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mardi 31 décembre 2013

Canal+ rit de tout, même du génocide rwandais

Canal+ "regrette" avec les moyens de Hollande

Chez ces gens-là, on ne s'excuse pas, monsieur 

La chaîne cryptée s'est défendue de toute mauvaise intention
après la diffusion d'un sketch déplacé  sur le Rwanda, le 20 décembre.
Alors que certains parlent de génocide en Centrafrique, ce sketch a néanmoins été diffusé sur la chaîne cryptée le 20 décembre, dans le cadre de l'émission "Le débarquement". Il entendait parodier "Rendez-vous en terre inconnue", émission de Frédéric Lopez diffusée sur France 2, a tenté d'expliquer Canal+ qui fait l'impasse sure le choix du Rwanda... Une adaptation de la comptine "Fais dodo, Colas mon petit frère" a particulièrement choqué et une pétition a été lancée sur internet.

Des excuses à la Hollande


Canal+ a assuré 
et c'est heureux, que "ce sketch ne visait en aucun cas à porter atteinte à la mémoire de victimes du génocide rwandais",  s'est défendu Canal+. 
La "chaîne de François Mitterrand" ne cache pas son intention discriminatoire 
Le sketch "visait à caricaturer et dénoncer l'attitude de certains occidentaux ne s'intéressant qu'à eux mêmes, en arrivant dans un pays qui leur est totalement étranger", poursuit la chaîne. "Le choix d'un pays ayant connu une période de massacres visait à créer un contraste extrême entre la gravité des faits et l'attitude désinvolte des supposés invités d'une émission parodiée." 

"Nous regrettons que ce sketch ait pu être interprété autrement", a déclaré la chaîne.
La chaîne socialiste reprend les termes des excuses de Hollande dans sa mauvaise blaque sur l'Algérie. Le chef de l'Etat avait déclaré lundi 16 décembre sur le ton de la plaisanterie devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, était rentré d'Algérie "sain et sauf". Et "c'est déjà beaucoup", avait-il insisté:
Cette "saillie" a suscité de très vives réactions en Algérie et des propos sévères de la part de l'opposition ce week-end. Mais le Huffington Post, cornaqué par Anne Sinclair, n'y avait vu qu' "un trait d'humour" et avait exprimé une coupable indulgence pour celui "qui aime tant en placer dans ses discours officiels." 
En revanche, "l'exigence de la fonction présidentielle n'autorise pas une formule aussi déplacée", avait sanctionné le président de l'UMP Jean-François Copé.

La presse avait alors fait valoir que
le président français exprime ses "regrets pour l'interprétation" de ses propos sur l'Algérie‎
Dimanche 22 décembre, François Hollande "exprime ses sincères regrets pour l'interprétation qui est faite de ses propos" sur l'Algérie et "en fera directement part" au président algérien Abdelaziz Bouteflika, indique un communiqué de l'Elysée.
Dieudonné a-t-il fait l'école du rire de Hollande ?

Dans une tribune publiée lundi dans Libération et intitulée "Canal+ à mourir de rire", l'écrivaine rwandaise Scholastique Mukasonga, prix Renaudot 2012, dénonce "l'innocence tranquille du racisme ordinaire". "On s'est tordu de rire sur les canapés des téléspectateurs", dénonce-t-elle. "Cela ne semble gêner personne, comme ce qui se passait au Rwanda au printemps 1994. Moi, ce sketch m'a indignée", écrit Scholastique Mukasonga, qui a perdu de nombreux membres de sa famille lors du génocide rwandais.

Selon le communiqué de l'Elysée, "les quelques mots prononcés lundi par le président de la République dans le cadre du 70ème anniversaire du CRIF, concernant un déplacement de Manuel Valls en Algérie, font l'objet d'une polémique sans fondement".

La polémique de la "quenelle" antisémite de Dieudonné est-elle également "sans fondement"?
Dans la France courageuse du déni instaurée par F. Hollande, l'intention antisémite  est en effet maquillée en "geste anti-système". Le footballeur Nicolas Anelka avait créé la polémique en reprenant le geste controversé de Dieudonné, mais pour en nier le sens caché: "Signification de quenelle : anti-système. Je ne sais pas ce que le mot religion vient faire dans cette histoire !", réagissait ce musulman radical notamment sur un site de microblogging. 

