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dimanche 20 janvier 2013

Gérard Lanvin ou la "colère juste" du saltimbanque libre

Gérard Lanvin : "J'ai honte de notre pays; je conseille à mes enfants de partir"

Le grand déballage de Gérard Lanvin 

Alors que l'acteur faisait la promotion de sa dernière comédie dramatique en avant-première  au Pathé Plan-de-campagne au nord de Marseille, le quotidien régional "La Provence" a recueilli la dernière sortie de l'artiste.

Lanvin fait cause commune avec Gérard Depardieu 

L'un s'est exilé de France en Russie et l'autre conseille à ses enfants d'en faire autant. 
A l'origine du coup de sang de Depardieu, le Premier Ministre. A propos de la demande d'exil fiscal d'Obélix à la Belgique, Jean-Marc Ayrault a en effet déclaré : "Je trouve cela assez minable". Blessé par ce jugment insultant, Gérard Depardieu a décidé d'adresser une lettre ouverte à Jean-marc Ayrault, publiée dans le Journal du Dimanche. Le monstre sacré y fait part de sa tristesse d'être ainsi fustigé : "Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté ! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis." Et il est dit vrai: Yannick Noah qui actuellement règle à l'amiable ses problèmes fiscaux avec ses amis socialistes ne s'est plus manifesté...

Et pour en finir avec le Premier Ministre, Depardieu conclut : "Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici (...) Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué."


Dans le même cri, Gérard Lanvin balance sur des personnalités de la bien-pensance
Jean-Pierre Bacri ? 
"Il a fait trois films en train de râler mais il n'a jamais changé de fringues". En 2005, Bacri qui est né en Algérie, décida de parrainer le collectif Devoirs de Mémoires, une association subventionnée qui milite pour la "préservation de l'Histoire" durant les périodes d'esclavage et de la colonisation française, puis autour de la lutte généraliste contre le racisme et contre la discrimination raciale.

Najat Vallaud-Belkacem
la porte-parole bi-nationale du gouvernement 
"Je peux plus la voir"

Et les César
en prennent logiquement pour leur grade. 
"Je ne vais pas les chercher; dans ce métier, il n'y a pas de meilleur, on donne des émotions ensemble".

L'Etat socialiste est un mac



Venu justement présenter "Amitiés sincères" à Avignon et au Pontet, Gérard Lanvin était sous pression depuis que Philippe Torreton, un élu PS inconnu au conseil municipal de Paris, a publié - dans ...Libération, évidemment - une violente tribune partisane contre Obélix, nouvel exilé fiscal et rebelle à la fiscalité confiscatoire du tout socialiste en France.

Dans un chat avec les internautes de "Sud Ouest", Fabrice Luchini avait condamné la bassesse des attaques de Torreton, "Quand on attaque Depardieu, il faut une filmographie solide", lança le comédien. "Depardieu, c'est un ami, souligna-t-il. Et je ne juge pas mes amis. En revanche, ceux qui jugent Depardieu, surtout s'ils sont acteurs, ils devraient juger aussi leur filmographie."
Luchini ironisa sur la filmographie de Torreton qui en 1992 a "fait L627", le film du réalisateur engagé Bertrand Tavernier sur la police. "Moi je ne fais pas des leçons de morale, chacun dit ce qu'il veut, a-t-il poursuivi. C'est suicidaire de se confronter à un monument du cinéma." 
L'affaire Depardieu continue donc de susciter l'émoi. Mercredi, Brigitte Bardot a ainsi apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix.

Et "La Provence" fournit l'occasion à Gérard Lanvin d'achever l'admirateur de Sa Cynique Majesté Royal et caudataire de François Hollande. Le quotidien employa en effet le terme "bankable" 
qui libéra le fauve de la ménagerie théatreuse.


La suite est un repas de fauves 


On l'a compris, le comportement des détracteurs de Gérard Depardieu est minable, explique Gérard Lanvin: "Je l'aime (...). S'il veut être Russe et se cailler les couilles, il y va, il a le droit." 

En "homme libre", Lanvin qualifie en revanche Philippe Torreton de "délateur". " Monsieur Depardieu est 1 000 fois plus brillant que lui."

Et François Hollande en prend aussi pour son grade: "Au lieu de faire les 75%, qu'il s'occupe des appartements vides, des gosses qui couchent dehors". 
"Les impôts, je suis d'accord (...) mais pas pour qu'on me prenne pour une pute !" 
"J'ai honte de notre pays, je conseille à mes enfants de partir."


