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dimanche 2 décembre 2018

Gilets jaunes: le ministre de l'Intérieur met l'insurrection sur le compte d'une mauvaise communication du gouvernement

Après sa gestion catastrophique du rassemblement citoyen, Castaner fait profil bas  

Alors que la personne de Macron, comme sa politique autoritaire, est mise en question

pour son mépris hautain du mouvement social de rejet de sa politique autoritaire d'austérité, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a taclé l'ensemble des acteurs politiques macroniens, au premier rang desquels l'exécutif, qui a "mal géré" sa communication concernant sa politique économique.

Commentant la troisième journée de mobilisation des "gilets jaunes" qui a viré à l'insurrection sociale violente, à Paris, notamment sur la Place de l'Etoile, en haut des Champs-Elysées, mais aussi en régions, Castaner a admis que la pédagogie macronienne dont l'exécutif nous rebat les oreilles depuis des semaines a été un fiasco. 

Soutiens à 85% du  mouvement revendicatif des Gilets jaunes, les Français refusent la révolution culturelle entreprise par Macron pour un "monde nouveau". Les "gardes rouges" de sa majorité présidentielle de blancs-becs nantis et prétentieux ont échoué à faire passer le message de lendemains qui chanteraient après la hausse des taxes. Leur Petit livre rouge des promesses du candidat est resté lettre morte. Le président élu par défaut en mai 2017 a sous-estimé la capacité de résistance des Français au formatage et à ses tentatives de ré-éducation des esprits : l'expression politique s'est libérée par le canal des nouveaux "dazibao", les réseaux sociaux sur lesquels s'expriment les révoltés. Mao est mort, mais Macron ne va pas bien...

La pédagogie qu'a voulu imposer Macron - pesamment, lors de son "itinérance mémorielle", au prétexte de la célébration du centenaire du 11-Novembre 2018 -  et que ses proches et des élus de sa majorité ont développée, a saturé les Français qui ont le souci, mois après mois, de vivre dignement et survivre, sous le poids des charges fiscales. Des "erreurs de communication", nous dit aujourd'hui Castaner, ministre de l'Intérieur contesté du fait de son incapacité face aux débordements, pillages et violences urbaines à travers le pays. Le bouffon avait atteint son seuil personnel d'incompétence au porte-parolat du gouvernement, mais Macron, solitaire et sans aucune base populaire, n'avait pas de meilleur choix ! Combien d'autres bras-cassés comme lui auprès de Macron, dont les propres limites sautent aujourd'hui aux yeux comme pavés parisiens en Mai 68 ?

La faute au tout-écologique
"On a objectivement mal géré un certain nombre de séquences de communication, de pédagogie sur l'enjeu de sortir du tout pétrole et de cette exigence de souveraineté nationale, de baisses de dépenses, d'augmentation du pouvoir d'achat", a-t-il piteusement lâché, samedi 1er décembre sur BFMTV.

Christophe Castaner pointe notamment les mesures prises par Macron pour assurer la transition énergétique : "Ce sont les mesures que nous avons mises en place et on n'a pas été compris. Par exemple, sur cette communication pour nous battre contre la dépendance pétrolière, on s'est planté".
L'exécutif ne comprend donc toujours pas que la priorité de la population n'est pas la planète, mais son quotidien.
"Est-ce que vous voulez que je vous répondre que tout va bien et qu'il n'y a pas de problème ? Ça serait paraître idiot et surtout vous mentir", a complété le ministre qui avait dénoncé, quelques minutes plus tôt, les violences commises à Paris et la "stratégie des professionnels du désordre".



L'intervention télévisée de Christophe Castaner a constitué un point d'orgue de cette troisième journée de mobilisation des "gilets jaunes", qui protestent notamment contre la hausse des prix du carburant et pour la défense de leur pouvoir d'achat, quand le pouvoir parle "lèpre nationaliste", féminisme ou interdiction de la fessée aux enfants. 
Cette journée pacifique s'est soldée par de multiples incidents et violences en France, et surtout à Paris. Dans la capitale, les heurts 
ont fait une centaine de blessés, dont 14 parmi les forces de l'ordre. 287 interpellations ont eu lieu.

mercredi 11 mai 2016

Des activistes bretons s'emparent de la "Maison du peuple" de Rennes: un symbole de leur idéologie révolutionnaire

Le Drian, ministre de la Défense et président cumulard de la région, face à la provocation de l'extrême gauche

De la Place de la République à Rennes, la révolution est en marche
Opposants à la loi travail, intermittents du spectacle, piliers de Nuit debout, désoeuvré-e-s de tout poil, ils occupent depuis une semaine ce bâtiment, ancien fief de la ... CGT et des Transmusicales  (qui se tient désormais au Parc Expo de Rennes, à côté de l'aéroport), dans une effervescence qualifiée de 'créative' par les sympathisants de la révolution et de l'esprit de la Constituante.
Alors que la convention d’occupation de la "maison du peuple" devait être prolongée jusqu’au 16 mai, la ville a décidé d’y mettre fin dès ce mercredi soir 11 mai, comme prévu initialement. 

