedia, de sensibilité anarchisante, viscéralement anticolonialiste, Siné est également profondément antisioniste: il appella à voter en 2004 pour la liste Euro-Palestine. Siné s'amusa par ailleurs de ce que « le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, [vienne] de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme avant de l’épouser », ajoutant que « dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient ».
    Plantu dessinera Val en nazi lors de l'affaire du licenciement du dessinateur antisémite mais aussi xénophobe.

  • Ce débarquement, intervenant trois semaines après une polémique entre Siné, Polac et Val au sujet de l'affaire Clearstream et du journaliste Denis Robert (qui avait reproché à Charlie Hebdo son traitement de l'affaire Clearstream, cf. plus bas) occasionne de vives protestations de nombre de personnalités d'horizons très variés comme les dessinateurs Plantu, Philippe Geluck, Willem, Vuillemin ou Tignous remettant en cause Val au-delà de sa décision.
    Val reçoit par ailleurs le soutien d'éditorialistes tant du
    Figaro que de Libération, de Bernard-Henri Lévy ou de la ministre Christine Albanel avec celui de différentes associations comme la Licra, le Crif ou l'UEJ;
  • au contraire, Willem, Delfeil de Ton (autre fondateur du journal), Carali, Barbe, Geluck, Malingrey, Pichon, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tignous (Marianne), Thouron, Tardi, Wiaz ou bien Michel Polac, défendent Siné.
    Fédérateur (!) Cavanna, autre membre historique de Charlie-hebdo, estime que « ni l’un ni l’autre n’a démérité », parlant d'une « erreur d’appréciation de Val » au sujet d'une « plaisanterie, certes dangereuse mais occasionnelle » de Siné, il ajoute que c'est "une gaminerie, une bouffée de panique. Pas de quoi fouetter un chat"...

  • Philippe Val a été accusé d'actes de censure, par exemple lorsque le dessinateur Lefred-Thouron démissionne de Charlie-Hebdo après un dessin refusé sur l'« affaire Font » impliquant Patrick Font dans une affaire de pédophilie. (dessin finalement publié la semaine suivante dans Charlie Hebdo. Chanteur depuis ses 17 ans, Val s'inspira d'auteurs agréés par l'extrême gauche (Jacques Brel, Georges Brassens et autres Léo Ferré) pour se produire dans des cabarets. De sa rencontre avec le chansonnier Patrick Font était né le duo Font et Val en 1970. Cette association artistique n'a jamais autant

    Les détracteurs de Ph. Val critiquent donc l'évolution de ses opinions politiques au fil des années qu'ils jugent parfois en contradiction avec les idéaux qu'il affichait par le passé (d'un anarchisme libertaire, frondeur et irrévérencieux à une position nettement « recentrée » et beaucoup plus conservatrice) :
    son soutien à l'intervention de l'OTAN au Kosovo, son soutien à la candidature « libéral-libertaire » de Daniel Cohn-Bendit lors des élections européenne de 1999, sa position en faveur du projet de traité constitutionnel européen en 2005, ses critiques systématiques à l'égard de l'extrême gauche (dans laquelle on le classait autrefois), son positionnement vis-à-vis de l'islamisme, son soutien aux États-Unis et à Israël.(source Wikipedia)

    Ainsi, à l’été 2007 , sa présence à deux colloques
    a particulièrement retenu l’attention des militants 'libres' de rester figés:
  • il s’est d’abord exprimé à l’université d’été des Gracques, un regroupement d’anciens hauts fonctionnaires socialistes prônant l’alliance du PS avec le centre autour de valeurs « sociales-libérales »,
  • puis à celle du MEDEF.
    Certains sectaires d’extrême-gauche ont qualifié ces deux interventions de dévoiement, et comme le signe du ralliement de Philippe Val à la « pensée unique » néo-libérale. Val s’est justifié en rétorquant que sa présence à ces deux universités d’été ne valait pas approbation des politiques défendues par leurs organisateurs (il a d’ailleurs refusé de signer le manifeste des Gracques), que « dialoguer ou débattre, ce n’est en aucun cas être complice », et que l’essence même du dialogue était de réunir deux interlocuteurs de points de vue différents. Il faudra voir ça à France Inter: ce serait une première ! Ses interventions se situaient toutefois toutes deux à contre-courant du cadre dans lequel elles ont chacune été prononcées : chez les Gracques, Val a évalué Désirdavenir Royal (la jugeant notamment « le degré zéro de la politique ») sur son flanc gauche, alors que ses hôtes se situaient clairement à la droite du PS ; chez les patrons, il a dénoncé la menace que représente selon lui les grands groupes industriels, tels Dassault (propriétaire du Figaro), Bouygues (propriétaire de TF1), Lagardère ou Bolloré pour la liberté de la presse et des media, reprochant à ses hôtes de manquer d’intérêt pour cette question et soulignant qu’ils « aim[ai]ent bien, en général, ce qui s’exprime en faveur de leurs intérêts ».

