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mercredi 13 mars 2013

Le pape François succède à Benoît XVI

L'Esprit Saint innove à plus d'un titre

Le successeur de Saint Pierre vient d'Amérique latine
L'Argentin Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, a été élu pape mercredi à la surprise générale pour prendre la tête de l'Eglise catholique.

Sa personne établit la synthèse entre la Curie romaine et l'Eglise du monde
Il a donné sa première bénédiction à "tous les hommes et les femmes de bonne volonté". 
Fait sans précédent il a demandé à la foule des fidèles massée sous sa fenêtre de bien vouloir le bénir.

Il se fera appeler Pape François
Premier "François" de la papauté, le nouveau pape, qui est âgé de 76 ans,  rend certainement hommage à Saint François d'Assise, à l'origine de l'ordre des Franciscains, fondé sur la pauvreté totale et la prédication. Proche des franciscains par son ascétisme, Jorge Mario Bergoglio a en effet consacré une partie de sa vie aux pauvres.
En changeant de nom, le pape change ainsi de mission en abandonnant son nom de baptême. La Bible fait explicitement référence à cette "transformation" lorsque Jésus choisit de donner à Simon le nom de Pierre : "Heureux es-tu, Simon fils de Jonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle" (Mt16, 13-19).
Joseph Ratzinger avait choisi Benoît XVI en référence à Benoît XV, grand pacifiste au cours de la Première Guerre mondiale.  


L'élection du nouveau pape est intervenue au second jour du conclave
 

La fumée blanches'est élevée de la cheminée de la Chapelle Sixtine vers le ciel à 19 heures ce mercredi 13/3/2013. 
Dans la matinée, les 115 cardinaux électeurs ont participé à la messe Pro Eligendo Pontifice dans l'enceinte de la basilique Saint-Pierre, où ils ont rendu hommage à Benoît XVI avec un tonnerre d'applaudissements.
Dans son homélie, Angelo Sodano, le doyen du collège des cardinaux, a appelé ses pairs à "travailler tous ensemble pour construire l'unité de l'Église".
A la différence de 2005, où Joseph Ratzinger dominait les débats, les "papabili", ou papes potentiels, étaient cette fois au nombre d'une douzaine, ce qui aurait pu compliquer l'élection. Beaucoup d'"experts" s'étaient risqués à la prédire  pour jeudi.

La personne du souverain pontif s'est donc imposée comme une évidence après qu'il soit arrivé second lors du conclave de 2005 qui a choisi Josef Ratzinger.  
Les quatre prédécesseurs du pape François ont tous été élus après deux ou trois jours de délibérations. En moyenne, sept tours de scrutin ont été nécessaires lors des neufs derniers conclaves. Quatre avaient suffi à Benoît XVI.

Le pape François est apparu au balcon central de la basilique Saint-Pierre une heure après l'apparition d'une fumée blanche sur le toit de la chapelle Sixtine, signe de son élection.
"Annuntio vobis gaudium magnun. Hebemus Papam (Je vous annonce une grande joie. Nous avons un pape)", avait auparavant déclaré le protodiacre et cardinal français, Mgr Jean-Louis Tauran.

François, dont la messe inaugurale aura lieu mardi, devient donc le 266e souverain pontif. Son nom n'avait pas été cité au nombre des "papabile". Les observateurs envisageaient un jeune septuagénaire. 
Le pape est élu à la majorité des deux tiers par les 115 cardinaux électeurs, ce qui suppose de réunir 77 voix. Ce seuil a donc été atteint dès le cinquième tour de scrutin.

Il est en outre le premier jésuite à devenir évêque de Rome.
 
Comme souvent, son élection a été une surprise et les pseudos experts, qui avaient redouté l'élection d'un conservateur, avaient milité contre le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, bien qu'érudit et ouvert, misant sur la réalisation du dicton selon lequel celui qui  entre pape au conclave en resort cardinal. Il s'agissait qui plus est de trouver une personnalité à même de tenir les rênes.

Enfin, le pape François est le premier élu des Amériques 
"Comme vous le savez, la tâche du conclave est de donner un évêque à Rome. Il semble que mes frères cardinaux soient allés presque au bout du monde", a souligné l'élu, s'adressant à la foule en italien: il est en effet d'ascendance italienne
"En tant que premier pape issu des Amériques, son élection exprime également la force et la vitalité d'une région de plus en plus importante dans l'évolution du monde et, aux côtés de millions d'Américains hispaniques, nous, aux Etats-Unis, partageons la joie de ce jour historique", dit quant à lui Barack Obama.

François Hollande n'a pas ignoré le nouveau pape comme l'ancien

Il a daigné adresser au pape François ses "félicitations les plus chaleureuses
et (ses) vœux très sincères pour la haute mission qui vient de lui être confiée à la tête de l'Eglise catholique pour faire face aux défis du monde contemporain."
Bien qu'il n'ait pas rencontré Benoît XVI, François Hollande a péroré
"La France, fidèle à son histoire et aux principes universels de liberté, d'égalité et de fraternité qui fondent son action dans le monde, poursuivra le dialogue confiant qu'elle a toujours entretenu avec le Saint-Siège, au service de la paix, de la justice, de la solidarité et de la dignité de l'homme", écrit le président laïc.

Bravant la pluie, des milliers de fidèles se sont pressés toute la journée place Saint-Pierre à Rome et une immense clameur s'est élevée dès l'apparition de la fumée blanche.
"Je ne m'attendais pas à cela, mais je suis absolument ravi. C'est un moment unique. Il y a grand sentiment de cohésion ici", s'est réjoui un prêtre de Glasgow.

mardi 12 mars 2013

Conclave: que les media laïcs nous fassent la grâce de se taire

Et si la presse parlait de ce qu'elle connaît, pour changer !