L'affaire Depardieu continue donc de cliver  

Brigitte Bardot a également apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix. 


Gérard Lanvin est convaincu d'une stigmatisation de sa profession 

Après les restaurateurs, les dirigeants méprisent les acteurs.
Le compagnon des débuts de Coluche se lâche: " Moi, même à 75 % je ne risque rien. J'ai une maison comme tout le monde mais c'est tout. Par contre, si on me propose deux films, je risque d'en refuser un et là, ça mettra 90 ou 100 personnes [le nombre moyen de personnes sur un long-métrage] dans l'embarras". 
En somme, Lanvin fulmine autant que dans "Amitiés sincères". "Les Français sont râleurs", s'est justifié l'artiste en précisant : "On parle fort quand on est passionné". 


Et la profession remettra le César du meilleur militant de la "bien-pensance" à Torreton ! 
Mais le Gérard du cinéma sera-t-il pour Depardieu ou pour Lanvin ?

dimanche 6 janvier 2013

France: faire de l'argent devient honteux

Salaires des acteurs français : Dany Boon doit remettre  les pendules à l'heure

Une mauvaise querelle de plus


Le comédien Dany Boon a démenti dimanche des chiffres "complètement faux" sur son salaire 
Le producteur et distributeur Vincent Maraval (ci-contre) a dénoncé le financement du cinéma français, dans une tribune intitulée "Les acteurs français sont trop payés"
"Les propos de Vincent Maraval m'attristent beaucoup. D'autant que les chiffres qu'il a donnés sont complètement faux", affirme Dany Boon dans un entretien exclusif au Journal du dimanche. Dans les colonnes du "JDD", l'acteur souligne que ses films rapportent plus au financement du cinéma français qu'ils ne lui coûtent.


Dany Boon rétablit la vérité
L'acteur affirme qu'il n'a pas été payé 1 million d'euros pour son rôle dans le nouvel épisode d'Astérix et Obélix sorti en salles cet automne, mais 600 000 euros. "Une erreur qu'il comprend d'autant moins que Vincent Maraval est le distributeur du film et qu'il ne peut ignorer les sommes en jeu", commente le JDD. 
Dany Boon annonce en outre qu'il touchera 2 millions d'euros, et non pas 10 millions, pour jouer dans le film qu'il s'apprête à tourner lui-même, Supercondriaque.

Mauvaise foi de Vincent Maraval ?
En décembre 2012, ce patron de société de distribution suscita une polémique en publiant un article dans le quotidien socialiste Le Monde (lien). Il soutenait que les acteurs français sont trop payés. 
Dans son analyse, il avance que les films français à grands budgets français ne seraient pas financés par les recettes du cinéma mais grâce à l'argent des chaînes de télévision et que c'est uniquement grâce à cet argent que les acteurs français peuvent obtenir des salaires aussi élevés. 

Cet homme d'affaires créa sa société, le label Wild Bunch chez Studio Canal (Canal+)
, pour promouvoir le cinéma d'auteur. Or, ce rival de TF1 est protégé du PS depuis sa création.


L'exception culturelle française coule son cinéma

La France détient le record du monde du coût moyen de production : 5,4 millions d'euros

Or, le coût moyen d'un film indépendant américain tourne autour de 3 millions d'euros. Comme l'essence, ce coût moyen français ne baisse jamais, alors qu'il y a toujours plus de films produits, que le marché de la salle stagne, que la vidéo s'écroule et que les audiences du cinéma à la télévision sont en perpétuel déclin face à la télé-réalité et aux séries.


Les acteurs français sont riches de l'argent public et du système qui protège l'exception culturelle.
Le cinéma français ne crache pas dans la soupe servie par l'Etat. Sans parler des intermittents du spectacle et du théâtre subventionné, il faut cesser de croire que les acteurs français sont massivement de gauche pour des raisons politiques. 

Pourquoi un acteur français de renom, qu'il se nomme Vincent Cassel, Jean Reno, Marion Cotillard,  Guillaume Canet ou Audrey Tautou touche des cachets allant de 500 000 à 2 millions d'euros pour un film français limité au marché hexagonal, alors qu'il se contente de 50 000 à 200 000 euros pour un film américain, dont le marché est mondial ? Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan (226 millions d'euros de recettes monde) pour 226 000 euros et dans Mesrine (22,6 millions d'euros de recettes monde) pour 1,5 million d'euros ? Dix fois moins de recettes, cinq fois plus de salaire, ainsi fonctionne le  cinéma français. Benicio Del Toro, pour le Che, aurait touché moins que François-Xavier Demaison dans n'importe lequel des films dans lesquels il a joué ? Qui peut imaginer que Marilou Berry, fille de Josiane Balasko, l'activiste au coeur sur la main,  touche trois fois plus dans Croisière que Joaquin Phoenix dans le prochain James Gray ? Que Philippe Lioret touche deux fois plus que Steven Soderbergh et sept fois plus que James Gray ou Darren Aronofsky ?