Cette décision est une sanction consécutive à
des dégradations et à l’occupation des voies SNCF intervenues mardi après-midi lors d’une manifestation à Rennes, et fermement condamnées par la ville socialiste administrée par la députée Nathalie Appéré qui a fait toute sa carrière dans les collectivités.

De mémoire de Rennais, on n’avait pas vu depuis longtemps pareille effervescence dans l’historique 'Maison du peuple', autrement nommée salle de la Cité.

Depuis un peu plus d’une semaine, elle est devenue le QG des extrémistes opposés à la loi Valls portée par la ministre El Khomri, auxquels se sont mélangés précaires, chômeurs, intermittents du spectacle et autres piliers de Nuit debout. 
Une occupation, soutenue par les élus verts et Front de gauche de la ville, qui ne s’est pas faite sans tension. Au lendemain des manifestations du 1er mai, la maire PS de Rennes, une protégée d'Edmond Hervé, ancien maire PS (1977-2008) de Rennes, a d’abord demandé l’expulsion des occupants, avant de se raviser et de leur accorder un bail d’une semaine dans cet ancien bastion de la CGT et des Transmusicales. L’autorisation d’occuper a été prolongée jusqu’au 16 mai. 
L’évacuation des lieux risque toutefois de s’avérer compliquée, les nouveaux locataires n’étant guère décidés à lâcher leur squat, occupé à tous les étages par diverses activités, à commencer par l’antique cabine de projection de cet ancien cinéma, transformée en 'Radio croco', la radio pirate du mouvement, qui diffuse à longueur de journée musiques engagées, infos pratiques, communiqués et commentaires humoristiques sur l’actualité.
Radio Croco, installée en toute illégalité avec du matériel de récupération et grâce à un réseau de bricoleurs et de techniciens intermittents bénéficiant de la solidarité nationale. A l'antenne, différentes activistes interviennent à tour de rôle, mais une grande place est laissée aux auditeurs qui appellent ou encore aux syndicats, aux artistes…à tous ceux qui sont au diapason dans la lutte en cours. L'idée étant d'exprimer des paroles libres et multiples (politiquement correctes) à l'image de ce que devrait être une Maison du Peuple, selon ses occupants.
Dans le bâtiment municipal, les anarchistes et trotskistes règlent la vie de tous. Chaque jour des groupes de personnes différentes assurent une permanence en passant la nuit sur place, et une équipe cantine s'occupe de la préparation de repas pour plus d'une centaine de personnes rêvant de Constituante et de VIe République, populaire.
La nourriture est collectée grâce à un réseau d'entraide local qui peu à peu se met en place (au détriment d'associations de soutien aux sans abri et "sans-dents" en tous genres). Le lieu est en théorie laissé à la disposition des militants jusqu'au 16 mai. Mais "ces citoyens pacifistes" ont prévenu, ils n'ont pas l'intention de quitter la Maison du Peuple de leur plein gré et de restituer la salle de la Cité au peuple légal et républicain.
Résistance et subversion 

"On ne partira pas, assure Hugo, un de ses "animateurs", accessoirement porte-parole de l’Union des étudiants communistes (UEC), membre du Mouvement Jeunes communistes de France (MJCF), proche mais autonome du PCF et organisée en réseaux et collectifs, bien implantés dans les principales universités et IEP. L'UEC est, depuis les années 2 000, une des seules associations politiques étudiantes présentes au niveau national, avec ATTAC Campus.

C’est devenu ici un des hauts lieux d'une pseudo-démocratie directe, avec tous les degrés de la contestation. Il y a des anars, des syndiqués, mais la majorité des agités du bocal révolutionnaire (et pour la plupart prêts à la baston) ne sont pas encartés et n’ont même jamais milité. Leur objectif ? Imposer une horizontalité absolue ! Tout se discute en assemblée générale, qui fait loi, sans débat authentique, car les participants sont supposés être à l'unisson et "on a décidé d’être encore là dans quatre-vingt-dix-neuf ans !" Un bail...