Non, les cardinaux ne sont pas "inspirés" par les fresques de Michel-Ange...



Ils sont éclairés par 
l'Esprit Saint
on en souhaite autant
à la presse.








Pas de désignation ici: on n'est pas au PS...

vendredi 1 mars 2013

Le pape Benoît XVI a pris sa retraite à 85 ans

Le Souverain pontif, Benoît XVI, pape depuis avril 2005, s'est retiré à 20h00

Un événement quasiment inédit en 2000 ans d'histoire de l'Eglise catholique  

Le Saint Père est redevenu Joseph Ratzinger

A 85 ans, il s'est retiré pour deux mois à Castel Gandolfo, la résidence d'été des papes, pour échapper au brouhaha médiatique entourant l'élection de son successeur.

Le 28 février 2013, Benoît XVI a reçu les 144 cardinaux de la Curie et des cinq continents dans la solennelle Salle Clémentine du Vatican. Ceux-ci l'ont salué en baisant l'anneau papal. 


"Parmi vous se trouve le prochain pape, auquel je promets déférence et obéissance inconditionnelles", a promis le pape, lors d'une brève allocution, assurant qu'il restera proche d'eux "par la prière" lors du prochain Conclave.


Le pape a embarqué dans un hélicoptère de la République italienne pour rejoindre Castel Gandolfo, où il s'est adressé pour la dernière fois à la foule.




L'hélicoptère qui emmène Benoît XVI à la résidence d'été du pape passe au-dessus de la basilique Saint Pierre au Vatican.




A Castel Gandolfo
, un drap de velours rouge et or pendait à la fenêtre depuis laquelle Benoît XVI devait faire sa dernière apparition publique en tant que pape. Sur les balcons, terrasses et fenêtres alentours, la foule a brandi le drapeau jaune et blanc du Vatican. 

Pour la dernière fois  pour sa dernière apparition publique en tant que pape, Benoît XVI s'est adressé aux fidèles et la foule l'a acclamé longuement.

Les derniers mots du pape : 
"Je ne suis plus pape", dit-il humblement.



"Je ne serai plus pape mais seulement un pèlerin qui entame l'ultime étape de son pèlerinage sur terre"

"De toutes mes forces je voudrais continuer de travailler pour le bien de l'Eglise et le bien du monde" (...) 
"Du fond du coeur, vous avez ma bénédiction". 


mardi 12 février 2013

La bulle "papale" de Hollande sur la démission de Benoît XVI

Démission du pape: Guéant déplore une "blague déplacée" de Hollande

L'ancien ministre de l'Intérieur a dit "regretter" une "blague" de François Hollande sur le retrait du pape Benoît XVI annoncé lundi.

Président F. Mitterrand
au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican
Mardi sur Canal +, Claude Guéant s'est démarqué de certains en fustigeant un président qui se croit très ...spirituel, mais qui n'est "pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier". 
Président Charles de Gaulle
au Vatican, auprès du pape Paul VI
Après avoir plus tôt dans la journée qualifié la décision de Benoît XVI "d'éminemment respectable".
Lors d'une conférence de presse en compagnie du président nigérian Goodluck Jonathan lundi soir, Hollande, prétendument président de tous les Français,  a tout d'abord dit son souhait de "laisser l'Eglise catholique déterminer comment elle entend organiser (la) succession" de Benoît XVI, avant d'ajouter, sourire en coin : "Nous ne présentons pas de candidat."
F. Mitterrand accueille le pape Jean-Paul II 
à Satolas, en 1986
Interrogé sur la réaction de Hollande, Cl. Guéant a commenté l'affligeant égarement présidentiel.
"Faire une blague à propos d'une décision aussi digne, ce n'est pas bien, c'est déplacé", a poursuivi l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy.

Gorbatchev, au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican en 1991

Alors qu'on lui rappelait la visite de N. Sarkozy au Vatican et le fait que jusqu'ici l'actuel président de la "fille aînée de l'Eglise"  ne s'y est pas rendu, Guéant a commenté: "Chacun sait que François Hollande  au Vatican n'est pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier"À l'exception de Georges Pompidou, tous les présidents de la Ve République ont rendu visite au pape à Rome.

M. Guéant a également pointé un tweet de la ministre déléguée aux Personnes âgées 

 
Michèle Delaunay, épouse Fuchs, s'est en effet crue très fine, écrivant sur le réseau social : "Je dois bien reconnaître que, à tort ou à raison, Benoît XVI a omis de me consulter avant de prendre sa décision #Age #EmploidesSeniors#".
Les petits et les médiocres
sont arrivés au pouvoir
Elle l'a ensuite retiré promptement, expliquant dans un autre tweet avoir fait "un clin d'oeil peu inspiré à ceux qui (l)'interrogeaient" sur l'annonce de Benoît XVI.