Et pourquoi, s'indigne encore Malaval, Depardieu est-il le salaud ? 
L'aigri qui s'est séparé de Canal+ en 2002, a une piètre opinion du film de divertissement et vante Depardieu qui fait Mammuth gratuitement pour permettre au film d'exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras (co-producteur et fils du camarade Costa-Gavras), serait-il plus coupable que le système ?

Les pro et les anti
Maraval a reçu le soutien de Sam Karmann qui, en 2010 incarna à la télévision le rôle principal de la série 1788 et demi sur France 3. Il réalisa un film, Kennedy et moi (1999), financé par Canal+ et France 2 Cinéma. En 2000, Catherine Tasca, ministre de la Culture de Jospin,  fit cet acteur de seconds rôles chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Philippe Lioret, réalisateur de "Welcome" et scénariste, est offensé

Dans Le Monde du 4 janvier 2013, il réplique : "Non, Vincent Maraval, je ne suis ni un parvenu ni un assisté du cinéma "

Les coproductions de France Télévisions sont subventionnées

Le Centre national du cinéma (CNC) a encaissé 15 millions d'euros sur les filmas à succès du comédien.
Dany Boon, recordman des entrées pour son film Bienvenue chez les Ch'tis, précise en outre qu'il coûte moins d'argent au cinéma français qu'il ne lui en rapporte
Le CNC prélève 10,7 % du prix de chaque billet d'entrée et redistribue cet argent en cofinançant des films, notamment les films d'auteur qui ne pourraient voir le jour sans cette contribution.


Dany Boon insiste aussi sur le fait que ses réalisations n'ont pas été financées par de l'argent public, puisqu'elles sont coproduites par la chaîne privée TF1 et non par France Télévisions, et qu'il n'a jamais bénéficié du système de l'"avance sur recettes".


Le service public de télévision crie famine mais, par le biais des subventions publiques, vit sur la taxation des films du secteur privé.
Lien PaSiDupes - France 2 souffre de ses choix idéologiques : Audiences TV : "La solitude du pouvoir" fait plonger France 2

Plutôt que de se plaindre d'un manque à gagner sur les recettes publicitaires, il serait plus décent que France Télévisions assainisse sa gestion et cesse de dilapider les subventions gagnées par d'autres...



vendredi 21 décembre 2012

Sondage intox : 81% des Français ne veulent pas d'une fiscalité confiscatoire


Les Français jugent seulement légitime que les plus riches paient plus d'impôts

Huit Français sur dix (81%) estiment  légitime de demander aux  plus riches de payer davantage d'impôts 

Le contexte économique difficile en France est propice à ce (re)sentiment, selon un sondage IFOP pour Le Figaro publié vendredi.
41% des sondés se sont déclarées "tout à fait d'accord" avec une imposition plus importante des Français les plus riches, et 40% ont dit être "plutôt d'accord". A l'inverse, 19% ne sont "pas d'accord".
97% des sympathisants de gauche sont "d'accord" avec cette affirmation, tout comme 67% des sympathisants FN et 57% de ceux de l'UMP.
Une majorité de Français juge l'impôt confiscatoire

Les Français ne sont pas restés
autant que la gauche le souhaiterait
dans la lutte des classes

Plus d'un Français sur deux (54%) estime compréhensible que les plus riches partent s'installer à l'étranger: le niveau élevé d'impôts qu'ils doivent acquitter en France justifie pourtant leur exil fiscal.