Sur la scène de la Cité, qui sert désormais de dortoir, une poignée d'activistes est réunie pour noyauter une soirée consacrée à 'L’état d’urgence et la répression'. Dans la salle, une autre "commission" étudie la mise sur pied de 'points infos' sur différents sites de la ville, sortes de 'dazibao'. 
En Chine, ce sont des affiches non officielles, rédigées par de simples citoyens contestataires et bien-pensants, traitant d'un sujet politique ou moral, et placardées pour être lue par le public des ignorants. Ce media illégal et spontané véhicula l'information non officielle et eut l'audace d'attaquer les autorités du pays. Or, c'est en 1966, avec la Révolution culturelle lancée par Mao Zedong que les dazibao refirent leur apparition en Chine, ce qui devrait donner à réfléchir aux démocrates et mettre en alerte les responsables vigilants attentifs à la montée de la subversion.
Les 'dazibao' sont en effet emblématiques de la révolution culturelle à l'université de Pékin, contrôlée par la bourgeoisie antirévolutionnaire. La lecture de ces textes par de jeunes étudiants comme Xing Xing Cheng les conduisit à proférer des dénonciations enragées et à rejoindre les gardes rouges.
Les gardes rouges constituaient un mouvement de masse chinois comprenant en grande partie des étudiants et des lycéens, dont Mao Zedong s'est servi, de l'été 1966 à 1968, pour poursuivre le processus de la révolution culturelle (1966-1976).
Accrochés au mur, une bonne vingtaine de panneaux exposent des contributions spontanées sur la question "qu’est-ce qui déclenche le changement ?" 
"Se redonner des espaces où on se parle, où on s’écoute", rêve Vincent, 32 ans. "La prise de conscience qu’on en est capable, juge de son côté A. 29 ans ou, plus lapidaire, "l’éducation populaire" (non signé).

Mohamed Khenniche, délégué SUD 
de l’usine PSA Aulnay, devant l’Elysée
Dans le hall de la Maison du peuple, la "cantine collective" (ou populaire) où chacun donne "ce qu’il peut", assure les repas. Dans la cour, transformée en agora ouverte à tous vents, quelques syndicats présentent leurs brochures tandis qu’un militant trotskiste de Sud-rail, code du travail ouvert sur les genoux, s’est lancé dans une explication de texte détaillée [opération endoctrinement inavouée ou ré-éducation], sur la législation sociale. 
Jour après jour, concerts et projections de films se succèdent, avec par exemple la diffusion du désormais incontournable Comme des Lions, sur la lutte des ouvriers de PSA d’Aulnay. C'est dire que l'ancien ministre du Redressement productif n'est pas le bienvenu... Une kermesse avec chamboule-tout aux effigies de Valls ou de Macron et pêche aux CDD" est aussi au programme, version 'citoyenne' du Mur des cons du Syndicat de la Magistrature.

La révolution citoyenne prend forme
"On est surtout dans l’action, précise cependant Alexandre, étudiant en lettres qui vient d’achever un mémoire sur Rimbaud. Comment organiser les manifs ou la grève des intermittents, avec aussi la mise en commun de préoccupations concrètes sur l’assurance-chômage ou la défense des victimes des violences policières." Dans la cour, Titus, étudiant en philo, se réjouit du succès de l’occupation qui "marche du feu de dieu", avec 300 à 500 personnes à chaque AG. "C’est un vrai retournement de situation dans un lieu emblématique dont la municipalité voudrait faire un lieu sans vie, dans un centre-ville épuré et transformé en musée", se félicite t-il.
Les têtes favorites du 'jeu de massacre' de la Maison du peuple de Rennes
Un peu plus loin, un étudiant aux Beaux-Arts dessine les toits de la ville sur un bloc. Pas sûr qu'il soit un jour créateur d'emploi ou de richesse. La tête dans les nuages, pourquoi est-t-il là ? "Pour changer le monde", lâche-t-il , plein de son importance, persuadé d'être utile à la société nouvelle, celle de demain, en toute candeur poétique. Avant d’ajouter : "L’outil est génial, il y a des toilettes, de la lumière, un toit, on peut y faire des projections, des concerts, du théâtre, il n’y a pas de limites." Ce gentil garçon est décidément en prise avec la (vraie) vie... A voir toutefois le 17 mai, lorsque tout ce petit monde bigarré et foisonnant sera censé avoir quitter les lieux.
La police de Valls et Cazeneuve les y aidera-t-elle ? Il faudra qu'elle y mette les forme et ne moleste aucun de ces délicats résistants. Non, avec ces révolutionnaires en dentelle, la Résistance n'est pas morte...

vendredi 27 février 2015

Révolution culturelle islamiste: destructions dans un musée de Mossoul

"Sens de l'Histoire": la révolution maoïste a produit le totalitarisme islamiste

"Guerre de civilisation", "barbarie" socialiste, "fascisme hitlérien" ou totalitarisme khmer rouge... 

