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vendredi 4 novembre 2011

Rue 89, patron oppresseur de dessinateurs de presse ...

Menaces sur la profession de caricaturiste : pourquoi l'indifférence ?

Des anciens de Libération mettent la liberté d'expression en danger

"Quand le dessinateur d'actualité Gaël Denhart demande à Rue89 de supprimer son blog...
Nous reproduisons in extenso ce coup de gueule contre le silence de Rue89 sur les différentes pressions que subissent certains dessinateurs de presse (Coco, Babouse, Large, Plantu, Berth, etc...) ces derniers temps (avril 2010) :

"Soyons francs [ça commence mal !], le marché de la caricature bat son plein, et on n'a pas trop à se plaindre. Même si Internet porte préjudice aux supports de presse -et nivelle parfois le genre par le bas- [modeste, avec ça...], nous n'avons jamais été aussi bien diffusés.

Néanmoins, derrière chaque dessin, se cache un auteur qui -contrairement aux idées reçues- n'a pas forcément un gros nez rouge qui clignote, et ne passe pas non plus ses journées à essayer ses nouvelles blagues sur ses futurs ex-amis.

Non, le dessinateur de presse est un être humain comme les autres [il fallait le préciser], il a une vie propre [sans faire de généralité sur sa face politique] (quand il se lave) , il se nourrit (peu), et il lui arrive même parfois d'avoir une vie de famille, voire privée dans certains cas. [jusque-là, rien qui les distingue du vulgum pecus, hormis arrogance et mépris]

Si l'art du dessin de presse [comme le tatouage] n'est pas aisé [ça va mieux à France Télécom-Orange ?], et requiert une abnégation sans faille quant aux velléités de certains à vouloir acquérir un écran plat, cela n'en reste pas moins un métier. [pas plus sot -ni utile- que d'autres, même s'il ne crée pas de richesse en temps de crise...]

La presse satirique est une tradition en France. [l'humour britannique ne l'est pas moins outre-manche, tout bien considéré: encore une remarque inutile, donc] Depuis la chute de l'Empire de Napoléon à nos jours, elle fut même parfois -en période de censure gouvernementale- la seule et véritable vox populi. [les urnes tendues à la masse ne comptent pas pour notre élite auto-proclamée qui parle latin couramment]

Et si des grands noms de l'art ont parfois collaboré, à leurs risques et périls et sous divers pseudonymes, à de nombreuses revues pour rendre compte de la rumeur publique (qui -soyons honnêtes- [ça fait deux fois: ça devient suspect, non?] passait de " bouffeurs de curés et antimilitaristes convaincus " à " dreyfusards " au gré des différents contextes politiques de l'époque) [il balance grave, mais c'est pour la bonne cause de la défunte "objectivité" de la presse], ce droit à la caricature, acquis de haute lutte, est aussi le digne héritage d'une France libre de penser, de critiquer, de rire aussi. [franchouillard, le garçon: va-t-il virer identitaire, au gré du "contexte politique de l'époque" ?]

Je pense qu'il est inutile d'épiloguer sur l'utilité -ou non- du droit à la satire dans une démocratie, c'est un autre débat, ce rappel de mémoire n'étant là que pour mieux illustrer le dévouement et l'altruisme qui caractérisent cette profession. [vite, la retraite anticipée pour pénibilité au travail !]


La caricature de bon aloi a de beaux jours devant elle"

Si aujourd'hui, l'autocensure reste à elle seule l'unique et vrai danger contre la liberté d'expression des caricaturistes et autres dessinateurs de presse, elle ne vient pas de nulle part non plus. A force de vouloir lisser, rendre politiquement correct, édulcorer -par peur des procès aussi sans doute-, commercialiser… beaucoup de journaux sont, par leurs choix éditoriaux, devenus responsables de cette déliquescence de l'effronterie et de l'irrévérence. [voire du respect]

A force de ne publier que les dessins les plus consensuels, l'auteur s'est vu contraint de s'aligner sur la normalisation ambiante des rédactions, et il est devenu de plus en plus difficile pour les auteurs de pouvoir trouver des supports libres et indépendants sur lesquels s'exprimer, sans être obligé de formater son travail. La multiplication des blogs persos n'y est pas complètement étrangère non plus, ce n'en est qu'un des symptômes.

Néanmoins, le contexte actuel et l'engouement du public pour la caricature et la satire ont donné l'opportunité à de nombreux artistes, toutes disciplines confondues, de donner libre cours à leurs élucubrations salvatrices et salutaires. Des Guignols à Guillon [sic], la caricature et le cynisme de bon aloi ont encore de beaux jours devant eux, tant qu'on sait rester à sa place, et qu'on ne sort pas trop de la case qui nous a été imposée.