L'humour badin de François Hollande a fait école ?
Après Anelka, c'est maintenant le basketteur Tony Parker (ci contre à droite avec Dieudonné) qui est à son tour appelé par le Centre Simon Wiesenthal à "présenter ses excuses pour son geste de la 'quenelle', son salut nazi". Reconnu par les Nations unies et l'UNESCO, le Centre se destine à la préservation de la mémoire de l'Holocauste et s'occupe de questions contemporaines, comme le racisme, l'antisémitisme, le terrorisme et le génocide.
<br>La "quenelle" une manie dans la communauté noire ou métisse. Risque-t-elle de s'étendre ?
Déjà en décembre 2013, a circulé sur Internet la photo d'un jeune homme effectuant le geste vulgarisé par Dieudonné devant l'école Ohr Torah, théâtre d'un quadruple meurtre de Mohamed Merah en mars 2012 à Toulouse. Elle a déclenché une action du Parquet.

En septembre, deux chasseurs alpins avaient été photographiés faisant le geste dit de "la quenelle", inventé par Dieudonné, 

devant l'entrée de la synagogue Beth David, rue de Montevideo dans le 16e arrondissement.
Le site Slate explique que pour certains, la quenelle est un salut nazi détourné qui exprime la lutte contre l'Etat d'Israël. Ce qui ne serait pas pour déplaire aus anti-sionnistes. 
Pour d'autres, elle n'est qu'un bras d'honneur (donc une insulte !), un geste potache et irrévérencieux (si on cherche à banaliser), un signe d'exaspération populaire contre l'establishment (si on ne veut pas admettre qu'il est anti-réublicain) et les média (si on avoue être partie liée avec le pouvoir en place). 
Fondé par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde,et Jacques Attali, notamment, Slate (Washington Post Company) ajoute : "Mais s'il était intentionnel, un tel geste devant une synagogue laisserait peu de doute sur sa signification." 
Le Monde qui cite Slate ne mentionne pas l'antisémitisme: les media se voileraient-ils la face? Ont-ils des consignes?


jeudi 22 décembre 2011

Révisionnisme vs négationnisme: les lois mémorielles, y faut voir...

Le devoir de mémoire, oui, mais ça dépend !



Le devoir de mémoire,
il est sélectif,
avant oubli total...
ou exacerbation concomitante


Et ça dépend de quoi, s'il vous plaît ?

Ah, ben y faut voir; ça dépend de l'époque et des personnes concernées...
Pour faire simple, c'est à la tête du client, au faciès.
Ici encore, la pensée unique en vigueur pèse sur la notion et les critères recevables. C'est ainsi que les soulèvements anti-coloniaux peuvent retenir l'attention, mais que le génocide arménien fait débat. Attention ! La terminologie marque votre positionnement: un "massacre", éventuellement, mais un "génocide", sûrement pas ! Il est seulement toléré de parler de "drame". C'est à peine si les victimes et leurs descendants peuvent être d'un avis différent. Qu'elles fassent entendre leur voix et elles déclenchent des manifestations, parmi les plus démocratiques qui soit, bien évidemment...

En France, il est "politiquement correct" de contester l'armée française confrontée au soulèvement algérien, et il est convenable de parler, non pas de "guerre civile", mais de "guerre anti-coloniale". Les livres d'histoire stigmatisent les tortionnaires sud-américains des régimes Pinochet et Videla, qui ont tenté d’éliminer les activistes de gauche, mais il est en revanche intolérable de seulement évoquer les répressions soviétiques en Tchécoslovaquie (Coup de Prague, prise de contrôle du pays par le Parti communiste tchécoslovaque soumis à l'Union soviétique (URSS), en février 1948, ou les charniers par les Khmers rouges (cambodgiens communistes d'inspiration maoïste qui ont asservi le Cambodge de 1975 à 1979, au régime totalitaire du dictateur Pol Pot).
En Afrique, le Rwanda a bien été victime d'un génocide en 1994, mais l'Education nationale n'a pas retenu qu'en URSS Joseph Staline a ordonné le génocide la déportation du peuple tchétchène en 1944, sous prétexte de collusion avec l’agresseur nazi, ceux du Pacte germano-soviétique de 1939 qui consacra l'alliance de Staline avec les nazis !...