59% des 1.007 personnes interrogées du 18 au 20 décembre par internet pensent que le nombre de personnes riches quittant actuellement la France pour des raisons fiscales est plus important qu'il y a quelques années. Pour 33%, il est aussi important et pour 2% il est moins important.Leur nombre est estimé comme étant supérieur pour 79% des sympathisants UMP, pour 66% des sympathisants FN et pour 49% des sympathisants de gauche.
Le montant des impôts directs et indirects acquittés par les plus riches est trop élevé, de l'avis de 41% (32% en avril) des Français  - ce qui les incite à quitter le pays. Pour 30%, il n'est pas assez élevé (54% en avril) - ce qui ne permet pas de corriger les inégalités - et pour 29%, il est adapté (14% en avril).
Près de huit sympathisants UMP sur 10 (78%) jugent les impôts trop élevés, devant 60% des sympathisants FN et 15% des sympathisants de gauche (44% estiment qu'ils ne sont pas assez élevés).
En ce qui concerne l'exil fiscal de Gérard Depardieu, 40% des Français ont indiqué comprendre sa décision (73% des sympathisants UMP et 58% des FN), tandis que 35% se sont dits choqués (58% des sympathisants de gauche). 25% des personnes interrogées se sont montrées indifférentes (26% des sympathisants de gauche, 20 des FN et 15% des UMP).

Hollande va désormais devoir compenser le départ de l'acteur en démontrant l'utilité de sa politique au plus grand nombre.

mardi 18 décembre 2012

Torreton vs Depardieu: le socialisme rend-il odieux ?

Libération accueille une charge "minable" de Torreton contre Depardieu

Première rupture de "contrat de génération" 

L'acteur Philippe Torreton signe une tribune à charge contre Gérard Depardieu excédé d'être taxé sur sa réussite. 
Le comédien "vertueux" porté par la gauche condamne l'exil fiscal de son aîné en Belgique, estimant que ses "sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule'".

Sous le titre narquois: "Alors Gérard, t'as les boules ?", nargue Philippe Torreton - un homme qui a un sens relatif de l'honneur et n'existe guère que par ses prises de positions politiques -  qui raille l'acteur des "Valseuses": il aurait pris"la mouche pour un petit mot" anodin, selon lui, "minable" - prononcé pour blesser, par un Premier ministre respectueux des opinions, Jean-Marc Ayrault.
  
Et le courtisan socialiste d'exhiber son vécu personnel depuis les années-collège jusqu'aux années Hollande, considérant que le monstre sacré "en appelle au respect, comme le fayot dans la cour de récré..." Torreton aurait en effet risqué un bourre-pif derrière les latrines que la distance lui évitera peut-être aujourd'hui. 

Torreton, acteur morveux protégé du président, mordille les mollets du géant du cinéma français

"Mais Gérard, tu pensais qu'on allait approuver ? (...) Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? ", persifle le théatreux, César du meilleur acteur, il y a déjà  16 ans, en 1997, pour "Capitaine Conan". 

Ce militant socialiste serait-il incapable de marquer la distance entre la réalité de sa triste condition et la fiction de son héros brutal, dont le cri de ralliement, à la fin de la première guerre mondiale, était : "Crève-les tous ! Pas de prisonniers !" Le genre humain a-t-il évolué en un siècle ? 

A noter que Roger Vercel, auteur du Capitaine Conan, a été récompensé du prix Goncourt en 1934, bien que (ou parce qu') il avait publié un article violemment antisémite, le 16 octobre 1940 malheureusement pour lui et Bertrand Tavernier, le metteur en scène de l'adaptation au cinéma, exhumé des archives du journal Ouest-Eclair (futur Ouest-France) en 2011, au risque de salir cette référence des deux socialistes. 
Le donneur de leçons, Tavernier et le comité du prix Goncourt savent-ils seulement que ce Vercel fut mis à la retraite d'office par arrêté du Ministre de l'Education Nationale (19 septembre 1945) pour avoir collaboré à la propagande ennemie



Charge de roquets ou jalousie de médiocres ?

Une teinture grotesque
et  baveuse,
comme lui 
On a vraiment envie d'être tutoyé par Torreton...

"Le problème, Gérard, c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule', celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...", accuse l'ex-conseiller de Paris, qui s'était engagé auprès de Bertrand Delanoë (PS) mais fut le second élu le plus absent, et qui, à 48 ans, est d'ores et déjà nostalgique de son activité génito-urinaire d'antan.

Le cabot est allé relire "Cyrano de Bergerac" (ou son dictionnaire de citations !) pour éblouir et se trouver une caution supérieure: "On n'abdique pas l'honneur d'être une cible". L'ex-conseiller municipal est aussi un ex de la Comédie-Française (1990-1999) ajoute la bassesse à la provocation, interpellant Gérard Depardieu : "Tu t'en souviens ? Tu devrais... En ce temps-là, tu apprenais ton texte..."