Un vidéo montre des islamistes en train de détruire des statues pré-islamiques à coups de masse. D'une durée de cinq longues minutes, elle a été fièrement mise en ligne jeudi par le groupe djihadiste Etat islamique, autrement connu comme Daesh.
Ils ont vandalisé les collections du musée de Mossoul, qui renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. Dans une autre scène de cette vidéo, les islamistes ont également recours à un perforateur pour défigurer un imposant taureau ailé assyrien en granit, sur le site archéologique de la porte de Nergal à Mossoul, ville contrôlée par les djihadistes depuis l'été. Ce taureau a un jumeau, exposé au British Museum de Londres. "Fidèles musulmans, ces sculptures derrière moi sont des idoles pour les peuples d'autrefois qui les adoraient au lieu d'adorer Dieu", déclare un fanatique en s'adressant à la caméra.

L'UNESCO demande une réunion de crise du Conseil de sécurité

La directrice générale de l'Unesco a demandé jeudi une réunion de crise du Conseil de sécurité des Nations unies après les destructions par les djihadistes de l'État islamique de sculptures pré-islamiques au musée de Mossoul, dans le nord de l'Irak. "Cette attaque est bien plus qu'une tragédie culturelle, c'est également une question de sécurité parce qu'elle alimente le sectarisme, l'extrémisme violent et le conflit en Irak", a dénoncé la responsable de l'Unesco, Irina Bokova, dans un communiqué après la diffusion d'une vidéo mise en ligne par l'EI. "C'est pourquoi j'ai immédiatement contacté le président du Conseil de sécurité pour lui demander de convoquer une réunion d'urgence du conseil sur la protection du patrimoine irakien en tant qu'élément faisant partie intégrante de la sécurité du pays", a-t-elle précisé.
Ces destructions étaient une violation de la résolution 2199 adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU début février pour tenter d'empêcher le trafic des antiquités volées en Irak et en Syrie, et qui sont considérées comme une source-clé de financement pour le groupe EI.



Les djihadistes de l'EI détruisent des... par 6MEDIAS

La classe politique réagit aux destructions dans un musée de Mossoul.










Une alarmante parenté entre les islamistes de l'Etat islamique avec les communistes révolutionnaires chinois 

La grande révolution culturelle prolétarienne déclenchée par le président Mao e1966 constitue l'un des événements les plus tragiques de l'histoire chinoise contemporaine, dont le retentissement international reste considérable.

 Soirée Dazibao sur les thèmes
de l’environnement et
du développement durable
(
3 juin 2010 à Rennes)
Comme le candidat Hollande qui donnait la priorité aux jeunes, Mao voulait consolider son pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays. Comme Valls qui cherche des noises à Gérard Bapt, le grand timonnier souhaitait purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments "révisionnistes". Les "gardes rouges", fanatiques inspirés du Petit Livre rouge, devinrent le bras actif de cette révolution culturelle. Les intellectuels, de même que les cadres du Parti, furent alors publiquement humiliés, les élites bafouées, les valeurs culturelles chinoises traditionnelles et certaines valeurs occidentales dénoncées au nom de la lutte contre les "quatre vieilleries" (idées, culture, habitudes, coutumes): les révisionnistes visaient à éradiquer les valeurs traditionnelles. C'est ainsi que des milliers de sculptures et de temples (bouddhistes pour la plupart) furent détruits. 

L'expression politique s'est libérée par le canal des "dazibao", affiches placardées par lesquelles s'expriment les jeunes révoltés. La période de chaos qui s'ensuivit mena la Chine au bord de la guerre civile.
"Mur des cons" du Syndicat de la Magistrature
hébergé par le ministère de l'Intérieur
Dazibao chinois
Cette agitation permet à Mao de reprendre le contrôle de l'État et du Parti communiste. La Révolution culturelle est responsable de la mort de centaines de milliers de personnes. Certains auteurs, comme le sinologue Jean-Luc Domenach ou l'historien Stéphane Courtois dans l'ouvrage collectif Le Livre noir du communisme, estiment le nombre de morts à plusieurs millions.