"Ils ont blagué sur une personnalité d'une telle ampleur, je trouve que ce n'est pas bien", a déploré l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

lundi 11 février 2013

Sa Sainteté le pape Benoit XVI a annoncé sa démission

Le 28 février prochain est la date officielle du retrait de Benoit XVI
Ce lundi matin, le pape a annoncé sa décision dans un communiqué officiel depuis le Vatican :


"Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire."

dimanche 14 août 2011

Journées Mondiales de la Jeunesse 2011 à Madrid


Les jeunes chrétiens qui affichent leur foi




Benoit XVI invite chaque jeune à

« avoir le courage de vivre l'Evangile et l'audace de le proclamer »



26ème édition


Organisées cette année à Madrid, les Journées Mondiales de la Jeunesse débutent lundi. Cette année, 1,5 millions de jeunes catholiques sont attendus dans la capitale espagnole, réunis autour du Pape Benoît XVI. Une mobilisation à la fois traditionnelle et moderne qui peut surprendre face à la la baisse de la pratique et des vocations décrite par la presse.
VOIR et ENTENDRE une rétrospective:


Pourtant, le succès ne se dément pas et la qualité compense la rareté.
En France, ils sont ainsi nombreux à prendre la direction de Madrid, extrêmement motivés. Et certains étudiants proposent une manière étonnante de s'y rendre : le rallye auto JMJ, une aventure sur la route avec des arrêts dans des abbayes.
Le 14 août, 3.000 jeunes de 25 nationalités ont vécu un dimanche de prières et d’échanges organisé par le diocèse de Salamanque sur les bords du Rio Tormes, au cœur de la Castille.
Madrid accueille demain les 26e Journées mondiales de la jeunesse et ce grand rassemblement ne manque pas de susciter des critiques dans un pays en pleine crise économique. Les laïcs radicaux ont annoncé une contre-manifestation de quelque 150 associations le 17 août, notamment, le "gaspillage" des deniers publics: les chrétiens ne sont pas des citoyens comme les autres, libres de vivre leur foi. Le coût des JMJ, estimé à 50,5 millions d'euros, fait grincer des dents alors que l'Espagne est au coeur d'une nouvelle tourmente financière et bien que son financement soit largement catholique.
Les jeunes pélerins font par exemple étape à Bayonnedans le diocèse Bayonne, diocèse étape, pour alléger la charge financière espagnole. La première partie des Journées Mondiales de la Jeunesse prévues à Madrid, s’est donc ouverte dès jeudi à Bayonne, devenue pour l’occasion diocèse d’accueil. Plus de 1200 jeunes pèlerins de 11 nationalités différentes sont accueillis par quelque 500 familles du Sud-ouest.
VOIR et ENTENDRE

Les pèlerins du monde entier commenceront lundi à se rassembler dans la capitale espagnole, pavoisée de banderoles, de photos de Benoît XVI ou de drapeaux rouge-orange-jaune, les couleurs des JMJ qui s'ouvrent mardi jusqu'au 21 août.

L'Espagne, bastion traditionnel de l'Eglise catholique marqué par une forte sécularisation, accueille pour la deuxième fois cette grande manifestation, après les JMJ de 1989 à Saint-Jacques de Compostelle.

Le pape arrivera jeudi pour sa deuxième visite dans le pays en moins d'un an, après celle à Barcelone et Compostelle en novembre.
Toutes les cloches des églises retentiront lorsqu'il atterrira à l'aéroport de Barajas, donnant le coup d'envoi d'une visite digne d'un chef d'Etat. Benoît XVI rencontrera le roi Juan Carlos et le chef du gouvernement, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.

Madrid célèbre dignement l'événement, avec une scène de 195 mètres de long et 22 mètres de haut érigée sur l'aérodrome militaire de Cuatro Vientos. Le pape y présidera le 20 août une veillée à la belle étoile pour des centaines de milliers de jeunes, suivie le lendemain de la messe de clôture.

L'autre temps fort sera, le 19 août, le Chemin de Croix dont les 14 stations s'étaleront sur le Paseo de la Castellana, l'artère centrale de Madrid. "Nous nous préparons à un million, 1,2-1,3 million de personnes", a indiqué à l'AFP Yago de la Cierva, directeur exécutif des JMJ 2011.

Un rassemblement international
Pour l'heure, " il y a, disons, 415.000 inscrits et 28.000-29.000 volontaires " qui aident les organisateurs. La grande majorité des inscrits, environ 300.000 (dont 80.000 Italiens et 50.000 Français), vient d'Europe, 88.000 d'Amérique du Nord et du Sud, 20.500 d'Asie, 9.500 d'Afrique et 1.300 d'Océanie.

Plusieurs dizaines de milliers de pèlerins sont déjà arrivés en Espagne, certains après des périples en bateau ou à bicyclette. "Loger tout le monde est un véritable défi", remarque Luis Lavilla, responsable du logement. Les 300.000 places disponibles étaient quasiment toutes prises à quinze jours du début des festivités.


samedi 30 avril 2011

La pratique religieuse des jeunes est-elle événementielle ?

La cérémonie de béatification de Jean-Paul II draine large

Des centaines de milliers de catholiques s'apprêtent à célébrer dans la ferveur, dimanche à Rome, la béatification de Jean Paul II, six ans après sa mort. Ils rendront ainsi hommage à un pape qui, en plus de 26 ans de règne, a rajeuni le visage de l'Eglise sans en changer la doctrine.

Des centaines de milliers de pèlerins enthousiastes ont afflué à Rome dès samedi

Les églises de Rome, toutes ouvertes pour l'occasion, accueillent des milliers de visiteurs, notamment des Français, des Espagnols et des Polonais.

Pour la messe prévue dimanche place Saint-Pierre, de 300.000 à 500.000 pèlerins sont attendus.

Certains d'entre eux ont pris toutes les dispositions pour s'assurer une place aux premières loges: "Nous allons rester à la veillée jusqu'à minuit, ensuite aller d'église en église pour prier, puis nous diriger vers le Vatican vers 04H00 du matin pour obtenir les meilleures places possibles", confie Patricia Wocial.

