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samedi 7 février 2009

Bernard Kouchner fournit deux démentis pour une accusation

Des prises de positions édifiantes, spécialement socialistes

Dans un de ses bouquins, le journaliste-polémiste Pierre Péan accuse l'actuel ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'avoir mélangé les genres entre activités publiques et privées en Afrique.

A l'Assemblée Nationale, lors des questions au gouvernement, le député socialiste Jean Glavany, un jospiniste, a demandé au chef de la diplomatie française de s'expliquer.

Bernard Kouchner défend son honneur à l'Assemblée:

'A aucun moment, ni au Gabon ni ailleurs, je ne me suis servi de mes fonctions ministérielles'.
Dénonçant des 'amalgames', Bernard Kouchner a dit 'souffrir' de ces accusations et a également démenti être à l'origine de la mutation-sanction en 2008 de l'ancien secrétaire d'Etat à la francophonie, le socialiste Jean-Marie Bockel, qui avait critiqué la rémanence de la 'Françafrique'.

Auparavant, Bernard Kouchner s'était expliqué sur le site du Nouvel Observateur.

Il y déclare notamment : 'Je n'ai jamais signé un seul contrat avec un Etat africain. Jamais. J'ai été un des consultants d'une entreprise française Imeda dans un domaine que je connais : celui de la médecine et de la santé publique.' 'Y a-t-il quelque chose de choquant qu'un ancien ministre de la santé, qui a fait pendant des dizaines d'années des missions humanitaires pour Médecins sans frontières Prix Nobel de la paix, je le rappelle, Médecins du monde et bien d'autres, sans toucher un centime, rédige des rapports permettant à des pays africains d'améliorer leur système de santé ?', demande Bernard Kouchner.
Celui-ci ajoute avoir 'toujours agi dans la légalité et la transparence, déclaré mes revenus, payé mes impôts'.
Il dénonce par ailleurs 'une attaque grotesque et nauséabonde'.

Selon son entourage

Bernard Kouchner 'n'a pas mis d'argent dans sa poche' et les accusations sur les contrats africains 'ne s'appuient sur rien'.
L'avocat du ministre, Me Georges Kiejman, a annoncé sur France Info mercredi son intention d'engager des poursuites judiciaires.


Vidéo de la réaction de Nicolas Sarkozy
Au cours de son intervention télévisuelle du jeudi 5 janvier, le Président répondit au journaliste -qui s’interrogeait- qu'il maintenait "totalement" sa confiance à Bernard Kouchner, son ministre des Affaires Etrangères, mis en cause dans ce bouquin où il est accusé de conflit d'intérêts.
VOIR et ENTENDRE (lien LCI)

Quelques autres réactions parmi les premières dans la classe politique

Le premier ministre François Fillon a dit mercredi sa "confiance" et son "respect" à son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, estimant dans un communiqué que "rien ne justifie que la réputation d'un homme soit ainsi piétinée suite à de simples allégations".

Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, a estimé qu'"il appartient évidemment à Bernard Kouchner de s'expliquer". "On vit dans une société où on jette très facilement des responsables publics aux piranhas sur la base d'un certain nombre d'allégations, d'affirmations, donc je crois que c'est bien que Bernard Kouchner puisse répondre à tout cela, et puis on verra ce qu'il en est."

S'exprimant sur Europe 1, Eric Besson, lui-même transfuge du PS, a déclaré : "Je connais Bernard Kouchner et je sais que ce n'est pas un homme d'argent." "S'il l'avait été, il aurait mené une autre carrière. C'est un homme de causes et de missions. Mon présupposé, c'est que c'est un honnête homme."

Bernard Accoyer (UMP) a invité à rester "calme". "Tout va dépendre des réponses qui seront faites par Bernard Kouchner, c'est à partir de là que l'on pourra dire s'il s'agit d'un dossier qui justifie telle ou telle réponse, telle ou telle attitude", a-t-il souligné.