En... mars 2001, les Bouddhas de Bâmiyân furent détruits par les Taliban: 
Statue du grand Bouddha avant 
et après sa destruction en mars 2001
les trois statues monumentales de Bouddha (53, 28 et 10 m de haut) furent délogées de la paroi d'une falaise de la vallée de Bâmiyân au centre de l'Afghanistan, après quinze siècles d'existence et de respect.
Après la destruction, le mollah Omar, chef des taliban d'Afghanistan, déclara qu'il était "fier de tous les taliban qui avaient participé à la destruction de cette horreur impie synonyme d'une religion pour dégénérés."


Or, la notion d'"art dégénéré" renvoie à la position officielle adoptée par le régime nazi pour interdire l'art moderne.


Au Cambodge, les Khmers rouges, fanatiques communistes d'inspiration maoïste qui dominèrent le pays de 1975 à 1979Leurs dirigeants avaient été formés durant leur séjour en France, dans les années 1950, au plus fort de la période stalinienne, et les milieux universitaires et politiques français portent une lourde responsabilité. Patron du parti communiste cambodgien, puis premier ministre du Kampuchéa, Pol Pot est toutefois sorti non diplômé de l'École d'ingénieurs en radioélectricité de Paris. De la Révolution culturelle chinoise ils gardèrent l'anti-intellectualisme et la négation de la culture.

Les Khmers rouges bénéficient du soutien d'un ensemble de pays occidentaux.
Eglise copte saccagée en Egypte
Comme c'est aujourd'hui le cas d'Obama qui soutient les rebelles de Kiev et de Tchernobyl en Ukraine contre les Ukrainiens russophones et la Russie de Poutine, au Cambodge, les États-Unis continuèrent de reconnaître comme légitime le gouvernement du Kampuchéa démocratique (communiste) pour marquer leur opposition à l'occupation vietnamienne soutenue par l'URSS. Ils s'allièrent pour l'occasion à la République populaire de Chine, à qui ils laissèrent carte blanche sur le problème cambodgien. La Chine fournit des armes aux Khmers rouges, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni apportaient leur soutien à l'ensemble des mouvements de guérilla contre les Vietnamiens (dont les Khmers rouges). L'aide financière américaine aux Khmers rouges se serait montée à 84,5 millions de dollars entre 1980 et 1986.
Les Khmers rouges ordonnèrent le déplacement des populations des villes à la campagne et tout ce qui pouvait évoquer la civilisation urbaine, l'industrie, les hôpitaux, les écoles ou les administrations fut anéanti. Cet exode forcé fit des centaines de milliers de nouvelles victimes. 
Caractère spécifiquement raciste des exactions khmères rouges à l'égard des minorités ethniques du Cambodge. 
Les Chams, ethnie musulmane dite "Khmers islam", fait l'objet d'un traitement particulier de la part de Pol Pot, qui les considère comme privilégiés. Concernant le bouddhisme, religion majoritaire au Cambodge, Pol Pot prévoit la sécularisation forcée de tous les bonzes et leur mise au travail dans les rizières. La communauté catholique du Cambodge, urbaine et associée au souvenir de la colonisation française de l'Indochine, mais très minoritaire, est proportionnellement l'une des plus touchées parmi les groupes ethniques et religieux. La cathédrale de Phnom Penh est, avec la Banque nationale du Cambodge, le seul édifice à être totalement rasé en 1975 par les Khmers rouges.
Les Khmers rouges avaient interdit l'accès au site d'Angkor aux visiteurs, mais les pillards purent en revanche y prospérer.

mercredi 15 janvier 2014

Peillon et Vallaud-Belkacem veulent donner un drôle de genre aux enfants des écoles

Formatage à l'égalité des sexes dès la maternelle 

Promouvoir de l'apprentissage de l'égalité homme-femme

Le ministre de l'Education et la ministre en charge des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem se sont rendus en force et en noir dans une école de Villeurbanne (Rhône) avec l'intention de forcer la nature.

Plus que jamais binaires
"La danse est-elle réservée aux filles ? Une femme peut-elle être maçon ?" Une fausse question par excellence. Les totalitaires Vincent Peillon (ci-contre à gauche) et Najat Vallaud-Belkacem ont présenté lundi à la presse un projet d’apprentissage de l’égalité homme-femme qu’ils souhaitent généraliser à tous les écoliers, avec ou sans concertation, de gré ou de force.
"Nous avons des jeunes filles qui réussissent bien à l’école et après, s’interdisent un certain nombre de métiers", prétend le ministre de l’Education Vincent Peillon, prompt à faire parler des individus anonymes, mais sourd à leurs aspirations personnelles. Il n'avait pas vraiment choisi l'école visitée au hasard: des instituteurs de Villeurbanne (Rhône) se prêtent en effet à la mise en place du dispositif "ABCD de l’égalité", expérimenté pour l’instant dans seulement cinq académies.