L'arrogant donne envie de prendre le parti de Depardieu quoi qu'il fasse encore
"On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l'on peut encore, malgré la crise, (...) faire des films [sans risques, puisque subventionnés, mais pourtant accessibles à un  prix bien peu populaire aux familles les plus défavorisées] et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l'impôt" [et entretenir des intermittents comme les TZR de l'Education nationale], considère Philippe Torreton.
Lien PaSiDupes, peu admiratif de Depardieu :  "Les simagrées de Depardieu sont une insulte aux mal-logés "

Ségolène Royal aurait aimé pouvoir
quitter le Poitou-Charentes
Et de conclure, toujours en écho à Cyrano: "Un pays que tu quittes au moment où l'on a besoin de toutes les forces, en plein siège d'Arras, sous les yeux des cadets médusés... Adieu".

Torreton a bien mérité une prochaine direction de théâtre, à la dimension de ses immenses qualités humaines et de sa sujétion idéologique et politique. 


dimanche 16 décembre 2012

Depardieu: le pouvoir socialiste déteste certains Français

Gérard Depardieu a du talent mais, Français, 
riche et blanc, n'a rien pour plaire aux socialos

"Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté !"
Rendons à Deligne (mai 2012)
ce qui n'est pas à Geluck

Sans citer son auteur,
le dessinateur belge Geluck,

a ironisé sur Europe 1, 
estimant qu'
"on ne peut accueillir toute la richesse du monde


Mais, qu'on aime ou non sa personnalité,  l'acteur Gérard Depardieu est justement blessé. "Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis", commente l'acteur dans sa lettre publiée par le Journal du dimanche (JDD), sans nommer Mlle Emmanuelle Béart.


Le numéro d’avril 2010 du magazine Capital permet de dresser la liste noire des évadés fiscaux qu'en toute équité, la gauche va devoir pareillement traquer en Suisse :
Exilés_25

S'agissant de la Suisse encore, Mediapart avait avancé qu'en décembre 2011, l'Etat aurait fait effacer les noms de riches fraudeurs de la liste de la banque HSBC: le site trotskiste cherchait à nuire à la majorité d'alors, mais aussi à impliquer des socialistes "vertueux":   

Or, le juge d'instruction parisien René Cros est saisi depuis le mois de janvier d'une information judiciaire visant ces fichiers, pour "faux et usage de faux en écritures publiques" commis par une personne dépositaire de l'autorité publique, et "tentative d'escroquerie au jugement".

Mediapart qui vise des hauts fonctionnaires néglige certains bénéficiaires de ce "blanchiment" de listes: ainsi
Yannick Noah n'aurait jamais fraudé le fisc !
Mais on ne nous dit visiblement pas tout, car Rue 89 titre néanmoins Exil fiscal : Noah, Forget et les bonnes raisons d’être Suisse" 
Un jour peut-être Noah avouera-t-il une petite " optimisation" fiscale !


La liste belge est d'ailleurs longue depuis la libre circulation des personnes et des biens




Selon le cas, l'impôt n'est pas confiscatoire et les exilés fiscaux sont ménagés

"Payer des impôts ce n'est pas être sanctionné. La justice fiscale est difficile à supporter", a lancé le ministre du Travail.


27% de Français rien que dans la commune belge d'Estaimpuis.

Cette commune s'est faite une spécialité de l'accueil de riches personnalités du monde de l'entreprise. Néchin est connue pour abriter plusieurs membres de la famille Mulliez, qui contrôle des entreprises du groupe Auchan (cf. ces libellés de PaSiDupes, ci-dessous) et que la gauche ne songe pas un instant à déchoir de leur nationalité, comme Depardieu, bouc émissaire livré à la populace des twittos, dans le secret espoir de faire oublier les hausses multiples dont ils n'ont pas encore apprécié l'ampleur au quotidien, ou le blocage, ce jour, du SMIC pour janvier.

On y trouve des notables de Lille, métropole socialiste qui se trouve à seulement une vingtaine de minutes, ou de Français "normaux" longtemps attirés par une politique fiscale très favorable aux frontaliers, jusqu'à ce que, au nom de l'équité, les règles fiscales soient modifiées par les deux pays en 2009.

Quelque 300 fonctionnaires de l'hôpital de Roubaix (PS) habitent Estaimpuis, selon le bourgmestre, qui décrit sa commune comme "la plus française des villes belges", avec une population expatriée de 27%. Contrairement au reportage video de BFMTV ci-dessus, les citoyens et le bourgmestre seraient partisans de l'harmonisation fiscale en Europe  : "Ma voisine est française et elle ne paie pas la taxe sur l'auto, par exemple". Ni sur les scooters ?


