POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est acteurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est acteurs. Afficher tous les articles

dimanche 1 octobre 2017

Fiscalement, le mercenaire français du foot, Eric Cantonna, est solidaire ...des Portugais

L'exemplarité trotskiste commence par les autres...

Eric Cantona s'est instal­lé au Portu­gal avec femme, Rachida Brakni, et enfants.

Le footballeur était probablement à découvert, "dans le rouge".
Il est au Portugal pour faire des ménages: le monde à l'envers ! Il a en effet accepté de poser nu avec sa femme pour le magazine Elle, féministe, pas macho pour un sou (photos 2 et 3, ci-dessous).

Le besoin poussa-t-il Eric Cantona à s'établir au Portugal ? 
A-t-il tenu à participer à sa reconstruction après la crise économique et financière internationale de 2008 ? Ou a-t-il réussi à exploiter un pays en état de faiblesse ? 
Toujours est-il que le couple pavoise en révé­lant s’être installé en famille à Lisbonne, au Portu­gal. Un chan­ge­ment de vie que sa compagne – la comé­dienne et réali­sa­trice Rachida Brakni – se plut à évoquer en août 2016.

Dans un entre­tien qu’il accor­dait au jour­nal anglais The Guar­dian, Eric Cantonna révé­lait avoir quitté la France pour le Portu­gal. "Je m’en fous de la France," décla­rait-il. En termes de foot­ball, je suis anglais. J’ai dans mes veines ce sang noble qui coule […] Je me sens vivant [à Lisbonne]." Lisbonne au Royaume Uni ?

Image associée
Un démé­na­ge­ment que sa compagne,  Rachida Brakni, née à Paris de parents algériens, n'a pas non plus hésité  à commenter, elle aussi, mais dans les colonnes de Télé­rama (groupe Le Monde). "J'aime profon­dé­ment mon pays, mais j'ai ressenti le besoin de le quit­ter quand il a commencé à être ques­tion de déchéance de natio­na­lité, avouait-elle. Il y a des gens sur qui l'envi­ron­ne­ment, l'ambiance, les déci­sions poli­tiques glissent. Pas sur moi. […] J'habite Lisbonne depuis avril. Je revien­drai en France parce que j'aime ce pays et qu'il est peuplé de gens merveilleux qui font contre­poids. Mais là, comme en amour, j'ai besoin de mettre de la distance pour mieux reve­nir." L'un et l'autre sont difficile à suivre.Résultat de recherche d'images pour "cantona pose nu pour Elle"
En tenue de combat
pour la "mixité sociale"

Dans Version Femina, Rachida Brakni s'est également étendue sur sa vie au Portugal avec leurs deux enfants (Emir, 7 ans et Selma, 3 ans, outre deux autres enfants d'Eric, Raphaël et Joséphine, issus de sa précédente histoire avec Isabelle Ferrer)"Le week-end ou entre deux dates, je file à la maison. Je m'

orga­nise avec Éric et, dans mes tour­nées, je demande à être libre pendant les vacances scolaires, explique l’ac­trice, qui donnerait ainsi à croire qu'elle est extrêmement demandée. Je gère mon temps pour profi­ter d'eux au maxi­mum." Loin de regre­ter ce choix, Rachida Brakni trouve à Lisbonne une nouvelle forme de quié­tude, raconte complaisamment Femina. "Mon fils et ma fille sont au lycée français, on vit au bord de la mer, à deux heures de Paris seule­ment; il y a le soleil, la bonne bouffe, la mixité sociale", conclut-elle." En 2016, quand ils s'épanchaient dans la presse et lorsque des centaines de migrants arrivaient chaque jour en Grèce ou en Italie, le Portugal était parvenu à en accueillir… trente-deux.
Outre sa situation géographique, l'état financier, économique et sociale du pays, avec ses programmes d’austérité drastiques, n’a pas aidé à rendre le Portugal attractif. Seuls les nantis y ont trouvé leur compte.