Xavier Bertrand (UMP) a pris la défense de Bernard Kouchner. "Je n'ai pas pas lu ce livre" mais "ce que j'en retiens, ce que je sais, c'est que c'est un livre à charge, très critique", a déclaré le secrétairé général de l'UMP sur LCI. "Ce que je vois surtout, c'est que des socialistes ont décidé de régler leurs comptes avec Bernard Kouchner", ministre d'ouverture, et qu'"il y a chez eux beaucoup d'esprit de revanche à l'égard de Bernard Kouchner, le socialiste le plus populaire".

Les opposants qui se maîtrisent

La secrétaire du PS, Martine Aubry, a confié mardi à la presse : "Je ne dirai pas un mot de désagréable sur [Bernard Kouchner], sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas." "Vous n'entendrez pas un mot de ma part sur ce livre," a insisté la maire de Lille.

Le député Vert de Paris Yves Cochet a de son côté invité Bernard Kouchner à s'expliquer devant la commission des Affaires Etrangères de l'Assemblée.

On le sait, Jean-Luc Mélenchon a été moins que les suivants.(Lire PaSiDupes)

Ceux qui foulent la présomption d’innocence aux pieds

Plus sévère, comme d'habitude, le fielleux député PS Arnaud Montebourg a déclaré dans un entretien sur le site Marianne2 : "Ça me paraît problématique qu'un ministre ait reçu de l'argent de chefs d'Etat africains dont la réputation est contestable sur le plan des droits de l'homme. (...) Pour lui, la cause est déjà entendue. Il est coupable; qu'on lui tranche la tête ! ... Avant, il a toutefois droit à s'expliquer... "Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s'expliquer sérieusement."

Pour Pierre Moscovici, interrogé mercredi matin sur RFI, c'est "le ministre qui a le devoir de s'expliquer".
La tête de Kouchner sur un plateau ne le satisferait pas : et laquelle donc alors ?...

"Quand on aura vraiment lu le livre, on posera une question de façon vraiment pertinente, assure Jean-Marc Ayrault, spécialiste en pertinence et président à vie du groupe socialiste à l'Assemblée. S’il donne à croire qu’il est sans a priori, il ne faut pas s’imaginer que l’odeur du sang le repousse… "On ne laissera pas passer cette affaire.", prévient-le pitbull, lourd de menace et d’importance.

Le 4 janvier, c'est Bernard-Henri Levy qui est monté en première ligne

"Le philosophe, Bernard-Henri Lévy, a qualifié mercredi de "saloperies" les accusations contre le ministre des Affaires étrangères portées par le journaliste Pierre Péan, qu'en passant il a qualifié de "nain". (Lien Le Monde )
"C'est pathétique, c'est nauséabond. Qu'est-ce que c'est que ces petits mecs qui viennent s'en prendre à quelqu'un qui a passé une vie d'engagement, qui a risqué sa peau sur tous les terrains où ça avait un sens, qui a une oeuvre et une vie extraordinaire", s'est exclamé l'écrivain sur France Inter.

Explication du contentieux:

"Dans son livre, Pierre Péan associe l'expression "cosmopolitisme anglo-saxon" à Bernard Kouchner et à l'écrivain …Bernard-Henri Levy. L'auteur reproche aux deux hommes ce qu’il ressent comme une "haine" de l'héritage politique français, dont l'"indépendance nationale honnie au nom d'un cosmopolitisme anglo-saxon, droit de l'hommiste et néolibéral, fondements de l'idéologie néo-conservatrice (américaine) que nos 'nouveaux philosophes' ont fini par rallier".

Péan est un scribouillard aveuglé d’idéologie:

C'est un peu le problème des livres de Pierre Péan. Cela s'était déjà produit lors de la publication de "La face cachée du Monde". Au milieu de faits rapportés avec minutie (autant qu'il est possible) figurent toujours des accusations de nature idéologique, plus ou moins maîtrisées, qui servent de paravent à ceux qu'il met factuellement en cause pour ne pas répondre aux vraies questions posées. Il brouille le message et l’invalide.