Pavoisée à l'effigie de Jean Paul II, à la veille de la béatification du pape, la Ville Sainte est envahie de fidèles du plus charismatique des papes de l'histoire contemporaine de l'Eglise catholique.
"Je ne pouvais pas rater ça, je devais participer à ce moment historique. Nous venons d'arriver, mais l'atmosphère est déjà formidable", confie Patricia Wocial, 48 ans, arrivée tout droit de Grande-Bretagne avec ses deux filles.
"C'est leur premier pèlerinage et ça sera sûrement une expérience qui restera dans leur mémoire", ajoute-t-elle, alors qu'elles sont toutes les trois au milieu de la foule qui contemple un grand poster de Jean Paul II accroché à la colonnade du Bernin encerclant la place Saint-Pierre.

Des centaines de trains, avions et autocars vont acheminer des fidèles vers la ville éternelle, qui va tenter de résister à l'engorgement.
Mais l'affluence énorme annoncée il y a deux mois sera moins importante que prévu. Du fait de la guerre en Libye et de l'insécurité en Méditerranée, nombre d'Américains et d'Asiatiques ont en effet renoncé au voyage. C'est ainsi que moins de 300.000 pèlerins sont attendus.

Six ans plus tôt, lors des obsèques du pape polonais, c'est de cette même place qu'était monté le cri "santo subito" ("saint tout de suite") pour saluer un pape qui, tout au long de son pontificat (1978-2005) ponctué de 104 voyages, a impressionné croyants (et mécréants) et redynamisé l'Eglise.
Cette ferveur avait convaincu son successeur Benoît XVI d'ouvrir dès juin 2005 la procédure de béatification, qui s'est achevée en janvier 2011, un délai record.

Un miracle authentifié par la Faculté permet la béatification, celui d'une religieuse française, Marie Simon-Pierre, guérie de la maladie de Parkinson.
Celle-ci livrera son témoignage samedi soir lors d'une veillée au Cirque Maxime, grand espace vert en plein centre de Rome où se déroulaient les courses de chars à l'époque romaine. Plus de 100.000 personnes y sont attendues, alors que tombe sur la ville une pluie fine et intermittente.




Des pèlerins français à l'arrivée samedi 30 avril dans la gare centrale de Rome d'un train spécialement affrété.



Les quatre diocèses de Rennes, Vannes, Saint-Brieuc et Quimper, qui ont affrété un vol spécial Rennes-Rome, sont là, samedi 30 avril à 11 h 30, sous la pluie, pour la célébration eucharistique à Saint-Louis des Français, présidée par Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes.

La cérémonie

Le cercueil du Souverain Pontif a été sorti vendredi de son tombeau dans les Grottes vaticanes et doit être porté dimanche matin devant l'autel central de la basilique.

Dès samedi soir, une grande cérémonie d'hommage aura lieu au Cirque Maxime à Rome. De nombreuses églises seront ouvertes pour une veillée de prières. A l’issue de celle-ci, les pèlerins pourront suivre, lors d’une "Nuit blanche de prière", un parcours balisé dans la ville.

Au cours de la messe présidée par Benoît XVI, une tapisserie à l'effigie de Karol Wojtyla sera déroulée sur la façade de la basilique Saint-Pierre et un reliquaire contenant une ampoule de son sang sera présenté aux fidèles.

Karol Wojtyla sera déclaré dimanche bienheureux, lors d'une cérémonie qui débute à 10 heures en la basilique Saint-Pierre. Après cette messe solennelle, les pèlerins pourront défiler devant sa dépouille mortelle.

Après la cérémonie, les fidèles pourront défiler devant le cercueil fermé, à la suite des quatre-vingt-sept délégations étrangères, parmi lesquelles figureront seize chefs d'Etat et six chefs de gouvernement, ainsi que cinq délégations de familles royales.
José Manuel Barroso, le président de la commission européenne sera également à Rome. Le président de l'UE, Herman Van Rompuy et le président du Parlement européen Jerzy Buzek ont eux aussi prévu d'assister à la cérémonie de béatification.
Côté français, le Premier ministre François Fillon, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, également ministre des cultes, seront présents.

Le président Nicolas Sarkozy a adressé samedi une lettre à Benoît XVI pour lui exprimer "l'attachement" de la France à cette "personnalité hors du commun" qui "a contribué à renverser le monde né de la Guerre froide et à façonner le siècle qui est le nôtre".

La béatification fait de Jean Paul II un bienheureux et non pas un saint.
Pour cela, il doit être canonisé, ce qui requiert un nouveau "procès" et une nouvelle enquête pour ne laisser aucune zone d’ombre sur la vie de Jean Paul II. La preuve d’un deuxième miracle doit également être faite.

dimanche 24 avril 2011

Benoît XVI: paix de Pâques sur la terre et sur le "printemps arabe"

Le Pape adresse au monde sa bénédiction urbi et orbi

Les musulmans lui en sauront-ils gré ?...


Benoît XVI a lancé dimanche, dans son message pascal, un fervent appel à tous les pays à «manifester la solidarité» et à «ouvrir leur coeur à l'accueil» aux «nombreux exilés et réfugiés» venant des pays arabes.