Des bavards qui ne disent pas tout de leur rapport au fisc

Le Portugal a des charmes cachés,
comme pour Florent Pagny, plus réservé.
L'exhibitionnisme naturel du footballeur se trouva frustré par l'arrêt de sa carrière. Il se tourna donc des vestiaires vers les caméras de cinéma sous lesquelles il a en effet déjà donné (presque) toute sa mesure... 

Alors, comment expliquer qu'il soit l'acteur français le plus vu dans le plus simple appareil et dans des situations pour le moins scabreuses?
  
Bercy l'aurait mis à poil. 
La solidarité sociale, Cantona connaît, à en croire ce qu'il écrit, contre la misère, l'injustice et le débat sur l'identité nationale, dans son livre d'images consacré aux mal-logés, pour la fondation Abbé Pierre. Mais il y a loin de l'édition à la réalité. 
"On est là pour rappeler que tout ça n'est pas naturel. On est dans un pays riche, c'est inacceptable." Et pourtant, dit-il, cette situation n'est pas inconnue : "Ca nous crève les yeux à tous (...) C'est ce qui m'inquiète le plus ; on voit déjà, et on s'habitue". "On trouve des excuses à tout, à tout le monde, à ce que les gens crèvent dans la rue. On s'habitue à zapper, à s'abrutir, à supporter la manipulation, le bourrage de crâne. Faut se battre contre cette facilité-là." Et se bat-il au Portugal ?
D'aucuns assure qu'en réalité le pouvoir d'attraction qu'exerce le Portugal sur ce grand sensible est sa fiscalité.  Par un décret-loi en date du 23 septembre 2009, le Portugal a en effet reconnu aux étrangers le statut fiscal de résident non habituel qui permet de bénéficier d’un taux spécial d’imposition pour certains revenus de source portugaise et de bénéficier d’exonérations sur les revenus de source étrangère.

Tout footballeur est au-dessus des lois de son pays tant aimé, 
comme de la morale citoyenne


Eric Cantona a un droit à la révolte ! Ainsi avait-il vivement réagi à la polémique d’évasion fiscale qui toucha de grands noms du football mondial parmi lesquels Cristiano Ronaldo ou Paul Pogba, mais aussi Anelka. Selon l’ancienne gloire du football, les joueurs n’ont pas à se montrer plus exemplaires que les multinationales, qui utilisent les mêmes pratiques. Son vendeur de lingerie, oui.


Une ficelle de string est encore trop grosse. "Prenez des grands noms, des sommes astronomiques, mettez-les dans les journaux et jetez-les en pâture au tribunal populaire", rage Eric Cantona, de mauvaise foi, dans une nouvelle vidéo du Commissionnaire du Football sur Eurosport. L’ancien joueur devient violent à la seule évocation du scandale des Football Leaks qui a épinglé plusieurs grands noms du football mondial pour évasion fiscale. 
Le monde du football international trembla en effet un instant après les révélations du consortium European Investigative Collaborations, composé d’une douzaines de media européens. Simultanément, des journaux à travers l’Europe dévoilèerent une vaste opération d’évasion fiscale touchant de grands noms du football mondial. Les noms de Cristiano Ronaldo,  Ballon d’or pour la quatrième fois, Paul Pogba, José Mourinho ou encore Radamel Falcao ont été éclaboussés. A Jersey, Cantona sentit passer le coup.
L’enquête n’est pas sans rappeler la découverte des Panama Papers, vaste organisation d’évasion fiscale touchant de très nombreuses personnalités de la banque, du monde de la culture ou encore de la classe politique. Sujet tabou à géométrie variable.

"C’est marrant à quel point on pense que les footballeurs, parce qu’ils gagnent beaucoup d’argent, parce qu’ils sont idolâtrés [sic], doivent être plus exemplaires que les autres. Que vous le vouliez ou non, le foot sera toujours un miroir de notre société", raconte le trotskiste, sans suite dans les idées. Monsieur Durand et madame Michu peuvent bien payer pour les footballeurs qu'ils idolâtrent...