Détails de l'Histoire
La télévision de service public a-t-elle consacré une soirée au génocide de 2 millions de morts civils en 45 ans par les totalitaires communistes de Roumanie dans la période 1946-1989 ? C’est pourtant un cas encore unique de reconnaissance officielle d’un génocide sur critères politiques, religieux et sociaux, voire éthniques (francs-maçons, juifs non-communistes, syndicalistes, intellectuels, artistes trop indépendants et Rom..)
Ainsi, il n'est toujours pas admis que le Goulag soviétique et le Laogaï (plus de 1000 camps de rééducation par le travail - c'est-à-dire camps de concentration qui ont fait 20 millions de morts - en République populaire de Chine de Mao) sont des génocides.
Il a fallu attendre 2005 pour que l'Irak soit reconnu coupable du gazage des Kurdes par Saddam Hussein (par armes chimiques) qualifié par le Tribunal de La Haye de crime de génocide (février à septembre 1988).

Les "lois mémorielles" peuvent-elle établir une vérité historique ?

Le traitement militant de la colonisation française et la ré-écriture partisane de l'Histoire sur ce sujet ont suscité le vote de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui invite à une lecture historique " positive " de la période. Le débat s'est crispé avec le dépôt d'une plainte contre l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, fondée sur la loi Taubira, pour contestation de crime contre l'humanité. Le chercheur contestait que les traites négrières aient été un génocide, car elles n'avaient pas pour but l'extermination d'un peuple, mais ne remettait pas en cause leur caractère de crime contre l'humanité (juin 2005). La plainte a été retirée et cette affaire a débouché sur la création du collectif Liberté pour l'histoire qui réclame l'abrogation de toutes les " lois mémorielles ", dont la loi Taubira. Depuis cette affaire qui ravive la question de l'indépendance idéologique des historiens-chercheurs, l'article de loi engage leur responsabilité. Tout révisionnisme historique devient plus délicat (celui-ci vise à revoir la lecture et l'interprétation historique d'un sujet en se fondant sur l'apport de nouvelles sources ou leur réexamen, plutôt que des interprétations libres. Il se distingue du " négationnisme ", discours ayant pour but de nier la réalité d'un fait historique confirmé par les sources).

Plusieurs conceptions des rapports entre la loi et l'histoire s'opposent
Dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique ". C'est le point de vue défendu par les signataires de " Liberté pour l'histoire ", partisans d'une stricte séparation, gage de démocratie, selon eux, mais risque d'égarements idéologiques, pour leurs détracteurs. " Gérard Noiriel, un des inspirateurs de la pétition du 25 mars 2005, concède qu'on ne peut empêcher le législateur d'intervenir sur ce qui touche à la mémoire, mais se dresse sur ses ergots si le politique voulait se mêler de la recherche et de l'enseignement en histoire, car ce serait un frein à l'endoctrinement par l'enseignement et à la manipulation des esprits par la presse, l'un et l'autre engagés. Ce communiste, directeur d’études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), pointe l'ancien article 4 de la loi du 23 février 2005, mais aussi la loi Taubira. Elle établit en effet que les programmes scolaires et de recherche devront accorder à la traite négrière et à l'esclavage la place qu'ils méritent, mais il regrette qu'elle n'impose pas un jugement positif ou négatif sur la question. D'autres historiens, en revanche, soulignent qu'il ne s'agit pas de dicter l'histoire mais de lutter contre l'idéologie de la négation. Dans cette situation, le juge appliquant la législation en vigueur n'est pas compétent pour juger de la véracité des affirmations de l'historien , mais du caractère intentionnellement nuisible ou non de son travail et de ses allégations. Cet historien engagé a été membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, avant d'en démissionner en mai 2007 avec 7 autres universitaires, pour protester contre la création par Nicolas Sarkozy d'un ministère associant la question de l'immigration et de l'identité nationale.