Un pape social
Le Souverain pontif a exhorté les Italiens mais aussi les Français et le reste du monde à prendre leur part du fardeau musulman. « Aux nombreux exilés et aux réfugiés qui viennent de différents pays africains et qui ont été contraints de laisser leurs affections les plus chères, que se manifeste la solidarité de tous !», a-t-il souhaité, alors que, dans plusieurs pays européens, les réactions d'auto-protection des populations et les mesures pour limiter l'immigration se multiplient.
Lien PaSiDupes: les clandestins tunisiens sont arrivés dans le 19e arrondissement de Paris
VOIR et ENTENDRE
Le pape attire toujours autant les foules

Un pape populaire
Il s'est exprimé devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre: cf. photo ci-dessus.
Le pape a désormais la cote parmi les mécréants.
Mal informé, Benoit XVI en personne avait clairement désapprouvé la politique menée par la France à l'égard des Rom, lors d'un discours prononcé depuis sa résidence d'été de Castel Gandolfo en août dernier, et les laïcs n'avaient eu que le temps d'instrumentaliser sa prise de position que la Commission européenne reviennait sur ses positions offensives et confirmait la légalité de l'action de la France sur son territoire. Le cardinal Vingt-Trois s'était alors appliqué à éteindre la polémique entretenue par les évêques de Toulouse, Mgr Le Gall (moine bénédictin) et de Coutances et Avranches, le 'jeuniste' et progressiste Mgr Stanislas Lalanne, ancien secrétaire de la conférence des évêques de France. Il a ainsi été amené à recadrer Mgr Schockert, zélé responsable national de la Pastorale des Migrants et évêque de Belfort-Montbelliard.

Avant d'adresser sa bénédiction en 65 langues, Benoît XVI a lancé un appel solennel. «Que les hommes de bonne volonté soient éclairés pour ouvrir leur coeur à l’accueil, afin que de façon solidaire et concertée il soit possible de répondre aux nécessités pressantes de tant de frères», a insisté le chef de l'Eglise catholique persécutée dans le monde, notamment musulman, à la satisfaction de nombreuses voix catholiques et laïques.

«Qu’à tous ceux qui se dépensent en de généreux efforts et offrent des témoignages exemplaires en ce sens parviennent nos encouragements et notre appréciation», a dit le Saint Père, apportant son plein soutien aux organisations humanitaires - mais apolitiques - et personnes charitables qui aident leurs frères dans la souffrance.
Lien PaSiDupes - instrumentalisation des migrants par l'opposition française: réaction de Bruxelles

Cette ruée suscite un vif débat

Les révoltes, en Tunisie et en Egypte, et la guerre, en Libye, ont fait fuir des dizaines de milliers de partisans des 'dictateurs' déchus
, mais aussi des travailleurs immigrés africains désormais privés de travail par le "printemps arabe". Lien PaSiDupes Ils considèrent comme un droit de franchir non pas la Mer Rouge vers l'Arabie saoudite, mais la Méditerranée, pour s'établir sans autorisation en Europe aux prises avec la crise.
PaSiDupes: la France interrompt le trafic en provenance de la Tunisie, via l'Italie

Mais le conflit libyen a aussi fait fuir plus de 550 000 immmigrants vers des pays voisins comme la Tunisie, l'Egypte et le Niger, donc à nouveau la France et l'Italie, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Certains immigrés africains, asssimilés en Libye à des mercenaires du colonel Kadhafi, ont été maltraités ou tués.
En Italie et en France, ils ont créé ici et là des blocages de voies de chemin de fer et se sont permis des gestes de colère, voire des dégradations.

L'Europe du sud est maintenant confrontée aux problèmes de leur accueil et des restrictions à l'espace Schengen de libre circulation.

lundi 1 novembre 2010

Toussaint: Al-Qaïda massacre 52 chrétiens à Bagdad, Irak


Des musulmans font un carnage dans une église catholique


Dernier bilan: 52 morts et 67 blessés

Au moins 52 personnes ont été tuées, dont un prêtre, lors d'une prise d'otage de près de quatre heures dans une église catholique dimanche soir dans le centre de Bagdad, suivie de l'assaut des forces de sécurités irakiennes, ont annoncé lundi matin les autorités irakiennes.

Certains ouvrent une polémique

Ils s'interrogent de savoir si les victimes ont été tuées par les assaillants ou par les forces d'intervention de la police, tard dans la nuit de dimanche, dans un quartier très peuplé de la capitale irakienne. D'autres déplorent qu'au moins un prêtre et dix policiers ont été tués, selon la police et des sources hospitalières.
Selon l'évêque chaldéen de Bagdad, Shlimoune Wardouni, ce sont en fait deux prêtres de l'égilise qui ont été tués et un troisième a reçu une balle dans les reins. «C'est un immense sentiment de tristesse qui m'envahit. Que peut-on dire? C'est inhumain. Même les animaux ne se comportent pas ainsi entre eux», a-t-il déclaré.

Une soixantaine de fidèles ont été blessés, principalement des femmes.
Après avoir affronté les forces de sécurité près de la Bourse de Bagdad, les assaillants armés de grenade et de gilets d'explosifs se sont réfugiés dans l'église Notre-Dame du Perpétuel secours, cathédrale syriaque catholique, en plein coeur de la capitale irakienne, située à proximité, où ils ont pris environ 120 personnes en otages.
Ils ont fait irruption en pleine messe. «Des hommes, portant des habits militaires, ont pénétré dans l'église avec leurs armes et ont immédiatement tué un prêtre. Je me suis réfugié dans une petite salle où se trouvaient quatre autres fidèles», a raconté un otage, âgé de 18 ans, qui n'a pas voulu donner son nom. «Peu après, deux des hommes armés sont entrés dans la pièce, ont tiré en l'air et sur le sol, blessant trois personnes, puis nous ont poussés dans la nef. Il y a eu ensuite des échanges de tirs et nous avons entendu des bruits d'explosions. Des vitres sont tombées sur les gens», a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité irakiennes ont donné l'assaut vers 21h (20h à Paris), avec les troupes américaines -qui malgré la fin de leur mission de combat fin août, peuvent toujours utiliser la force, si elles sont attaquées ou si l'Irak sollicite leur aide.