Pour cette ancienne gloire, les cachotteries des joueurs mondiaux ne sont pas plus condamnables que celles des grosses sociétés, dont on parle beaucoup moins. "Si on autorise les multinationales à faire de l’optimisation fiscale et que certaines banques encouragent l’évasion fiscale, on ne peut pas reprocher au monde du foot d’utiliser les mêmes ficelles", fait-il valoir. 
Les "vrais gens" décrits par son camarade trotskiste, Ken Loach, n'ont qu'à avoir un conseiller fiscal...

Cantona montre aux acteurs politiques comment mettre en branle leur virilité
Au risque de nous lasser de ses raisonnements spécieux, car un affichage n'est pas une garantie de qualité du produit, King (size) Eric explique que c’est aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités. Et qu'il en est lui-même dégagé... 
"Ce n’est pas une question morale; c’est une question légale. Si c’est interdit, condamnez-les. Mais condamnez-les tous ! Si c’est légal, mais qu’on n’aime pas ça, changeons la loi. C’est aux hommes politiques de se greffer une paire de c….. et de résoudre ce problème." Bref, Cantona n'a pas pour elles l'usage qu'il destine aux autres et se refuse à lui-même.

Ses films engagés apparaissent comme d'autres vastes escroqueries intellectuelles.

Résultat de recherche d'images pour "Looking for Eric"
Arrêtons-nous sur 'Looking for Eric', film de Ken Loach (ci-contre) qu'il coproduisit en 2009. Il y vole au secours d'Eric [narcissisme oblige] Bishop, un postier, comme Olivier Besancenot, et fan de football, comme tout le monde à Manchester. Ce travailleur découvre notamment que le plus âgé des enfants de sa femme fréquentent des gangsters et cache une arme dans sa chambre. Pas banal, en effet... Lors de ses moments de détresse, il a des pensées suicidaires, des hallucinations (sous l'effet du cannabis ou de l'alcool) qui lui valent la visite de son héros, le footballeur Éric Cantona, soi-même, philosophe à la "pensée complexe" à ses heures, qui l'aidera à reprendre sa vie en main dans un monde hostile d'inégalités sociales et d'exploitation par le capital. 
Image associéeL'empathie du coproducteur avec les difficultés des plus défavorisés n'a pas manqué de séduire le jury du Festival de Cannes qui est bon juge en sincérité...
Mais, pour Cantona, cette empathie, c'est bon pour la fiction, car sa capacité à partager les souffrances de l'Autre, si aiguë soit-elle au cinéma, ne le submerge pas dans son quotidien personnel : se mettre à la place de son voisin, c'est bon pour les petites b*tes; la solidarité est plus belle dans l'art...

dimanche 14 septembre 2014

L'acteur Gérard Lanvin aligne Hollande et Ruquier

Le poids des impôts brise les Français 

Gérard Lanvin a quelque chose à dire qui ne flatte pas les puissants,
à la différence de Jean-Michel Ribes qui ferait mieux de se taire quand il parle pour sauver les 13% de HollandeDans un entretien accordé au Figaro.fr, le comédien décrit François Hollande comme un mauvaise chef et Laurent Ruquier, comme un indécent cumulard qui prend son pied à payer des impôts, mais sans charges de famille.

La grande gueule du cinéma français parle peu, mais il parle bien
L'acteur a décidé de déclamer le texte des Français et ce qui les dérange, notamment chez François Hollande celui qui devrait être le premier d'entre eux qui est le denier des derniers. "Quand Hollande dit, "Je veux prendre 75% aux acteurs", il ne sait pas que nous [...], on ne sait pas ce qu'on va faire demain. Il ne sait pas que [...] le jour où on réussit, nos carrières sont courtes finalement. Il veut me prendre 75% comme exemple." "Mais comme exemple de quoi ?