Nous sommes pris à témoins d’une vieille querelle que l’opposition s’empresse de récupérer et d’instrumentaliser à des fins politiciennes : tout est bon pour nuire, certes au ministre socialiste qui a accepté de servir son pays en passant par l’ouverture, mais aussi à celui qui a ruiné les désirs d'avenir de l'opposition . Les sectaires du PS ne lui pardonneront jamais et lui feront payer.
« Aimez-vous les uns les autres », clamait Sa Cynique Majesté Royal qui marche sur les eaux égouts.

vendredi 6 février 2009

Le livre de Péan contre Kouchner, un avatar du génocide rwandais

Comment un thuriféraire de Mitterrand salit pour laver plus blanc

  • Dans un livre «sur commande» consacré au Rwanda de la période 1990-1994, donc aussi au génocide de 800.000 Rwandais, en majorité Tutsi, et publié en 2005, Pierre Péan, perruque au vent, entend mettre un terme à l'ensemble des accusations, injustes selon lui, contre la politique de la France au Rwanda. L'auteur affirme s'appuyer sur une enquête approfondie mais on sait ce que valent ses assertions, telles sa citation à propos du massacre de Sabra et Chatila (Lire PaSiDupes: article précédent) et son livre contre Kouchner, son ennemi juré, fait l'objet de nombreuses critiques.
    Pour RFI, radio fort engagée du service public, par exemple, rien ne justifie les mises en cause de la Radio par Pierre Péan (qu'il a présentée comme un « lobby » du Front patriotique rwandais (FPR, tutsi).
    - Quant au président du Conseil national de l'Eglise réformée de France, il s'est élevé contre les critiques de Pierre Péan et lui renvoie l'accusation de « désinformation ».

    Comme dans le cas de la fausse citation relative au massacre de Sabra et Chatila, Pierre Péan a de nouveau opposé son souverain mépris : « Face à des accusations ridicules, le silence s'impose ».
  • Le livre de cet auteur haut en couleurs fait aussi l’objet d'une plainte pour "incitation à la haine raciale".
    Début octobre 2006, SOS Racisme et des rescapés Tutsi du génocide au Rwanda ont déposé une plainte contre Pierre Péan et les éditions Fayard pour diffamation raciale et incitation à la discrimination raciale

    Le procès continue : il n’est pas jugé
    Le 24 septembre 2008, au deuxième jour de son procès pour diffamation et incitation à la haine raciale, Pierre Péan s'est vu comparé à l'écrivain négationniste Robert Faurisson par un étudiant juif témoignant de sa rencontre avec des rescapés du génocide rwandais. La rescapée du génocide, la psychothérapeute et écrivain Esther Mujawo-Keiner, a accusé Pierre Péan de «jouer avec des mots qui tuent» (Christophe Ayad, Libération, 27 septembre 2008).
    Le 7 novembre 2008, Pierre Péan, ainsi que son éditeur ont été relaxés. SOS Racisme a annoncé vouloir faire appel.
  • Et son règlement de compte avec Kouchner ?

    Il concerne largement l’affaire du Rwanda (dans laquelle Péan est toujours en jugement) et le négationnisme du génocide rwandais qui eut lieu du 6 avril au 4 juillet 1994. Les autorités rwandaises (Hutu) perdirent la guerre civile au profit du FPR (Front patriotique rwandais), des Tutsi exilés de retour d’Ouganda.

    Le négationnisme de ce génocide
    prend trois expressions différentes : la négation pure et simple, la théorie du double du génocide et la négation de diverses complicités.

    1- La négation pure et simple

    Théorie jugée ‘révisionniste’, elle considère qu'il n'y a eu au Rwanda que de simples massacres de masse, dont la quantité aurait été délibérément grossie par la propagande pro-FPR (avec la contribution de RFI et de SOS Racisme). Dans les procès devant le TPIR plusieurs accusés ont contesté l'existence d'un génocide au Rwanda.

    2- La « théorie du double génocide »

    Elle affirme l'existence d'un contre-génocide de Hutu par des Tutsi en réaction au génocide des Tutsi par des Hutu.
    Cette théorie permet de parler de « combats inter-ethniques » afin de renvoyer dos à dos les victimes et les bourreaux. Associée à des accusations de complicité exprimées contre la France, cette théorie a été soutenue par plusieurs responsables français, François Mitterrand, Dominique de Villepin, Pierre Péan, le Colonel Hogard ou le Pr. Bernard Debré, ancien ministre de Mitterrand.