Un travail en profondeur: abus de pouvoir et violation des esprits  

Le ministre de l'Education Vincent Peillon (g) et la ministre en charge des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem (2e g)dans une école de Villeurbanne (Rhône) pour promouvoir l'apprentissage de l'égalité homme-femmeIl s'agit d'imposer aux tout-petits ce qui serait devenu une des missions prioritaires de l’école. Au lieu de se consacrer à l'apprentissage des savoirs fondamentaux, le gouvernement socialiste se mobilise pour gauchir les esprits dans tous les sens du terme. Au prétexte de la lutte contre les inégalités de réussite scolaire, vecteurs passe-partout d'abus idéologiques visant à la ré-éducation des masses, les ministres sont entrés en croisade. L’ambition avouée du programme "ABCD de l’égalité" est de lutter contre ces fameuses inégalités en agissant sur les représentations des élèves et les pratiques des acteurs de l’éducation. "Il ne s’agit pas de dire que nous nions les différences, c’est tout le contraire, nous les respectons", a par avance assuré Peillon, révélant son intention profonde inavouée.
Autre fausse question
intelligente
de manipulation des esprits
A ses côtés, la ministre en charge des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, s'est davantage découverte, estimant que le dispositif a vocation à "lutter contre toutes les autocensures". Elle tombe dans l'exès et la caricature, affirmant que "même des garçons peuvent souffrir de ne pas accéder à certains métiers, comme ceux de la petite enfance". La franco-marocaine est capable d'affirmer qu'elle a de nombreux exemples (anonymes!) de cette grande "souffrance"... 
«Vous savez comment on appelle un homme +sage femme+ ? Est-ce que c’est bizarre d’être une femme maçon ?» a demandé ensuite la ministre à des CM1-CM2, après avoir vu des maternelles se demander «si un garçon peut jouer à la dînette».
Les familles sont exclues de la campagne

Julie Gayet, dans
La confusion des genres
Quoi que puissent en penser les familles et sans concertation, le ministère de l’Education nationale a mis au point un site internet "ABCD de l’égalité", élaboré par le CNDP (Centre national de documentation pédagogique), pour permettre aux enseignants d’accéder à des ressources pédagogiques. Une formation spécifique a été mise en place dans les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe). Le but étant pour les autres, selon les deux ministères, de "prendre conscience des attitudes liées aux préjugés" sexistes
C'est une ineptie de dire qu’on ne note pas de la même façon la copie d’un garçon et d’une fille, qu’on ne donne pas la parole de la même façon dans une classe à un garçon ou une fille", a ainsi rappelé le grand timonier Vincent Peillon, sur la base d'études invraisemblables commandées à des anonymes sélectionnés sur leurs engagements militants anciens et leur proximité avec les ministères.

"Nier ce qui distingue les sexes nuit à l'enfant"
Si les tenants de la pensée marxisante se donnaient la peine de prendre connaissance de toutes les études contradictoires, ils prendraient en compte l'éclairage apporté par un docteur américain qui soutient que hommes et femmes sont dotés des mêmes capacités intellectuelles, mais qu'elles se distinguent par ce qui suscite leur intérêt.
L'honnêteté intellectuelle du philosophe de la Rue de Grenelle est prise en défaut lorsqu'il balaie d'un revers de la manche la mise en garde de Leonard Sax, un chercheur devenu célèbre aux Etats-Unis en écrivant qu'un garçon et une fille ne devraient pas être traités à l'identique. Son dernier ouvrage, "Pourquoi les garçons perdent pied et les filles se mettent en danger" sort ce 15 janvier dans l'Hexagone.
Dès les petites classes, les garçons désinvestissent l’école tandis que les filles réussissent plutôt bien en prenant de nouveaux risques. Que se passe-t-il ? La réalité est là, nier les différences entre les sexes n’a permis ni aux garçons de devenir infirmiers, ni aux filles de devenir ingénieures. Le Dr Sax montre, études et chiffres à l’appui, que fournir une éducation identique dans sa forme aux garçons et aux filles ne permet pas l’égalité. Ce n’est pourtant pas inéluctable ! 
Education nationale
castratrice
L’auteur propose des stratégies pour que les garçons fans de foot et de jeux vidéo puissent adorer aussi le français et l’histoire-géo. Et pour que les filles qui passent leur temps sur Facebook ou à regarder des séries américaines puissent aussi aimer et réussir dans les sciences physiques. L’ordinateur entre différemment dans l’existence des garçons et des filles, avec des risques divers. Pour quelles raisons nos fils sont rivés à leur console tandis que nos filles postent leurs photos sur les réseaux sociaux. Les perturbateurs endocriniens présents dans l’environnement, non seulement bouleversent le passage à la puberté, mais ont une incidence sur la motivation, augmentant celle des filles, et faisant baisser celle des garçons.Un livre qui interpelle et nous met face aux questions que nous avons à nous poser pour permettre à nos enfants de se construire une identité solide.
Bonne lecture, mesdames et messieurs les maoïstes.
(Livre disponible en téléchargement)