Le Premier ministre avait jugé "assez minable" le départ de l'artiste  


Ce qualificatif "salirait" quiconque et donc encore plus l'immense acteur. Sa "Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, Premier ministre de M. François Hollande" réplique à l'agression verbale du Premier ministre, qui se croit encore dans l'opposition, et de sa politique fiscale qui s'en prend aussi bien aux classes moyennes.



Premier dans l'escalade parmi les membres du gouvernement, le ministre du Travail 

Michel Sapin a vu dans la décision de l'acteur "une forme de déchéance personnelle", une "attitude pas à la hauteur de l'acteur", lors du Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Le Parisien.

Alain Vidalies instrumentalise les propos de l'acteur  

Parce que l'énorme acteur entre sans doute mieux dans le périmètre de ses attributions que dans celui du sous-ministre aux Affaires européennes, le minuscule Nanard Cazeneuve, le ministre des relations avec le Parlement juge convenable l'insulte d'un concitoyen par le Premier ministre, mais considère "Ce qui est à craindre avec cette déclaration-là, c'est que ce qu'il aimait dans la France, c'était le bouclier fiscal", a-t-il imprudemment polémiqué sur Radio J, sachant que Jérôme Cahuzac, ministre du Budget de Hollande et exilé fiscal présumé, n'a toujours pas mis au clair son transfert d'un compte secret UBS de Suisse à Singapour.

A en croire Mediapart, Cahuzac, le ministre du Budget, serait pourtant l'un de ces "minables", mais présumé, puisqu'il n'avoue rien de son compte secret en Suisse transféré, dit-on, à Singapour.

Lien PaSiDupes : " Mediapart: le gestionnaire de fortune de Cahuzac en sait long "

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a également jeté sa pierre au monument

24 octobre 2012
Elle s'est déclarée "tout à fait scandalisée", encore sur BFM-TV. 
"La citoyenneté française, c'est un honneur; ce sont des droits et des devoirs aussi, parmi lesquels le fait de pouvoir payer l'impôt", a-t-elle insisté.

Sachant qu'un Français -ou résident étranger- sur deux est exempt d'impôt direct, la ministresse veut-elle signifier à ces 50%-là qu'ils n'ont donc pas  les droits et les devoirs liés à la citoyenneté que confère le paiement de l'impôt ?
Et elle est repartie à la charge sur France Info ce matin.

Malgré un titre prometteur, L'Humanité, journal quotidien de l'extrême gauche communiste, n'a réussi à débusquer que la famille Mulliez. Sont-ils complices ?



"Bizarre... Vous avez dit bizarre ?..."


Tout en se disant "triste" de la décision de l'acteur avec qui elle avait travaillé contre l'illétrisme [orthographe AFP], l'ancienne ministre UMP Nadine Morano a surtout estimé qu'il est la victime du "matraquage fiscal" du gouvernement socialiste.

Gérard Depardieu commence ainsi sa lettre
"Minable, vous avez dit 'minable' ? Comme c'est minable !", référence à une réplique culte de Louis Jouvet dans "Drôle de drame".

Rappelant avoir commencé à travailler "à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique", il affirme avoir "toujours payé (ses) taxes et impôts". Il précise avoir payé "en 2012 85% d'impôts sur (ses) revenus"? Mais Sapin lui rétorque que s'il paie autant, c'est qu'il gagne beaucoup.

"Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, 1er Ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous ?", lance G. Depardieu, l'un des acteurs les plus populaires et les mieux payés du cinéma hexagonal, qui a cumulé les récompenses. 

Certains des charognards qui couvrent celles de DSK ou Audrey Pulvar ajoutent qu'il cumule aussi les frasques.
"Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en 45 ans, je fais travailler 80 personnes (...) Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot 'minable'", insiste-t-il.

"Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent en fait la différence doit être sanctionnée", poursuit le rebelle qui a acquis une propriété dans le village belge de Néchin, frontalier de la France, comme avant lui d'autres riches Français.
"Des personnages plus illustres que moi ont été expatriés ou ont quitté notre pays. Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici, mais je continuerai à aimer les français et ce public avec lequel j'ai partagé tant d'émotions !"

"Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué", assène encore Gérard Depardieu. Ce "citoyen du monde" peut attendre longtemps le soutien du PCF...
Le départ annoncé de l'acteur, concomitant avec la confirmation de la mise en vente de son hôtel particulier parisien, avait été dénoncé comme antipatriotique par la gauche, tandis que la droite y voyait le résultat de la politique du gouvernement. Cécile Duflot va pouvoir le réquisitionner.