Comme si j'avais jamais payé d'impôts moi", dénonce-t-il, dans une allusion à peine voilée à Thomas Thévenoud, joueur de Scrabble de l'Assemblée promu au gouvernement pour ses économies sur le fisc auquel l'élu du peuple n'a pas daigné déclarer ses revenus, sur son propriétaire auquel il n'a pas pris la peine de verser ses loyers et sur son kiné, dont il n'honore pas non plus les factures, tout en créant une société fictive pour payer sa femme de ménage... Et Laurent Ruquier, qui se déclare d'origine modeste, prend sa défense en soutenant - devant un public populaire mais étrangement captif - que ce n'est pas une fraude de ne pas déclarer ses impôts, puisque le député socialiste rend gorge quand on appuie dessus

En fin d'échange,
Gérard Lanvin  déclare même que François Hollande n'est pas un bon dirigeant.
"Monsieur Hollande n'est pas un chef [...] Il n'a pas le charisme qu'il faut pour ça [...] Quand on dit treize fois "Moi, Président", il faut être un président. Et il ne l'est pas, pour moi."

Au passage, Gérard Lanvin tacle le loufiat de la socialie du PAF
L'acteur a rappelé à la décence le producteur du talk-show On n'est pas couché sur le service public. Outre que Laurent Ruquier dirige l'émission de divertissement politique, un index pointé sur des chroniqueurs soucieux de ne pas déplaire à leur mère maquerelle, c'est sans avoir sa carte de journaliste qu'il dirige pourtant un débat politique que redoutent les élus du peuple.
A l'inverse, les deux cautions politiques de l'amuseur ont-ils une compétence littéraire ou musicale avérée quand ils critiquent les auteurs et les chanteurs?
   
"Et quand je vois Laurent Ruquier dire, "J'en ai marre de ces acteurs qui gueulent parce qu'ils ne veulent pas payer d'impôt", le comédien interpelle l'animateur: "Il est marié, Laurent Ruquier ? Il a des enfants à charge ? II est multicartes, il fait de la radio et de la télé. On ne fait qu'un boulot, nous... Et cet argent, on en a besoin pour faire vivre nos familles et les amis qui sont dans la merde."

Gérard Lanvin n'a pas pu prendre sa retraite à 60 ans

Sur le plateau du Grand Journal jeudi sur Canal +, Gérard Lanvin a dénoncé le montant de ses impôts pour expliquer qu’il n’a pas pu prendre sa retraite à l’âge de 60 ans
A la différence des intermittents, les acteurs ne reçoivent pas d'aide de la collectivité. Le sort de Marthe Mercadier, la célèbre comédienne de théâtre, qui a dû lancé un appel de détresse, a touché de nombreuses personnes, notamment des forains qui ont proposé de la reloger dans une caravane "tout confort". L'artiste, sans le sou et sans domicile, a décidé d'accepter l'aide des forains de la Foire du Trône: elle sera la marraine (rémunérée) de l'édition 2014. C'était en avril dernier. 
Pour gagner sa croûte, l'octogénaire avait fait partie des 8 stars qui dansèrent pour TF1 dans  l'émission Danse avec les stars, du 12 février 2011 au 26 février 2011. A 85 ans, cette artiste socialiste ne disposait que de 420 euros par mois de retraite. 

Quant à Gérard Lanvin, il avait promis en 2010 que sa carrière sur grand écran prendrait fin à l’âge de 60 ans. Quatre ans plus tard, l’acteur français de 63 ans écume toujours les plateaux de cinéma. Il sera bientôt à l’affiche de 96 heures, un film de Frédéric Schoendoerffer, aux côtés de Niels Arestrup et Sylvie Testud. Invité du Grand Journal de Canal +, il a été "cuisiné" par Antoine de Caunes, qui n’a pas oublié de lui rappeler sa petite phrase sur sa retraite.  
Pour le sexagénaire, les responsables sont connus: "Que les impôts ont augmenté." A ce cri du cœur, le présentateur de la chaîne cryptée réagit avec une plaisanterie facile: "On risque de vous voir encore longtemps sur les écrans." Ce n’est pas la première fois que Gérard Lanvin dénonce les impôts trop élevés en France. Il s’était déjà insurgé en 2013 contre la fameuse taxe sur les hauts revenus. Un an et demi après, sa colère n’est pas redescendue, son regard noir en disait long et les petits employés pouvaient se reconnaître en lui.