Les "lois mémorielles" lance la "guerre des mémoires" et met les victimes en concurrence
La gauche préférerait le statu quo, car la loi du 23 février 2005 confronte deux mémoires et deux idéologies" à la vérité historique. Ainsi, celle des rapatriés et celle des anciens colonisés, ou de leurs descendants présents sur le territoire français, alors que le politiquement correct oeuvre dans le "sens de l'histoire", en faveur de la diversité et du communautarisme. Françoise Chandernagor, écrivain socialiste, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat mais aussi descendante d'esclave et fille d'André Chandernagor, ancien député de la Creuse et ministre du gouvernement Pierre Mauroy, situe le début de ce phénomène avec la loi Gayssot (député PCF). Les opposants à la loi modifiée stigmatisent les élus du peuple qui ont ouvert " la boîte de Pandore : ils agitent leurs chiffons rouges, estimant qu'à partir de ce moment-là, " chaque fraction de la population a voulu la loi "mémorielle" qui sacralisait son propre malheur ". Anticolonialiste et signataire du manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie en 1960, Claude Lanzmann abonde dans ce sens. Selon lui, il n'y a pas concurrence, mais " universalité des victimes ". Pour lui, " comprendre que la loi Gayssot, qui porte sur le désastre le plus paradigmatiquement antihumain du XXe siècle, est aussi une garantie et une protection pour toutes les victimes ", éviterait la guerre des mémoires et cette concurrence des victimes. Seulement, ce caractère universel échappe aujourd'hui à beaucoup, dont Henri Rousso: " la mémoire de la Shoah est ainsi devenue un modèle jalousé, donc, à la fois, récusé et imitable : d'où l'urgence de recourir à la notion anachronique de crime contre l'humanité pour des faits vieux de trois ou quatre cents ans ".
Derrière ces positionnements, c'est la question de l'opportunisme des historiens et du parti-pris électoraliste de la presse qui est également posée. Lors des événements ayant conduit à la mort d'un jeune palestinien, Mohammed Al Durah, Claude Lanzmann écrivit un article dans Le Monde, dans lequel il déclarait que, selon lui, on ne peut prendre en compte la version d'un "journaliste arabe" dans cette affaire. Que dire d'un historien arabe ou de toute partie prenante?


Ces lois visent à rétablir les frontières entre Histoire et mémoire

L'article 4 de la loi du 23 février 2005 soulignant le caractère positif de la présence française Outre-mer rétablissait un équilibre entre fait historique et commentaire. Il lève une confusion entre Histoire universelle et mémoire personnelle, partisane et politicienne. Il n'appartient pas à l'historien de régenter la mémoire collective, mais pas non plus de faire des choix ni de commenter les faits, car il ne lui appartient pas de juger. Les méthodes de manipulation mentale sont en effet insidieuses, allant du lavage de cerveau par répétition ou matraquage d'images sélectionnées, en passant par le travail sur l'émotivité.
Mais, si l'histoire et la mémoire sont de natures différentes, elles sont néanmoins liées. Le travail de mémoire a permis de renouveler les approches historiques (par exemple : Henry Rousso, Le syndrome de Vichy, 1987) et d'amener les historiens à travailler sur des champs jusque-là négligés. En 2000, le philosophe Paul Ricoeur soulignait l'importance d'un " travail de mémoire " et non pas d'un devoir de mémoire. De son point de vue, l'histoire pourrait être déviée et contribuer à transformer une mémoire malheureuse: une mémoire heureuse et pacifiée serait "juste" ! Mais, que ce soit par négligence partisane, par choix idéologique embarrassée ou volonté délibérée d'occultation, il se trouve justement que le totalitarisme soviétique ne stimule guère les chercheurs vertueux: une mémoire heureuse et pacifiée est parfois hors de portée...

Les lois mémorielles marquent-elles un progrès ?
Certains historiens réclamaient l'abrogation uniquement de la loi du 23 février 2005, mais la plupart ne visaient seulement son article 4 qui tend à rétablir un soupçon d'équité. Mais d'autres souhaitent l'abrogation ou la modification de l'ensemble des quatre lois qui " ont restreint la liberté de l'historien ", ou plus exactement sa liberté de relecture et d'endoctrinement.
D'un point de vue juridique, ces lois sont de nature différente.
La loi Gayssot de 1990 est la seule à créer un délit, la négation du génocide des Juifs, et à prévoir des sanctions applicables par le juge grâce à l'ajout d'un article 24 bis à la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.
Les trois autres lois, si elles ont en commun de ne créer aucun délit, ni de prévoir aucune sanction, ne se situent pas non plus sur le même plan. La loi Taubira et celle du 23 février 2005 ont une fonction normative, c'est-à-dire qu'elles énoncent des règles de droit qui posent des prescriptions. Ainsi, la loi Taubira permet par exemple aux associations de défense de la mémoire des esclaves de se constituer parties civiles dans des procès pour provocation à la discrimination, à la haine, à la violence, pour diffamation ou injure. Le risque brandit par F. Chandernagor que la loi "mémorielle" ouvre à " chaque fraction de la population" la possibilité de "sacraliser son propre malheur " est donc levé, lorsqu'il s'agit des associations sous contrôle!...