mardi 26 novembre 2013

Réforme des rythmes scolaires: les instits repartent en grève le jeudi 5 décembre

Le syndicat d'enseignants du primaire demande à Peillon de renoncer à généraliser sa réforme

Le SNU-ipp appelle à la grève nationale le 5 décembre.

"La priorité au primaire ne peut pas se résumer à une réforme des rythmes mal pensée et contestée", souligne jeudi 21 ce syndicat de la FSU, suiveur de la CGT. "Pendant ce temps-là, la nécessaire transformation de l'école reste à quai et ce d'autant que l'investissement budgétaire ne se traduit pas encore par une vraie 'priorité au primaire'".

La réforme des rythmes scolaires voulue par Peillon remet en place une demi-journée de classe supplémentaire, supprimée en 2008, afin d'alléger des journées surchargées peu propices aux apprentissages. Mais la gauche socialo-écolo cherche à retablir son ascendant sur les familles en reprenant en mains l'encadrement des enfants à des fins de rééducation.

Il dénonce des mesures "décevantes" pour la direction et le fonctionnement de l'école 
Peillon, clairement,
a un problème...
Ainsi pointe-t-il une "formation continue en panne" et des effectifs dans les classes qui resteraient chargés, malgré les créations de postes qui creusent la dette publique. Le budget 2013, voté le 20 décembre 2012 par le Parlement prévoit 10.000 créations de postes (sur 30.000) pour le secondaire, dont 8.781 pour l'Education nationale. Ce sont des contrats aidés, donc des contrats précaires, de vingt heures par semaine et d'une durée de deux ans maximum. La "gauche sociale" renoue ainsi avec les CDD, dont les perspectives d'emplois en bout de course sont très incertaines...  

Le primaire se sent lésé, car les quelque 8.000 postes qui sont prévus au budget 2013, seront affectés à des enseignants du secondaire.
 
Un gros renfort apparent, mais en personnels précaires, donc, pour agir temporairement sur les chiffres du chômage chez les jeunes, dont la gauche nous certifie qu'ils baissent... Mais combien de ces nouveaux emplois seront pérennes? Ces postes précaires n'ajoutent pas grand chose sur le long terme aux 60.000 postes de fonctionnaires annoncés sur le quinquennat. 
Quelque 500 nouveaux emplois sont également prévus pour les auxiliaires de vie scolaire, les personnels administratifs et médico-sociaux. Des créations de postes donc, mais moins sensationnelles que ce que le ministre a voulu laisser croire…

A l'heure actuelle,
 seulement 
quelque 4.000 communes (soit 20% des élèves) appliquent la réforme des rythmes scolaires qui signe le retour à la semaine de 4,5 jours. Le pouvoir fait valoir que plus de 80% de ces communes pionnières se déclarent satisfaites de son application, selon une enquête menée par l'Association des maires de France.  
Mais il ne précise évidemment pas que ce sont les plus miltantes, que le président e l'AMF est un UMP accommodant, mais que le premier vice-président délégué est André Laignel, membre du Parti socialiste. Ce maire vertueux est d'ailleurs l'auteur en 1981 de ce merveilleux aphorisme sanctionnant un démocrate, Jean Foyer, à propos des nationalisations: " il a juridiquement tort, car il est politiquement minoritaire."

Une réforme lourde à gérer, même par les maires godillots

Acculturation de la jeunesse
du Tibet par la Chine
La majorité des "pionniers" se plaint de "la grande complexité de mise en œuvre de la réforme" et de son coût pour les finances locales. Une grande surprise, sachant que Peillon assure avoir appliqué la méthode de concertation du gouvernement...