    Or, ce contre-génocide n'a été constaté ni par les instances internationales (ONU, OUA, Sénat Belge et députés français, par exemple) ni par les ONG (FIDH, Amnesty International, African Right, , le CCFD, le Cimade, par exemple), ni par la presse (Le Figaro, L’Humanité et Le Soir).
    Si des crimes peuvent être reprochés au FPR (Tutsi), ils ne semblent pas pouvoir être qualifiés de génocide ni être opposés "en miroir" au crime de génocide du Hutu Power en 1994. Les exactions commises par des Tutsi contre des Hutu ne présenteraient pas le critère prépondérant de planification de l'extermination d'un groupe.

    Or, Kouchner et Péan soutiennent les thèses opposées
    Tandis que Péan accuse les Tutsi d’exactions et des provocations qui ont amené le génocide, Bernard Kouchner déclarait en mars 2008, dans la revue Défense nationale et sécurité collective, dont le comité d'études est présidé par le général Ch. Quesnot, ancien chef d’État-major particulier de François Mitterrand : « Je ne peux pas cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur, pas plus que je ne peux supporter d’entendre certains défendre la thèse d’un double génocide Tutsi et Hutu. ». Pour lui, si génocide il y a bien, les uniques responsables sont les Hutu.

    3- La négation des complicités
    Elle est la conséquence du génocide au Rwanda et ne concerne que les facilités politiques, diplomatiques, médiatiques et militaires, internationales et intérieures, qui ont pu être octroyées au régime (Hutu) qui a conduit le génocide. La négation des complicités est l'objet de vives controverses en France.

    L'action des troupes étrangères dans l'Opération Turquoise est mise en cause par ceux qui considèrent que, sous couvert de rétablir un minimum la sécurité dans le sud-ouest du Rwanda, elle aurait en réalité permis à de très nombreux génocidaires de prendre la fuite vers l'étranger.
    Or, les conclusions de la Mission d'information parlementaire françaises sur le sujet ont été très mal ressenties par des ONG françaises et internationales et ont motivé la création en 2004 de la Commission d'enquête citoyenne française (CEC) qui a débouché sur des plaintes de Rwandais devant les tribunaux français.

    François Mitterrand en accusation devant l’Histoire

    ->
    Une accusation plane toujours sur la présidence de François Mitterrand, qui en décembre 1993 ordonna le retrait des forces de l'opération Noroît au Rwanda, et porte la responsabilité de l’opération Amaryllis (8-14 avril), puis de l’opération Turquoise ( 22 juin-21 août) pendant le génocide au Rwanda.

    -> L’assassinat du président rwandais, Juvénal Habyarimana, par tir de missile sol-air, fut le signal du génocide. Les extrémistes hutu éliminèrent aussitôt les éléments modérés du gouvernement, puis exterminèrent les populations civiles tutsi, ainsi que les hutu qui s'opposaient au génocide.
    Agathe Habyarimana, l'épouse du président rwandais (Hutu), sera recueillie en France par François Mitterrand qui lui versera 200 000 francs de pécule.

    Péan a tout cela à défendre: brave petit soldat !...
  • Bernard Kouchner découvre que le PS, c’est salissant

    Le PS sanctionne le symbole de l’ouverture, un mythe qu’il faut détruire

    Le journaliste Pierre Péan a écrit un livre malveillant

    Dans ce bouquin aux motivations limpides, il s’en prend à Bernard Kouchner, médecin né en 1939 et ministre en exercice… cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde. Ministre et secrétaire d'État en charge de la santé sous les gouvernements socialistes de Michel Rocard, Pierre Beregovoy, Édith Cresson et Lionel Jospin. Ancien haut fonctionnaire de l'ONU, il est respecté de tous, hormis Péan.
    Dans son bouquin ‘nauséabond’ (dixit BHL), il organise des informations pour mettre en cause l’intégrité d’une personnalité qui reste la préférée des Français, mais que les socialistes honnissent, maintenant que Bernard Kouchner travaille au poste éminent de ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Fillon.