Ceux qu'on peut contrarier et ceux qu'il ne faudrait pas "provoquer"
La loi du 23 février 2005 fixe les droits des Harkis qui, quant à eux, devraient se contenter pour leur défense des cadre des lois déjà en vigueur contre les injures ou diffamations commises à leur encontre.

Mais la loi du 29 janvier 2001, composée d'un article unique reconnaissant le génocide arménien de 1915, a une fonction uniquement déclarative. Elle matérialise un engagement symbolique. Certains juristes estiment que les lois mémorielles, dans ce qu'elles ont de déclaratif, dénaturent la loi, dont le rôle est d'édicter des normes.

Mais ce serait stigmatiser la Turquie et, par amalgame politicien, tout le monde arabe... A commencer par le 9.3 et le socialiste Bartolone !

dimanche 16 octobre 2011

Un avocat lillois en garde à vue pour proxénétisme

Non, pour autant qu'on sache, ce n'est pas maître Brochen


Si l'avocat avait été de droite
son identité aurait-elle fuité ?



L'ancien bâtonnier n'était pas au courant

Trois personnes, dont un avocat, ont été placés en garde à vue mercredi à Lille dans l' enquête sur un réseau de prostitution de luxe où deux cadres d'un grand hôtel sont déjà mis en examen et écroués, a-t-on appris auprès du Parquet.
Ils ont été interpellés le 4 octobre dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mars par le Parquet de Lille.
Ils devaient être déférés jeudi devant les juges d'instruction en charge de ce dossier.

L'avocat lillois est interrogé depuis mardi en compagnie du propriétaire de l'hôtel Carlton de Lille (Hervé Franchois), et d'une troisième personne, a précisé une source policière.

Le directeur du Carlton de Lille, propriétaire d'un autre hôtel lillois, et le cadre chargé des relations publiques du Carlton ont été mis en examen en fin de semaine dernière pour proxénétisme aggravé en bande organisée et écroués. Selon des sources proches du dossier, le deuxième inculpé est une personnalité bien connue dans le monde de la nuit lillois "avec beaucoup d'entregent".

Un réseau franco-belge

Ils sont soupçonnés d'avoir organisé entre la France et la Belgique un réseau de proxénétisme et d'avoir proposé aux clients d'hôtels de luxe de Lille des prostituées belges.

Dans le cadre de cette enquête, les policiers de Lille ont entendu plusieurs témoins mardi et mercredi. En Belgique, plusieurs responsables de "salons de massage" ont été arrêtés.
"Des liens avec des personnes gérant plusieurs établissements de prostitution et bars en Belgique ont également été mis en évidence", dit le Parquet de Lille.

Une information judiciaire contre X du chef de proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment d'argent avait été ouverte fin mars 2011 et confiée à deux juges d'instruction.

La police de Courtrai (Belgique) avait interpellé le 1er octobre quatre personnes qui ont été mises en examen et écrouées pour des faits de proxénétisme. Parmi elles, se trouve un chef d'entreprise français, notamment propriétaire de salons de massage en Belgique.
Le Parquet de Courtrai avait déjà confirmé l'existence d'"un lien probable" avec l'affaire lilloise, sans vouloir en préciser la nature.
La presse est avare d'informations sur l'identité des notables lillois impliqués
Le Parquet de Lille, qui a refusé de communiquer l'identité de ces deux personnes, a néanmoins indiqué qu'un troisième gardé à vue devait être déféré vendredi devant les magistrats en charge de ce dossier.
Les agences A*P et Reuters font de l'auto-censure vertueuse
France 3 a en revanche lâché le nom du notable lillois mis en examen. Il s'agirait de Maître Emmanuel Riglaire (photo), quatrième personne poursuivie dans cette affaire.
Le journal Libération précise que le ténor du barreau n'est frappé par aucune interdiction d'exercer son activité, selon le Parquet.
Lien France3
Nord Eclair précise que Me Riglaire, avocat d'Eugène Rwamucyo, l'ex-médecin du travail à l'hôpital de Maubeuge accusé de génocide à Butaré (Rwanda, 1994), a été remis en liberté, vendredi 14 octobre: les juges n'auraient encore pas d'éléments suffisants contre lui, commente maville.com, d'après La Voix du Nord.