Les journaux d'information, papiers et Web, ne s'y sont pas trompés. Rares sont les supports de presse qui n'ont pas leur rubrique " Notre dessin du mois ", ou " Le regard de … " Si cela répond à une réelle attente du public, et son succès l'atteste, l'art de la caricature reste soumis aux exigences du marché, et l'auteur se voit souvent forcé de travailler pour plusieurs magazines en même temps s'il veut pouvoir en vivre, et avoir une chance de placer ses dessins sans forcément être obligé de " vendre son cul " à chaque fois. [un retour à l'art rupestre s'ouvre à lui...]

Mais cette multiplicité des supports a fait disparaître la solidarité inter-rédactionnelle qui existait entre les auteurs et les rédactions, car si le dessinateur de presse est « protégé » juridiquement par son directeur de publication, il se retrouve de plus en plus isolé de part sa précarité d'intérimaire de la presse.

Il y a peu de temps, le dessinateur Large a reçu des menaces téléphoniques suite à la publication d'une note, sur le site de DAX Horizon, vitrine Internet de la cellule UMP Daxoise, appelant à un " devoir de réserve " pour les dessinateurs de presse, allant même jusqu'à préconiser quelques " coups de bâtons ". Et de publier une photo du jeune homme afin de mieux procéder à son identification.[les fonctionnaires de La Poste étaient supposés afficher leur nom et le port du voile dans l'espace public est stigmatisé par les media laïcs]

" Un dessinateur gauchiste de chez Siné "

Par la suite, c'est le dessinateur Berth (ci-contre), qui a eu droit à sa petite cabale personelle via Riposte-catholique, qui est même allé jusqu'à reprocher au journal Mon Quotidien (journal destiné aux enfants) d'embaucher un " dessinateur gauchiste de chez Siné ", avec lettre type de désabonnement à télécharger sur leur site. L'émission des Infiltrés sur ces intégristes fachos a pourtant eu droit à son petit papier sur la Rue, pas Berth.

Puis il y a eu Babouse qui, suite à un gag sur la candidate voilée du NPA, s'est vu lui aussi menacé par les copains militants de Besancenot, Coco, fustigé par la droite catholique suisse, et j'en passe. Des infos peu (ou pas) relayées par les médias, et sans qu'aucun responsable politique de ces partis et autres groupuscules ne viennent à rappeler à l'ordre leurs militants zélés. La liste d'exemples s'allongent de jours en jours, mais on laisse faire, on laisse dire…

Et il est là le problème aujourd'hui. Non seulement le droit à la caricature est clairement remis en cause, mais le manque de solidarité et de relais d'information sur ces épiphénomènes suscitent quelques interrogations au sein de la profession.

Non pas que les caricaturistes se plaignent de susciter des réactions -c'est le but-, mais ces dérives réactionnaires ne trouvent aucun écho contradictoire de la part de ceux qui profitent allégrement de la production journalière des dessinateurs de presse.

Le participatif a laissé la place à des concours de bites


Pourtant, Rue89, comme beaucoup d'autres, bénéficie du travail bénévole de ces auteurs, et ce au quotidien.


Malgré nos nombreux mails, et signaux d'alerte, vous n'avez pas daigné y donner suite, pas plus que d'en parler, préférant nous balancer des sujets plus polémiques susceptibles de raviver un peu plus les batailles entre vieux gauchos aigris et décatis, et petits nazillons en goguette qui monopolisent cet espace d'expression.

L'aspect participatif a laissé la place à de futiles concours de bites. Rien d'étonnant à ce que certains soient lassés par vos choix de sujets, et à plus forte raison lorsque ceux-ci obscurcissent une réelle réflexion sur ce que doit être la liberté d'expression en France, et les dérives qui en découlent.

Aussi, je mets mon blog en grève, par solidarité vis-à-vis de mes collègues mais aussi pour que le message soit visible et relayé. J'aimerais que vous publiez cette bafouille, cette explication je la dois à vous, mais aussi aux lecteurs, sans qui rien ne serait possible".

Gaël Denhart

dimanche 23 janvier 2011

Alévêque vs.Zidane: tacle ou insulte ?

Alévêque et le foot: à pute, pute et demie

Christophe Alévêque est-il un humoriste ?