Le nombre d'assaillants est contesté
Un porte-parole de l'armée, le général Qassim al-Moussaoui, a affirmé que les forces de sécurité irakiennes ont abattu huit militants, alors que l'armée américaine en dénombre cinq ou sept. D'après des policiers sur place, trois assaillants ont été tués et sept autres interpellés.

Une "opération préparée de longue date"
La cathédrale ressemble à un champ de bataille. Le sol et les murs sont maculés de sang et criblés de balles. Des morceaux de chair sont visibles dans ce lieu saint. Les pupitres sont détruits ou renversés, et il y a partout du verre brisé. Pour le père Yousif Thomas Mirkis, responsable de l'ordre des Dominicains, «l'opération a été préparée de longue date, au vu des armes et des munitions qui ont été retrouvées dans la cathédrale. Cela prend du temps pour les introduire».

Al-Qaïda, maître chanteur, met ses menaces à exécution

Dans un message posté tard sur le net dimanche sur un site de militants islamistes, l'Etat islamiste d'Irak, lié à Al-Qaïda, revendique l'attaque: ce groupe affirme en effet qu'"il exterminera les Chrétiens irakiens" si les femmes musulmanes en Irak ne sont pas libérées".

Le vicaire épiscopal des syriaques catholiques, Mgr Pios Kasha, qui s'est rendu dans la cathédrale dévastée, a déploré «un vrai carnage».

«Ce qui est certain, c'est que les membres de ma communauté vont tous quitter l'Irak», a-t-il dit. «C'est une situation très triste qui confirme la situation difficile dans laquelle vivent les chrétiens dans ce pays», a affirmé le porte-parole du Vatican Federico Lombardi.

Le pape Benoît XVI a dénoncé lundi une attaque "violente" et demandé un effort uni pour la paix dans la région.
«Je prie pour les victimes de cette violence absurde, d'autant plus féroce qu'elle a frappé des personnes sans défense, réunies dans la maison de Dieu, qui est un lieu d'amour et de réconciliation», a-t-il déclaré. «J'exprime ma solidarité affectueuse à la communauté chrétienne (irakienne), de nouveau frappée. Face aux atroces épisodes de violence qui continuent à déchirer les populations du Moyen-Orient, je voudrais renouveler mon appel pour la paix», a-t-il affirmé.

Persécution des chrétiens d'Irak

Le 12 octobre, lors du synode sur le Moyen-Orient au Vatican, l'archevêque de Kirkouk (nord) s'était inquiété de l'«exode mortel» des chrétiens d'Irak, affirmant que ceux-ci veulent «vivre en paix et en liberté au lieu de survivre». Selon les chiffres de l'Eglise, les catholiques en Irak sont passés de 2,89% de la population en 1980 (378.000) à 0,94% en 2008 (301.000).

A Tibhirine, avant le masacre de ses moines en 1996, le monastère trappiste fondé en 1938 était le dernier signe visible de la présence des Chrétiens en Algérie.
Très intégrés et proches de la population à laquelle ils apportaient une aide médicale notamment, les moines se consacraient à la prière et vivaient du travail de la terre.
Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1 h 15, une vingtaine de personnes pénètrèrent de force dans l'enceinte du monastère, où ils enlevèrent sept moines. Deux membres de la communauté, qui dormaient dans une autre partie du monastère, échappèrent aux ravisseurs.


Rien qu'en Algérie, les groupes islamistes armés sont très actifs dans ces montagnes et les religieux connaissaient le danger.
Entre le printemps 1994 et l'été 1996, dix-neuf religieux catholiques ont été assassinés en Algérie, parmi lesquels les sept moines de Tibhirine, près d'Alger, et l'évêque d'Oran, Mgr Pierre Claverie, tué le 1er août, de l'année 1996, également.

Devoir de mémoire
Rappelons l'assassinat de Michel Germaneau, par les mêmes.
Il avait décidé de consacrer la dernière partie de sa vie à l'Afrique, à travers des projets humanitaires. Enlevé le 19 avril 2010 au Niger, puis détenu au Mali, le retraité français a été exécuté à l'âge de 78 ans par Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
Lien PaSiDupes

Horrible coïncidence





La Toussaint

est la fête de

«tous les martyrs

et de tous les saints
»








Le massacre de Bagdad intervient précisément le jour de la Toussaint.

C'est l'une des plus meurtrières attaques commises contre les chrétiens en Irak.

mardi 31 août 2010

L'évêque de Toulouse désavoue la gauche manipulatrice des Rom

L'archevêque de Toulouse rectifie les interprétations de ses propos

L'acte de contrition de Mgr Le Gall

Hier, le saint homme a tenu à corriger le "décryptage" des propos que la presse bien intentionnée lui a prêtés à Lourdes ce week-end et qui ont été détournés en polémique par des laïcs bienveillants: « Je n'ai pas fait de parallèle entre LE SORT des Juifs pendant la guerre et celui des Rom aujourd'hui, sort qui bien évidemment n'est pas comparable. »

« Mais en citant
Mgr Saliège, j'ai invité les chrétiens et les hommes de bonne volonté à avoir la même attitude d'accueil, de respect et de fraternité envers les Rom, que celle que mon prédécesseur demandait aux catholiques du diocèse de Toulouse en août 1942, et que Benoît XVI recommandait également aux pèlerins de langue française il y a quelques jours, pour éviter toute dérive ou tout excès », poursuit Mgr Le Gall.