vendredi 6 février 2009

Le livre de Péan contre Kouchner, un avatar du génocide rwandais

Comment un thuriféraire de Mitterrand salit pour laver plus blanc

  • Dans un livre «sur commande» consacré au Rwanda de la période 1990-1994, donc aussi au génocide de 800.000 Rwandais, en majorité Tutsi, et publié en 2005, Pierre Péan, perruque au vent, entend mettre un terme à l'ensemble des accusations, injustes selon lui, contre la politique de la France au Rwanda. L'auteur affirme s'appuyer sur une enquête approfondie mais on sait ce que valent ses assertions, telles sa citation à propos du massacre de Sabra et Chatila (Lire PaSiDupes: article précédent) et son livre contre Kouchner, son ennemi juré, fait l'objet de nombreuses critiques.
    Pour RFI, radio fort engagée du service public, par exemple, rien ne justifie les mises en cause de la Radio par Pierre Péan (qu'il a présentée comme un « lobby » du Front patriotique rwandais (FPR, tutsi).
    - Quant au président du Conseil national de l'Eglise réformée de France, il s'est élevé contre les critiques de Pierre Péan et lui renvoie l'accusation de « désinformation ».

    Comme dans le cas de la fausse citation relative au massacre de Sabra et Chatila, Pierre Péan a de nouveau opposé son souverain mépris : « Face à des accusations ridicules, le silence s'impose ».
  • Le livre de cet auteur haut en couleurs fait aussi l’objet d'une plainte pour "incitation à la haine raciale".
    Début octobre 2006, SOS Racisme et des rescapés Tutsi du génocide au Rwanda ont déposé une plainte contre Pierre Péan et les éditions Fayard pour diffamation raciale et incitation à la discrimination raciale

    Le procès continue : il n’est pas jugé
    Le 24 septembre 2008, au deuxième jour de son procès pour diffamation et incitation à la haine raciale, Pierre Péan s'est vu comparé à l'écrivain négationniste Robert Faurisson par un étudiant juif témoignant de sa rencontre avec des rescapés du génocide rwandais. La rescapée du génocide, la psychothérapeute et écrivain Esther Mujawo-Keiner, a accusé Pierre Péan de «jouer avec des mots qui tuent» (Christophe Ayad, Libération, 27 septembre 2008).
    Le 7 novembre 2008, Pierre Péan, ainsi que son éditeur ont été relaxés. SOS Racisme a annoncé vouloir faire appel.
  • Et son règlement de compte avec Kouchner ?

    Il concerne largement l’affaire du Rwanda (dans laquelle Péan est toujours en jugement) et le négationnisme du génocide rwandais qui eut lieu du 6 avril au 4 juillet 1994. Les autorités rwandaises (Hutu) perdirent la guerre civile au profit du FPR (Front patriotique rwandais), des Tutsi exilés de retour d’Ouganda.

    Le négationnisme de ce génocide
    prend trois expressions différentes : la négation pure et simple, la théorie du double du génocide et la négation de diverses complicités.

    1- La négation pure et simple

    Théorie jugée ‘révisionniste’, elle considère qu'il n'y a eu au Rwanda que de simples massacres de masse, dont la quantité aurait été délibérément grossie par la propagande pro-FPR (avec la contribution de RFI et de SOS Racisme). Dans les procès devant le TPIR plusieurs accusés ont contesté l'existence d'un génocide au Rwanda.

    2- La « théorie du double génocide »

    Elle affirme l'existence d'un contre-génocide de Hutu par des Tutsi en réaction au génocide des Tutsi par des Hutu.
    Cette théorie permet de parler de « combats inter-ethniques » afin de renvoyer dos à dos les victimes et les bourreaux. Associée à des accusations de complicité exprimées contre la France, cette théorie a été soutenue par plusieurs responsables français, François Mitterrand, Dominique de Villepin, Pierre Péan, le Colonel Hogard ou le Pr. Bernard Debré, ancien ministre de Mitterrand.