Dans un entretien au mensuel Sportmag, Christophe Alévêque est "très sévère, voire violent", selon France Info, qui se disqualifie pour son indulgence en parlant aussi de simple 'tacle' à Zinedine Zidane. Certes, on le sait, sa mission de service public ne se limite plus à l'insolence partisane et la castagne politique est entrée dans son jeu. A peine les titulaires de l'agression verbale, Stéphane Guillon et Didier Porte, ont-ils été envoyés à la douche, que, sur le banc de touche, les remplaçants cherchent à se faire remarquer de leur entraîneur, Monsieur Buzz. Les uns et les autres prennent pour viriles les invectives éructées dans l'obscurité moite d'un studio gardé, mais se comportent en vérité comme des pré-ados boutonneux sous le préau de la communale.

Christophe Alévêque a-t-il plus de la moitié d'un demi neurone ?

Le regard mort de l'individu jette le doute.
La veulerie de l'attitude confirme qu'il ne faut pas attendre que l'intelligence jaillisse d'une étincelle de ce regard, puisque toute la part d'humanité suinte par la bouche baveuse et tordue. Cheveu sec et dressé, Alévêque s'est tourné vers un confrère plutôt que de faire face à l'intéressé pour qualifier l’ancien numéro 10 des Bleus de "panneau publicitaire" et même de ..."pute" ! Depuis le Mondial en Afrique du Sud, il faut manquer du plus élémentaire respect envers les travailleurs, et ces travailleuses en particulier, pour les comparer à un Bleu, à moins que d'en être une soi-même.

Alévêque semble en effet bien connaître le milieu
Il oppose Zidane à "des mecs comme Platini et Cantona [qui] prouvent qu’un footballeur peut avoir plus de deux neurones", selon lui. Il doit donc avoir aujourd'hui les adducteurs traumatisés, à défaut des neurones, car une sélection aussi hétéroclite réclame un grand écart. Les trois ex-joueurs jouent certes sur la même pelouse de l'argent, mais n'observent pas les mêmes règles.
Que nous importerait en fait que le comique accorde son estime à certaines anciennes gloires de l’Equipe de France et la refuse à Zidane, si son jugement avait une quelconque importance pour le football, le spectacle ou la politique. C'est un peu comme si pesait l'avis du socialiste Guy Birenbaum. Et puisqu'à chaque prise de parole l'un et l'autre nous indignent par la profondeur épidermique de leur réflexion à deux balles neurones, que pouvions-nous espérer ?
Encore aurait-il fallu que le bouffon en eût deux lui-même pour affirmer, d'homme à homme, que Zidane "est un panneau publicitaire qui a trois neurones, qui nous a fait perdre la Coupe du monde 2006. Qui, maintenant, profite de son image à outrance". S'il en avait en effet, Alévêque aurait prononcé son accusation les yeux dans les yeux, au risque de se prendre un coup de boule, pour solde de tout compte.

La violence d'Alévêque est inouïe, mais laisse ce faux-cul de Bruno Roger-Petit hésitant 'une journée entière' !
Le collaborateur malsain du site pitoyable n'ose écrire le mot 'pute' en toute lettre mais le touche-pipi cite pourtant Alévêque plus complètement pour Sport24: " Des mecs comme Platini et Cantona prouvent qu'un footballeur peut avoir plus de deux neurones (...) L'exception c'est Zidane, qui est con comme une b...' (NDLR : censuré par mes soins)" [c'est-à-dire les siens ! A noter au passage que ce n'est pas ce que Zahia attend de Ribéry...]
L'analyse du journaliste moralisateur répète avec délectation et condamne: "L'injure est inacceptable. On ne traite pas les gens de "P..." ou de "con comme une b..." de cette façon [mais de quelle autre, alors ?](pénalement répréhensible du reste). Désolé de rappeler cette évidence. On notera également l'aspect contradictoire de la chose : au nom de l'idée qu'il se fait de la morale et de l'éducation des "jeunes de banlieue", Alévêque manie l'injure la plus nulle et la plus lamentable, sans se rendre compte qu'il déssert lui-même son propos en offrant l'image de ce qu'il ne convient pas de faire, et pas seulement aux seuls "jeunes de banlieue". Pathétique."


Et, non sans perversité, l'hypocrite y revient et accable le bouffon de la gauche, frère d'Alexandra Alévêque, journaliste de M6 (66 Minutes). L'un en sectaire ordurier, et l'autre en retardé sexuel incohérent, font la paire et répugnent également. Roger-Petit ne nous laisse en effet rien ignorer des propos de l'immonde Alévêque qui souhaite la mort de Zidane: "J'espère que les 11 millions qu'il a pris, il a les a donnés à une association, sinon c'est un scandale. Ce n'est pas son coup d'essai, il en a fait d'autres. Ambassadeur de Danone... Qu'il crève dans le yaourt ! "
Loin de nous, l'approbation de quelque violence que ce soit, pas même verbale.