    Ses multiples apparitions médiatiques, ses fréquentations avec ce qu'il est convenu de nommer « les élites » lui valent des railleries de la part de confrères journalistes qui, d'aucuns seront touchés de l'apprendre) s'excluent donc d'eux-mêmes de l'élite (Bernard Langlois, journaliste nourri par l'ORTF, mais aujourd'hui altermondialiste et membre fondateur de l'association ATTAC, Cyran, le pro-palestinien Daniel Mermet (cf. libellé PaSiDupes), Serge Halimi, et plus généralement les journalistes associés à la critique radicale des media et de la collusion des journalistes avec le pouvoir politique. Il est régulièrement invité dans Le premier pouvoir, émission de critique des medias sur France Culture. Il a régulièrement participé à N'ayons pas peur des mots, une émission de débat contradictoire animée par Samuel Étienne sur la chaîne d'information en continu i>télé.

    Si la liberté était laissée à PaSiDupes...
  • Prenons Cyran, comme exemple de la presse libre mais non libérée.
    Pour l’état-civil, il est en fait Olivier Muller-Cyran, journaliste indépendant allemand vivant en France. Il collabora de 1991 à 2001 au journal Charlie Hebdo avant de mettre en place d'un nouveau journal alternatif: CQFD, dont le comité de rédaction est en recherche d’emploi à Marseille (où précisément on peut croiser l’assassin du Général Audran, Jean-Marc Rouillan, Action Directe, AD) et spécialisés dans la critique des confrères des media, mais aussi dans la dénonciation des violences policières et de la double peine. Il s’active aussi dans d’autres journaux, qui ont reçu son onction, tels que Le Plan B ou Acrimed. On l’a compris, Olivier Cyran est aujourd'hui l'une des principales voix obscures de la presse écrite indépendante: indépendante du pouvoir, mais esclave de l’idéologie.

  • Daniel Mermet en deux mots ?
    Cet autre journaliste objectif et indépendant encore hébergé par le service public mais qui a atteint l’âge de la retraite (1942), sauf s’il compte aller jusqu’à 70 ans, a été poursuivi par l'UEJF, la Licra et Avocats sans frontières (ASF) pour avoir diffusé, en 2002, des propos d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, ces associations l'attaquant pour « incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a dénoncé de la part de Mermet des "pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon ": ses confrères n’ont pas comme lui la liberté d’être indépendants…

    Au total, la gauche intolérante qui prône la liberté, dont la liberté d'expression, monte au créneau

  • Bousculée dans ses repères, une gauche perturbée et incertaine se radicalise, pour ne pas sombrer dans le doute.
  • Ainsi, à propos de Ph. Val, peut-on lire: « Son ancrage à gauche de l’échiquier politique n’en faisait pas, a priori, le candidat le plus logique du président de la République […] Mais voilà, on le sait, Nicolas Sarkozy aime surprendre ses amis et ses ennemis. Il y a évidemment dans la nomination de Philippe Val, par ailleurs ami de Carla Bruni-Sarkozy, comme dans celle de Jean-Luc Hees la volonté de désarmer les personnels de Radio France, classés à gauche, qui attendaient le président de la République au tournant.», selon la « théorie du zoo » développée par Challenges (Nouvel Observateur)

  • LePost, insolent et donc indépendant, est imprégné de culture, de la culture Star’Ac, à la hauteur de son public : "Si vous pensez que Philippe Val va sur France Inter tapez 1, si vous pensez qu'il va aux chiottes tapez 3", écrit-il, toujours très classe. Les altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne ne se reconnaissent plus en lui et, avec les ségoléniens, ont des comptes à régler. Respect !
    Mais pour Evene, "Philippe Val fait valser les conventions et dénonce sans retenue l'extrémisme, le conformisme et la censure en tout genre".

    Radio France va donc être envahie de convulsions et retourner à la grève plus souvent qu'à son tour: fera-t-elle mieux que la FSU ? Un record difficile à battre, mais nous pouvons faire confiance en la presse libre mais objective, respectueuse et éthique !