    La méthode diffamatoire classique

    Le ‘nain’ Péan (selon les termes de BHL) brûle les ailes du mythe vivant, en brouillant les dates de ses activités africaines privées passées (principalement au Gabon et en République du Congo) et ses activités ministérielles actuelles. Péan insinue ainsi que B. Kouchner continuerait à être payé pour des services rendus en sa qualité de ministre, alors qu’il s’agit de paiements d’arriérés en tant que consultant. Et vogue la rumeur…

    Bernard Kouchner n’en est pas à la premier assaut contre son honneur.
    Dans l’affaire glauque de l'association Arche de Zoë, accusée de tentative d’enlèvements de pseudo-orphelins du Tchad vers la France, Éric Breteau, un des principaux organisateurs présumés des rapts, accuse Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, d'être impliqué dans l'affaire …

    Dans sa dernière publication, Péan insinue que Kouchner aurait pu tromper le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui, assure-t-il, ignorait les activités africaines de son futur ministre lors de sa nomination.
    Mais selon Le Monde, « l'ouvrage est principalement une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l'écrivain, en particulier sur le génocide rwandais», qui occupe en effet une grande partie du livre.
    Au final, si Kouchner a obtenu le soutien de Martine Aubry, le bouquin aura surtout satisfait les socialistes sectaires en souillant la réputation du ministre emblématique de l’ouverture et en ouvrant une polémique médiatique nauséabonde.

    Le ministre a réagi dans Le Nouvel Observateur.

    Péan est-il fiable ?

    > Ses orientations politiques ne font pas de doute.
    L’un de ses bouquins contribua au scandale politique visant Valéry Giscard d’Estaing avec l'« affaire des diamants », et facilita l’arrivée Mitterrand à l’Elysée. Dans un autre livre qu’il commit complaisamment et qui fit de l’argent au cinéma, Péan, en revanche, épargna le socialiste.

    > Dans un article publié en septembre 2002 par Le Monde diplomatique, Péan cite un article qu'il attribue au journaliste israélien Amir Oren, selon lequel le massacre de Sabra et Chatila (Liban, 1982) aurait été planifié par les Israéliens. Or, selon une enquête publiée en janvier 2008 par L'Arche, cette citation est un faux. Méprisant, Pierre Péan n'a jamais daigné justifier ses affirmations. L’eût-il pu qu’il l’aurait fait.

    Petits réglements de comptes entre amis

  • Le bouquin de Péan, qui attaque Kouchner sur son activité de ‘consultant’ en Afrique, bien que les faits soient antérieurs à son arrivée au gouvernement Fillon, est un dommage collatéral de leur querelle personnelle qui les oppose sur le génocide au Rwanda et pourrait encore retarder le jugement de l’affaire du livre précédent de Péan...
    « L'ouvrage est principalement une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l'écrivain, en particulier sur le génocide rwandais » qui occupe en effet une grande partie du livre. C’est Le Monde qui le dit.
  • Sur le génocide au Rwanda, lire l’article de PaSiDupes qui suit
    Il informe sur la querelle ancienne qui oppose toujours les deux protagonistes. Pour en savoir plus, cf. libellé ‘génocide rwandais’).
    En 1994, Kouchner tenta en effet d'organiser le sauvetage d'orphelins et soutint l'envoi de l'armée française au Rwanda. Les secours français seront accusés d'avoir couvert le massacre des Tutsis par les Hutus.

    Les députés fielleux du PS : ne font-ils pas pitié ?

    La piétaille des cancrelas socialistes n’est jamais de reste dans la souillure.
    Mélenchon s'en est dégagé et les fustige.(Lire PaSiDupes)
    Mais i
    ls ont pour leur part annoncé qu’ils allaient demander des comptes à leur ancien « camarade » ! Sur l’air de la Marseillaise ?
    Pour ces démocrates à la petite semaine, la présomption d’innocence n’existe pas et le dernier méchant bouquin, comme le premier vrai-faux SMS venu, leur suffit à salir. Ils se promettent d’ailleurs d’y ajouter leur couche de crasse…

    Pour finir ici, juste un petit aperçu du complot, avec ce titre de ...Marianne :

  • Rwanda : traîné dans la boue, Pierre Péan contre-attaque
    « Le procès de Pierre Péan, poursuivi par SOS-Racisme pour «diffamation raciale» et «discrimination raciste» à cause de quatre pages de son livre sur le génocide rwandais, s'est ouvert hier à Paris ». (24 septembre 2008)
  • jeudi 5 février 2009

    Affaire Péan : Mélenchon gronde le PS infect avec Kouchner

    Jean-Luc Mélenchon regrette qu'"on charge les gens avant qu'ils ne soient inculpés"

    Le royaume de gauche ne serait-il pas complètement pourri ?