Lorsque la violence est augmentée de
vulgarité et atteint à l'insulte, elle doit être non seulement stigmatisée, mais sanctionnée.
Or, Alévêque profite de son statut d'humoriste pour ironiser sur le statut d’icône de l’ancien meneur de jeu des Bleus. Comment peut-on, petit comique de l'heure, mettre en balance son insignifiance avec la réputation d'un joueur que "le monde entier nous envie" - autant que notre système éducatif - ou d'un Eric Cantona vendu à un club virtuel new-yorkais, et menacer l'hexagone de sa dérisoire disparition. "Si lui [Zidane], c’est une icône, moi je baisse les bras, je rends les armes, mon tablier et je vais sur une île déserte." Quelle perte ! Pareillement, nous avons risqué de ne plus jamais entendre Noah non plus...

La réussite et l'argent font des envieux
L’image publicitaire de Zidane agace le médiocre Alévêque qui vitupère: " C’est une forme de prostitution. Ce mec est une pute ! (...) Ce qu’il fait, c’est toujours en fonction de son nombril. C’est écœurant." Les gauchistes ne peuvent-ils donc pas exprimer le sentiment général en des termes choisis ? (lien PaSiDupes) L'insulte est écoeurante, comme l'est le mépris de son auteur, mais, puisqu'en l'occurence Alévêque 'salit' la gauche, sans que Mme Brochen-Aubry soit au courant, devons-nous donc solliciter de Sa Cynique Majesté Royal un pardon pour Alévêque, puisqu'elle le dépasse d'un neurone, sans donc jamais trouver non plus les moyens de la nuance ?

Eric Cantona, en revanche, n'a rien d'une pute.
Le grain de sable du système bancaire français (lien PaSiDupes). Alévêque se défend d'avoir une quelconque morale et approuve donc que le camarade Canto, si odieux soit-il, accède à un trône doré.

Eric Cantona est le nouveau directeur sportif des New York Cosmos, club disparu de la Major League Soccer.
Le dernier emploi fictif du gauchiste: faire renaître les Cosmos, quintuple champion des Etats-Unis des années 80, de leurs cendres. La mise en scène marketing imaginée par le club pour l’arrivée de Canto n'indigne pas Alévêque. Toute virtuelle que soit l'équipe, son directeur et elle ont pourtant bénéficié d'un coup de pub onéreux en 17 secondes de spot viral et à grand renfort de visuels. Présenté sur son trône et cigare à la bouche, le trotskiste suscite l'admiration du misérable comique. Cette semaine, Eric Cantona a même envahi Time Square, sanctuaire de la publicité capitaliste. C'est ce qu'Alévêque soumet à notre dévotion.

Alévêque donne raison aux tristes sires Plantu et Mélenchon
Aveuglé par le populisme du microcosme politiquement correct qu'il représente dans ce qu'il a de meilleur (lire PaSiDupes: Plantu assimile Marine Le Pen à Mélenchon, ...et inversement !), le drôle exprime des avis supérieurs sur tout et tente de nous imposer son opinion sur Zidane en des termes inadmissibles: "Il avait des qualités de footballeur exceptionnelles, mais moi ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. L’image qu’il véhicule pour les jeunes de banlieue... Il ne fait rien, il prend du fric. Il n’a aucun avis sur rien, ne prend aucune position sur rien. C’est un mec totalement lisse qui ne veut se mettre personne à dos pour récupérer un maximum de pognon."

La différence avec Cantona ? Le joueur délocalisé est "un mec totalement brut de décoffrage qui veut se mettre tout le monde à dos pour récupérer un maximum de pognon".

Faillite du modèle que propose Alévêque

L’image que Canto "véhicule pour les jeunes de banlieue" a les faveurs du mauvais drôle. Nicolas Anelka, selon L’Equipe, traite son entraîneur national de « fils de pute » à la mi-temps de France-Mexique. William Gallas adresse des doigts d’honneur aux journalistes que par ailleurs Mélenchon, candidat du Front de gauche, insulte. Les Bleus de la diversité respectable jouent les caïds avec leurs coéquipiers, qui ont peur de croiser leurs regards et de se prendre une claque, à l'instar de Ribéry, ici à La Mecque pour la grande lessive de ses impuretés. Zidane exploite le filon qu'il a ouvert et reçoit en pleine face les rots d'Alévêque. Par respect des jeunes filles opprimées des banlieues et des femmes des quartiers et d'ailleurs, le neurone égaré passe les rapports tarifés de Bilal Yusuf Mohammed Ribéry et de Zahia Dehar sous silence.