Les propos de l'archevêque toulousain continuent de susciter des réactions. Plusieurs élus de droite ont protesté. Hier, le Premier ministre François Fillon a qualifié de « faute grave » la comparaison démentie depuis par Mgr Le Gall entre les Juifs et les Rom.
Lire PaSiDupes sur la révélation par le Premier ministre du double langage du premier secrétaire du PS

Manipulation laïque ou charité chrétienne ?

Dimanche, Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix et survivant de l'Holocauste, avait également jugé le parallèle « inacceptable », tout en se disant solidaire des Rom : « Il faut être prudent avec le langage. Ces Rom, on les envoie en Roumanie, en Hongrie, pas à Auschwitz. »

Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) par la voix de sa présidente régionale Nicole Yardeni, a évoqué « une maladresse » du prélat toulousain et exprimé sa « tristesse de constater que l'impuissance politique peut conduire à stigmatiser une population ».
Lire aussi dans PaSiDupes la réaction d'Arno Klarsfeld, que la presse occulte: video 1

Le cardinal archevêque de Paris s'est bien gardé de l'amalgame entre les pouvoirs séculier et treligieux

Le ministre de l'Intérieur a reçu aujourd'hui le président de la confédération épiscopale, Mgr André Vingt-Trois. La déclaration de Brice Hortefeux, « les déclarations qui ont été faites par la plupart des responsables de la hiérarchie catholique disent, à juste titre, la même chose. Ils parlent de notre devoir d'accueil et de respect des autres » n'a pas été démentie par le représentant des évêques de France à sa sortie de la rencontre.
Lire PaSiDupes

Le ministre Hortefeux continuera donc à faire respecter
les lois de la République

Les camps illicites seront encore évacués et les clandestins roumains renvoyés dans leurs pays d'origine, répondant - en la démasquant - la socialiste Martine Aubry dont il fustige les propos hypocrites.

Pour le Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde a dénoncé le "bal des faux- culs":
à lire dans PaSiDupes

mardi 24 août 2010

Rom : si l'Eglise est dans son rôle, les laïcs s'égarent

L'Eglise et la solidarité; les laïcs et la réunion de l'Eglise et de l'Etat ?

Les bergers de l'Eglise et ses brebis égarées

Rien de plus naturel, le Souverain pontif a appelé à l'accueil des hommes de toutes origines depuis sa résidence d'été de Castel Gandolfo dimanche.
En conséquence, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'est dit lundi "tout à fait disposé" à recevoir le président de la conférence épiscopale, le cardinal André Vingt-Trois.
En réponse, le cardinal André Vingt-Trois a déclaré être "tout disposé" à rencontrer le ministre de l'Intérieur "dans les prochaines semaines".
"Je suis ministre des cultes", avait rappelé Brice Hortefeux et "si certains souhaitent me rencontrer, je serais tout à fait heureux de le faire pour écouter ce qu'ils ont à me dire" et "rappeler que nous agissons dans le cadre de textes prévus par la Commission européenne". "Nous sommes respectueux des droits individuels car nous reconduisons (les Roms) sur la base du volontariat et avec un concours financier", a-t-il rappelé.

Mgr Stanislas Lalanne, évêque d'Avranches et Coutances, a rappelé lundi sur Europe1 que "le travail de l'Eglise, c'est d'éveiller les consciences".
Passe encore donc que de son côté, Mgr Christophe Dufour, archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles, se porte en tant que berger au secours de son troupeau de fidèles, mais il n'a pas la manière. "Des caravanes ont été détruites. Je ne mets pas en cause les forces de police qui obéissent aux ordres. Mais je demande le respect des personnes et de leur dignité", écrit-il.
Il a malheureusement pas fait cas de la loi républicaine qui n'est pas de son ressort mais qu'il doit respecter. Plus grave, il interprète les mobiles de l'action gouvernementale en confondant application de la loi et respect de la personne: "Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables. Ces personnes, citoyens européens, vivent pour la plupart paisiblement ici." Mais ils ne sont pas en situation régulière et la question le dépasse donc.
DNA révèle des vols de tracteurs pour la Roumanie

Mais le travail de l'Eglise n'est pas de souhaiter la mort
Or dimanche, un prêtre assomptionniste lillois qui consacre son ministère aux Roms, le père Arthur Hervet a eu une mauvaise pensée et a pêché en priant le ciel que Nicolas Sarkozy ait "une crise cardiaque"! Le père a commis une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite ; ces mots sont un manquement à l'amour véritable, envers Dieu et envers le prochain. Un lecteur écrit: « Je prie pour que le père Arthur ait une attaque et j'en demande pardon au diable ! »

Les républicains et ses laïcs égarés
Des laïcs se découvrent des convergences avec l'Eglise
Sur la position des Verts : lire PaSiDupes

