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mercredi 7 novembre 2018

Le prix Goncourt 2018 récompense l'éditrice d'Actes Sud, Brigitte Nyssen

Le prix Goncourt attribué à Nicolas Mathieu pour « Leurs enfants après eux »
L’auteur récompensé appartient à l'écurie de Françoise Nyssen, ex-ministre de Macron

Situé dans une vallée de Lorraine, d’où ses héros adolescents rêvent de "foutre le camp ", ce deuxième roman, est édité par l'ex-ministre de la Culture poussée à "foutre le camp" du gouvernement.
Le prix Goncourt a été attribué à Nicolas Mathieu pour "Leurs enfants après eux" (Actes Sud, 432 p., 21,80 euros). Etaient également en lice : Frère d’âme, de David Diop (Seuil), Maîtres et esclaves, de Paul Greveillac (Gallimard), et L’Hiver du mécontentement, de Thomas B. Reverdy (Flammarion). 

C’est, comme chaque année, depuis le restaurant parisien Drouant, où se réunissent les jurés, que la nouvelle a été proclamée, mercredi 7 novembre.
Cette publication tumultueuse au Drouant rappelle que la ministre de la Culture a été épinglée par le Canard enchaîné pour des travaux sauvages en plein secteur sauvegardé d’Arles, ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Choisie par Macron, la ministre et son époux se sont affranchis des règles d’urbanisme, à Arles, laboratoire d’essai de la loi ELAN... Voilà qui fait tâche sur la façade de la Macronie : cette affaire l'a en effet poussée à la démission du gouvernement Philippe. Image associée
La SCI du couple devra régulariser une série de violations du code de l’urbanisme sur l’îlot Méjan où ils ont installé le siège d’ 'Actes Sud', une librairie, une salle d’expo, un restaurant (L'Entrevue, Place Nina Berberova), trois salles de cinéma et un hammam. Mais il est un autre site, en secteur sauvegardé aussi où la loi se fissure : l’espace Croisière, un pâté de maisons branlantes que Jean-Paul Capitani (le mari, tête baissée sur la photo) veut réhabiliter.
Leurs enfants après eux est le deuxième livre de Nicolas Mathieu, après le roman noir 'Aux animaux la guerre' (Actes Sud, 2014, adapté en série pour ...France 3). L’écrivain ne faisait guère figure de favori pour le Goncourt, non en raison des qualités de son livre (frappantes), mais parce que sa maison d’édition 'Actes Sud' avait publié le précédent livre récompensé par le prix, L’Ordre du jour, d’Eric Vuillard.

Une chronique en quatre étés
L’écrivain français Nicolas Mathieu, à Paris, le 19 septembre.
Né à Epinal (Vosges, en 1978), Nicolas Mathieu décrit ici le monde de son adolescence dans les années 1990. Entre 1992 et 1998, on suit des personnages qui poussent dans une vallée perdue de Lorraine. Les hauts-fourneaux se sont tus. Les jeunes tuent l’ennui en éclusant des bières et en matant les filles. Ils écoutent Nirvana. Ils boudent et se bagarrent. Ils s’habituent à la fumette. Ils rêvent de "foutre le camp"…

La splendide chronique de Leurs enfants après eux se décompose en quatre étés. Soit des variations autour de l’impossibilité à prendre son envol, qui a fourni tant de trames aux romans noirs. Cependant, le récit de formation proposé par Nicolas Mathieu n’exsude ni misérabilisme ni nostalgie. C’est un écrivain qui excelle à décrire les peaux qui se rapprochent et les ambitions qui s’éloignent qu’ont récompensé les jurés Goncourt.

Annoncé dans la foulée, et dans le même établissement, le prix Renaudot est décerné à Valérie Manteau pour "Le sillon".

mardi 18 décembre 2012

Torreton vs Depardieu: le socialisme rend-il odieux ?

Libération accueille une charge "minable" de Torreton contre Depardieu

Première rupture de "contrat de génération" 

L'acteur Philippe Torreton signe une tribune à charge contre Gérard Depardieu excédé d'être taxé sur sa réussite. 
Le comédien "vertueux" porté par la gauche condamne l'exil fiscal de son aîné en Belgique, estimant que ses "sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule'".