Alors que l'Europe souffre de la crise mondiale les salaires, les montants de transferts explosent et les Français vertueux s'insultent.
Raymond Goethals donne une idée de l'ego d'un footballeur: " Un jour, alors que je lui annonçai qu'il était remplaçant, Cantona m'a dit : 'On ne met pas Canto sur le banc !"

Me Brusa a précisé qu'il comptait porter plainte pour injure publique au parquet de Paris.

Selon son avocat, Me Brusa, Zinedine Zidane considère que les propos rapportés par Sportmag, qui ont "fait l'objet d'une très large diffusion médiatique", en particulier sur la toile, "portent atteinte à son honneur, sa dignité, sa probité, sa réputation d'homme et de personne publique ainsi qu'à ceux de sa famille".
Le champion du monde 1998 "a pris la décision de mettre en oeuvre toutes voies de droit, tant sur le plan civil que pénal, afin de sanctionner ceux qui ont tenu ces propos ou les ont diffusés, et obtenir la juste réparation des préjudices subis", dit encore Me Brusa dans son communiqué.

Son employeur doublera-til le salaire d'Alévêque pour la bonne image qu'il en donne ?

Ce comique rebelle a travaillé pour les hebdomadaires satiriques Siné Hebdo et Charlie Hebdo, depuis en faillite (lien PaSiDupes), comme Bakchich : la sanction des Français ne tarde guère, lorsqu'ils sont en capacité de refuser leur soutien (lire PaSiDupes: Alévêque entarté à Avignon en 2007). Seuls LePost, le site d'informations copiées-collées pour illettrés, et France 2, la chaîne de télévision noyautée par le SNJ, ont résisté à sa collaboration.

Au nom de la diversité, le site défavorisé du journal Le Monde prend le parti du nanti 'Zizou' contre le comique rebelle: "Quand des humoristes n’ont plus d’humour". Et au nom de la gauche 'abîmée', il fait amende honorable pour son grand frère qui emploie Plantu et censure l'amalgame de l'audacieux: "Plantu s'est planté !" La gauche est bien bourgeoise et conventionnelle...

Le très cohérent comique gaucho vit désormais avec la gagnante d'une émission de télé-réalité
, Nice people en 2003, produite par Endemol sur ...TF1. L'apparition de Serena Reinaldi dans les Bronzés 3 n'a en revanche laissé aucun souvenir. Ils ont aussi partagé la scène de la Gaîté-Montparnasse (Théâtres parisiens associés, 50 théâtres privés) cinq semaines 2010 pour Ciao Amore.
Depuis, les Frère Taloche ont pris leur suite.
Il y en a qui se sont perdues !

vendredi 10 décembre 2010

Siné fait condamner Charlie Hebdo

L'humoriste se met 40 000 euros dans la poche





Siné n'a pas fini de 'doigter'
ses anciens camarades de Charlie Hebdo


Siné: ni retraite à 60 ans, ni pénibilité

A la tête de son propre hebdo depuis septembre 2008, Maurice Sinet, dit Siné, le caricaturiste, retrouve une soudaine verdeur à 82 ans: pas question de retraite. Dans le métier, la pénibilité, c'est Siné.

Le 2 juillet 2008, Siné écrivit dans Charlie Hebdo une chronique basée sur une information donnée par Patrick Gaubert, président de la LICRA, au journal Libération. Elle fut dénoncée comme « antisémite » par Claude Askolovitch et son auteur fut renvoyé de la rédaction du journal par Philippe Val afin d'« éviter un procès » au magazine. Lien PaSiDupes vers la condamnation de Patrick Gaubert pour diffamation

Aperçu des péripéties judiciaires

Siné fut d'abord cité à comparaître le 9 septembre 2008 devant la 6e chambre correctionnelle (presse) du Tribunal de Grande Instance de Lyon par la LICRA pour « incitation à la haine raciale ». L'audience sur le fond fut alors fixée au 29 janvier 2009, mais elle se tint finalement les 27 et 28 janvier 2009.
Lien PaSiDupes

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En 10 septembre 2008, Siné lancera Siné hebdo, le bien nommé, puisqu'il placera sa femme Catherine au poste de rédactrice en chef. Les actionnaires en sont Siné, sa femme, Guy Bedos, Michel Onfray et un ami anonyme (!) du couple Sinet, ainsi que l'Association des Mal Elevés.