    Or, ce contre-génocide n'a été constaté ni par les instances internationales (ONU, OUA, Sénat Belge et députés français, par exemple) ni par les ONG (FIDH, Amnesty International, African Right, , le CCFD, le Cimade, par exemple), ni par la presse (Le Figaro, L’Humanité et Le Soir).
    Si des crimes peuvent être reprochés au FPR (Tutsi), ils ne semblent pas pouvoir être qualifiés de génocide ni être opposés "en miroir" au crime de génocide du Hutu Power en 1994. Les exactions commises par des Tutsi contre des Hutu ne présenteraient pas le critère prépondérant de planification de l'extermination d'un groupe.

    Or, Kouchner et Péan soutiennent les thèses opposées
    Tandis que Péan accuse les Tutsi d’exactions et des provocations qui ont amené le génocide, Bernard Kouchner déclarait en mars 2008, dans la revue Défense nationale et sécurité collective, dont le comité d'études est présidé par le général Ch. Quesnot, ancien chef d’État-major particulier de François Mitterrand : « Je ne peux pas cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur, pas plus que je ne peux supporter d’entendre certains défendre la thèse d’un double génocide Tutsi et Hutu. ». Pour lui, si génocide il y a bien, les uniques responsables sont les Hutu.

    3- La négation des complicités
    Elle est la conséquence du génocide au Rwanda et ne concerne que les facilités politiques, diplomatiques, médiatiques et militaires, internationales et intérieures, qui ont pu être octroyées au régime (Hutu) qui a conduit le génocide. La négation des complicités est l'objet de vives controverses en France.

    L'action des troupes étrangères dans l'Opération Turquoise est mise en cause par ceux qui considèrent que, sous couvert de rétablir un minimum la sécurité dans le sud-ouest du Rwanda, elle aurait en réalité permis à de très nombreux génocidaires de prendre la fuite vers l'étranger.
    Or, les conclusions de la Mission d'information parlementaire françaises sur le sujet ont été très mal ressenties par des ONG françaises et internationales et ont motivé la création en 2004 de la Commission d'enquête citoyenne française (CEC) qui a débouché sur des plaintes de Rwandais devant les tribunaux français.

    François Mitterrand en accusation devant l’Histoire

    ->
    Une accusation plane toujours sur la présidence de François Mitterrand, qui en décembre 1993 ordonna le retrait des forces de l'opération Noroît au Rwanda, et porte la responsabilité de l’opération Amaryllis (8-14 avril), puis de l’opération Turquoise ( 22 juin-21 août) pendant le génocide au Rwanda.

    -> L’assassinat du président rwandais, Juvénal Habyarimana, par tir de missile sol-air, fut le signal du génocide. Les extrémistes hutu éliminèrent aussitôt les éléments modérés du gouvernement, puis exterminèrent les populations civiles tutsi, ainsi que les hutu qui s'opposaient au génocide.
    Agathe Habyarimana, l'épouse du président rwandais (Hutu), sera recueillie en France par François Mitterrand qui lui versera 200 000 francs de pécule.

    Péan a tout cela à défendre: brave petit soldat !...
  • Bernard Kouchner découvre que le PS, c’est salissant

    Le PS sanctionne le symbole de l’ouverture, un mythe qu’il faut détruire

    Le journaliste Pierre Péan a écrit un livre malveillant

    Dans ce bouquin aux motivations limpides, il s’en prend à Bernard Kouchner, médecin né en 1939 et ministre en exercice… cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde. Ministre et secrétaire d'État en charge de la santé sous les gouvernements socialistes de Michel Rocard, Pierre Beregovoy, Édith Cresson et Lionel Jospin. Ancien haut fonctionnaire de l'ONU, il est respecté de tous, hormis Péan.
    Dans son bouquin ‘nauséabond’ (dixit BHL), il organise des informations pour mettre en cause l’intégrité d’une personnalité qui reste la préférée des Français, mais que les socialistes honnissent, maintenant que Bernard Kouchner travaille au poste éminent de ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Fillon.