77% des communes volontaires admettent avoir des difficultés à financer la mise en œuvre
de ces nouveaux rythmes. Plus de six sur dix estiment dépenser entre 100 et 200 euros par enfant et par an. Soit un coût médian de 150 euros, calcule l'AMF. Une somme non répercutée sur les familles, puisque 80% des communes concernées ont opté pour la gratuité des activités périscolaires, mais qui vont comprendre pourquoi leurs impôts locaux montent en flèche. Dans le détail, moins de 15% des communes disent dépenser moins de 100 euros et 10%, en revanche, plus de 300 euros.

La plupart des communes moyennes et petites 
rencontrent les plus grandes difficultés à embaucher des animateurs compétents pour les activités périscolaires. Alors que plus de la moitié des villes ayant appliqué la réforme déclarent en avoir recruté, 40% disent avoir eu des difficultés dans leur démarche. Un constat moins vrai en milieu rural, où beaucoup de maires expliquent avoir été "seuls sur leur secteur" à appliquer la réforme. 
De leur côté, les enseignants ne participent  à ces activités que dans 20% des communes. Une proportion qui grimpe à 55% dans les villes de plus de 30.000 habitants. La moitié des communes ont aussi rencontré "des problèmes de taille des locaux" pour l'exercice de ces activités qui, dans 90% des cas, ont lieu dans les écoles. 
Façonnage précoce des esprits
à la théorie du genre
Les maires doivent faire appel aux associations locales et les MJC participent à l'effort militant, mais avec un taux d'encadrement proche de la prise de risques. Il se trouve que Hollande a justement promis de développer la participation des réseaux associatifs dans la vie publique et d'augmenter les aides : il a simplement mis la charrue avant les boeufs... 

L'organisation du temps scolaire est inégalitaire
La participation aux activités péri-scolaire est volontaire. Selon l'AMF, "plus de la moitié des communes déclarent que le taux de fréquentation dépasse 85%", surtout sur la plage médiane du déjeuner. 15% des villes signalent une fréquentation inférieure à 50%.
 
Les prestations sont très diverses et de qualité souvent médiocre, d'une municipalité à l'autre. Entre les activités périscolaires de 45 minutes quatre fois par semaine, après la scolarité, et celles qui sont intercalées en début d'après-midi, toute la palette des formules est expérimentée. Outre qu'il n'est pas rare que les activités proposées soient improvisées et fantaisistes, dy type atelier vernis à ongles pour les garçons, et haïkido pour les filles, et rythmes africains pour tous, "le modèle initialement présenté par l'Éducation nationale de répartition du temps libéré en tranches de 45 minutes sur quatre jours n'est finalement retenu que par une commune sur deux", commente l'association.

Le SNU-ipp confirme les difficultés de financement.

Vincent Peillon est-il justifié par conséquent à dénoncer "la petite délinquance civique" des 55 premiers maires, étiquettés de droite ou sans étiquette, regroupés au sein du "Collectif contre la réforme des rythmes scolaires", qui refusent d'appliquer la réforme des rythmes scolaires, alors que parents et enseignants poursuivent leur fronde, avec une grève nationale prévue le jeudi 5 décembre, après les premières séries de deux jours de mobilisation les 12, 13, 14 et 20 novembre, qui ont peu mobilisé les parents d'élèves en premier, les instits et les personnels municipaux ensuite. Lien PaSiDupes
Le mardi 12 novembre, les animateurs de la Ville de Paris ont commencé l'opération. L'UNSA et de la CGT demandaient une "amélioration des conditions de travail" et une "juste rétribution". Et le 13 novembre encore à Paris, un rassemblement était organisé devant l'Hôtel de Ville, avant un défilé vers le ministère. Mercredi également, des collectifs de parents ont contesté la réforme appellant sur Facebook à ne pas mettre les enfants à l'école et à bloquer les établissements. Jeudi, d'autres sections du SNUipp-FSU appellaient à la grève. CGT, FO, Sud et Faen, minoritaires dans l'éducation, appellaient en même temps à une grève nationale pour l'abrogation du décret. La CGT et Sud appellaient aussi les animateurs et Atsem (aides en maternelle) à la grève nationale: la cantine et autres activités périscolaires ont puêtre perturbées. Sud, minoritaire, appellait à faire grève contre une journée de rattrapage du lundi de la rentrée.
La grève a été suivie au niveau national par 25% des enseignants des écoles et par 50% à Paris, mais c'est selon le ministère.
Les participants du 5 décembre seront-ils mal notés et stigmatisés comme "factieux" ?