D'après Siné, « ce sera un journal d'humour, libertaire, ce qu'aurait dû être Charlie s'il était resté dans la tradition initiale », « un canard qui ne respectera rien » et « qui chiera tranquillement dans la colle et les bégonias sans se soucier des foudres et des inimitiés de tous les emmerdeurs ».
Parmi les collaborateurs se trouvent Guy Bedos, Philippe Geluck, Christophe Alévêque, Jackie Berroyer, Benoît Delépine, Isabelle Alonso, Denis Robert, Michel Onfray, Delfeil de Ton... Mais il ne suffit pas de « faire chier » pour intéresser, et faute d'audience, le journal s'est arrêté le 28 avril 2010.
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Le 24 février 2009, il fut relaxé à Lyon
, les juges considérant que Siné avait usé de son droit à la satire. Le juge a une préférence pour la satire scatologique.

Or, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris vient tout juste de condamner les Editions Rotatives, société éditrice de Charlie Hebdo, à lui verser 40 000 euros de dommages et intérêts. En prime, le journal devra publier en Une le communiqué judiciaire sur un bandeau de 15 cm.

Le TGI prend fait et cause pour Siné


  • Le jugement du TGI est double
    D'une part, il a estimé que la rupture du contrat du dessinateur, licencié le 16 juillet 2008, était abusive, et, d'autre part, que les accusations d'antisémitismes proférées à son endroit par le directeur de la publication de l'époque, Philippe Val, ne sont pas fondées.
    "Il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant", a jugé le Tribunal, qui précise en outre qu'"il ne pouvait être demandé à Siné de signer et faire paraître une lettre d'excuse", comme l'avait réclamé Val.
    Enfin, Charlie Hebdo avait commis l'erreur de signifier à Siné son licenciement avant de lui avoir envoyé une lettre de rupture.

    Le TGI règle des les comptes
    Le préjudice économique de Siné a donc été estimé à 20 000 euros, auxquels s'ajoute le préjudice moral : "la médiatisation de la rupture et le caractère humiliant de son annonce apprise en même temps que les lecteurs par la publication du numéro du 16 juillet 2008, ont causé à Siné un préjudice moral qu'il convient d'indemniser en lui allouant la somme de 20 000 euros".
  • Charlie devra publier le communiqué sur sa Une sous peine de 2000 euros d'astreinte par numéro : "Par jugement du 30 novembre 2010, le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet, dit Siné, la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008".

    Siné renonce au « parachute doré »

    Siné n'est certes pas perdant, mais il évaluait néanmoins sa souffrance à 148 000 euros.

    Pour plus d'équité, il convient de rappeler que, dans un entretien accordé à Fluctuat en novembre 2009, l'élégant Siné insultait Philippe Val :
    "Lui, apparemment, c'est vraiment un sale type qui va faire un sale boulot. Et il va continuer en plus, il a été nommé pour ça. Il va faire le ménage à France Inter. Déjà on s'était aperçu qu'il avait été catapulté par Sarko, mais on va vraiment avoir la preuve. Tout le monde serre les fesses (...) Je serais pas rassuré à la place de Guillon, les mecs qui bossent sur Inter j'ai bien l'impression qu'ils vont sauter cette année. Ils finiront pas l'année 2010."

    Stéphane Guillon et Didier Porte, des types bien, sous tous rapports, comme Siné …
    Farouchement anticlérical, antisioniste et anticolonialiste, l'humoriste est de sensibilité anarchisante. Ainsi appella-t-il en 2004 à voter pour la liste Euro-Palestine. Agressif dans ses dessins comme dans la vie, on imagine mal qu'il milite pour la non-violence.
    Il n'est pas responsable des actes de son père naturel, Laurent Versy, ferronnier d'art condamné plusieurs années aux travaux forcés, mais si son parcours contribue à sa haine de l'État, de la police et de la justice, celle-ci ne la lui rend pas !

  • dimanche 12 septembre 2010

    La presse internationale de gauche rétrécit Sarkozy

    Les Anglais se coalisent avec l'opposition française

    Les media croient-ils ce qu'ils disent ?

    Mais surtout, ce qu'ils écrivent est-il la vérité ?
    Et est-ce ce que nous pouvons constater?
    Les media colllaborateurs de l'opposition
    et ses dénonciations 'politiquement correctes'

    L'ennemi de l'intérieur
    L'inélégance de l'être

    Marianne
    L'ex-hebdomadaire de J.-F. Kahn, soutien de Bayrou à la présidentielle de 2007,avait ayyaqué fort, créant une polémique sur les manières douteuses de la presse partisane.
    Depuis, les media de gauche se sont laissés aller à tous les excès, comme le montrent leurs couvertures. Voici un florilège de la dégradation qui s'y est opérée parmi les éigris du suffrage majoritaire.