    La méthode diffamatoire classique

    Le ‘nain’ Péan (selon les termes de BHL) brûle les ailes du mythe vivant, en brouillant les dates de ses activités africaines privées passées (principalement au Gabon et en République du Congo) et ses activités ministérielles actuelles. Péan insinue ainsi que B. Kouchner continuerait à être payé pour des services rendus en sa qualité de ministre, alors qu’il s’agit de paiements d’arriérés en tant que consultant. Et vogue la rumeur…

    Bernard Kouchner n’en est pas à la premier assaut contre son honneur.
    Dans l’affaire glauque de l'association Arche de Zoë, accusée de tentative d’enlèvements de pseudo-orphelins du Tchad vers la France, Éric Breteau, un des principaux organisateurs présumés des rapts, accuse Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, d'être impliqué dans l'affaire …

    Dans sa dernière publication, Péan insinue que Kouchner aurait pu tromper le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui, assure-t-il, ignorait les activités africaines de son futur ministre lors de sa nomination.
    Mais selon Le Monde, « l'ouvrage est principalement une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l'écrivain, en particulier sur le génocide rwandais», qui occupe en effet une grande partie du livre.
    Au final, si Kouchner a obtenu le soutien de Martine Aubry, le bouquin aura surtout satisfait les socialistes sectaires en souillant la réputation du ministre emblématique de l’ouverture et en ouvrant une polémique médiatique nauséabonde.

    Le ministre a réagi dans Le Nouvel Observateur.

    Péan est-il fiable ?

    > Ses orientations politiques ne font pas de doute.
    L’un de ses bouquins contribua au scandale politique visant Valéry Giscard d’Estaing avec l'« affaire des diamants », et facilita l’arrivée Mitterrand à l’Elysée. Dans un autre livre qu’il commit complaisamment et qui fit de l’argent au cinéma, Péan, en revanche, épargna le socialiste.

    > Dans un article publié en septembre 2002 par Le Monde diplomatique, Péan cite un article qu'il attribue au journaliste israélien Amir Oren, selon lequel le massacre de Sabra et Chatila (Liban, 1982) aurait été planifié par les Israéliens. Or, selon une enquête publiée en janvier 2008 par L'Arche, cette citation est un faux. Méprisant, Pierre Péan n'a jamais daigné justifier ses affirmations. L’eût-il pu qu’il l’aurait fait.

    Petits réglements de comptes entre amis

  • Le bouquin de Péan, qui attaque Kouchner sur son activité de ‘consultant’ en Afrique, bien que les faits soient antérieurs à son arrivée au gouvernement Fillon, est un dommage collatéral de leur querelle personnelle qui les oppose sur le génocide au Rwanda et pourrait encore retarder le jugement de l’affaire du livre précédent de Péan...
    « L'ouvrage est principalement une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l'écrivain, en particulier sur le génocide rwandais » qui occupe en effet une grande partie du livre. C’est Le Monde qui le dit.
  • Sur le génocide au Rwanda, lire l’article de PaSiDupes qui suit
    Il informe sur la querelle ancienne qui oppose toujours les deux protagonistes. Pour en savoir plus, cf. libellé ‘génocide rwandais’).
    En 1994, Kouchner tenta en effet d'organiser le sauvetage d'orphelins et soutint l'envoi de l'armée française au Rwanda. Les secours français seront accusés d'avoir couvert le massacre des Tutsis par les Hutus.

    Les députés fielleux du PS : ne font-ils pas pitié ?

    La piétaille des cancrelas socialistes n’est jamais de reste dans la souillure.
    Mélenchon s'en est dégagé et les fustige.(Lire PaSiDupes)
    Mais i
    ls ont pour leur part annoncé qu’ils allaient demander des comptes à leur ancien « camarade » ! Sur l’air de la Marseillaise ?
    Pour ces démocrates à la petite semaine, la présomption d’innocence n’existe pas et le dernier méchant bouquin, comme le premier vrai-faux SMS venu, leur suffit à salir. Ils se promettent d’ailleurs d’y ajouter leur couche de crasse…

    Pour finir ici, juste un petit aperçu du complot, avec ce titre de ...Marianne :

  • Rwanda : traîné dans la boue, Pierre Péan contre-attaque
    « Le procès de Pierre Péan, poursuivi par SOS-Racisme pour «diffamation raciale» et «discrimination raciste» à cause de quatre pages de son livre sur le génocide rwandais, s'est ouvert hier à Paris ». (24 septembre 2008)