Des UMP jouent un jeu dangereux
Outre le chiraquien Raffarin qui parle de dérive droitière, l'ancien Premier ministre Villepin, avec ses supporters, est bien vindicatif, mais s'abandonne à la facilité en déversant son amertume. Il s'affiche certes en héritier de la droite traditionnelle mais, en se démarquant à haute voix, il ravit l'opposition. "Je ne pourrai certainement pas soutenir la poursuite d'une politique inefficace, indigne et dangereuse", a attaqué l'ancien chef du gouvernement, mardi matin, sur RTL. "Je laisse la rupture à Nicolas Sarkozy", a-t-il poursuivi, prônant, à l'inverse, "le rassemblement de tous les Français" autour de son hautaine personne.
Est-ce qu'il prie pour la mort de celui qui hante ses nuits ?
Et qu'en pense Alain Juppé qui s'est fait repasser les Rom d'Anglet (PS): lien PaSiDupes

L'agence de presse A*P s'est oubliée
Dans son délire anti-sarkozyste, la dépêche non signée d'agence fait l'amalgame entre tous les catholiques pourtant si divers: « L'Eglise catholique est unanime dans ses critiques à l'égard de la politique française en matière d'immigration et sur la question des Rom, rappelant le devoir de solidarité avec les plus démunis. »

La récupération des métaux pour les Rom; la récupération politicienne pour la presse engagée: des deux, les minables sont les derniers.

vendredi 14 mai 2010

A Fatima, le pape reçoit le soutien d'une immense foule de fidèles

Benoît XVI fait encore mieux que Jean-Paul II
Une affluence record entoure le pape

"Environ un demi-million" de personnes assistaient jeudi matin à la messe célébrée par le pape Benoît XVI, soit "plus qu'en 2000", lors du dernier pèlerinage de Jean Paul II à Fatima, a déclaré le porte-parole de l'épiscopat portugais.
L'esplanade du sanctuaire de Fatima, d'une capacité de 300.000 personnes, était "bondée" et des dizaines de milliers de pèlerins "ont dû être bloqués, faute de place", se massant dans les espaces alentour.
De nombreux fidèles avaient passé la nuit sur le parvis, dormant à la belle étoile malgré la pluie et la fraîcheur des températures nocturnes.
"Les chrétiens ont voulu envoyer un message et dire que le pape, et celui-ci en particulier, est très aimé", constate le père Manuel Morujao.
Les mécréants refusent de croire

Les media incrédules se frottent les yeux et les détracteurs du pape conservateur demandent à voir avant de croire.

Mais les photos de la visite du souverain pontif au Portugal se font nettement plus rares que les articles sur les scandales de pédophilie. L'agence de presse française (et démocrate) a bloqué sa video pour certains.

VOIR et ENTENDRE la video accessible à certains seulement :

"En ce qui concerne la crise et les scandales, le peuple a voulu montrer qu'il sait faire la distinction entre les exceptions (des affaires de pédophilie dans le clergé) et la très grande majorité des prêtres", a-t-il affirmé.
Il semble bien que les agences de presse font de la rétention des photos de ce pélerinage et de la ferveur des fidèles. Elles ne sont pas diffusées avec la bienveillante neutralité que les croyants sont en droit d'attendre d'une presse démocratique, si républicaine soit-elle. Faut-il y voir une intention maligne de laisser l'opinion sur des impressions fausses de désaffection ?


Les grands moments du pélerinage

La messe a débuté peu avant 10H00 (09H30 GMT), après que le pape s'est recueilli dans la chapelle des Apparitions, comme il l'avait fait la veille de son arrivée à Fatima, coeur de son pèlerinage de quatre jours au Portugal.

Juste avant la messe, la statue de la Vierge de Fatima, reposant sur un lit de roses blanches, avait été portée jusqu'à l'autel, précédée par une procession d'évêques tout de blanc vêtus, pendant que les pèlerins entonnaient l'Ave Maria.
Jean Paul II, reconnaissant à la Vierge de Fatima de lui avoir sauvé la vie lors de l'attentat commis contre lui le 13 mai 1981 à Rome, avait offert au sanctuaire la balle qui l'avait grièvement blessé, et qui est aujourd'hui enchâssée dans sa couronne.

Selon l'Eglise, la Vierge a révélé aux bergers de Fatima en 1917 trois "secrets", jugés prophétiques de l'Histoire du 20e siècle.
Si les deux premiers "secrets" étaient connus depuis le début des années 40, le troisième n'a été rendu public qu'en mai 2000 lors de la dernière visite de Jean Paul II à Fatima, la hiérarchie catholique "révélant" alors qu'il prédisait
l'attentat contre le pape polonais.
Mardi, dans l'avion qui l'amenait au Portugal, Benoît XVI avait étendu la lecture de ce secret à la lumière de la crise qui secoue l'Eglise depuis le début, en novembre, de la vague de scandales pédophiles impliquant des membres du clergé, ici et là en Europe et dans le monde.
Le pape avait déclaré qu'"en plus de cette grande vision de la souffrance du pape",
le message de Fatima faisait aussi référence aux "réalités de l'avenir de l'Eglise qui peu à peu se développent et se manifestent".
"Il est vrai qu'au-delà (...) de la personne du pape (...), ce sont des souffrances de l'Eglise qui sont annoncées", avait déclaré Benoît XVI.

Mercredi soir, célébrant les vêpres avec plusieurs milliers de membres du clergé portugais, le pape les a appelés à rester "fidèles" à leur "vocation" et à s'"aider réciproquement" à "rester debout".
"Réservez une attention particulière aux situations d'affaiblissement des idéaux sacerdotaux ou bien au fait de se consacrer à des activités qui ne s'accordent pas complètement avec ce qui est le propre d'un ministre de Jésus Christ", leur a-t-il conseillé.

Benoît XVI est le troisième pape à se rendre en pèlerinage à Fatima, après Paul VI en 1967, puis Jean Paul II en 1982, 1991 et 2000.