    Le Point: juin et juillet 2007
    Alignement du Point sur la majorité de ses confrères

    Le faux-semblant de la question rhétorique systématique sauve encore les apparences et peut laisser au client l'illusion du respect de son libre-arbitre.


    La liberté d'expression autorise à détourner des couvertures de presse sur le net
    Est-ce l'oeuvre d'un opposant de base ou celle d'un journaliste 'créatif' de Marianne ?
    Toujours est-il que l'internaute ne sait plus si le 'fake' ne serait pas l'original. Objectif atteint.



    Qui

    est

    le voyou

    de la presse ?




    L'hebdomadaire Marianne fait sur Sarkozy une fixation révélatrice de l'état de la presse française.


    Tous les registres sont porteurs vendeurs:

    l'insulte, le soupçon et la rumeur
    mais aussi
    l'ironie.

    Reste que que les satisfactions narcissiques dont se repaît Marianne sont régressives, pour ses journalistes et la presse, en général.
    Derrière ses airs compassés, François Bayrou approuve-t-il ces procédés qui portent atteinte à la fonction présidentielle. Tout porte à le penser, puisque rien ne change et que Marianne continue à se faire plaisir au détriment de l'information et de ses lecteurs.

    Et ses alliés de l'internationale socialiste
    La petitesse des imitateurs solidaires

    The Economist
    "Messieurs les Anglais, tirez les premiers !"
    L'hebdomadaire britannique a conservé sa détestation de Napoléon et des Français et sa volonté de vengeance reste intacte. Tout est bon, même les attaques sur le physique, singulièrement lorsqu'on manque d'arguments sur le fond.
    A noter la reprise de la couverture du Point ci-dessus par l' 'ennemi héréditaire': puisque les Français les y encouragent, ils ne se privent pas cette semaine de brocarder Nicolas Bonaparte...
    En août, la gauche battait déjà le rappel de la presse militante internationale.

    Le 6 août, Rue89 proclamait: "
    'Xénophobie' : l'édito du New York Times contre Sarkozy': le signal était donné.

    Libération n'a pas manqué de pousser la presse anglo-saxonne qui se permettait outrances et amalgames.

    Le 18 août, le Nouvel Observateur titra: "Pour le Times, Sarkozy ravive "les souvenirs de la Gestapo ..." Ni plus, ni moins.

    La presse se déchire pourtant sur le dos de la droite

    Fair play de sectaires, Charlie Hebdo stigmatise la presse.
    "Le Nouvel Observateur
    peut bien sacrifier à la tendance médiatique,
    Charlie Hebdo n'en a pas assez et s'en prend à son détracteur...
    Une fixation s’attarde à une phase déterminée du développement psycho-sexuel et Siné Hebdo n'est pas fait pour redorer l'image de Marianne !

    La haine est lucrative

    Mediapart
    clame le 10 septembre:
    "Sarko t'es foutu, la presse anglophone t'a sur sa Une"
    "La lune de miel du président français avec la presse anglo-saxonne est terminée. Deux des plus importants médias dans le monde, le New York Times et The Economist, tirent au canon sur Sarkozy, plombant son image internationale."

    Pour en savoir plus long, il faut cracher au bassinnet du trotskiste Edwy Plenel !
    Occupé avec l'affaire Bettencourt à faire fructifier les "révélations" très probablement achetées à l'ex-comptable de la propriétaire de L'Oréal au profit de son site marchand d'information, Mediapart n'avait pas encore exploité la presse anglo-saxonne sur les Rom. Il récupère cette semaine son arriéré du mois d'août pour le recycler, l'exploiter et le revendre à son électorat de nantis.

    vendredi 30 avril 2010

    Affaire Ribéry: "Le maillot des Bleus ne peut être porté par un mis en examen"

    Zahia, la mascotte de l'équipe de France, laisse des bleus aux Bleus
    La secrétaire d'Etat aux Sports prend position sur l'affaire de proxénétisme présumé

    Deux membres de l'équipe de France de football, dont Franck Ribéry (au centre), outre Karim Benzema (à gauche) et Sidney Govou (à droite) ont en effet été entendus comme témoins dans le cadre d'une affaire de proxénétisme sur mineure.