Dans les colonnes du quotidien régional La Provence, le comédien, qui sera également à l’affiche de Colt 45 et de Bon rétablissement cette année, avait déjà pointé du doigt cet étouffement fiscal avec des mots crus : "Les dirigeants méprisent les acteurs. Les impôts, je suis d'accord pour les payer mais pas pour qu'on me prenne pour une pute… ! Moi, même à 75% je ne risque rien. J'ai une maison comme tout le monde, mais c'est tout."
Une vaste majorité de Français partage le sentiment d'insécurité de Gérard Lanvin. 

dimanche 20 janvier 2013

Gérard Lanvin ou la "colère juste" du saltimbanque libre

Gérard Lanvin : "J'ai honte de notre pays; je conseille à mes enfants de partir"

Le grand déballage de Gérard Lanvin 

Alors que l'acteur faisait la promotion de sa dernière comédie dramatique en avant-première  au Pathé Plan-de-campagne au nord de Marseille, le quotidien régional "La Provence" a recueilli la dernière sortie de l'artiste.

Lanvin fait cause commune avec Gérard Depardieu 

L'un s'est exilé de France en Russie et l'autre conseille à ses enfants d'en faire autant. 
A l'origine du coup de sang de Depardieu, le Premier Ministre. A propos de la demande d'exil fiscal d'Obélix à la Belgique, Jean-Marc Ayrault a en effet déclaré : "Je trouve cela assez minable". Blessé par ce jugment insultant, Gérard Depardieu a décidé d'adresser une lettre ouverte à Jean-marc Ayrault, publiée dans le Journal du Dimanche. Le monstre sacré y fait part de sa tristesse d'être ainsi fustigé : "Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté ! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis." Et il est dit vrai: Yannick Noah qui actuellement règle à l'amiable ses problèmes fiscaux avec ses amis socialistes ne s'est plus manifesté...

Et pour en finir avec le Premier Ministre, Depardieu conclut : "Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici (...) Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué."


Dans le même cri, Gérard Lanvin balance sur des personnalités de la bien-pensance
Jean-Pierre Bacri ? 
"Il a fait trois films en train de râler mais il n'a jamais changé de fringues". En 2005, Bacri qui est né en Algérie, décida de parrainer le collectif Devoirs de Mémoires, une association subventionnée qui milite pour la "préservation de l'Histoire" durant les périodes d'esclavage et de la colonisation française, puis autour de la lutte généraliste contre le racisme et contre la discrimination raciale.

Najat Vallaud-Belkacem
la porte-parole bi-nationale du gouvernement 
"Je peux plus la voir"

Et les César
en prennent logiquement pour leur grade. 
"Je ne vais pas les chercher; dans ce métier, il n'y a pas de meilleur, on donne des émotions ensemble".

L'Etat socialiste est un mac



Venu justement présenter "Amitiés sincères" à Avignon et au Pontet, Gérard Lanvin était sous pression depuis que Philippe Torreton, un élu PS inconnu au conseil municipal de Paris, a publié - dans ...Libération, évidemment - une violente tribune partisane contre Obélix, nouvel exilé fiscal et rebelle à la fiscalité confiscatoire du tout socialiste en France.

Dans un chat avec les internautes de "Sud Ouest", Fabrice Luchini avait condamné la bassesse des attaques de Torreton, "Quand on attaque Depardieu, il faut une filmographie solide", lança le comédien. "Depardieu, c'est un ami, souligna-t-il. Et je ne juge pas mes amis. En revanche, ceux qui jugent Depardieu, surtout s'ils sont acteurs, ils devraient juger aussi leur filmographie."
Luchini ironisa sur la filmographie de Torreton qui en 1992 a "fait L627", le film du réalisateur engagé Bertrand Tavernier sur la police. "Moi je ne fais pas des leçons de morale, chacun dit ce qu'il veut, a-t-il poursuivi. C'est suicidaire de se confronter à un monument du cinéma." 
L'affaire Depardieu continue donc de susciter l'émoi. Mercredi, Brigitte Bardot a ainsi apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix.