"Je trouve cela assez minable (...). Tout cela pour ne pas payer d'impôt, pour ne pas en payer assez", avait déclaré mercredi Jean-Marc Ayrault.
Le président François Hollande a prôné une renégociation des conventions fiscales avec la Belgique. 


L'escale belge de Depardieu ne pourra s'éterniser, mais si le Royaume Uni ne lui  déroule pas le tapis rouge, Singapour le fera comme pour Cahuzac, ou la Chine où les exilés du football français ne sont pas traités de minables.


"Minable", ce comportement ?
Est-il question de leur retirer
de leur passeport ?
Sans être plus que ça stigmatisés, Anelka est allé en Chine chercher un salaire à la hauteur de son ego. Avec 11 millions d'euros par an, il devient à 32 ans le joueur français le mieux payé devant Samir Nasri, (10,4 millions d'euros/an à Manchester City), Bilal Yusuf Mohammed Ribéry, (dit Franck, 8 millions d'euros/an au Bayern Munich), qui appelle son fils Seïf el Islam, du nom du fils de Khadafi, et Karim Benzema (6 millions d'euros/an au Real Madrid).
Tout aussi désintéressé, Thierry Henry s'est exilé a
vant eux par sympathie pour les Red Bulls de New-York.  
Le Qatar est en outre la maison de retraite de nos footballeurs Franck Leboeuf, Christophe Dugarry et Marcel Desailly. Tous des "minables" ?


Depardieu faisait le buzz sur les réseaux sociaux, dimanche matin: "Quand rendra-t-il sa Légion d'Honneur", demandait un twitto, tandis qu'un autre suggérait que l'acteur, accusé de conduite en état d'ivresse, "rende plutôt son permis de conduire". Mais la presse partisane n'a trouvé aucun commentaire favorable à citer...


Au même moment, l'écrivain Michel Houellebecq, Goncourt 2010, annonce son retour en France après plusieurs d'années d'exil en Irlande (2000). 
Et il a gardé la sympathie de la gauche: les twittos le trouvent tout à fait fréquentable. 
"Si j'ai choisi la France plutôt qu'un pays francophone (Belgique ou Suisse), c'est pour des raisons personnelles, pas dans une démarche militante", a assuré l'auteur abscons. "Disons que l'argent est important, mais que ce n'est pas ce qu'il y a de plus important", insiste-t-il. "La raison majeure est que j'ai envie de parler, à nouveau, ma langue dans la vie quotidienne. J'ai atteint un niveau d'anglais suffisant, après plusieurs années de séjour en Irlande", se défend-il encore. 
Pour tout dire, les difficultés financières se sont accumulées ces dernières années, au point que le gouvernement de Brian Cowen (centre gauche) s'est résigné, sous la pression des dirigeants européens, à accepter le " plan de sauvetage financier du FMI pilotée par l'Union Européenne, sous la forme d'un emprunt de 85 milliards d'euros au taux de 6,7 %, largement décrié par la population du fait de son coût prohibitif et du plan d'austérité qui y est associé. En mars 2011, il a passé la main à Enda Kenny du centre droit. 
Homophobie larvée,
dans les coins,
mais de bon aloi à gauche
Mais en 2002, toujours bien inspiré, Houellebecq avait déjà fui l'Irlande pour ...l'Espagne. 
Or, le taux de chômage espagnol est désormais le deuxième plus élevé de l'Union européenne et la crise y crée une fracture sociale et suscite de multiples mouvements de contestation, parmi lesquels celui des Indignés. Ainsi l'anti-libéral Michel Houellebecq a-t-il de bonnes raisons de rentrer au bercail. 
Mais ce regain de patriotisme -en désespoir de cause- et ce retour stratégique sont pour les Français un bien mauvais présage.




dimanche 11 mars 2012

La majorité présidentielle galvanisée par le meeting de Villepinte

Nicolas Sarkozy a livré sa vision de la "France forte"
En meeting dimanche au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), . Entouré de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, de ses trois fils et d'un parterre de "stars", le candidat de l'UMP a dit combien il est déterminé à battre son rival PS François Hollande.


10 heures : militants et stars s'installent


Les 70.000 militants venus de la France entière remplissent peu à peu l'immense salle du Parc des expositions, grande de plus de 47 000 mètres carrés (soit un peu plus de six terrains de football). Claude Guéant - ministre de l'Intérieur et candidat aux législatives - ou encore Guillaume Peltier - secrétaire national responsable des sondages - ont voyagé dans le bus affrété par leur fédération UMP. Au premier rang s'installent l'épouse du président Carla Bruni-Sarkozy ainsi que ses trois fils Pierre, Jean et Louis.