    Rama Yade s'est exprimée sur les affaires de mœurs dans lesquelles seraient impliqués plusieurs joueurs de l'équipe de France
    La secrétaire d'Etat aux Sports a déclaré jeudi à l'antenne de Canal+ : "le maillot de l'équipe de France est sacré et ne peut être porté par un mis en examen, si jamais monsieur Ribéry est mis en examen". En somme, si les soupçons sont fondés, Franck Ribéry ne doit pas être sélectionné.
    Les avis divergent

    Avec Cohn-Bendit, ils onze-vergent
    Le député européen et chef de file d'Europe Ecologie a relativisé vendredi cette affaire, affirmant qu'"on sait depuis longtemps que les footballeurs vont au bordel". Ainsi sur Europe 1, évoquait-il des faits similaires ayant concerné "l'équipe d'Allemagne au Mexique". Selon ce témoin de moralité (lire PaSiDupes: lien 1: pédophilie et lien 2: stupéfiants), les joueurs français "ne savaient pas "que Zahia, la jeune femme au coeur du scandale, était mineure", tombée du nid. Puisqu'il vit dans l'intimité des Bleus et sait tout sur tout, il se croit autorisé à faire pression sur le juge: "S'ils ne le savaient pas, ils ne seront pas condamnés", a-t-il décidé. Invité à en dire plus, l'eurodéputé a fini par s'exclamer : "mais j'en sais rien moi, j'étais pas au bordel avec eux enfin!". Ce qui résume le personnage et jette une ombre suspecte sur ses avis éclairés.

    Plus sérieusement
    Rama Yade a ajouté que Zahia Dehar, la jeune femme au coeur du scandale, "n'est pas très âgée" et que ce n'était "pas une affaire drôle". La petite demoiselle soutient dans un entretien à Paris Match que les joueurs concernés ignoraient qu'elle était mineure au moment des faits. (Lire : Zahia : Je n'avais jamais dit que j'étais mineure)
    "Je suis un joli cadeau, non ?" Ainsi va le quotidien de certains footballeurs, des soirées branchées, des "amis d'amis" au carnet d'adresses douteux et, comme cadeau d'anniversaire, des "escort girls" pour une nuit dans un hôtel de luxe.
    Or, les conseils de ce joueur marié croient bon de d'affirmer pour sa défense que la mineure était son cadeau d'anniversaire... Et qu'en pense les féministes de tout poil ?

    De la tendresse à revendre?

    Roselyne Bachelot est sur la longueur d'onde de Rama Yade
    " Je pense qu'un joueur ne peut pas porter le maillot de l'équipe de France s'il est mis en examen mais ce n'est pas le cas pour l'instant. Je n'ai pas de conseil à donner à Raymond Domenech, mais je n'intégrerais pas dans l'équipe un joueur mis en examen."

    VOIR et ENTENDRE le produit en vente libre sur le marché

    Quelques réactions qui tardent

    Tout s'achète, si ce n'est McDo ou Coca Cola

    Outre les anticléricaux et autres libres penseurs, certains ne polémiquent pas autant qu'on le croit. Dans le microcosme vigilant mais borgne, les frasques extra-conjugales ont la faveur de l'opposition:

    Une pub qui dérange

    =>
    Les chiennes de garde
    Isabelle Alonso n'a-t-elle plus ses entrées dans les media ? Chroniqueuse à l'hebdomadaire Siné Hebdo, qui est en faillite et dont le dernier numéro a paru le 28 avril 2010, elle a dégagé un peu de temps libre...
    La même pub, revue et corrigée
    ah mais !


    => SOS Sexisme parce que Zahia jouit de la libre disposition de son corps et de sa pleine autonomie financière. => Femmes Sous Lois Musulmanes (Women Living Under Muslim Laws, WLUML) soutient toutes les femmes dont l'existence est régie et conditionnée par des lois et coutumes censées être dérivées de l'Islam. Or, il est vrai, Mlle Dehar ne porte pas le niqab et a la jouissance complète et sans entraves de son champ visuel. Elle n'est soumise à aucun mari ni souteneur.

    => Le Nid (mouvement de lutte contre la prostitution et membre du CCFD) parce que la petite Zahia est maintenant majeure et vaccinée.

    Faut-il rouvrir les maison closes ?
    Pas d'hypocrisie: tenue de ville et tenue d'intérieur

    Une question brûlante qui laisse froid Mélenchon...
    Lire les articles de PaSiDupes:
    Lien 1 : insulte à l'honorable corporation des journalistes

    Lien 2 : agresseur patenté et 'bon client' de la presse (ici, face à Pierre Lellouche)
    Voir aussi l'article sur la considération méritée par les journalistes, selon Depardieu. Lien PaSiDupes

    La problème se pose-t-il pour les nantis ?

    La lutte des classes s'arrête à la ceinture.