Et "La Provence" fournit l'occasion à Gérard Lanvin d'achever l'admirateur de Sa Cynique Majesté Royal et caudataire de François Hollande. Le quotidien employa en effet le terme "bankable" 
qui libéra le fauve de la ménagerie théatreuse.


La suite est un repas de fauves 


On l'a compris, le comportement des détracteurs de Gérard Depardieu est minable, explique Gérard Lanvin: "Je l'aime (...). S'il veut être Russe et se cailler les couilles, il y va, il a le droit." 

En "homme libre", Lanvin qualifie en revanche Philippe Torreton de "délateur". " Monsieur Depardieu est 1 000 fois plus brillant que lui."

Et François Hollande en prend aussi pour son grade: "Au lieu de faire les 75%, qu'il s'occupe des appartements vides, des gosses qui couchent dehors". 
"Les impôts, je suis d'accord (...) mais pas pour qu'on me prenne pour une pute !" 
"J'ai honte de notre pays, je conseille à mes enfants de partir."


L'affaire Depardieu continue donc de cliver  

Brigitte Bardot a également apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix. 


Gérard Lanvin est convaincu d'une stigmatisation de sa profession 

Après les restaurateurs, les dirigeants méprisent les acteurs.
Le compagnon des débuts de Coluche se lâche: " Moi, même à 75 % je ne risque rien. J'ai une maison comme tout le monde mais c'est tout. Par contre, si on me propose deux films, je risque d'en refuser un et là, ça mettra 90 ou 100 personnes [le nombre moyen de personnes sur un long-métrage] dans l'embarras". 
En somme, Lanvin fulmine autant que dans "Amitiés sincères". "Les Français sont râleurs", s'est justifié l'artiste en précisant : "On parle fort quand on est passionné". 


Et la profession remettra le César du meilleur militant de la "bien-pensance" à Torreton ! 
Mais le Gérard du cinéma sera-t-il pour Depardieu ou pour Lanvin ?

dimanche 6 janvier 2013

France: faire de l'argent devient honteux

Salaires des acteurs français : Dany Boon doit remettre  les pendules à l'heure

Une mauvaise querelle de plus


Le comédien Dany Boon a démenti dimanche des chiffres "complètement faux" sur son salaire 
Le producteur et distributeur Vincent Maraval (ci-contre) a dénoncé le financement du cinéma français, dans une tribune intitulée "Les acteurs français sont trop payés"
"Les propos de Vincent Maraval m'attristent beaucoup. D'autant que les chiffres qu'il a donnés sont complètement faux", affirme Dany Boon dans un entretien exclusif au Journal du dimanche. Dans les colonnes du "JDD", l'acteur souligne que ses films rapportent plus au financement du cinéma français qu'ils ne lui coûtent.


Dany Boon rétablit la vérité
L'acteur affirme qu'il n'a pas été payé 1 million d'euros pour son rôle dans le nouvel épisode d'Astérix et Obélix sorti en salles cet automne, mais 600 000 euros. "Une erreur qu'il comprend d'autant moins que Vincent Maraval est le distributeur du film et qu'il ne peut ignorer les sommes en jeu", commente le JDD. 
Dany Boon annonce en outre qu'il touchera 2 millions d'euros, et non pas 10 millions, pour jouer dans le film qu'il s'apprête à tourner lui-même, Supercondriaque.

Mauvaise foi de Vincent Maraval ?
En décembre 2012, ce patron de société de distribution suscita une polémique en publiant un article dans le quotidien socialiste Le Monde (lien). Il soutenait que les acteurs français sont trop payés. 
Dans son analyse, il avance que les films français à grands budgets français ne seraient pas financés par les recettes du cinéma mais grâce à l'argent des chaînes de télévision et que c'est uniquement grâce à cet argent que les acteurs français peuvent obtenir des salaires aussi élevés. 

Cet homme d'affaires créa sa société, le label Wild Bunch chez Studio Canal (Canal+)
, pour promouvoir le cinéma d'auteur. Or, ce rival de TF1 est protégé du PS depuis sa création.