    Les procureurs médiatiques font leur marché

    Le camaradeJean-Luc Mélenchon s’est indigné aujourd’hui jeudi que "dans ce pays, maintenant [depuis la candidature Royal ?], on charge les gens [dans les media], avant qu'ils ne soient ou inculpés ou jugés", en référence au livre de Pierre Péan, qui lance des accusations de conflit d'intérêts à l'encontre du ministre des Affaires étrangères en exercice.

    La liberté d’expression ne connaît pas la présomption d’innocence

    "C'est quand même incroyable cette histoire-là. Dans ce pays maintenant on charge les gens avant qu'ils ne soient ou inculpés ou jugés", a déclaré sur LCI le fondateur du Parti de gauche. Et de poursuivre: "La vie publique ne peut pas être le système du pilori."

    La tentative d’assassinat politique en col blanc

    "Maintenant s'il y a confusion d'intérêts, oui, ça va poser problème au gouvernement, bien sûr", a-t-il ajouté, estimant que "c'est le ministre des Affaires Etrangères, donc ce n'est pas un problème personnel, c'est quelque chose qui engage tout le pays." C’est bien le seul conflit d’intérêts en cause. Entre le gouvernement et l’opposition.

    L’alibi de l’antisémitisme

  • Dénié aux uns
    Réagissant à la défense de Bernard Kouchner, mercredi, Jean-Luc Mélenchon a déclaré: "Je n'ai pas aimé qu'il dise: 'on me critique, et la critique contre moi a un air d'antisémitisme', parce que si on commence comme ça, on ne peut plus parler de rien dans ce pays. Il est normal qu'un homme politique soit critiqué."
  • Il est brandi par d’autres
    Julien Dray, le socialiste ambigü, le pied droit dans les caniveau du 9.3 et du quartier latin mais le pied gauche dans la coupe de caviare, n’a pourtant pas manqué de mentionner cette éventualité dans l’affaire d’abus de confiance, voire de corruption, qui le frappe pour ses penchants de flambeur et son goût immodéré pour les montres de grand luxe.

    Mais quelle mouche a piqué Mélenchon?
    Qui a jamais dit ou pensé, pour qu'il se mette dans ces états, qu'il s'agit d'un complot palestinien?
    Est-ce le seul motif qui le mobilise et lui fait prendre la précaution de voler au secours d'une victime innocente ?
  • vendredi 19 décembre 2008

    SOS Racisme, une histoire secrète

    Histoire d’un instrument politique de manipulation
    Lecture pour lycéens (et les autres !)
    L'Histoire secrète de SOS-Racisme est un essai polémique de Serge Malik paru en 1990 chez Albin Michel (185 p.) qui décrit les enjeux et les manœuvres politiques qui furent à l’arrière-plan de la création du mouvement prétendument antiraciste. Il y accuse notamment le Parti Socialiste Français et l'ancien président François Mitterrand de manipulation.

    SOS Racisme

    Tonton François
    fut heureux de rencontrer de « vrais » gauchistes et de « vrais » jeunes dont la présence à la cour témoignerait de son humanisme et montrerait à quel point ce dernier est à l’ « écoute du peuple et concerné par les problèmes sociaux » surtout qu’on était à l’époque des désillusions de l’après mai 81 et que les indicateurs socio-économiques du gouvernement Mauroy étaient catastrophiques. Le Président mit alors tous les moyens matériels et humains du parti à la disposition de SOS. Avec le soutien de l’appareil du PS, il fallait pallier la carence médiatique et institutionnelle des mouvements beurs et vite récupérer la lutte des jeunes des cités.