Sous le titre narquois: "Alors Gérard, t'as les boules ?", nargue Philippe Torreton - un homme qui a un sens relatif de l'honneur et n'existe guère que par ses prises de positions politiques -  qui raille l'acteur des "Valseuses": il aurait pris"la mouche pour un petit mot" anodin, selon lui, - "minable" - prononcé pour blesser, par un Premier ministre respectueux des opinions, Jean-Marc Ayrault.
  
Et le courtisan socialiste d'exhiber son vécu personnel depuis les années-collège jusqu'aux années Hollande, considérant que le monstre sacré "en appelle au respect, comme le fayot dans la cour de récré..." Torreton aurait en effet risqué un bourre-pif derrière les latrines que la distance lui évitera peut-être aujourd'hui. 

Torreton, acteur morveux protégé du président, mordille les mollets du géant du cinéma français

"Mais Gérard, tu pensais qu'on allait approuver ? (...) Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? ", persifle le théatreux, César du meilleur acteur, il y a déjà  16 ans, en 1997, pour "Capitaine Conan". 

Ce militant socialiste serait-il incapable de marquer la distance entre la réalité de sa triste condition et la fiction de son héros brutal, dont le cri de ralliement, à la fin de la première guerre mondiale, était : "Crève-les tous ! Pas de prisonniers !" Le genre humain a-t-il évolué en un siècle ? 

A noter que Roger Vercel, auteur du Capitaine Conan, a été récompensé du prix Goncourt en 1934, bien que (ou parce qu') il avait publié un article violemment antisémite, le 16 octobre 1940 malheureusement pour lui et Bertrand Tavernier, le metteur en scène de l'adaptation au cinéma, exhumé des archives du journal Ouest-Eclair (futur Ouest-France) en 2011, au risque de salir cette référence des deux socialistes. 
Le donneur de leçons, Tavernier et le comité du prix Goncourt savent-ils seulement que ce Vercel fut mis à la retraite d'office par arrêté du Ministre de l'Education Nationale (19 septembre 1945) pour avoir collaboré à la propagande ennemie ? 



Charge de roquets ou jalousie de médiocres ?

Une teinture grotesque
et  baveuse,
comme lui 
On a vraiment envie d'être tutoyé par Torreton...

"Le problème, Gérard, c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule', celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...", accuse l'ex-conseiller de Paris, qui s'était engagé auprès de Bertrand Delanoë (PS) mais fut le second élu le plus absent, et qui, à 48 ans, est d'ores et déjà nostalgique de son activité génito-urinaire d'antan.

Le cabot est allé relire "Cyrano de Bergerac" (ou son dictionnaire de citations !) pour éblouir et se trouver une caution supérieure: "On n'abdique pas l'honneur d'être une cible". L'ex-conseiller municipal est aussi un ex de la Comédie-Française (1990-1999) ajoute la bassesse à la provocation, interpellant Gérard Depardieu : "Tu t'en souviens ? Tu devrais... En ce temps-là, tu apprenais ton texte..."

L'arrogant donne envie de prendre le parti de Depardieu quoi qu'il fasse encore
"On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l'on peut encore, malgré la crise, (...) faire des films [sans risques, puisque subventionnés, mais pourtant accessibles à un  prix bien peu populaire aux familles les plus défavorisées] et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l'impôt" [et entretenir des intermittents comme les TZR de l'Education nationale], considère Philippe Torreton.
Lien PaSiDupes, peu admiratif de Depardieu :  "Les simagrées de Depardieu sont une insulte aux mal-logés "

Ségolène Royal aurait aimé pouvoir
quitter le Poitou-Charentes
Et de conclure, toujours en écho à Cyrano: "Un pays que tu quittes au moment où l'on a besoin de toutes les forces, en plein siège d'Arras, sous les yeux des cadets médusés... Adieu".

Torreton a bien mérité une prochaine direction de théâtre, à la dimension de ses immenses qualités humaines et de sa sujétion idéologique et politique.