Un peu plus loin, les "stars" sont tout sourire et posent pour les photographes. On aperçoit Gérard Depardieu, Christian Clavier, Jean Reno, Didier Barbelivien, Enrico Macias, Emmanuelle Seigner et l'académicien Jean d'Ormesson.


11 h 30 : bataille à l'applaudimètre

Surchauffée, la salle entonne des Marseillaise improvisées et scande : "Sarkozy président !" À la fin du conseil national de l'UMP qui s'est déroulé dans la matinée, plusieurs personnalités de la majorité se succèdent à la tribune : Pierre Méhaignerie, Christine Boutin, Hervé Morin, Bernard Accoyer, Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin.

Une heure plus tard, François Fillon - Premier ministre - et Jean-François Copé - patron de l'UMP - prononcent leurs discours. Entre les deux rivaux - tous deux en lice pour diriger la majorité -, c'est la bataille de l'applaudimètre. Les "Fillon, Fillon" l'emportent haut la main. "Dressons-nous ensemble et faisons gagner Nicolas Sarkozy pour la France et la République !" conclut François Fillon.


13 heures : Enrico Macias : "Sarkozy, un homme de parole"

Dans la salle, une multitude de drapeaux français flottent. Il n'y a aucune bannière de l'UMP. Objectif : montrer que Sarkozy est le "candidat du peuple" et non celui d'un parti.

Les deux "nouveaux visages de la droite
", Salima Saa et Guillaume Peltier, introduisent six témoignages représentatifs de la "France forte" soutenant le candidat UMP. Se succèdent à la tribune Bernadette Chirac, l'acteur Gérard Depardieu, le chanteur Enrico Macias, la ministre Jeannette Bougrab, "fille de Harki", Frédéric Nihous, Chenva Tieu - le "Monsieur Asie" de Sarkozy -, le cinéaste Alain Terzian et le maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde. Tous rendent hommage au président-candidat. Enrico Macias salue "un homme de parole et un ami fidèle". Gérard Depardieu défend le président sans cesse attaqué par la gauche : "Depuis que ce nouvel ami que j'ai, et qui est Nicolas Sarkozy, est au pouvoir, je n'entends que du mal d'un homme qui ne fait que du bien !" Quant au cinéaste Alain Terzian, il remercie Nicolas Sarkozy pour la baisse de la "piraterie sur Internet".


14 heures : Nicolas Sarkozy parle à "la France du non"

Après le discours de Henri Guaino - conseiller spécial de Nicolas Sarkozy -, l'hymne de campagne résonne dans la salle. Debout sur leurs chaises, les militants agitent leurs drapeaux français.

Tout sourire, costume sombre et cravate noire, le candidat Sarkozy fait alors son entrée. Il serre les mains des militants sur son passage. "Nicolas ! Nicolas ! On va gagner !" scande la salle.


Une fois sur l'estrade, le candidat parcourt l'immense scène de bout en bout et s'approche du micro. Pendant une heure, le candidat parle surtout à la "France du non" et prononce un discours à forte connotation protectionniste à l'américaine. Il propose ainsi la révision des accords de Schengen pour mieux lutter contre l'immigration clandestine. Deuxième annonce du jour : la mise en place d'un "Buy European Act sur le modèle du Buy American Act" pour que les entreprises qui produisent en Europe bénéficient de l'argent public européen. La foule en délire acclame "Nicolas" et explose de joie.


15 heures : direction le Stade de France

Après avoir chanté la Marseillaise, Nicolas Sarkozy sort de scène pour embrasser sa femme Carla Bruni-Sarkozy. Le candidat salue ensuite Édouard Balladur et donne l'accolade à François Fillon, Jean-François Copé, Alain Juppé, Bernardette Chirac, Gérard Depardieu puis Rachida Dati.

Quittant rapidement la salle pour se rendre au match de rugby France-Irlande, Nicolas Sarkozy - suivi de son épouse et de Gérard Depardieu - serre les mains de quelques militants. Derrière les barrières, ces derniers jouent des coudes pour toucher Nicolas Sarkozy ou lui murmurer leur soutien.

Les militants ont acquis la conviction que leur candidat va l'emporter sur Hollande

"Sarkozy a été extraordinaire ! On a eu des frissons", confie Jules, un commerçant, venu avec des amis.