    SOS fut hiérarchisée en trois niveaux
    .
    Le premier était le « palier des beurs » constitué de tâcherons : ménage, préparation des victuailles, gardiennage, tri des badges, réception, etcetera.
    L’échelon d’au-dessus fut composé des « fondateurs » formant le bureau national (BN) où figuraient certains « beurs officiels ».
    Enfin la tête de pyramide, triée sur le volet par Dray, fut constituée principalement par la garde prétorienne ayant fait le même parcours que Juju : la fac, la Ligue, le MAS, le PS et enfin SOS.
    En tant qu’association du PS supervisée par l’Elysée, SOS a systématiquement utilisé les implantation locales du PS et de la Ligue

    Serge Malik
    Il fut l’un des membres fondateurs de l'association SOS Racisme, mais il explique comment il a été manipulé par des politiciens pour lesquels l’immigration et l’intégration n’étaient qu’un instrument politique. Profondément écœuré, l’auteur confie dans ce livre l’histoire de ce qu'il perçoit désormais comme une vaste duperie.

    Julien Dray, grand manitou trotskiste et fondateur de SOS Racisme
    Il est décrit par Malik comme un arriviste manipulant Harlem Désir à sa guise (Harlem Désir possédait toutes les qualités : il est black, sérieux, combatif et surtout malléable, obéissant et très dévoué au boss) et verrouillant la structure de SOS-Racisme selon ses projets et besoins politiques propres.
    Il crée ainsi une association dont la fonction serait la lutte contre l’exclusion sous toute ses formes, palliant la carence de moyens médiatiques et associatifs pour les fils et filles d'immigrés, et qui reposera en fait sur ce que l'auteur décrit comme des slogans creux et la falsification de mythes fondateurs.
    Sur le terrain, le mouvement servira surtout, selon Malik, à relayer le PS et combattre le Parti communiste français. Dray voue une haine viscérale aux communistes, l’une des raisons pour lesquelles il déteste le MRAP, association proche du PC.

    D'origine à la fois arabe et juive, Serge Malik dénonce également le soutien apporté par les syndicats proches du Parti socialiste, la presse, les réseaux maçonniques et la surreprésentation de membres de syndicats juifs (comme l'UEJF) par rapport aux « beurs » au sein des instances dirigeantes du mouvement. Avec cette réputation d’association sioniste et anti-palestinienne, Juju a bien réussi à tenir les beurs indésirables à distance.

    Touche pas à mon pote

    > Ce n’est toujours qu’un slogan populaire, mais en fait une valise vide. Pourtant pour des milliers de gens, et de jeunes idéalistes en particulier, c’était la promesse d’une vie différente, l’espoir de la tolérance et du changement.

    > A la vérité, SOS Racisme était l’instrument de mobilisation des quartiers dans les années 90, ce que sera le SMS dans les années Jospin, en quelque sorte. Les pseudos antiracistes étaient essentiellement des organisateurs de spectacles politiques, médiatiques et musicaux, comme en 2008 au Zénith, au profit de Sa Cynique Majesté Royal.
    Serge Malik est aujourd’hui conseil en communication et producteur d’idées.

    Pierre Péan, la disgrâce

    > Pierre Péan (70 ans) a été l’un des parrains de SOS Racisme
    de la première heure. Ecrivain français, il est militant tiers mondialiste et s'est fait connaître pour son combat anticolonialiste.

    > Pourtant il a été accusé par SOS Racisme de diffamation raciale et doit répondre de ses mots devant un tribunal. C'est un livre intitulé 'Noires Fureurs et Blancs Menteurs' signé de sa main et publié en novembre 2005 qui lui a valu cette accusation.


    > La plainte a été déposée par SOS Racisme en octobre 2006. Pour lui en effet SOS Racisme est de connivence avec « le régime actuel dictatorial de Kigali » que l’écrivain décrit encore comme : « une dictature sanguinaire.»

    > Le P.D.G. de Fayard, la maison qui a édité le livre, a déclaré pour sa part recevoir la plainte de SOS Racisme comme les « soldats qui reçoivent des balles dans le dos tirées de leur propre camp ».