L'exception culturelle française coule son cinéma

La France détient le record du monde du coût moyen de production : 5,4 millions d'euros

Or, le coût moyen d'un film indépendant américain tourne autour de 3 millions d'euros. Comme l'essence, ce coût moyen français ne baisse jamais, alors qu'il y a toujours plus de films produits, que le marché de la salle stagne, que la vidéo s'écroule et que les audiences du cinéma à la télévision sont en perpétuel déclin face à la télé-réalité et aux séries.


Les acteurs français sont riches de l'argent public et du système qui protège l'exception culturelle.
Le cinéma français ne crache pas dans la soupe servie par l'Etat. Sans parler des intermittents du spectacle et du théâtre subventionné, il faut cesser de croire que les acteurs français sont massivement de gauche pour des raisons politiques. 

Pourquoi un acteur français de renom, qu'il se nomme Vincent Cassel, Jean Reno, Marion Cotillard,  Guillaume Canet ou Audrey Tautou touche des cachets allant de 500 000 à 2 millions d'euros pour un film français limité au marché hexagonal, alors qu'il se contente de 50 000 à 200 000 euros pour un film américain, dont le marché est mondial ? Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan (226 millions d'euros de recettes monde) pour 226 000 euros et dans Mesrine (22,6 millions d'euros de recettes monde) pour 1,5 million d'euros ? Dix fois moins de recettes, cinq fois plus de salaire, ainsi fonctionne le  cinéma français. Benicio Del Toro, pour le Che, aurait touché moins que François-Xavier Demaison dans n'importe lequel des films dans lesquels il a joué ? Qui peut imaginer que Marilou Berry, fille de Josiane Balasko, l'activiste au coeur sur la main,  touche trois fois plus dans Croisière que Joaquin Phoenix dans le prochain James Gray ? Que Philippe Lioret touche deux fois plus que Steven Soderbergh et sept fois plus que James Gray ou Darren Aronofsky ?


Et pourquoi, s'indigne encore Malaval, Depardieu est-il le salaud ? 
L'aigri qui s'est séparé de Canal+ en 2002, a une piètre opinion du film de divertissement et vante Depardieu qui fait Mammuth gratuitement pour permettre au film d'exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras (co-producteur et fils du camarade Costa-Gavras), serait-il plus coupable que le système ?

Les pro et les anti
Maraval a reçu le soutien de Sam Karmann qui, en 2010 incarna à la télévision le rôle principal de la série 1788 et demi sur France 3. Il réalisa un film, Kennedy et moi (1999), financé par Canal+ et France 2 Cinéma. En 2000, Catherine Tasca, ministre de la Culture de Jospin,  fit cet acteur de seconds rôles chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Philippe Lioret, réalisateur de "Welcome" et scénariste, est offensé

Dans Le Monde du 4 janvier 2013, il réplique : "Non, Vincent Maraval, je ne suis ni un parvenu ni un assisté du cinéma "

Les coproductions de France Télévisions sont subventionnées

Le Centre national du cinéma (CNC) a encaissé 15 millions d'euros sur les filmas à succès du comédien.
Dany Boon, recordman des entrées pour son film Bienvenue chez les Ch'tis, précise en outre qu'il coûte moins d'argent au cinéma français qu'il ne lui en rapporte
Le CNC prélève 10,7 % du prix de chaque billet d'entrée et redistribue cet argent en cofinançant des films, notamment les films d'auteur qui ne pourraient voir le jour sans cette contribution.


Dany Boon insiste aussi sur le fait que ses réalisations n'ont pas été financées par de l'argent public, puisqu'elles sont coproduites par la chaîne privée TF1 et non par France Télévisions, et qu'il n'a jamais bénéficié du système de l'"avance sur recettes".


Le service public de télévision crie famine mais, par le biais des subventions publiques, vit sur la taxation des films du secteur privé.
Lien PaSiDupes - France 2 souffre de ses choix idéologiques : Audiences TV : "La solitude du pouvoir" fait plonger France 2

Plutôt que de se plaindre d'un manque à gagner sur les recettes publicitaires, il serait plus décent que France Télévisions assainisse sa gestion et cesse de dilapider les subventions gagnées par d'autres...